Insécurité générale
Nouvel article dans la rubrique Du fond de la trompe
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* Négociations et retraites : Vers une baisse des revenus des fonctionnaires
Bercy cherche 17 milliards d’euros
JDD - Pour payer les retraites des fonctionnaires, il va manquer entre 15 et 20 milliards d’euros chaque année jusqu’au siècle prochain. Ce besoin de financement est détaillé dans un document de Bercy dont le JDD s’est procuré une copie. L’Etat - dont les comptes sont dans le rouge - va devoir faire face à une flambée des pensions de 25% d’ici vingt ans.
Comme pour le régime du privé, le gouvernement étudie l’hypothèse d’une hausse des cotisations salariales. "On ne pourra pas faire autrement", glisse Pierre Méhaignerie, président de la commission des affaires sociales à l’Assemblée. Actuellement, les fonctionnaires rétrocèdent 7,85% de leur traitement à l’Etat pour qu’il paie ses retraités. Les primes donnent aussi lieu à une cotisation, plus faible, qui pourrait être révisée. Mais le gouvernement hésite à prendre le risque de baisser les salaires net…
"Le régime des fonctionnaires est peu lisible et les différences de calcul avec le privé sont souvent perçues comme injustes", insiste le député Denis Jacquat, le "M. Retraites" du groupe UMP. Les parlementaires et le gouvernement envisagent de rapprocher l’ensemble des 38 caisses (publiques et privées) existantes, au nom de l’équité. Eric Woerth entame la concertation avec les syndicats lundi 12 avril.
* Etats généraux de l’école sécurisée : le modèle scolaire de sécurisation
Sur ce blog de Lemonde.fr.
Sur son site web, l’institution privée et catholique Saint-Denis, créée en 1858 à Loches, dans l’Indre et Loire, et qui accueille aujourd’hui 370 collégiens et 250 lycéens, se vante d’un taux de réussite supérieur à 90% au bac, et se présente comme “une ruche bouillonnante d’idées et d’activités“. Les élèves, eux, reconnaissent ses vertus pédagogiques, mais ne l’ont pas moins surnommé Alcatraz, Big Brother, ou la “prison“, ou chantent “I’m on the highway to Hell” lorsqu’ils y vont.
Dans son bureau de vie scolaire, le “préfet de discipline” (sic) peut en effet surveiller sur son écran de contrôle ce que font les élèves dans les couloirs (une dizaine de caméras), les deux salles d’étude (deux caméras chacune), le CDI, les deux infirmeries, et les quatre toilettes.
Des caméras pour protéger les… porte-savons
Gilles Lemeunier, le préfet de discipline, ne sait pas de quand datent les caméras : elles étaient déjà là lorsqu’il est arrivé à Saint-Denis, en 2003. Il tient cela dit à préciser qu’elles ne sont bien évidemment pas installées “dans” les WC, au-dessus des cuvettes, mais au-dessus des portes d’entrée des toilettes collectives : “il y a des sèches-mains électriques, et des porte-savons“, ils étaient dévalisés, et ça coûtait bonbon. Les caméras n’en filment pas moins également qui entre dans les WC, quand, et pendant combien de temps, et permettent ainsi de dissuader les jeunes de venir y fumer, et les couples de s’y retrouver. Des images qui seraient écrasées au bout de 2 ou 7 jours.
Les caméras dans les salles d’étude ? Pour “protéger les casiers” qui s’y trouvent. Celles de l’infirmerie ? “On n’a pas d’infirmière“, et elles filment les portes d’entrée, afin de vérifier que tout se passe bien, mais également que les élèves “malades” n’ont pas menti, ou que d’autres élèves ne viennent pas s’y cacher ou les y retrouver. Antoine* (le prénom a été modifié, comme bon nombre de ceux qui ont accepté de témoigner), qui avait été blessé à la récré, y a ainsi attendu, pendant plusieurs heures, qu’on vienne le soigner. Seul, avec la caméra.
Les micros cachés dans les chambres ? La rumeur court depuis des années. Le préfet nie, avançant que les élèves auraient peut-être mal compris, et confondus avec les haut-parleurs installés pour réveiller les internes en musique, le matin. Mais plusieurs anciens surveillants nous ont confirmé qu’ils existaient bel et bien, au dernier étage de l’internat des collégiens. Avec ce petit bémol : il ne s’agirait pas de micros-espions, mais de capteurs sonores déclenchant une alarme lorsque les internes font encore du bruit, passée l’heure du couvre-feu.
