02 March 2008
Dernier de la classe ?
08/Mar/2008 15:00
* C'est
bien pochard. Comment a-t-il pu être crédule à
ce point? On lui disait bien
pourtant. Voici ce qu'il déclare dans Le Monde
de ce jour :
"Si piège il y a pu y avoir, il est dans cette étrange mais bien réelle idée, qu'au fond, les solutions à mettre en œuvre étaient bien connues. Et que donc notre travail n'était pas tant un travail d'approfondissement qu'une mise en forme de réformes dont l'administration savait déjà ce qu'elles devaient être."
et il poursuit:
"Le rapporteur général ne l'a au demeurant pas caché, faisant valoir rapidement, en substance que "s'agissant de la question enseignante, comme sur beaucoup de sujets en France, on sait depuis longtemps ce qu'il faut faire ; le propos de la commission, ce n'est pas de réinventer ce qu'il faut faire, c'est de l'instiller, en démontrer l'intérêt et l'efficacité…"
Allez lire la suite de ce stupéfiant entrentien d'un néotitualire de la politique (il faut croire...). C'est là.
*Inquiétant quand même : Un instituteur tente de se suicider dans son école
Une info de libé.
Un instituteur de 25 ans a tenté de se suicider vendredi à l'école de Brousses-et-Villaret (Aude), où il a été découvert par un de ses élèves avant les cours, a-t-on appris samedi auprès de la gendarmerie. Il a été transporté à l'hôpital de Carcassonne, situé à une vingtaine de kilomètres du village, et ses jours ne sont pas en danger, ont précisé les gendarmes.
Le jeune instituteur s'est tailladé superficiellement les veines vendredi matin et a absorbé un verre de déboucheur liquide dans une pièce derrière la cantine de l'établissement. Il devait être inspecté l'après-midi. Passionné par son métier, l'enseignant, en poste depuis deux ans au sein du regroupement pédagogique intercommunal (RPI) de Brousses, Saint-Denis et Fraisse, était apprécié par ses d'élèves de CM1-CM2 et se dévouait totalement à son travail, selon le quotidien régional La Dépêche du Midi.
L'inspecteur d'accadémie, Daniel Koch, cité par le journal, a "constaté l'excellent travail de cet enseignant et la qualité des relations établies avec ses élèves". M. Koch, qui n'excluait pas le stress lié à cette visite, a estimé que "s'il a intenté à ses jours au sein de l'école, c'est parce qu'elle est le centre de sa vie et il m'apparaît comme un immense appel à l'aide". Une cellule psychologique a été mise en place vendredi pour l'unique classe de Brousses-et-Villaret et l'enseignant a été remplacé, selon la gendarmerie. La brigade de Cuxac-Cabardès a été chargée de l'enquête
* Enfin éducation civique, pour terminer cette semaine, et à la veille d'une élection. En guise de vidéo de la fin, un vrai film cette fois. Avec L'Elu suivons le cas de monsieur Léon Malville. Une violence politique peu ordinaire. Et si c'était vrai, quelque part... ?
L'élu / Elected
envoyé par JeromeGenevray
"Si piège il y a pu y avoir, il est dans cette étrange mais bien réelle idée, qu'au fond, les solutions à mettre en œuvre étaient bien connues. Et que donc notre travail n'était pas tant un travail d'approfondissement qu'une mise en forme de réformes dont l'administration savait déjà ce qu'elles devaient être."
et il poursuit:
"Le rapporteur général ne l'a au demeurant pas caché, faisant valoir rapidement, en substance que "s'agissant de la question enseignante, comme sur beaucoup de sujets en France, on sait depuis longtemps ce qu'il faut faire ; le propos de la commission, ce n'est pas de réinventer ce qu'il faut faire, c'est de l'instiller, en démontrer l'intérêt et l'efficacité…"
Allez lire la suite de ce stupéfiant entrentien d'un néotitualire de la politique (il faut croire...). C'est là.
*Inquiétant quand même : Un instituteur tente de se suicider dans son école
Une info de libé.
Un instituteur de 25 ans a tenté de se suicider vendredi à l'école de Brousses-et-Villaret (Aude), où il a été découvert par un de ses élèves avant les cours, a-t-on appris samedi auprès de la gendarmerie. Il a été transporté à l'hôpital de Carcassonne, situé à une vingtaine de kilomètres du village, et ses jours ne sont pas en danger, ont précisé les gendarmes.
