Solutions diverses (et avariées ?)
"Il faut à tout prix que le
monde réel et le monde de l’université se
connaissent, et en effet il n’y a rien de plus triste
que de voir des jeunes, qui se pensent de surcroît
révolutionnaires, qui pensent comme des
vieux"
Xavier
D., France 3, 12.11.2007.Souvenons-nous.
*
PISA
défraie la chronique et déjà apparaissent
les
premières solutions-tout-en-un.
->
La plus
scandaleuse, tout d'abord, celle de
l'Union
des familles en Europe (voir leur site). Si les résultats
sont mauvais c'est que les
enfants ne sont pas assez bien dressés. La
solution est une bonne
fessée et on en parle plus. Ne manquez pas
leur enquête sur la fessée, elle est là.
Bref, un site pour les vraies familles qui
travaillent à la grandeur de l'Europe.
->
La moins
syndicale, ensuite, celle du SGEN-CFDT,
qui en tire des billes pour dire qu'il a raison de
penser ce qu'il pense et justement ça tombe bien il
a sa
solution. Trouvé sur le site de ce syndicat :
Pour le Sgen Cfdt, Pisa donne l'occasion de changer
l'Ecole
"Ne
nous disputons pas autour du thermomètre
et
attaquons nous aux causes de la fièvre !"
Le Sgen-Cfdt prend
nettement position devant les résultats de
Pisa. "Faut-il s'interroger longuement sur la
place exacte du système éducatif français dans un
classement international, alors que tous les
observateurs de ce système s'accordent pour
reconnaître la « panne » dont il est victime depuis
une dizaine d'années : coup d'arrêt à l'élévation
générale des niveaux de qualification et échec dans
la lutte contre les sorties sans
qualification".
Le
syndicat propose "la
reconnaissance des équipes éducatives ; la mise en
place d'un système d'évaluation collective des
personnels sur la base des projets d'établissement ;
une action politique, concertée avec les
collectivités locales pour développer la mixité
sociale dans les établissements scolaires ; un socle
commun ambitieux visant la réussite de tous les
élèves".
*Coté
ministère, alors qu'on élabore les solutions dans
un livre vert qui servira à construire un
livre blanc (en janvier), voici ce que Darcos
a
répondu au syndicat
FO
dans une rencontre de cette semaine (site FO). Il se veut rassurant,
annonce ce qui ne
changera pas, ce qui laisse d'autant plus
perplexe sur ce qui va changer. On y lit :
"Sur le statut, le ministre a dit que
le « but de l’opération, n’était pas toucher
aux statuts,
mais de mieux payer les
enseignants,
et dans l’esprit du « travailler plus pour
gagner plus », de voir
comment pour les volontaires, comment mieux les
associer à la politique
éducative. »
« Nous
n’avons pas à toucher au
statut »
a-t-il dit « pour améliorer ».
Le
Livre blanc annoncé pour janvier 2008
concernera
le statut social des
enseignants,
et
des questions telles que la seconde
carrière
ou pas. Le statut des enseignants restera le
statut de la Fonction publique d’État.
Le ministre ignore d’où viennent ces
rumeurs récurrentes sur une
4ème
Fonction publique enseignante.
[?]
Sur
le rapport Reiss au Sénat au sujet de
l’orientation,
le ministre
a répondu qu’il
n’était pas question
de reprendre son projet
de supprimer l’ISO
(indemnité de suivi et d’orientation) des
enseignants. Mais il a tenu à préciser
que
les régions réclamaient le transfert du service
d’orientation
et qu’il n’y était pas défavorable, s’interrogeant
sur l’efficacité du service actuel. Il ne voyait pas
en quoi le fait que les COP soient fonctionnaires
d’État les rendait plus efficaces."
Faut-il se sentir pour autant
rassuré ?
*Code du
travail (suite et pas fin). Voici peut-être
quelques
explications quant à l'atonie générale sur
cette histoire de réforme du code du travail.
Pourquoi tant de silence? Justement on apprend, de
source syndicale (SUD), que
cette réforme se fait en
parallèle à une negociation sur la reforme du marché
du travail et sur
l’assurance-chomage entre le patronat et les 5
centrales syndicales CGT, CFDT, CFTC,
CGC, FO, et dont on n'entend pas plus parler.
Elle se traduirait peut-être par une redistribution des
rôles de chacun au sein des différentes
institutions sociales.
