Politique : art de mentir [MAJ]

[MAJ] Un prof, tête de liste aux régionales, écarté pour ses opinions politiques

On peut ne pas être en accord avec l’orientation politique de la personne concernée, mais il faut bien reconnaître qu’une certaine dérive est en marche et qui laisse craindre le pire pour la démocratie (et en dit l'on sur la liberté d'opinion des profs). 

Communiqué NPA région centre

Stéphane Bois, tête de liste du NPA pour les élections régionales dans le Loiret, chargé de mission à mi-temps au rectorat, s'est vu signaler que sa présence au sein du cabinet du recteur n'était plus tolérée et que sa mission se terminerait de manière anticipée en juin, à cause de son engagement et de ses opinions politiques opposées à celles du ministère.

Le NPA dénonce cette grave atteinte démocratique à la liberté d'expression politique, nouvelle preuve du totalitarisme rampant qu'est en train d'instaurer le gouvernement dans notre pays.

Nous lançons un appel de soutien aux partis politiques, aux syndicats et associations démocratiques, une conférence de presse aura lieu jeudi soir à 18:00 à Orléans.

Michel Lasserre,
Tête de liste du NPA pour la région Centre.

Voici l’explication de S. Bois :

S-bois

Aux dernières informations, le rectorat refuse de répondre aux journalistes.

* Enfumage du jour : les remplacements.

L’entretien donné par Chatel au Parisien vaut son pesant de beaufitudes. C’est là. Meilleurs morceaux :

- Il est temps de décréter la mobilisation générale à tous les échelons de l’Education nationale.
- Je veux qu’il ( le système) devienne plus réactif, mieux structuré et plus souple
- Je veux que chaque chef d’établissement désigne chez lui un « pilote » chargé du remplacement. Que dès le premier jour d’absence, s’il ne peut pas faire remplacer l’heure manquante par un collègue au sein de son collège ou lycée, il fasse appel au rectorat.
- d’ici la rentrée, chaque rectorat va devoir améliorer son vivier de remplaçants pour le second degré. [
la solution envisagée n’est pas celle que vous croyez]
- je souhaite qu’on fasse bouger les frontières académiques. En cas de besoin, le futur responsable de rectorat devra pouvoir appeler son homologue de l’académie voisine [
no coment]
- C’est devant les élèves qu’on apprend le mieux à enseigner ! (pour mieux justifier l’embauche d’étudiant) Nombre de métiers fonctionnent d’ailleurs ainsi : quand vous allez à l’hôpital, le médecin que vous rencontrez est la plupart du temps un étudiant en médecine qui passe une partie de son temps en cours et l’autre face aux malades.
[et qui bien sûr n’a eu aucune formation peut-être]



* Polo (Huchon) la Science inaugure le lycée privé Jean Paul II.

C’est ça le socialisme de marché. Et dire que c’est sensé nous sauver de la droite...


Backchich. - Le lycée, qui accueille aujourd’hui 150 élèves de seconde, a été inauguré en grandes pompes en octobre dernier, par Mgr Aumonier, l’Evêque de Versailles, grand patron de l’enseignement catholique en France, et Olivier Roucher, Directeur diocésain de l’enseignement catholique. En présence notamment de Jean-Paul Huchon, Président du Conseil régional, et d’Alain Boissinot, Recteur de l’Académie de Versailles. Surprenant mélange ! Qui s’affiche aussi dans les financements que perçoit Jean-Paul II.

La région a participé à hauteur de 70% (soit 1,36 millions d’euros) à la construction du lycée. Il a aussi reçu près d’1 million d’euros de la part de la mairie, une initiative originale puisqu’elle ne respecte pas la loi Gobelet du 30 octobre 1886. Autre privilège, Jean-Paul II bénéficie de l’appellation “sous contrat d’association avec l’Etat” alors qu’un établissement privé ne peut recevoir de fonds publics qu’après 5 ans d’existence. Grâce à ce passe-droit, le ministère de l’Education Nationale finance cinq postes d’enseignants du lycée !

Mais surtout, notre établissement s’inscrit dans la Dynamique Espoir Banlieue, portée par la Secrétaire d’Etat chargée de la politique de la ville, Fadela Amara.

