Solutions diverses (et avariées ?)


"Il faut à tout prix que le monde réel et le monde de l’université se connaissent, et en effet il n’y a rien de plus triste que de voir des jeunes, qui se pensent de surcroît révolutionnaires, qui pensent comme des vieux"
Xavier D., France 3, 12.11.2007.Souvenons-nous.

* PISA défraie la chronique et déjà apparaissent les premières solutions-tout-en-un.

-> La plus scandaleuse, tout d'abord, celle de l'Union des familles en Europe (voir leur site). Si les résultats sont mauvais c'est que les enfants ne sont pas assez bien dressés. La solution est une bonne fessée et on en parle plus. Ne manquez pas leur enquête sur la fessée, elle est là.
Bref, un site pour les vraies familles qui travaillent à la grandeur de l'Europe.

-> La moins syndicale, ensuite, celle du SGEN-CFDT, qui en tire des billes pour dire qu'il a raison de penser ce qu'il pense et justement ça tombe bien il a sa solution. Trouvé sur le site de ce syndicat :

Pour le Sgen Cfdt, Pisa donne l'occasion de changer l'Ecole
"Ne nous disputons pas autour du thermomètre et attaquons nous aux causes de la fièvre !" Le Sgen-Cfdt prend nettement position devant les résultats de Pisa.  "Faut-il s'interroger longuement sur la place exacte du système éducatif français dans un classement international, alors que tous les observateurs de ce système s'accordent pour reconnaître la « panne » dont il est victime depuis une dizaine d'années : coup d'arrêt à l'élévation générale des niveaux de qualification et échec dans la lutte contre les sorties sans qualification".
 
Le syndicat propose "la reconnaissance des équipes éducatives ; la mise en place d'un système d'évaluation collective des personnels sur la base des projets d'établissement ; une action politique, concertée avec les collectivités locales pour développer la mixité sociale dans les établissements scolaires ; un socle commun ambitieux visant la réussite de tous les élèves".


*
Coté ministère, alors qu'on élabore les solutions dans un livre vert qui servira à construire un livre blanc (en janvier), voici ce que Darcos a répondu au syndicat FO dans une rencontre de cette semaine (site FO). Il se veut rassurant, annonce ce qui ne changera pas, ce qui laisse d'autant plus perplexe sur ce qui va changer. On y lit :

"Sur le statut, le ministre a dit que le « but de l’opération, n’était pas toucher aux statuts, mais de mieux payer les enseignants, et dans l’esprit du « travailler plus pour gagner plus », de voir comment pour les volontaires, comment mieux les associer à la politique éducative. »
« Nous n’avons pas à toucher au statut » a-t-il dit « pour améliorer ». Le Livre blanc annoncé pour janvier 2008 concernera le statut social des enseignants, et des questions telles que la seconde carrière ou pas. Le statut des enseignants restera le statut de la Fonction publique d’État. Le ministre ignore d’où viennent ces rumeurs récurrentes sur une 4ème Fonction publique enseignante. [?]
Sur le rapport Reiss au Sénat au sujet de l’orientation, le ministre a répondu qu’il n’était pas question de reprendre son projet de supprimer l’ISO (indemnité de suivi et d’orientation) des enseignants. Mais il a tenu à préciser que les régions réclamaient le transfert du service d’orientation et qu’il n’y était pas défavorable, s’interrogeant sur l’efficacité du service actuel. Il ne voyait pas en quoi le fait que les COP soient fonctionnaires d’État les rendait plus efficaces."
Faut-il se sentir pour autant rassuré ?


*Code du travail (suite et pas fin). Voici peut-être quelques explications quant à l'atonie générale sur cette histoire de réforme du code du travail. Pourquoi tant de silence? Justement on apprend, de source syndicale (SUD), que cette réforme se fait en parallèle à une negociation sur la reforme du marché du travail et sur l’assurance-chomage entre le patronat et les 5 centrales syndicales CGT, CFDT, CFTC, CGC, FO, et dont on n'entend pas plus parler. Elle se traduirait peut-être par une redistribution des rôles de chacun au sein des différentes institutions sociales.