On apprend aussi que le MEDEF tente
d'imposer aux syndicats un certain nombre de
propositions. C'est dans la droite ligne des
déclarations de Parisot (dont on a déjà parlé,
cherchez bien dans les pages précédentes). Comme :
- flexibilisation du
CDI et CDI dit "de mission" (que le patron
peut arrêter à tout moment pour fin de mission), et
séparabilité "à l’amiable" ;
- possibilité pour le patron de modifier à sa guise
les clauses essentielles du contrat de travail
(salaire, poste, lieu) sans qu’il y ait en cas de
refus du salarié licenciement économique ;
- possibilité pour lui de se débarrasser d’un
salarié pour inaptitude d’origine autre que
professionnelle sans licenciement économique ;
- prolongation de la
période d’essai (3 à 6 mois pour non cadres, 6
mois à 1 an cadres) ;
- désengagement
financier du patronat de l’assurance-chomage
et renvoi des chomeurs aux minima sociaux payes par
l’Etat et insuffisants pour vivre.
*
Certains
adoptent une solution
qui
passe par des actes. Au moins c'est clair.
C'est dans l'enseignement
agricole. Et c'est la GREVE.
Le 14 décembre 2007, les personnels de l’Enseignement
Agricole Public seront en grève.
Du 10 au 14 décembre, l’Intersyndicale de
l’Enseignement Agricole Public (SNETAP-FSU,
SFOERTA-FO, SYAC-CGT, SUD Rural) appelle à une
semaine d’actions (manifestations, blocages… au
niveau régional et local), dont le 14 décembre sera
le point d’orgue. Ce jour là, les personnels de
l’Enseignement Agricole Public seront en grève et
manifesteront à Paris en direction du Ministère de
l’Agriculture et de la Pêche, avec le soutien de
parents d’élèves, de professionnels et d’élus. (...)
[déclaration commune]
Droit et salaires
"Le rythme de
diminution des effectifs de l'Education nationale
sera fonction
des progrès réalisés dans la remise à plat des
programmes et des rythmes scolaires"
Nicolas S.,
Discours
télévisé,
18.09.207.
Souvenons-nous.
*
Précisions
sur les propos du ministre auprès des
syndicats, ce mardi. On apprend plus précisément que
Eric
Woerth a proposé :
- de
discuter d’un
« mécanisme qui garantisse le maintien du
pouvoir d’achat pour l’ensemble des
agents », la valeur du point d'indice devant
être incluse dans cette discussion sans donner
plus de précision.
- de
lancer l'étude des différentes formes du travailler
plus... qu'avait promis Sarko, notamment
autour des HS ainsi que « l’intéressement aux
résultats » (« mérite, prise de
responsabilité, intéressement collectif »…) et
la promotion interne.
- de
tenir un rendez-vous annuel sur les salaires à
une date « déterminée », et dans cette
perspective un rendez vous dès décembre 2007 pour
traiter de 2008 et un rv au printemps 2008 pour 2009
La
CGT et la
FSU auraient
souhaité une action le 17 décembre, ce que les autres
syndicats ont refusé. Les deux mêmes ont proposé aux
autres de fixer dès aujourd'hui le principe d'une
grève en janvier. Les autres confédés
préfèrent attendre pour décider.
Prochaine réunion syndicale donc le 17 décembre au
soir.
*
Tout
n'est pas fini en ce qui concerne la LRU.
Les
étudiants bougent encore même si leurs
représentations syndicales les lâchent. Mardi,
ils ont
envahi le journal Le Monde pour se faire
entendre, mais on ne peut pas dire que cela ait eu un
grand retentissement. Pourtant, à cette occasion, ils
ont publié un beau
manifeste :
OCCUPATION DES LOCAUX DU JOURNAL LE
MONDE
Nous,
étudiant-es mobilisés, nous sommes invités à la
rédaction du journal Le Monde ce mardi 4 décembre
pour alerter l'opinion publique de la désinformation
voire la non-information des médias à propos de la
mobilisation étudiante et
lycéenne.
Nous,
étudiant-es mobilisés, nous sommes invités à la
rédaction du journal Le Monde ce mardi 4 décembre
pour alerter l'opinion publique de la désinformation
voire la non-information des médias à propos de la
mobilisation étudiante et
lycéenne.
Si
les médias cristallisent ainsi l'information autour
des seuls moyens d'actions, de la forme du mouvement,
au détriment des motifs réels de notre révolte. Ce
phénomène en est un d'autant plus criant depuis que
l'Unef a appelé à stopper le mouvement, se déclarant
satisfait des propositions du gouvernement. Par notre
présence dans les locaux de ce journal, nous
souhaitons également signifier que les AG locales et,
par extension, la coordination nationale sont les
seules instances représentatives du mouvement qui n'a
jamais cessé.