Le Plan Banlieue, pourtant relativement peu pourvu en budget (environ 800 000 euros pour 2010), a même sorti sa bourse pour aider le lycée. L’équivalent de 145 heures d’enseignement !

A côté, le seul lycée public de Sartrouville, Évariste-Galois, mal réputé dans le coin, depuis les “émeutes” des années 1990, a lui aussi droit à des aides. Minimes celles-ci, puisqu’elles se concrétisent par le seul tutorat de 65 élèves.



Bon on va s’arrêter là parce que la déprime gagne vraiment...

Avenir radieux

* Mémoire présidentielle : Rappel de propos présidentiels:

"le rythme de diminution des effectifs de l'Education nationale sera fonction des progrès réalisés dans la remise à plat des programmes et des rythmes scolaires, qui est nécessaire à l'équilibre de nos efforts" [c’est rappelé là]

Et dire que certains (le SE-UNSA, le SGEN-CFDT et la FCPE) affectent de croire qu'il ne faut surtout pas lier l'actuelle réforme de l'Educ. Nat. à la diminution des effectifs de profs! Ils veulent faire mentir le chef de l'Etat ou quoi ?



* DHG votées en juin.

C’est une des conséquences d’une note de cadrage que nous avons déjà publiée :

On nous annonce que dans le Finistère, on ne votera plus les DGH en février/mars
c'est une interprétation du (flou) décret du 27 janvier 2010 qui ne fixe pas de délais pour soumettre les DGH et repartions des moyens au vote des CA . Elles seront donc soumises au vote des CA en mai/juin, quand tout sera bouclé.


* Prise de la pastiche :

Voilà comment certains universitaires ruminent leur défaite de l’an dernier. En pastichant l’histoire de France. Bravo. C’était sur
Médiapart.

[Chers collègues,]

C'est le coeur serré que je vous dis aujourd'hui qu'il faut tenter de cesser le combat. Vous étiez prêts à continuer la lutte, je le savais. Notre défaite est venue de nos relâchements. L'esprit de jouissance détruit ce que l'esprit de sacrifice a édifié. On a revendiqué plus qu'on a servi. On a voulu épargner l'effort ; on rencontre aujourd'hui le malheur. C'est à un redressement intellectuel et moral que, d'abord, je vous convie.

C'est vers l'avenir que, désormais, nous devons tourner nos efforts. Un ordre nouveau commence. Vous avez souffert. Vous souffrirez encore. Beaucoup d'entre vous ne retrouveront pas leur métier. Votre vie sera dure. Ce n'est pas moi qui vous bernerai par des paroles trompeuses. Je hais les mensonges qui vous ont fait tant de mal. Pour le présent,
[les universitaires] sont certains de montrer plus de grandeur avouant leur défaite qu'en lui opposant des propos vains et les projets illusoires.
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* Lecture : plus sérieusement :

Un livre pour comprendre la Stratégie de Lisbonne et ses effets sur les systèmes éducatifs et scientifiques

Isabelle Bruno, Pierre Clément, Christian Laval
 La grande mutation, Néolibéralisme et éducation en Europe 
 Syllepse, 135 pages, 7 €

L’avenir de nos écoles et de nos universités se décide de plus en plus à l’échelle européenne. Encore mal connue, la politique de l’Europe en matière d’éducation reste peu visible alors même que son influence s’accroît. Connaître le sens de la « stratégie de Lisbonne » et du « processus de Bologne », c’est se donner la possibilité de mieux comprendre la grande mutation de nos institutions d’enseignement. C’est aussi comprendre le projet de société que l’Union européenne met en œuvre au travers des réformes nationales en se servant de relais multiples et parfois inattendus à l’intérieur de chaque pays.
L’enjeu de cette politique néolibérale est considérable. En rupture avec les bases humanistes de l’école, elle fait de cette dernière un instrument au service exclusif de la compétitivité économique dans le cadre  du capitalisme globalisé. Par là, elle menace la formation de citoyens libres et le développement de la pensée et de la science.
De la mise en concurrence des écoles à la pédagogie des compétences, de l’évaluation quantitative à l’augmentation des droits universitaires, du pouvoir managérial à la professionnalisation généralisée des cursus, une cohérence s’impose par touches successives à tous les niveaux de l’enseignement :
le projet de construire un « marché européen de la connaissance ».
Partout en Europe les mêmes réformes régressives engendrent des mobilisations qui demandent aujourd’hui à être coordonnées. Dans toutes les langues de l’Europe, les mots d’ordre disent un même refus de l’ « école-entreprise » et de la « connaissance-marchandise ».
Le message de ce livre fortement documenté est clair :
mieux connaître la politique européenne en matière d’éducation et de recherche, c’est se donner les moyens d’engager la lutte sur le terrain transnational où seule désormais elle peut être gagnée.