On apprend aussi que le MEDEF tente d'imposer aux syndicats un certain nombre de propositions. C'est dans la droite ligne des déclarations de Parisot (dont on a déjà parlé, cherchez bien dans les pages précédentes). Comme :
- flexibilisation du CDI et CDI dit "de mission" (que le patron peut arrêter à tout moment pour fin de mission), et séparabilité "à l’amiable" ;
- possibilité pour le patron de modifier à sa guise les clauses essentielles du contrat de travail (salaire, poste, lieu) sans qu’il y ait en cas de refus du salarié licenciement économique ;
- possibilité pour lui de se débarrasser d’un salarié pour inaptitude d’origine autre que professionnelle sans licenciement économique ;
- prolongation de la période d’essai (3 à 6 mois pour non cadres, 6 mois à 1 an cadres) ;
- désengagement financier du patronat de l’assurance-chomage et renvoi des chomeurs aux minima sociaux payes par l’Etat et insuffisants pour vivre.


* Certains adoptent une solution qui passe par des actes. Au moins c'est clair. C'est dans l'enseignement agricole. Et c'est la GREVE.

Le 14 décembre 2007, les personnels de l’Enseignement Agricole Public seront en grève.

Du 10 au 14 décembre, l’Intersyndicale de l’Enseignement Agricole Public (SNETAP-FSU, SFOERTA-FO, SYAC-CGT, SUD Rural) appelle à une semaine d’actions (manifestations, blocages… au niveau régional et local), dont le 14 décembre sera le point d’orgue. Ce jour là, les personnels de l’Enseignement Agricole Public seront en grève et manifesteront à Paris en direction du Ministère de l’Agriculture et de la Pêche, avec le soutien de parents d’élèves, de professionnels et d’élus. (...) [déclaration commune]

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Droit et salaires

"Le rythme de diminution des effectifs de l'Education nationale sera fonction
des progrès réalisés dans la remise à plat des programmes et des rythmes scolaires"

Nicolas S., Discours télévisé, 18.09.207. Souvenons-nous.

* Précisions sur les propos du ministre auprès des syndicats, ce mardi. On apprend plus précisément que Eric Woerth a proposé :

- de discuter d’un « mécanisme qui garantisse le maintien du pouvoir d’achat pour l’ensemble des agents », la valeur du point d'indice devant être incluse dans cette discussion sans donner plus de précision.
- de lancer l'étude des différentes formes du travailler plus... qu'avait promis Sarko, notamment autour des HS ainsi que « l’intéressement aux résultats » (« mérite, prise de responsabilité, intéressement collectif »…) et la promotion interne.
- de tenir un rendez-vous annuel sur les salaires à une date « déterminée », et dans cette perspective un rendez vous dès décembre 2007 pour traiter de 2008 et un rv au printemps 2008 pour 2009

La CGT et la FSU auraient souhaité une action le 17 décembre, ce que les autres syndicats ont refusé. Les deux mêmes ont proposé aux autres de fixer dès aujourd'hui le principe d'une grève en janvier. Les autres confédés préfèrent attendre pour décider.

Prochaine réunion syndicale donc le 17 décembre au soir.

* Tout n'est pas fini en ce qui concerne la LRU. Les étudiants bougent encore même si leurs représentations syndicales les lâchent. Mardi, ils ont envahi le journal Le Monde pour se faire entendre, mais on ne peut pas dire que cela ait eu un grand retentissement. Pourtant, à cette occasion, ils ont publié un beau manifeste :