En
refusant la réforme des universités, nous nous
battons contre la sélection sociale, la soumission de
l'enseignement et du savoir aux lois du marché que
cette loi prévoit. Si nous ne contestons pas que
l'université doit changer, sa transformation doit
s'opérer dans un sens radicalement différent. Nous
cherchons à créer une université libre, gratuite,
ouverte à tous, c'est-à-dire sans critères de
sélection ni de rentabilité. Pour arriver à cet
idéal, c'est l'organisation entière de l'Université
qu'il faut remettre en cause.
C'est
pourquoi nous voulons nous réapproprier notre lieu
d'étude dans son intégralité. Les enjeux
universitaires doivent être gérés par les premiers
concernés. Notre critique de l'Université s'inscrit
dans une réflexion plus globale sur l'orientation de
la société actuelle. Nous luttons contre
l'accélération de l'offensive libérale et
anti-sociale qui accentue les inégalités, supprime
toute notion de solidarité, et déshumanise les
relations sociales, en nous dressant les uns contre
les autres. Seuls les mouvements sociaux ont la force
de créer de nouvelles solidarités, et de mettre fin
aux offensives criminelles du
libéralisme.
Les
étudiants en lutte, à l'appel de la coordination
nationale.
Le
RDV du Jeudi 6 Décembre à la manifestation prouve que
la mobilisation continue !
* Notre blog
évoquait il y a quelques semaines (sur cette page) la casse du code
du travail qui était en marche. C'est aujourd'hui
passé dans l'indifférence générale. Alors
pour
mobiliser un peu, regardez cet entretien de
Gérard Filoche, l'inspecteur du travail qui en
fait le bilan. Diffusez le lien
!
Ce n'est qu'un résumé d'une conférence plus substantielle. Pour voir toute la conférence de Filoche il faut se rendre sur le profil d'ATTAC92 sur Dailymlotion. C'est plus précisément là.
Pays de bucherons
"Le gouvernement
a décidé que c'était un document intéressant.
Il demande aux professeurs de le lire".
Henri G.,
Canal
+,
18.10.2007.
Au sujet de la
lettre de Guy M.
Souvenons-nous.
* Ainsi sont
sorties les dernières
données internationales sur l'Éducation. Et
voici de nouveau dans vos journaux de propagande
préférés, les lamenti sur la
situation française, médiocre au
plus propre du terme. Ceux qui veulent vider le bébé,
l'eau du bain, et interdire le bain car ils préfèrent
les douches, n'ont pas fini de ce servir de cette
bouillie intellectuelle que représentent ces études
prises en vrac sans un minimum d'esprit d'analyse.
Les études les voilà en pdf (attention il y a à
lire...) PIRLS et
PISA
:
Pour PIRLS on le trouve sur cette page.
Pour PISA on le trouve sur cette page.
Déjà les
premiers commentaires sur le site du Café pédagogique.
L'Expresso du jour renvoie vers Meirieu (au
discours sans surprise) et à d'autres...
En
gros, on est nul, faut changer.
* Pour éviter toute conclusion hâtive, et
selon toute bonne logique analytique, on devrait commencer
par regarder de plus près la nature même de ces
études. Car elles
ne sont pas anodines. L'institut de la FSU fournit
une enquête solide sur son site. C'est là .
Celle-ci montre que PISA n'évalue pas
les connaissances mais les compétences,
l'aptitude à
réaliser des tâches que l'on trouve dans la
vie de tous les jours. C'est sûr l'école française
n'est pas basée la dessus (et franchement est-ce si
mal ?). Beaucoup d'items ont
été proposés par les pays anglais qui
curieusement les réussissent mieux...
*On va vous
dire que la Finlande, voilà
un vrai pays ou l'éducation sait se tenir,
c'est autre chose que notre armée rouge de
l'Éducation nationale (remarquez, il s'agit
souvent de l'argument du prof de droite, du supérieur
qui plus est, le gars qui sait de quoi il cause,
quoi).
Est-ce si sûr
? A voir.
Darcos,
encore il y a peu, y a mené de savantes
observations. Était-ce bien utile ?