* Toujours plus libéral... mais ça commence à agacer. Même aux Etats-Unis :

BE.com - Les universités à but lucratif modifient le paysage de l'enseignement supérieur américain

lors qu'elles ont été longtemps considérées comme étant des universités de "seconde zone", les universités à but lucratif ("for profit colleges") prennent leur revanche et s'affirment désormais comme les stars montantes dans le marché de l'enseignement supérieur américain. Alors que le monde académique "traditionnel" continue de dénigrer ces universités, les inscriptions dans ce type d'établissement ont connu une hausse moyenne de 9% par an au cours des 30 dernières années contre 1,5% par an pour les autres types d'établissement d'enseignement supérieur. Les universités à but lucratif forment aujourd'hui environ 7% des 19 millions d'étudiants s'inscrivant chaque automne dans l'objectif d'acquérir un diplôme. Et cette proportion passe à 10%, soit 2.6 millions, si nous comptabilisons l'ensemble des étudiants s'inscrivant cette fois tout au long de l'année. Cette année, à titre d'exemple, l'Université de Phoenix a surpassé la California State University et est devenue le second plus important système d'enseignement supérieur du pays avec 455.600 étudiants, après l'Université de l'Etat de New York (State University of New York). Si en 1990 seulement 10% de ces établissements offraient des bac+2 (associate degree), des Bac+4 (bachelor degree) ou des diplômes professionnels, aujourd'hui ce taux est passé à 50%. Mieux encore, plus de 90% des étudiants inscrits dans les universités à but lucratif sont inscrits dans le cadre d'un parcours diplômant. Et seulement 30% des étudiants sont des étudiants à mi-temps. Ces établissements attirent donc désormais un public plus proche de celui des universités traditionnelles, tout en conservant un avantage comparatif sur les publics atypiques.
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* Mieux que Base-Elève :

Les États-Unis possèdent l’ADN des nouveaux-nés
4 février 2010 - Article original sur CNN.com

Lorsqu’ Isabel, la fille de Annie Brown, était âgée d’un mois, son pédiatre a informé ses parents qu’elle était porteuse d’un gène la prédisposant à la mucoviscidose.
Forts de cette information, ses parents firent subir à Isabel plusieurs tests : il en résulta qu’ elle n’était pas porteuse de la maladie. Le couple de Mankato (Minnesota) se demanda alors comment le pédiatre avait pu être au courant d’un problème génétique concernant Isabel, après tout ils n’avaient jamais consenti à des tests génétiques.

C’est très simple, répondit le praticien : aux États-Unis, les nouveaux-nés sont systématiquement soumis à un dépistage des maladies génétiques. "Étant donné que les tests sont mandatés par le gouvernement, ils sont souvent réalisés sans consentement parental", explique Brad Therrell, directeur du centre national de dépistage néonatal et de ressources génétiques (NNSGRC). D’après le centre de ressources, dans de nombreux états tels que la Floride, où est née Isabel, l’ADN des bébés est conservé indéfiniment.

