En attendant le nouveau ministre...
Pour ceux qui viennent directement sur le blog,
la Une du Mammouth a été mise à jour.
C’est là.
* Mais qui se soucie de nous ? Pas vous ?
Vous non, mais l’OCDE oui. Fallait pas. Je ne sais pas si c’est bon signe...
Lexpress.fr - L'indiscipline des élèves et la modestie des salaires contribuent fortement à la démotivation des enseignants, indique l'OCDE dans une étude publiée mardi et concernant 23 pays appartenant à l'Organisation.
"Trois enseignants sur quatre ont le sentiment qu'ils manquent d'incitation pour améliorer la qualité de leur enseignement", indique ce rapport, le premier du genre effectué par l'OCDE.
En Australie, dans les Flandres belges, comme en Irlande ou en Norvège, 90% des enseignants interrogés disent n'attendre aucune récompense de l'amélioration de leur enseignement.
Les professeurs mettent aussi l'accent sur la difficulté grandissante d'enseigner dans des classes de plus en plus turbulentes.
Le mauvais comportement des élèves perturbe le fonctionnement de trois classes sur cinq dans les pays concernés par cette étude, conduite avec l'aide de la Commission européenne.
"En moyenne, les enseignants passent 13% de leur temps en classe à maintenir l'ordre", note l'OCDE.
* Darcos fait de la concurrence illégale ? Se rêve-t-il en Zorro de l’antilibéralisme ?
Les Echos.fr - Après les stages d'été, Xavier Darcos lance les cours gratuits en ligne
[ 19/06/09 ]
Xavier Darcos poursuit sa reconquête du très lucratif marché du soutien scolaire. A quelques semaines de la fin de l'année, le ministre de l'Education nationale dévoilera aujourd'hui sa nouvelle initiative destinée aux jeunes vacanciers : la mise en ligne gratuite par le CNED (Centre national d'enseignement à distance) de « cours d'été » (leçons, exercices, corrigés...) destinés à l'ensemble des élèves, du primaire à la terminale.
Dans un premier temps, toutes les disciplines ne seront pas concernées, mais ces « cours d'été », qui couvriront l'ensemble du programme, donneront un avant-goût des ambitions plus vastes que nourrit le ministère : la mise en ligne, d'ici à quelques mois, de l'ensemble de ses cours. Une « bibliothèque numérique » dont la vocation dépassera largement les seuls jeunes écoliers français, pour s'adresser à un public adulte ou étranger.
Le prolongement de l'école
Ce coup d'essai estival risque surtout, dans un premier temps, de concurrencer les initiatives des maisons d'édition (fabricants de manuels, de « passeports » d'été...) et des organismes privés. Le ministre de l'Education n'a jamais caché sa volonté de réinvestir le domaine du soutien scolaire, qu'il considère comme le prolongement de l'école et une mission de service public. Il a, depuis un an, multiplié les initiatives pendant les vacances scolaires : 287.000 écoliers de CM1 et CM2 ont déjà reçu des cours de rattrapage (maths et français) et 44.000 lycéens ont pu bénéficier de stages de langues et de soutien. Il a aussi mis en place un « accompagnement éducatif » de deux heures quatre soirs par semaine à destination des « orphelins de 16 heures ». Selon un premier bilan dévoilé mercredi, 725.400 collégiens de l'enseignement public - soit un élève sur trois - et 147.000 écoliers auraient bénéficié cette année de cours de soutien (65 % du temps), d'activités culturelles (20 % du temps) ou de sport (10 %). L'opération a coûté 323 millions d'euros : 110.000 intervenants, pour la plupart des professeurs payés en heures supplémentaires, ont accepté de jouer le jeu.
L'initiative est également populaire chez les parents d'élèves et dans l'opinion publique. »
Ah, bien voilà...
* ... ou n’est-il en fait que populiste ?
Voici ce que justement révèle un sondage BVA pour la PEEP (fédération de parents de droite). Tiens donc...
Actualités.com - Education nationale : un service qui se détériore pour 25 % des parents interrogés
Alors que l’Education nationale fait face à des réformes d’importance, la Fédération des parents d’élèves de l’Enseignement public (Peep) vient de rendre publics les résultats d’un sondage réalisé auprès de plus de cinq cents parents par BVA.
Selon cette enquête, 37 % des parents interrogés estiment qu'en 2008 le remplacement des professeurs a été moins satisfaisant que l’année précédente. Pour 47 %, la situation est identique et 10 % pensent qu’il y a eu une amélioration.
Un quart des parents juge que l’enseignement délivré s’est dégradé sur l’année 2008, 56 % ne voient pas de différence et 15 % trouvent qu’il y a du mieux. Là où une note positive se dégage, c’est au niveau du soutien et de l’aide apportée face aux difficultés scolaires : pour 31 % des parents, l’amélioration est claire, 16 % voient une dégradation tandis que 45 % n’ont rien remarqué de neuf.
Les parents sont en attente d’un plus en termes d’aide personnalisée. Concernant le primaire, la moitié des parents interrogés pense que les nouvelles évaluations en CE1 et CM2 vont permettre de mieux connaître le niveau de chaque élève. Toutefois, 29 % restent sur l’idée que ces évaluations ne servent à rien…
* Et pendant ce temps là : 30 000 emplois supprimés dans l’EN : feu les EVS.
C’était au cas où vous avez cru l’espace d’un instant que Darcos avait rompu avec le libéralisme...
MEDIAPART-. Depuis 2005, le nombre d'enfants handicapés fréquentant l'école de la République a augmenté de 30%. Mais derrière cette politique volontariste affichée par le gouvernement, l'aide aux enfants handicapés est assurée par des contrats précaires, souvent sans formation, ni avenir. 30.000 emplois de vie scolaire (EVS) verront ainsi leur contrat sarrêter le 30 juin prochain.
Le cas des EVS nest que la dernière illustration en date dun «immense gâchis humain» dénoncé depuis trente ans par les associations de parents qui demandent sans relâche «une professionnalisation et une pérennisation des métiers de laccompagnement». «Ça fait 27 ans, que nos enfants handicapés servent de réponse à une politique de lemploi», soupire Marie-Christine Philbert, présidente de la Fnaseph, enseignante et mère d'une jeune fille handicapée.
Car depuis leur apparition en 1982, les auxiliaires de vie scolaire, pour la plupart des femmes, nont échappé à aucun des dispositifs de contrats aidés publics: dabord employés en TUC (travail d'utilité collective), puis en CES (contrat emploi-solidarité), puis en CEC (contrat emploi consolidé), en emplois jeunes, en CAE (contrat d'accompagnement dans l'emploi)...
* Du fun pour finir. Où va l’école catholique en France ?
Philippine vous répond. deux heures de bonheur déjanté. KTO...
Sur ce lien là .
oui, ben en fait ce n’est pas marrant du tout. Une analyse d’une profondeur rare : le « péché contre l’esprit », les maths modernes, la commission Boulloche, et la pensée de Claude Allègre...