Voyons, voyons. En
fouillant un peu (2' 15 sur google) on trouve
un fort
instructif rapport d'un inspecteur général,
Rémy Jost, qui a effectué une mission en
Finlande, voilà plus de 2 ans et que tout le
monde semble ignorer. Je vous le conseille il est là en pdf.
Pour
résumer :
Vous y
apprendrez comment un pays de 5,2
millions d'habitants (soit moins que la
population scolaire française), sans immigration et
culturellement très homogène, arrive à faire
apprendre avec succès une langue qui s'écrit comme
elle se prononce, donc sans quasiment de
fautes d'orthographe. Mieux encore vous y
apprécierez tout le mérite des élèves
finlandais qui travaillent en mathématiques, par
exemple, sur des exercices qui ressemblent comme deux
gouttes d'eau aux tests PISA, et cela depuis
l'âge de 7 (avant ils sont à la garderie).
Vous
comprendrez pourquoi des élèves qui sont rarement plus de 20
par classe (et souvent même que 12), qui ont
leur
matériel pris en charge par les établissements
scolaires, et qui bénéficient
d'une cantine gratuite, semblent apprécier largement
le collège unique instauré en 1970, ou ils
suivent des cours de 45
minutes entrecoupés chacun de 15 minutes de
pause et ce avant 13
heures, heure à laquelle ils sont libérés (et
le samedi est libre). Il doivent y
supporter cependant l'impossibilité du
redoublement. Cruel sacrifice !
Pire, vous envisagerez
leur angoisse quotidienne de ne pas avoir de
note (aucune pendant les trois premières
années d'école).
Enfin, vous apprécierez
à sa juste mesure
la motivation des enseignants,
payés 2000 € en début de carrière et plus de 4000
après 10 ans de service, qui ne connaissent pas
l'inspection (supprimée en 1970) et qui
bénéficient de salles
des professeurs très confortables dans
lesquelles ils ne viennent pas
corriger leurs copies puisqu'ils en ont
qu'exceptionnellement (quatre ou cinq devoirs
surveillés sont organisés dans chaque discipline par
année). Vous comprendrez les problèmes didactiques
insondables qu'ils ont pour tenir le rythme cours
magistral / exercices.
Sans doute faut-il
souligner l'angoisse du
représentant syndical — de l'unique syndicat —
avec lequel l'État est tenu de
négocier toute réforme ou régulation.
Vous y
remarquerez encore la qualité des programmes, basés
sur aucune référence
universitaire et conçus pour être
pragmatiques, utiles « pour la vie », à tel
point que par exemple le théorème de Pythagore est
énoncé sans explication, seules les applications
intéressent (la démonstration, éventuellement elle
n’est qu’entrevue à l’aide d’un puzzle). Avec soulagement
vous comprendrez que toutes les disciplines
contribuent à un sentiment
national fort, l’esprit de groupe et le sens des
responsabilités.
Donc
pour résumer : Pas de redoublement, peu de notes donc
peu de copies, pas de cours l'après-midi, classes
très allégées, salaires des profs multipliés par deux
(par rapport au salaire français), peu d'exigences
disciplinaires.
Ca vous dit pas ?
*Evaluation,
toujours. Le SGEN-CFDT,
lui, aurait trouvé (le 3 décembre) dans la presse de
nouvelles informations sur l'évaluation. Si quelqu'un
sait exactement quelles sont ces annonces
nouvelles... Voici ce que l'on trouve sur son site :
Le Sgen-CFDT a pris
connaissance par la presse de l’annonce par Xavier
Darcos d’une réforme imminente de l’évaluation.
Le mode
d’évaluation choisi sera déterminant pour l’évolution
du système éducatif.
Le diagnostic comme les objectifs fixés à
l’évaluation par le Ministre de l’Education Nationale
sont de nature à rencontrer certaines préoccupations
des personnels.
Mais, en fidèles Rantamplan de l'action
gouvernementale, ils en rajoutent et disent quelque
chose de fort :
« Encore un effort, Monsieur le Ministre, osez
l’évaluation
collective ! »
Il veulent : "une transformation plus
profonde de l’évaluation (évaluation des
établissements, des équipes) vraiment utile, à même
de mobiliser les personnels, favorisant les pratiques
collectives aujourd’hui indispensables pour une plus
grande réussite des élèves. L’évolution du métier
comme des pratiques enseignantes sera en grande
partie conditionnée au mode d’évaluation qui sera mis
en œuvre."
*Enfin, ils auraient bien de
l'humour au lycée Matisse de
Cugnaux. Voyez plutôt ce tract diffusé à la sortie des
classes. Que faut-il lire entre les lignes ?