Nombres de parents n’ont aucune idée du fait que l’ADN de leur enfant est ainsi stocké dans les labos du gouvernement, mais parfois, lorsqu’ils viennent à le découvrir, comme cela s est passé pour les Browns, ils passent à l’action. Des parents du Texas et du Minnesota ont entamé des poursuites, et leurs préoccupations lancent de nouveaux débats pour savoir si l’empreinte génétique d’un bébé se doit d’être la possession du gouvernement.
« Nous étions consternés lorsque nous avons découvert une telle chose », nous dit Annie Brown, qui est par ailleurs infirmière conventionnée.« Pourquoi ont-ils besoin de conserver l’ADN de mon enfant indéfiniment ? Ce qui y figure pourrait affecter ses possibilités de trouver un emploi dans le futur ou d’être couverte par une assurance santé. »
Selon le site officiel de l’état du Minnesota, les prélèvements sont conservés afin de répéter les tests si nécessaire, l’ADN ainsi archivé pourrait aussi aider des parents dans la recherche d’un enfant disparu ou dans l’identification d’un corps. Les échantillons sont aussi utilisés pour la recherche médicale.
Art Caplan, bio-éthicien à l’université de Pennsylvanie, dit qu’il comprend pourquoi les états ne demandent pas une permission au préalable pour dépister les bébés : « c’est une vision paternaliste, mais l’état porte un intérêt prédominant à la protection de ces bébés », explique-t-il.
Il précise cependant qu’on aborde un autre problème lorsqu’il s’agit de conserver des échantillons d’ ADN pour de très longues périodes.
"Je ne vois pas l’intérêt de faire ce genre d’archivage". Il ajoute : "Si cela reste anonyme, ça ne me pose aucun problème. En revanche si l’on attache le nom du bébé a chaque échantillon, là ça me rend mal à l’aise."

L’ADN donné aux chercheurs privés

Les tests génétiques sur le nouveaux-nés ont commencé dans les années 60, avec le dépistage de maladies ou des syndrômes, qui, s’ils ne sont pas détectés, pourraient entraîner la mort de l’enfant ou lui causer des troubles sévères, tel qu’un retard mental. Ce dépistage, une fois mis en place, a permis de sauver de nombreux nouveaux-nés.
Au cours des ans, de nombreux tests subsidiaires ont été ajoutés à la liste. Aujourd’hui, les états préconisent que chaque enfant subisse une batterie de 28 à 54 tests et que l’ADN récupéré soit stocké dans les laboratoires de chaque état pour une durée de trois mois à l’infini, suivant l’état. (se référer à cette liste par état)
Selon Brad Therrell, qui dirige le centre de ressources génétiques, subventionné fédéralement, les parents n’ont aucun souci à se faire concernant la confidentialité de l’ADN de leur enfant : « Chaque état suit des règles strictes au sujet de ces prélèvements », nous dit Therrell.« Si l’ADN de mes propres enfants étaient stocké dans l’un de ces labos, je ne m’en ferais absolument pas. »
Les prélèvements ne restent pas toujours la propriété des laboratoires publics. Ils peuvent être donné à des laboratoires privés, en les associant parfois au nom de l’enfant.
D’après un rapport fait par l’état du Minnesota : depuis 2000, plus de 20 études scientifiques publiées aux États-Unis se sont basées sur des prélèvements sanguins de nouveaux-nés.
"Les chercheurs privés n’ont pas besoin du consentement parental pour obtenir un échantillons tant que le nom du bébé n’y est pas rattaché", précise Amy Gavaglio, l’une des auteurs du rapport du Minnesota et conseillère au Département de la santé de cet état. Toutefois, elle dit que de ce qu’elle a compris, si des chercheurs privés demandent à obtenir un échantillon nominatif, il doivent d’abord obtenir l’accord des parents.
Selon Gaviglio, conseiller génétique au Département de Santé du Minnesota, les scientifiques ont revendiqué que cette énorme banque d’échantillons ADN était une vraie "mine d’or" pour faire des recherches.
"Ces prélèvements seraient impossible à collecter autrement", dit-il. "Les chercheurs doivent passer par des protocoles très stricts pour obtenir ces échantillons. Les états ne fournissent pas des échantillons à n’importe qui."
Mme Brown ne se sent pourtant pas complètement rassurée par ces précisions, elle a toujours peur que quelqu’un puisse avoir accès à l’ADN de son bébé avec le nom d’Isabel attaché au prélèvement.
"Je sais que le gouvernement dit que les données sur mon bébés seront conservées confidentiellement, cependant je n’ai pas confiance, dit-elle. J’ai l’impression que ma confiance a été abusée."

Grèveries ...

