Sarko s'en mêle

* Il pète un plomb, ou alors c'est de la Sarkologie pure. Bref, personne ne comprend plus rien à ce qu'il dit (même lui), et les fédérations de parents deviennent folles. Tant mieux ?

"La volonté exprimée vendredi par Nicolas Sarkozy de ne plus reconnaître les parents d'élèves comme des membres à part entière de la communauté éducative a provoqué mercredi un tollé de tous les acteurs de l'Ecole et la justification de son entourage qui évoque un "malentendu".
C'est "extrêmement grave", a déclaré à l'AFP Faride Hamana, président de la FCPE, principale fédération de parents d'élèves en rappelant que "l'immense majorité des parents font confiance à l'école".
"Si les parents ne sont plus membres de la communauté éducative, ils ne seront plus présents au Conseil supérieur de l'Education (CSE), instance représentative du monde éducatif, donc deviendront consommateurs de l'école et plus acteurs", a ajouté Jean-François Le Helloco, vice-président de la Peep, deuxième fédération de parents.
"C'est un malentendu lexical", a-t-on rectifié pour l'AFP dans l'entourage du candidat, convaincu que Nicolas Sarkozy "considère que, bien au contraire, le rôle des parents associés à l'Ecole doit être maintenu et renforcé".
"Je n'accepte pas que les parents soient considérés comme des membres parmi d'autres de la communauté éducative", avait déclaré le candidat de l'UMP dans un discours prononcé vendredi à la Mutualité, comme le rapporte Le Monde daté de jeudi.
"Les parents ne sont pas membres de la communauté éducative, ils sont les premiers responsables de l'éducation de leurs enfants", avait-il précisé.
Pour son entourage, M. Sarkozy a voulu dire que "les parents ne sont pas +simplement+ membres de la communauté éducative, ils ont quelque chose à dire sur l'éducation de leurs enfants". Le candidat a d'ailleurs, de même source, rencontré des représentants de la Peep mercredi après-midi pour les convaincre d'un "malentendu fâcheux"."
AFP

Bon ceci dit , il pense quoi au juste sur l'éducation ?

* Comment toujours mieux rentabiliser les infrastructures scolaires ? Cette fois c'est la Ligue de l'enseignement qui apporte la réponse à tous les gouvernements qui n'y avaient pas encore pensé (9e proposition) :

"Afin de favoriser "la formation tout au long de la vie", la Ligue suggère en effet dans sa 9e proposition, de "permettre aux collèges et lycées de devenir des ‘Maisons des savoirs et de la formation’ ouvertes en dehors des heures de classe et ouvertes aux besoins d’activités d’éducation, de formation continue, d’insertion, d’actions culturelles ou de solidarité".
Une vocation autre naîtrait ainsi pour les établissements scolaires. Ils deviendraient les lieux absolument incontournables de la connaissance, des lieux de vie et d’échange, pour tous. Chaque citoyen pourrait y puiser quelque chose et s'y enrichir. Ce serait une excellente façon de "raccrocher" l’école à la société, de l’intégrer totalement au quotidien."
D'accord mais qui va se coller aux besoins d'activités d'éducation dans lesdits établissement scolaires ?

* Question à 100 €
(histoire d'augmenter un peu vos salaires qui ne verront jamais les 1200 * par mois bien sûr...) :
Quel est le bac le plus facile ?
La réponse est dans le Figaro du 5 mars :

Le "‘superbac’ S serait devenu moins scientifique". Le quotidien relate entre autres les propos du recteur de l'académie de Versailles, Alain Boissinot, pour qui "le bac S est devenu l'un des bacs les plus faciles à obtenir".

Et en 2006 précise le quotidien, le bac S a obtenu des taux de réussite record : 89,1 % de reçus parmi les inscrits, contre 84,3 % en ES et 83,2 % en L. Par ailleurs, "c'est aussi le bac qui recueille le plus de mentions bien et très bien". Le souci principal, c’est qu’il est possible d’obtenir son bac S même avec de mauvaises notes en sciences. Ce bac est en effet suffisamment généraliste pour permettre aux élèves de se rattraper grâce à d’autres matières. Les matières littéraires, les sciences de la vie et de la terre ont pris de l’importance, tandis que les heures de sciences pures se sont vues diminuées. La structure des épreuves joue aussi un rôle très important : les questionnaires à choix multiples, les coefficients des épreuves facultatives, les modalités d'évaluation des travaux personnels encadrés facilitent grandement la tâche des élèves, souligne le quotidien.
Et une fois leur diplôme en poche, que font les bacheliers S ? Seuls 15 % d’entre eux se dirigent vers une fac scientifique.

Ca vous étonne ? Encore une réforme du bac qui devait pourtant nous promettre monts et merveilles...

*Enfin, merci à GAELLE, qui nous envoie le JO qui prouve que la prime pour bi valence est bien annuelle, contrairement à ce qui est indiqué sur le torchon du ministère. Je ne sais pas si ce truc est adressé aussi aux parents d'élèves. Si oui, c'est clairement pour entretenir la confusion sur la mauvaise volonté des profs ...


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