En attendant le 4 décembre... [MAJ]
"J'adhère
totalement au projet d'alléger la charge de l'Etat
et de desserrer le carcan des statuts dans
l'éducation nationale."
Xavier D.,
Le
monde,
09.11.2007.Souvenons-nous.
[MAJ à 23
h 30]
*
Les
syndicats ont été convoqués, le 29 novembre,
pour rencontrer les ministres. La réunion se tenait
ce matin. Ils ont parlé pouvoir
d'achat et rémunération, paraît-il.
Voici le
communiqué commun suivant (trouvé sur le site
de la FSU)
Lors de la
réunion du 3 décembre 2007, Eric WOERTH a procédé à
différentes annonces :
• ouverture
de négociations sur ce thème [pouvoir d'achat] dès le
17 décembre,
acceptation
du principe de discussions sur la grille
indiciaire,
reconnaissant son écrasement,
•
acceptation du principe
d’une négociation annuelle sur les salaires
dans la
fonction publique avec une première réunion au
printemps 2008 pour les rémunérations 2009.
Par ailleurs, le Ministre
convient de la nécessité, dans le cadre de mesures
générales, d’augmenter la valeur du point d’indice.
Les
organisations syndicales signataires prennent acte de
ces annonces mais entendent maintenir la pression
pour obtenir dès le 17 décembre, des réponses sur les
points suivants :
- maintien du pouvoir d’achat par des mesures
générales, passant par la revalorisation du point
d’indice, et ce, dès le 1er janvier 2008 ;
- prise en compte du passif des années
antérieures ;
- reconstruction et revalorisation de la grille
indiciaire.
S’agissant des heures supplémentaires et des mesures
éventuelles sur le compte épargne temps, les
organisations syndicales signataires rappellent leur
volonté de les traiter en dehors du sujet
« pouvoir d’achat ».
Enfin, la question de l’emploi public reste, pour
elles, pleinement d’actualité.
Les organisations signataires apprécieront les
réponses ou l’absence de réponses et arrêtent le
principe d’une nouvelle rencontre intersyndicale à
l’issue de cette première réunion de négociation.
Le 3 décembre 2007
C'est un fake ou
quoi ?
En tout cas ils n'ont pas
fini de rencontrer Darcos. Dans quelques jours ils
traiteront du Bac Pro en 3
ans. D'après ce texte de l'AFP, directement
inspiré du milieu ministériel, pourtant on apprend
qu'ils le voient souvent ...
AFP —Une
intersyndicale enseignante de toutes tendances
politiques, inquiète de la
généralisation annoncée du bac pro en trois ans
(contre quatre à présent), va être reçue à sa
demande, "dans les jours qui viennent" par Xavier
Darcos, a annoncé
lundi son entourage à l'AFP.
"Ils vont être reçus dans
les jours qui viennent, sous
réserve qu'ils formalisent leur demande
d'audience" auprès du ministère,
autrement que par voie de presse, a assuré
l'entourage du ministre de l'Education.
Un peu plus tôt dans la journée, une intersyndicale
mêlant toute les tendances politiques, le Sgen-CFDT,
le SE-Unsa, le Snalc-CSEN (droite), le SNFOLC, le
Snuep-FSU et l'Unsen-CGT, a, dans un communiqué,
"demandé au ministre de la recevoir de toute
urgence".
"Face à
l'émoi suscité dans les
académies par cette mesure, à l'inquiétude légitime
qu'elle fait naître chez les personnels, les élèves
et leurs familles, l'intersyndicale exige l'ouverture
d'une concertation sur le devenir de l'enseignement
professionnel public", a expliqué l'intersyndicale.
Elle a dénoncé "la méthode ministérielle relevant du
coup de force" d'une réforme effectuée, selon elle,
"sans aucune concertation".
"Le sujet a
été abordé lors des diverses
audiences et relations que le ministre et le cabinet
entretiennent avec les syndicats de façon
hebdomadaire", a précisé l'entourage du
ministre.
*
Dans le
supérieur, on est bien organisé. Un bulletin
d'information intitulé
Pour une autre réforme des universités et de la
recherche circule par liste de diffusion.
Voici en pdf le numéro du 2 décembre. Pour une autre
réforme
Pour vous y abonner allez sur les listes rezo.net la
liste s'appelle "sur". Pour s'abonner c'est là .