*Le machin du 12

Résumons, le 12 : appel à la grève.

Mais,
- que dans les lycées (en gros) ;
- pas d’appel des organisations syndicales du primaire ;
- rien non plus de celles du supérieur ;
- contre les modalités de la mise en place des stagaires (et pas contre la masterisation) ;
- toujours les mêmes avec cette fois FO (qui jusque là était contre les temps forts);
- peu de manifs prévues (tout juste des rassemblements).

Allez comprendre...
En gros une journée au cas ou dans la région parisienne ils partiraient en grève générale.


Le 23 grève interprofessionnelle public-privé qui s’annonce plus sérieuse... (même si là aussi il va y avoir des choses à dire, on en reparlera).

* Economie, redemandez le programme.

Les échos. Cours d'économie en seconde : l'emploi et le pouvoir d'achat font leur retour
[ 05/03/10  ]

La guerre des tranchées sur les futurs programmes d'économie en seconde issus de la réforme du lycée va-t-elle bientôt prendre fin ? En tout cas, au sein du ministère, des réflexions ont abouti à des aménagements importants du programme de sciences économiques et sociales (SES), dont « Les Echos » ont eu connaissance. Si cette nouvelle version était validée par le cabinet du ministre de l'Education Luc Chatel, elle contribuerait à apaiser le débat. Une nécessité car, dès leur mise en ligne pour consultation, la première mouture des programmes de seconde de SES d'une part et de « principes fondamentaux de l'économie et de la gestion » (PFEG) d'autre part, a mis le feu aux poudres. En cause ? La moindre place accordée en SES à la sociologie, l'absence de thèmes aussi importants - et sensibles -que le pouvoir d'achat, l'emploi et, donc, le chômage. La version révisée du programme de SES propose cinq thèmes déclinés en dix questions. Aux questions correspondent des notions à découvrir, puis des indications complémentaires pour les enseignants.

Parmi les changements majeurs, le « pouvoir d'achat » est réintroduit dans le premier thème (« Ménages et consommation »). En revanche, la notion d' « élasticité », complexe pour un élève de quinze ans, disparaît. La deuxième question de ce thème n'est plus « La consommation : un marqueur social ? », mais « La consommation : des choix individuels ou des choix sociaux ? », qui permet de combiner approches microéconomique, macroéconomique et sociologique.

Deux autres thèmes feraient l'objet de modifications significatives. Celui ayant trait aux entreprises et à la production devrait aborder désormais la « valeur ajoutée ». Enfin, Le thème initialement intitulé « Choix individuels et choix sociaux » deviendrait « Formation et emploi ». Il serait enrichi d'une nouvelle question d'étude : « Le salaire est-il l'ennemi de l'emploi ? ». De quoi pouvoir finalement aborder le chômage. Par ailleurs, on réfléchit à l'évaluation des élèves dans ces matières non prévues pour l'instant.



* Répression. Les parents en prennent (aussi) plein la gueule...




* Le français de sarko.


Marianne2. -Il est des députés qui ne font pas la « une » des médias et qui pourtant grattent là où ça fait mal. C’est le cas de François Loncle, député socialiste de l’Eure, qui s’est fait « spécialiste des questions écrites vachardes » comme il dit.

Une des dernières interrogations de cet ancien du MRG, parue au Journal officiel il y a près de deux semaines, vaut son pesant d’or. Elle est adressée à Luc Chatel et porte sur ce que Nicolas Sarkozy croit être le « parler peuple » (ce qui révèle au passage l’idée qu’il se fait de la « piétaille ») :

« 
M. François Loncle indique à M. le ministre de l'Education nationale que l'actuel Président de la République française semble éprouver maintes difficultés à pratiquer la langue française. Il multiplie les fautes de langage, ignorant trop souvent la grammaire, malmenant le vocabulaire et la syntaxe, omettant les accords. Lorsqu'il s'exprime en public, le Président de la République croit judicieux de maltraiter, volontairement ou involontairement, la langue française et il s'aventure parfois à employer des termes et formulations vulgaires. Afin de remédier sans délai à ces atteintes à la culture de notre pays et à sa réputation dans le monde, il lui demande de bien vouloir prendre toutes les dispositions nécessaires pour permettre au Président de la République de s'exprimer au niveau de dignité et de correction qu'exige sa fonction » !