Le jeune instituteur s'est tailladé superficiellement les veines vendredi matin et a absorbé un verre de déboucheur liquide dans une pièce derrière la cantine de l'établissement. Il devait être inspecté l'après-midi. Passionné par son métier, l'enseignant, en poste depuis deux ans au sein du regroupement pédagogique intercommunal (RPI) de Brousses, Saint-Denis et Fraisse, était apprécié par ses d'élèves de CM1-CM2 et se dévouait totalement à son travail, selon le quotidien régional La Dépêche du Midi.
L'inspecteur d'accadémie, Daniel Koch, cité par le journal, a "constaté l'excellent travail de cet enseignant et la qualité des relations établies avec ses élèves". M. Koch, qui n'excluait pas le stress lié à cette visite, a estimé que "s'il a intenté à ses jours au sein de l'école, c'est parce qu'elle est le centre de sa vie et il m'apparaît comme un immense appel à l'aide". Une cellule psychologique a été mise en place vendredi pour l'unique classe de Brousses-et-Villaret et l'enseignant a été remplacé, selon la gendarmerie. La brigade de Cuxac-Cabardès a été chargée de l'enquête
* Enfin éducation civique, pour terminer cette semaine, et à la veille d'une élection. En guise de vidéo de la fin, un vrai film cette fois. Avec L'Elu suivons le cas de monsieur Léon Malville. Une violence politique peu ordinaire. Et si c'était vrai, quelque part... ?
L'élu / Elected
envoyé par JeromeGenevray
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Acte II : revictoire
07/Mar/2008 10:00
*Après
cette déclaration de la CNIL, on ne voit pas
très bien comment depuis la France, un autre site du
même genre pourrait voir le jour.
MAIS, on vous rappelle qu'il en existe un deuxième qui a été en ligne un temps, et qui depuis de longs mois se dit en maintenance (voir notre article là et cette adresse là).
Et il y en a un troisième qui fonctionne déjà : http://www.jenotemesprofs.com/
Ce dernier ne va pas sans détourner un des points de critique formulé par la CNIL (à savoir la divulgation du lieu d'affectation).
Extraits de la déclaration de la CNIl qui fait bien le point de toutes les remontrances que l'on peut formuler à N2B :
Les contrôles effectués par la CNIL les 13 et 18 février 2008 ont permis de constater que le système de notation des enseignants de la société note2be.com poursuit une activité commerciale reposant sur l’audience d’un site internet qui ne lui confère pas la légitimité nécessaire, au sens de la loi, pour procéder ou faire procéder à une notation individuelle des enseignants susceptible de créer une confusion, dans l’esprit du public, avec un régime de notation officiel. La CNIL a également relevé que cette note était attribuée de façon subjective par des tiers dont on ne peut vérifier la qualité.
Conformément à ce que prévoit l’article 7 de la loi informatique et libertés, les enseignants doivent en effet être en mesure d’exprimer leur consentement. Dès lors, la société note2be.com ne saurait se prévaloir d’un « intérêt légitime » pour justifier l’absence de recueil du consentement des enseignants dont les données seraient diffusées sur son site internet.
Ceci étant, tenant compte de la publication de l’ordonnance du juge des référés du 3 mars 2008, la formation contentieuse de la CNIL, lors de sa séance du 6 mars 2008, n’a pas jugé utile de faire usage de son pouvoir de sanction. Toutefois, compte tenu du fait que la mise en ligne sur internet de la notation d’enseignants et de leur établissement d’activité était susceptible de porter atteinte à leur vie privée en diffusant une affectation qu’ils ont pu souhaiter conserver confidentielle pour protéger leur vie privée, leur famille ou leur intégrité physique, la CNIL se réserve la possibilité d’user de son pouvoir de sanction en cas de nouveau manquement constaté.
Victoire donc, mais encore à imposer partout.
MAIS, on vous rappelle qu'il en existe un deuxième qui a été en ligne un temps, et qui depuis de longs mois se dit en maintenance (voir notre article là et cette adresse là).
Et il y en a un troisième qui fonctionne déjà : http://www.jenotemesprofs.com/
Ce dernier ne va pas sans détourner un des points de critique formulé par la CNIL (à savoir la divulgation du lieu d'affectation).