Sommaire du dernier numéro :
Sommaire du jour :
1. Annie Vinokur ( Paris 10), "La
loi relative aux libertés et responsabilités des
universités : essai de mise en perspective" (2 dec.)
2. Jérôme Valluy (Paris 1), "Le mouvement
universitaire, les "blocages" et les significations
de l'antiblocage" (2 dec.)
3. La fédération SUD éducation appelle les personnels
à soutenir les étudiants et les lycéens mobilisés (1
dec.)
4. Mise en ligne de l'Appel de l'université de Paris
13 - Sauvons l'université et construisons ensemble un
autre projet ! (1 dec.)
5. Amiens - Nouvelles de l'université : les recours
de l'UNI contre les blocages rejetés par le Tribunal
Administratif, (1 déc.)
6. Paris 10 - Communiqué des membres du personnel
relatif aux violences de vendredi 30 novembre 2007 :
"La véritable violence faite à l'ensemble de la
communauté universitaire, c'est la LRU." (30 nov.)
7. Section SNESUP Lille 2 Droit contre la stratégie
antiblocage du Doyen - Communiqué (30 nov.)
8. Rennes : "L'Assemblée générale des étudiants de
l'IEP de Rennes a l'immense chagrin de vous faire
part du décès de la Recherche Publique Française" (29
nov.)
9. Communiqué FSU-Snesup : FAIRE ENTENDRE LA PAROLE
DES UNIVERSITAIRES ! (29 nov.)
10 Jean FABRI (FSU-Snesup) Université : la réforme
oui, mais pas celle-là, (29 nov.)
11. Sud Etudiant, "V.Pécresse doit prendre ses
responsabilités en abrogeant la LRU !" (28 nov.)
12 Sud Etudiant "Le mouvement appartient à ceux et
celles qui le construisent !" (26 nov.)
13. Sud Etudiant "APPEL DE LA COORDINATION NATIONALE
ETUDIANTE DE LILLE DES 24 ET 25 NOVEMBRE 2007" (26
nov.)
*
Réactifs, à
l'anpe.fr. Le petit jeu
présenté dans l'article précédent n'est plus possible
ce matin. Il a été corrigé dès l'ouverture des
bureaux, il faut croire. Du moins en
partie. Car si vous tapez mafia, cela
marche toujours...
Jeu dominical
La réforme de
l'Etat, "c'est moins d'Etat, moins de services et
moins de personnel".
François F., Le
Monde,
10.10.07.Souvenons-nous
*
Pour commencez aujourd'hui amusons-nous un peu
avec l'Education nationale. Petit jeu.
Vous voulez changer de statut et de corps ?
Choisissez le bon ! Pour cela :
1/ Allez sur le site de l'anpe, http://www.anpe.fr/
2/ Sous « Vous êtes Candidat » cliquez sur
"Recherchez vos offres d'emploi". Voir image
ci-dessous.
3/ Ensuite il y a deux
possibilités : soit vous êtes plus
fainéant que corrompu : alors dans le champ
vierge qui s'affiche sous la rubrique "je recherche un
emploi de", entrez le mot clé qui correspond
le mieux à votre ambition, à savoir, le mot
Rien.
Cliquez. Voyez, vous avez des perspectives...
Soit
vous êtes plus corrompu du fainéant : alors
dans le champ vierge qui s'affiche sous la rubrique
"je
recherche un emploi de", entrez le mot clé qui
correspond le mieux à votre ambition, à savoir, le
mot MAFIA.
Cliquez. Voyez, vous avez de la concurrence ...
En revanche, si vous cherchez un
boulot de prof c'est autre
chose, voyez :
*
Sinon, le
JDD annonce une réunion ce soir
(dimanche) de certains ministres autour de Fillon
pour
évoquer la mise en place le plus rapidement possible
des mesures annoncées par Sarkozy :
Le Premier
ministre François Fillon veut accélérer la mise en
oeuvre des mesures annoncées jeudi par Nicolas
Sarkozy. Dès ce soir, il réunit à Matignon Xavier
Bertrand, la ministre de l'Economie Christine
Lagarde, Eric Woerth (Comptes publics) et Luc Chatel
(Consommation), ainsi qu'André Santini (Fonction
publique) et Xavier Darcos (Education). Ils
plancheront sur le déblocage de la participation, le
rachat des RTT et la prime pour les entreprises de
moins de 50 personnes.
On
attend des annonces pour les profs sur les RTT, la
fin des 35 heures, le travail le dimanche, la
participation aux résultats ...