* « Des contrats sans avenir » dans l'Éducation nationale


Devant le conseil des prud'hommes, un collectif, composé de neuf femmes, dénonce la précarité.


« L'éducation nationale et l'État ne respectent pas les lois qu'ils ont faites », tempêtent les neuf membres du Collectif de contrats précaires. Hier, afin « d'informer les personnes se trouvant dans la même situation », les femmes qui le composent se sont rassemblées devant le conseil de prud'hommes. Se définissant comme « des CDD de droit privé », elles se retrouvent sans emploi depuis le 31 août 2009. Sept d'entre elles étaient embauchées en contrat d'avenir, deux autres en CAE (Contrat d'accompagnement dans l'emploi).

Leurs doléances portent notamment sur trois points. « On devait avoir une formation qu'on n'a pas eue, malgré un financement perçu par un centre de mutualisation », explique Lysiane Brigant. De plus, le collectif a déposé un dossier aux prud'hommes pour le paiement des heures complémentaires : « On a travaillé 28 h 45 par semaine, payées 26 heures ». Et d'indiquer qu'elles ont obtenu gain de cause à travers le jugement en date du 14 décembre 2009. Ce qui représente 2.000 € par salarié. « L'Éducation nationale n'a pas fait appel mais à ce jour, on n'a rien touché », s'impatientent les plaignantes.

« Beaucoup d'angoisse »
Considérant qu'il n'y a « pas eu respect des obligations de l'employeur », elles demandent aussi une requalification de leur contrat en CDI. Et rappellent, au passage, que les contrats d'avenir couvrent une période de 24 mois suivie d'un renouvellement d'un an.

« On a d'abord eu 10 mois, puis 12 et ensuite 8 mois et 6 mois. Chaque fois, on avait peur de ne pas être renouvelées. ça a généré beaucoup d'angoisse. » Hier matin, toujours devant l'instance prud'homale, il était question, selon le collectif, de « la dérogation préfectorale que l'employeur aurait dû demander pour justifier la durée des contrats ». Le résultat devrait être connu le 26 avril.

« Nous espérons une deuxième victoire », clament ces personnes qui ont travaillé comme agents administratifs dans divers établissements du département.

Quant à Clémentine Marsalet, elle déclare : « Je bats tous les records avec 13 contrats depuis 1994 ». Elle se dit donc décidée à aller jusqu'au bout. Mais ces contrats, dont les noms sont pourtant porteurs d'espoir, le collectif, soutenu par CGT- Educ'action, les juge « sans avenir ».

De son côté, Philippe Wuillamier, inspecteur d'académie, rappelle qu'il s'agit « de contrats aidés, conçus pour une durée limitée dans le temps, d'une manière explicitée dès le départ ». Il ajoute que certaines personnes ont bénéficié d'une formation. Avant de préciser que « les renouvellements sont liés aux autorisations d'ouverture de la part de la direction du travail. Il peut y avoir des durées différentes ».

Nouvelle excuse : je me suis fait stagiariser la gueule

* Consignes de rentrée pour gérer les futurs stagiaires. C’est ce que l’on appelle une note de cadrage.

Tout le texte est là : note de cadrage

Le mammouth vous en commente les meilleurs morceaux :

"formation continuée [sic] = accompagnement et actions de formation dispensées à l'Université" (p. 1) > est-ce une reprise à l'identique des formations IUFM pour stagiaires ?

"volume de formation équivalent à un tiers de l'obligation de service du corps auquel appartient le stagiaire" (p. 2) > on en reviendrait donc à 6 h hebdomadaires pour les certifiés stagiaires, et on descendrait à 5 h hebdomadaires pour les agrégés ? Il doit y avoir un calcul plus subtil.
Si vous regardez p. 3, en plus, le "temps d'accompagnement" (et de compagnonnage, en français dans le texte) doit être décompté du tiers-temps. Donc cela ferait encore moins d'heures hebdomadaires par stagiaire ?!? Ou alors le tiers-temps, ce sont les deux tiers restants ? Les Shadoks du Ministère s'emmêlent les pinceaux.