Quand même.... Plus sur la page du blog de Lemonde.fr, ou l’on apprend que il y a aussi des contrôles biométriques, des alcootests et analyses
urinaires, cheveux courts pour les garçons, tenue "catho" exigée, messes obligatoires [2 au minimum pour tous], discipline de fer, colles et
sanctions facturées aux parents...
* Développement durable de la sécurité, toujours :
Trois lycéens en garde à vue pour une insulte
FAIT DIVERS - Douze policiers ont été mobilisés pour les interpeller...
Si t’es pas gentil, ma maman te mettra en garde à vue. Trois lycéens marseillais ont été placés en garde à vue pendant huit heures fin mars pour avoir insulté une autre élève, dont la mère est commandant de police, selon le syndicat Snes-FSU et la Fédération des conseils de parents d'élèves (FCPE).
La dispute a eu lieu le 26 mars vers 10h00 sur le trottoir devant le lycée Antonin-Artaud, dans le 13e arrondissement de Marseille. «Dans la demi-heure suivante, 12 fonctionnaires de police, à bord de trois véhicules de service, dirigés par un commandant de la police nationale du commissariat (de la commune voisine) de Plan-de-Cuques se rendaient au lycée», raconte le Snes dans un communiqué, confirmant une information de France 3 Provence.
* Ferry et ses (anciens ?) camarades de l’UMP :
Education : Ferry dénonce les suppressions de postes
Les échos
L'ex-ministre de l'Education, Luc Ferry, fustige dans un entretien au « Monde » la politique de non-remplacement d'un départ à la retraite sur deux dans l'éducation. « Le fait est que ça ne rapporte pas grand-chose par rapport aux problèmes que ça pose », estime-t-il. « On économise 500 millions d'euros par an. Cela plombe le ministre, empêche les réformes audacieuses, et les économies sont annulées dans la seconde par d'autres décisions, comme (...) la TVA pour les restaurateurs, qui font perdre (...) plus que ce qu'on a économisé à l'éducation ! ça vaut la peine ? » s'interroge-t-il. Il juge, de surcroît, « calamiteuse » la réforme de la formation des enseignants, dite « mastérisation », ajoutant : « L'actuel ministre Luc Chatel le sait. Son prédécesseur, Xavier Darcos, lui a laissé une grenade dégoupillée. Supprimer les stagiaires est une idée de gestionnaire au petit pied. Cela fait gagner 15.000 postes, mais sur une seule année, ce qui ne règle rien au fond. » La réforme de la carte scolaire - « une pure blague » - « n'a fait que renforcer les communautarismes », poursuit-il et la suppression des allocations familiales en cas d'absentéisme, « c'est ajouter la misère à la misère. »
* Offensive des intégristes catho contre un caricaturiste
"d’extrême-gauche, anticlérical, ultra-libertaire" ayant osé publier un dessin (qui n'a rien de bien choquant) dans le journal pour gamins mon quotidien à propos d'une intoxication au monoxyde de carbone dans une église :
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Ils organisent l'envoi en masse de lettres-types et e-mails pour faire virer le dessinateur (employé depuis 13 ans au journal) et menacent le journal de boycott (voir leur lettre-type ici)
Cette offensive catho devrait tomber sous le coup de la loi et des textes réglementaires concernant le boycott et la discrimination :
il s'agit en effet d'un délit prévu et réprimé par le Code Pénal, notamment par l’article 24 alinéa 8 de la loi du 29 juillet 1881, qui dispose :
« Ceux qui (…) auront provoqué à la discrimination, à la haine ou à la violence à l’égard d’une personne ou d’un groupe de personnes à raison de leur origine ou de leur appartenance ou de leur non-appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée, seront punis d’un emprisonnement d’un an et d’une amende de 45 000 € ou de l’une de ces deux peines seulement (…) ».
La Cour de Cassation a défini la discrimination en application des articles 225-2, 2° et 225-1 du Code Pénal: voir ici. MD.