OCCUPATION DES LOCAUX DU JOURNAL LE MONDE
Nous, étudiant-es mobilisés, nous sommes invités à la rédaction du journal Le Monde ce mardi 4 décembre pour alerter l'opinion publique de la désinformation voire la non-information des médias à propos de la mobilisation étudiante et lycéenne.
Nous, étudiant-es mobilisés, nous sommes invités à la rédaction du journal Le Monde ce mardi 4 décembre pour alerter l'opinion publique de la désinformation voire la non-information des médias à propos de la mobilisation étudiante et lycéenne.
Si les médias cristallisent ainsi l'information autour des seuls moyens d'actions, de la forme du mouvement, au détriment des motifs réels de notre révolte. Ce phénomène en est un d'autant plus criant depuis que l'Unef a appelé à stopper le mouvement, se déclarant satisfait des propositions du gouvernement. Par notre présence dans les locaux de ce journal, nous souhaitons également signifier que les AG locales et, par extension, la coordination nationale sont les seules instances représentatives du mouvement qui n'a jamais cessé.
En refusant la réforme des universités, nous nous battons contre la sélection sociale, la soumission de l'enseignement et du savoir aux lois du marché que cette loi prévoit. Si nous ne contestons pas que l'université doit changer, sa transformation doit s'opérer dans un sens radicalement différent. Nous cherchons à créer une université libre, gratuite, ouverte à tous, c'est-à-dire sans critères de sélection ni de rentabilité. Pour arriver à cet idéal, c'est l'organisation entière de l'Université qu'il faut remettre en cause.
C'est pourquoi nous voulons nous réapproprier notre lieu d'étude dans son intégralité. Les enjeux universitaires doivent être gérés par les premiers concernés. Notre critique de l'Université s'inscrit dans une réflexion plus globale sur l'orientation de la société actuelle. Nous luttons contre l'accélération de l'offensive libérale et anti-sociale qui accentue les inégalités, supprime toute notion de solidarité, et déshumanise les relations sociales, en nous dressant les uns contre les autres. Seuls les mouvements sociaux ont la force de créer de nouvelles solidarités, et de mettre fin aux offensives criminelles du libéralisme.
Les étudiants en lutte, à l'appel de la coordination nationale.
Le RDV du Jeudi 6 Décembre à la manifestation prouve que la mobilisation continue !

* Notre blog évoquait il y a quelques semaines (sur cette page) la casse du code du travail qui était en marche. C'est aujourd'hui passé dans l'indifférence générale. Alors pour mobiliser un peu, regardez cet entretien de Gérard Filoche, l'inspecteur du travail qui en fait le bilan. Diffusez le lien !



Ce n'est qu'un résumé d'une conférence plus substantielle. Pour voir toute la conférence de Filoche il faut se rendre sur le profil d'ATTAC92 sur Dailymlotion. C'est plus précisément là.
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Pays de bucherons

"Le gouvernement a décidé que c'était un document intéressant.
Il demande aux professeurs de le lire".
Henri G., Canal +, 18.10.2007.
Au sujet de la lettre de Guy M.
Souvenons-nous.

* Ainsi sont sorties les dernières données internationales sur l'Éducation. Et voici de nouveau dans vos journaux de propagande préférés, les lamenti sur la situation française, médiocre au plus propre du terme. Ceux qui veulent vider le bébé, l'eau du bain, et interdire le bain car ils préfèrent les douches, n'ont pas fini de ce servir de cette bouillie intellectuelle que représentent ces études prises en vrac sans un minimum d'esprit d'analyse.

Les études les voilà en pdf (attention il y a à lire...) PIRLS et PISA :
Pour PIRLS on le trouve sur cette page.
Pour PISA on le trouve sur cette page.

Déjà les premiers commentaires sur le site du Café pédagogique. L'Expresso du jour renvoie vers Meirieu (au discours sans surprise) et à d'autres... En gros, on est nul, faut changer.

* Pour éviter toute conclusion hâtive,
et selon toute bonne logique analytique, on devrait commencer par regarder de plus près la nature même de ces études. Car elles ne sont pas anodines. L'institut de la FSU fournit une enquête solide sur son site. C'est là .

Celle-ci montre que PISA n'évalue pas les connaissances mais les compétences, l'aptitude à réaliser des tâches que l'on trouve dans la vie de tous les jours. C'est sûr l'école française n'est pas basée la dessus (et franchement est-ce si mal ?). Beaucoup d'items ont été proposés par les pays anglais qui curieusement les réussissent mieux...


*On va vous dire que la Finlande, voilà un vrai pays ou l'éducation sait se tenir, c'est autre chose que notre armée rouge de l'Éducation nationale (remarquez, il s'agit souvent de l'argument du prof de droite, du supérieur qui plus est, le gars qui sait de quoi il cause, quoi).

Est-ce si sûr ? A voir.
Darcos, encore il y a peu, y a mené de savantes observations. Était-ce bien utile ?


Voyons, voyons. En fouillant un peu (2' 15 sur google) on trouve un fort instructif rapport d'un inspecteur général, Rémy Jost, qui a effectué une mission en Finlande, voilà plus de 2 ans et que tout le monde semble ignorer. Je vous le conseille il est là en pdf.