Extraits de la déclaration de la CNIl qui fait bien le point de toutes les remontrances que l'on peut formuler à N2B :
Les contrôles effectués par la CNIL les 13 et 18 février 2008 ont permis de constater que le système de notation des enseignants de la société note2be.com poursuit une activité commerciale reposant sur l’audience d’un site internet qui ne lui confère pas la légitimité nécessaire, au sens de la loi, pour procéder ou faire procéder à une notation individuelle des enseignants susceptible de créer une confusion, dans l’esprit du public, avec un régime de notation officiel. La CNIL a également relevé que cette note était attribuée de façon subjective par des tiers dont on ne peut vérifier la qualité.
Conformément à ce que prévoit l’article 7 de la loi informatique et libertés, les enseignants doivent en effet être en mesure d’exprimer leur consentement. Dès lors, la société note2be.com ne saurait se prévaloir d’un « intérêt légitime » pour justifier l’absence de recueil du consentement des enseignants dont les données seraient diffusées sur son site internet.
Ceci étant, tenant compte de la publication de l’ordonnance du juge des référés du 3 mars 2008, la formation contentieuse de la CNIL, lors de sa séance du 6 mars 2008, n’a pas jugé utile de faire usage de son pouvoir de sanction. Toutefois, compte tenu du fait que la mise en ligne sur internet de la notation d’enseignants et de leur établissement d’activité était susceptible de porter atteinte à leur vie privée en diffusant une affectation qu’ils ont pu souhaiter conserver confidentielle pour protéger leur vie privée, leur famille ou leur intégrité physique, la CNIL se réserve la possibilité d’user de son pouvoir de sanction en cas de nouveau manquement constaté.
Victoire donc, mais encore à imposer partout.
Sale aire
05/Mar/2008 18:00
* "il
faudrait revaloriser tous les traitements indiciaires
de 25% pour remettre les débutants de 2004 au niveau
de ceux de 1981". C'est du moins l'avis de
deux analystes du niveau de vie des enseignants qui
ont publié à plusieurs reprises des articles sur le
salaire des profs. aujourd'hui ils expliquent
pourquoi, la commission Pochard a préféré gommer cet
aspect des choses dans son rapport en triturant les
chiffres et conclure par un « Le
pouvoir d’achat des rémunérations nettes des
enseignants est resté à peu près stable de 1990 à
2005 ».
HALLENOUYA
envoyé par chezwat
* Analyse du discours gouvernemental et de ses méandres. Une bonne confrontation dans le café pédagogique du discours du Président (Lettre aux éducateurs) et des dernières déclarations de Périgueux par le même président, autour des programmes de primaire. L'auteur se demande même si les premiers propos ont vraiment été pensés. Bref, analyse d'une nouvelle forme de propagande : le retour au silence.
C'est à lire sur
Plus particulièrement ici.
Bref, si
ça continue, on va bouffer que des nouilles.
Il faut s'y préparer.
Là je ne résiste pas, je suis même
obligé d'envoyer un Lefred. C'est la vidéo du milieu
:
HALLENOUYA
envoyé par chezwat
* Analyse du discours gouvernemental et de ses méandres. Une bonne confrontation dans le café pédagogique du discours du Président (Lettre aux éducateurs) et des dernières déclarations de Périgueux par le même président, autour des programmes de primaire. L'auteur se demande même si les premiers propos ont vraiment été pensés. Bref, analyse d'une nouvelle forme de propagande : le retour au silence.
Le site à la con fait-il des HSA ?
04/Mar/2008 22:00
Pas sûr, étant donné ce
qu'elles rapportent. Voyez plutôt :
* Au tour des médecins d'être notés. Voici le site qui pense se lancer dans l'aventure : http://www.note2bib.com/ (quelle originalité! le nom de domaine a été réservé il y a quelques semaines...).
*HSAhhh ! (heures supplémentaires année). Toutes les heures supp' des fonctionnaires sont passées à 25 % en plus de l'heure travaillée ordinaire. Toutes ? non ! Pas celles des enseignants. Pourquoi? (va savoir). Vu sur Acteur public.com.