"répondre aux besoins spécifiques exprimés par le stagiaire" (p. 3) > De toute évidence, cette rubrique est là pour faire joli, ou parce que la dictature du plan en 3 parties a encore frappé ! On devrait les prendre au mot et proposer des stages personnalisés de 15 h par stagiaire à l'Université, des sortes de cours particuliers dont le contenu serait "sur demande". Le Rectorat serait ravi de devoir financer 1500 h TD aux universitaires pour ces séances particulières !!

p. 4, tout le § commençant par "Vous aurez" (la circulaire s'adresse aux recteurs et aux IA). Les recteurs, IA, chefs d'établissement doivent anticiper, dans la mesure du possible, les absences des stagiaires pour cause de formation... 
> Tout cela sent :
1) les heures supplémentaires effectives effectuées au coup par coup par des collègues bienveillants ou désireux de se faire bien voir (si, si, il paraît que ça existe) 
2) des remplacements au pied levé par des étudiants de L2 ajournés à leur premier semestre et découragés.
C'est ce qu'on pensait et disait depuis le début : le bazar au carré !

"La quotité de ces supports sera équivalente à l'ORS des enseignants stagiaires qui y seront affectés." (p. 5) > juste pour vous donner envie d'essayer de comprendre la page 5.... Voyons, comment traduirait-on ça en anglais ? En trois mots : malarkey, poppycock, balderdash.


Blague finale :
"Le tuteur qui accompagnera le stagiaire en dehors de son temps de service sera rétribué en conséquence." (p. 5)
(Il y en a un certain nombre de formules assez amusa
ntes aussi au sujet des tuteurs en page 6.)


* Emoi autour d’un site de mots d’absence.
Un canular qui pourrait servir de poisson pilote ?

Sont-ils drôle à l'UMP!

Un petit groupe de plaisantins (dont Stéphane Cola, un ancien de note2be...) lance un site qui a tout de la farce de potache puisqu'il ne propose rien de moins aux élèves, moyennant finance, que de faux certificats d'absence (certificats médicaux, certificat de vol, etc.)...

En fait,
cette page web permet surtout à ses concepteurs, sous l'aspect d'un aimable canular, de faire payer au contribuable français l'expertise juridique que vient de demander le ministère pour vérifier les possibilités d'actions légales contre le site, délocalisé aux USA (Scottsdale, Arizona, à l'adresse ip 68.178.232.100).

Une expertise qui ne manquera pas d'intéresser au plus haut point certains adeptes de la délocalisation de sites moralement ou juridiquement douteux, comme note2be ou notetonprof, par exemple, et dont les concepteurs ou les nouveaux propriétaires pourront ainsi faire quelques économies d'avocats...

Registrant:
  Domains by Proxy, Inc.
  DomainsByProxy.com
  15111 N. Hayden Rd., Ste 160, PMB 353
  Scottsdale, Arizona 85260
  United States

  Domain Name: XKIOUSE.COM
     Created on: 01-Mar-10
     Expires on: 01-Mar-11
     Last Updated on: 01-Mar-10


* Fiche de lecture...

L’évaluation du travail à l’épreuve du réel. Critique des fondements de l’évaluation
Christophe Dejours, INRA Editions, 2003

Pour en finir avec l’évaluation, on ne saurait que trop conseiller de lire et relire cet opuscule (une conférence, en fait). Il règle son compte à l’évaluation — à notre avis — de manière définitive, et pas seulement à celle des enseignants-chercheurs ou à celle des autres personnels de l’enseignement supérieur (mais a fortiori, à celles-là aussi ;-))


La grande mutation
I. Bruno, P. Clement, C. Laval - Editions Syllepse, 2010

Excellent petit opuscule sur Lisbonne, l’UE et l’enseignement, et sa mutation actuelle... Bien écrit, très documenté, il analyse notamment comment la Commission Européenne, bien que n’en ayant pas le pouvoir juridique, opère pour modifier les politiques d’enseignements nationales via le benchmarking et les indicateurs (et les « bonnes pratiques »).


* Grande saga sur l’identité nationale (XI): l’image (libérale) de la fin


La liberté guidant le peuple.

1509