Pour résumer :
Vous y apprendrez comment un pays de 5,2 millions d'habitants (soit moins que la population scolaire française), sans immigration et culturellement très homogène, arrive à faire apprendre avec succès une langue qui s'écrit comme elle se prononce, donc sans quasiment de fautes d'orthographe. Mieux encore vous y apprécierez tout le mérite des élèves finlandais qui travaillent en mathématiques, par exemple, sur des exercices qui ressemblent comme deux gouttes d'eau aux tests PISA, et cela depuis l'âge de 7 (avant ils sont à la garderie).

Vous comprendrez pourquoi des élèves qui sont rarement plus de 20 par classe (et souvent même que 12), qui ont leur matériel pris en charge par les établissements scolaires, et qui bénéficient d'une cantine gratuite, semblent apprécier largement le collège unique instauré en 1970, ou ils suivent des cours de 45 minutes entrecoupés chacun de 15 minutes de pause et ce avant 13 heures, heure à laquelle ils sont libérés (et le samedi est libre). Il doivent y supporter cependant l'impossibilité du redoublement. Cruel sacrifice !
Pire, vous envisagerez leur angoisse quotidienne de ne pas avoir de note (aucune pendant les trois premières années d'école).

Enfin, vous apprécierez à sa juste mesure la motivation des enseignants, payés 2000 € en début de carrière et plus de 4000 après 10 ans de service, qui ne connaissent pas l'inspection (supprimée en 1970) et qui bénéficient de salles des professeurs très confortables dans lesquelles ils ne viennent pas corriger leurs copies puisqu'ils en ont qu'exceptionnellement (quatre ou cinq devoirs surveillés sont organisés dans chaque discipline par année). Vous comprendrez les problèmes didactiques insondables qu'ils ont pour tenir le rythme cours magistral / exercices.

Sans doute faut-il souligner l'angoisse du représentant syndical — de l'unique syndicat — avec lequel l'État est tenu de négocier toute réforme ou régulation.
Vous y remarquerez encore la qualité des programmes, basés sur aucune référence universitaire et conçus pour être pragmatiques, utiles « pour la vie », à tel point que par exemple le théorème de Pythagore est énoncé sans explication, seules les applications intéressent (la démonstration, éventuellement elle n’est qu’entrevue à l’aide d’un puzzle). Avec soulagement vous comprendrez que toutes les disciplines contribuent à un sentiment national fort, l’esprit de groupe et le sens des responsabilités.

Donc pour résumer : Pas de redoublement, peu de notes donc peu de copies, pas de cours l'après-midi, classes très allégées, salaires des profs multipliés par deux (par rapport au salaire français), peu d'exigences disciplinaires.
Ca vous dit pas ?

*Evaluation, toujours. Le SGEN-CFDT, lui, aurait trouvé (le 3 décembre) dans la presse de nouvelles informations sur l'évaluation. Si quelqu'un sait exactement quelles sont ces annonces nouvelles... Voici ce que l'on trouve sur son site :

Le Sgen-CFDT a pris connaissance par la presse de l’annonce par Xavier Darcos d’une réforme imminente de l’évaluation.
Le mode d’évaluation choisi sera déterminant pour l’évolution du système éducatif.
Le diagnostic comme les objectifs fixés à l’évaluation par le Ministre de l’Education Nationale sont de nature à rencontrer certaines préoccupations des personnels.

Mais, en fidèles Rantamplan de l'action gouvernementale, ils en rajoutent et disent quelque chose de fort :

« Encore un effort, Monsieur le Ministre, osez l’évaluation collective ! »
Il veulent : "une transformation plus profonde de l’évaluation (évaluation des établissements, des équipes) vraiment utile, à même de mobiliser les personnels, favorisant les pratiques collectives aujourd’hui indispensables pour une plus grande réussite des élèves. L’évolution du métier comme des pratiques enseignantes sera en grande partie conditionnée au mode d’évaluation qui sera mis en œuvre."

*
Enfin, ils auraient bien de l'humour au lycée Matisse de Cugnaux. Voyez plutôt ce tract diffusé à la sortie des classes. Que faut-il lire entre les lignes ?
Lycée Matisse de Cugnaux

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En attendant le 4 décembre... [MAJ]

"J'adhère totalement au projet d'alléger la charge de l'Etat
et de desserrer le carcan des statuts dans l'éducation nationale."