"Le 29 février, le décret concernant la majoration de 25 % des heures supplémentaires des fonctionnaires a été publié. Le régime des agents des trois fonctions publiques est aligné sur le privé. Sauf s'agissant du taux horaire de référence et des heures supplémentaires annuelles (HSA) des enseignants. Ces dernières pesaient 542,5 millions d'euros dans le budget de l'État en 2007.
Une enveloppe de 335 millions d'euros (...)
Les profs exclus La facture aurait pu être largement plus élevée. Pour deux raisons au moins. Primo, le taux horaire utilisé comme base pour calculer la majoration de 25 % reste dans certains cas inférieur à celui d'une heure normale. De ce point de vue, les agents publics continueront d'être moins bien lotis que les salariés du privé. Secundo, les heures supplémentaires annuelles (HSA) des enseignants ne bénéficieront pas du nouveau régime. Celles-ci sont attribuées à chaque enseignant une fois pour toute en septembre, et s'étalent sur l'ensemble de l'année scolaire. L'enjeu financier n'était pas mince, étant donné que les enseignants constituent de loin le plus gros effectif des agents de l'État. Les HSA représentent les trois quart des heures supplémentaires effectuées par les enseignants et pesaient 542,5 millions d'euros dans le budget du ministère en 2007. A en croire le ministère, ces heures sont payées autant que les heures normales. Les syndicalistes assurent, eux, qu'elles le sont moins. D'après Fabienne Bellin du Snes, pour un professeur certifié du 8e échelon, la première heure supplémentaire annuelle, qui est obligatoire, est payée 6 % de moins qu'une heure normale et les suivantes, que l'enseignant peut refuser, le sont de 21 %. Les querelles de chiffres entre syndicats et ministère ne sont pas prêtes de finir."
Il faudra dire à l'auteur de cet article qu'il n'y a pas de querelles de chiffres, mais qu'il faut faire un petit effort pour comprendre. Les HSA sont payées à l'échelon 4 du corps dans lequel le fonctionnaire se trouve. Et qu'on est à l'échelon 4 au bout de deux ans de fonction. Après c'est donc la dégringolade financière. Pour un Agrégé, la 1ère HSA (majoré de 25 % depuis Allègre) doit être autour de 29 € l'heure. Pour rappel le prix des heures de remplacement au pied levé des profs absents pour les Agrégés était de 51 € l'heure (et cela pour faire de la surveillance). Pour info, toujours, une heure de vacation à l'université rapporte 39, 5 €. Chacun appréciera le travail à fournir à chaque fois et la juste rémunération.
*« Les communistes, c’est comme les pédophiles, ça ne devrait pas exister ». Qui est à l'origine de cette fulgurante maxime ? Cela vient d’Anne L., jeune colistière de Darcos à Périgueux. Pour ceux qui ont déjà oublié, on rappelle que Darcos, c’est celui qui veut rétablir l’ « instruction morale et civique » à l’école (trouvé sur Bellacio, merci Lubin). Qu'il commence par balayer devant sa porte.
*Allegrement. IL s'y voit déjà. Le Figaro nous donne quelques confidences à son propos.
Malgré les fortes préventions de l'UMP, Claude Allègre s'imagine déjà remplacer Valérie Pécresse au ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche après les municipales. «Il ne doute de rien et a déjà la composition de son cabinet en tête», assure une source gouvernementale, qui précise que, lors du récent dîner du Siècle, l'ancien ministre de l'Éducation de Jospin a pris soin d'éviter Valérie Pécresse. La nomination d'Allègre serait «assez mal ressentie», observe-t-on à l'UMP : «Le bilan de Pécresse est très bon, Xavier Darcos, ministre de l'Éducation, ne porte pas Allègre dans son cœur, et Jean-Louis Borloo, ministre de l'Environnement, comprendrait mal qu'on nomme quelqu'un qui clame haut et fort que le réchauffementde la planète est une fiction.» Le nom de Claude Allègre est cité aussi quand on parle du remplacement de Christine Albanel à la Culture.
* Au tour des médecins d'être notés. Voici le site qui pense se lancer dans l'aventure : http://www.note2bib.com/ (quelle originalité! le nom de domaine a été réservé il y a quelques semaines...).
*HSAhhh ! (heures supplémentaires année). Toutes les heures supp' des fonctionnaires sont passées à 25 % en plus de l'heure travaillée ordinaire. Toutes ? non ! Pas celles des enseignants. Pourquoi? (va savoir). Vu sur Acteur public.com.