Xavier D., Le monde, 09.11.2007.Souvenons-nous.

[MAJ à 23 h 30]
* Les syndicats ont été convoqués, le 29 novembre, pour rencontrer les ministres. La réunion se tenait ce matin. Ils ont parlé pouvoir d'achat et rémunération, paraît-il. Voici le communiqué commun suivant (trouvé sur le site de la FSU)

Lors de la réunion du 3 décembre 2007, Eric WOERTH a procédé à différentes annonces :
• ouverture de négociations sur ce thème [pouvoir d'achat] dès le 17 décembre, 
  acceptation du principe de discussions sur la grille indiciaire, reconnaissant son écrasement,
• acceptation du principe d’une négociation annuelle sur les salaires dans la fonction publique avec une première réunion au printemps 2008 pour les rémunérations 2009.
Par ailleurs, le
Ministre convient de la nécessité, dans le cadre de mesures générales, d’augmenter la valeur du point d’indice.
Les organisations syndicales signataires prennent acte de ces annonces mais entendent maintenir la pression pour obtenir dès le 17 décembre, des réponses sur les points suivants :
- maintien du pouvoir d’achat par des mesures générales, passant par la revalorisation du point d’indice, et ce, dès le 1er janvier 2008 ;
- prise en compte du passif des années antérieures ;
- reconstruction et revalorisation de la grille indiciaire.
S’agissant des heures supplémentaires et des mesures éventuelles sur le compte épargne temps, les organisations syndicales signataires rappellent leur volonté de les traiter en dehors du sujet « pouvoir d’achat ».
Enfin, la question de l’emploi public reste, pour elles, pleinement d’actualité.
Les organisations signataires apprécieront les réponses ou l’absence de réponses et arrêtent le principe d’une nouvelle rencontre intersyndicale à l’issue de cette première réunion de négociation.
Le 3 décembre 2007

C'est un fake ou quoi ?

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En tout cas ils n'ont pas fini de rencontrer Darcos. Dans quelques jours ils traiteront du Bac Pro en 3 ans. D'après ce texte de l'AFP, directement inspiré du milieu ministériel, pourtant on apprend qu'ils le voient souvent ...

AFP —Une intersyndicale enseignante de toutes tendances politiques, inquiète de la généralisation annoncée du bac pro en trois ans (contre quatre à présent), va être reçue à sa demande, "dans les jours qui viennent" par Xavier Darcos, a annoncé lundi son entourage à l'AFP.
"Ils vont être reçus dans les jours qui viennent, sous réserve qu'ils formalisent leur demande d'audience" auprès du ministère, autrement que par voie de presse, a assuré l'entourage du ministre de l'Education.
Un peu plus tôt dans la journée, une intersyndicale mêlant toute les tendances politiques, le Sgen-CFDT, le SE-Unsa, le Snalc-CSEN (droite), le SNFOLC, le Snuep-FSU et l'Unsen-CGT, a, dans un communiqué, "demandé au ministre de la recevoir de toute urgence".
"
Face à l'émoi suscité dans les académies par cette mesure, à l'inquiétude légitime qu'elle fait naître chez les personnels, les élèves et leurs familles, l'intersyndicale exige l'ouverture d'une concertation sur le devenir de l'enseignement professionnel public", a expliqué l'intersyndicale.
Elle a dénoncé "la méthode ministérielle relevant du coup de force" d'une réforme effectuée, selon elle, "sans aucune concertation".
"L
e sujet a été abordé lors des diverses audiences et relations que le ministre et le cabinet entretiennent avec les syndicats de façon hebdomadaire", a précisé l'entourage du ministre.

* Dans le supérieur, on est bien organisé. Un bulletin d'information intitulé Pour une autre réforme des universités et de la recherche circule par liste de diffusion.
Voici en pdf le numéro du 2 décembre. Pour une autre réforme
Pour vous y abonner allez sur les listes rezo.net la liste s'appelle "sur". Pour s'abonner c'est là .
Sommaire du dernier numéro :

Sommaire du jour :

1. Annie Vinokur ( Paris 10), "La loi relative aux libertés et responsabilités des universités : essai de mise en perspective" (2 dec.)

2. Jérôme Valluy (Paris 1), "Le mouvement universitaire, les "blocages" et les significations de l'antiblocage" (2 dec.)

3. La fédération SUD éducation appelle les personnels à soutenir les étudiants et les lycéens mobilisés (1 dec.)

4. Mise en ligne de l'Appel de l'université de Paris 13 - Sauvons l'université et construisons ensemble un autre projet ! (1 dec.)
5. Amiens - Nouvelles de l'université : les recours de l'UNI contre les blocages rejetés par le Tribunal Administratif, (1 déc.)

6. Paris 10 - Communiqué des membres du personnel relatif aux violences de vendredi 30 novembre 2007 : "La véritable violence faite à l'ensemble de la communauté universitaire, c'est la LRU." (30 nov.)

7. Section SNESUP Lille 2 Droit contre la stratégie antiblocage du Doyen - Communiqué (30 nov.)

8. Rennes : "L'Assemblée générale des étudiants de l'IEP de Rennes a l'immense chagrin de vous faire part du décès de la Recherche Publique Française" (29 nov.)

9. Communiqué FSU-Snesup : FAIRE ENTENDRE LA PAROLE DES UNIVERSITAIRES ! (29 nov.)

10 Jean FABRI (FSU-Snesup) Université : la réforme oui, mais pas celle-là, (29 nov.)

11. Sud Etudiant, "V.Pécresse doit prendre ses responsabilités en abrogeant la LRU !" (28 nov.)

12 Sud Etudiant "Le mouvement appartient à ceux et celles qui le construisent !" (26 nov.)

13. Sud Etudiant "APPEL DE LA COORDINATION NATIONALE ETUDIANTE DE LILLE DES 24 ET 25 NOVEMBRE 2007" (26 nov.)


* Réactifs, à l'anpe.fr. Le petit jeu présenté dans l'article précédent n'est plus possible ce matin. Il a été corrigé dès l'ouverture des bureaux, il faut croire. Du moins en partie. Car si vous tapez mafia, cela marche toujours...

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Jeu dominical

La réforme de l'Etat, "c'est moins d'Etat, moins de services et moins de personnel".
François F., Le Monde, 10.10.07.Souvenons-nous


* Pour commencez aujourd'hui amusons-nous un peu avec l'Education nationale. Petit jeu. Vous voulez changer de statut et de corps ? Choisissez le bon ! Pour cela :

1/ Allez sur le site de l'anpe, http://www.anpe.fr/
2/ Sous « Vous êtes Candidat » cliquez sur "Recherchez vos offres d'emploi". Voir image ci-dessous.

ishot-3

3/ Ensuite il y a deux possibilités : soit vous êtes plus fainéant que corrompu : alors dans le champ vierge qui s'affiche sous la rubrique "je recherche un emploi de", entrez le mot clé qui correspond le mieux à votre ambition, à savoir, le mot Rien. Cliquez. Voyez, vous avez des perspectives...

Soit vous êtes plus corrompu du fainéant : alors dans le champ vierge qui s'affiche sous la rubrique "je recherche un emploi de", entrez le mot clé qui correspond le mieux à votre ambition, à savoir, le mot MAFIA. Cliquez. Voyez, vous avez de la concurrence ...

En revanche, si vous cherchez un boulot de prof c'est autre chose, voyez :

ishot-4

* Sinon, le JDD annonce une réunion ce soir (dimanche) de certains ministres autour de Fillon pour évoquer la mise en place le plus rapidement possible des mesures annoncées par Sarkozy :

Le Premier ministre François Fillon veut accélérer la mise en oeuvre des mesures annoncées jeudi par Nicolas Sarkozy. Dès ce soir, il réunit à Matignon Xavier Bertrand, la ministre de l'Economie Christine Lagarde, Eric Woerth (Comptes publics) et Luc Chatel (Consommation), ainsi qu'André Santini (Fonction publique) et Xavier Darcos (Education). Ils plancheront sur le déblocage de la participation, le rachat des RTT et la prime pour les entreprises de moins de 50 personnes.

On attend des annonces pour les profs sur les RTT, la fin des 35 heures, le travail le dimanche, la participation aux résultats ...

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