"Le 29 février, le décret concernant la majoration de 25 % des heures supplémentaires des fonctionnaires a été publié. Le régime des agents des trois fonctions publiques est aligné sur le privé. Sauf s'agissant du taux horaire de référence et des heures supplémentaires annuelles (HSA) des enseignants. Ces dernières pesaient 542,5 millions d'euros dans le budget de l'État en 2007.
Une enveloppe de 335 millions d'euros (...)
Les profs exclus La facture aurait pu être largement plus élevée. Pour deux raisons au moins. Primo, le taux horaire utilisé comme base pour calculer la majoration de 25 % reste dans certains cas inférieur à celui d'une heure normale. De ce point de vue, les agents publics continueront d'être moins bien lotis que les salariés du privé. Secundo, les heures supplémentaires annuelles (HSA) des enseignants ne bénéficieront pas du nouveau régime. Celles-ci sont attribuées à chaque enseignant une fois pour toute en septembre, et s'étalent sur l'ensemble de l'année scolaire. L'enjeu financier n'était pas mince, étant donné que les enseignants constituent de loin le plus gros effectif des agents de l'État. Les HSA représentent les trois quart des heures supplémentaires effectuées par les enseignants et pesaient 542,5 millions d'euros dans le budget du ministère en 2007. A en croire le ministère, ces heures sont payées autant que les heures normales. Les syndicalistes assurent, eux, qu'elles le sont moins. D'après Fabienne Bellin du Snes, pour un professeur certifié du 8e échelon, la première heure supplémentaire annuelle, qui est obligatoire, est payée 6 % de moins qu'une heure normale et les suivantes, que l'enseignant peut refuser, le sont de 21 %. Les querelles de chiffres entre syndicats et ministère ne sont pas prêtes de finir."
Il faudra dire à l'auteur de cet article qu'il n'y a pas de querelles de chiffres, mais qu'il faut faire un petit effort pour comprendre. Les HSA sont payées à l'échelon 4 du corps dans lequel le fonctionnaire se trouve. Et qu'on est à l'échelon 4 au bout de deux ans de fonction. Après c'est donc la dégringolade financière. Pour un Agrégé, la 1ère HSA (majoré de 25 % depuis Allègre) doit être autour de 29 € l'heure. Pour rappel le prix des heures de remplacement au pied levé des profs absents pour les Agrégés était de 51 € l'heure (et cela pour faire de la surveillance). Pour info, toujours, une heure de vacation à l'université rapporte 39, 5 €. Chacun appréciera le travail à fournir à chaque fois et la juste rémunération.
*« Les communistes, c’est comme les pédophiles, ça ne devrait pas exister ». Qui est à l'origine de cette fulgurante maxime ? Cela vient d’Anne L., jeune colistière de Darcos à Périgueux. Pour ceux qui ont déjà oublié, on rappelle que Darcos, c’est celui qui veut rétablir l’ « instruction morale et civique » à l’école (trouvé sur Bellacio, merci Lubin). Qu'il commence par balayer devant sa porte.
*Allegrement. IL s'y voit déjà. Le Figaro nous donne quelques confidences à son propos.
Malgré les fortes préventions de l'UMP, Claude Allègre s'imagine déjà remplacer Valérie Pécresse au ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche après les municipales. «Il ne doute de rien et a déjà la composition de son cabinet en tête», assure une source gouvernementale, qui précise que, lors du récent dîner du Siècle, l'ancien ministre de l'Éducation de Jospin a pris soin d'éviter Valérie Pécresse. La nomination d'Allègre serait «assez mal ressentie», observe-t-on à l'UMP : «Le bilan de Pécresse est très bon, Xavier Darcos, ministre de l'Éducation, ne porte pas Allègre dans son cœur, et Jean-Louis Borloo, ministre de l'Environnement, comprendrait mal qu'on nomme quelqu'un qui clame haut et fort que le réchauffementde la planète est une fiction.» Le nom de Claude Allègre est cité aussi quand on parle du remplacement de Christine Albanel à la Culture.
Acte I : victoire.
03/Mar/2008 18:00
* Note 2
be condamné à ne plus donner d'info
nominatives. Mais il fait appel. voir le site
contrenote2be.com.
*J. Lang déclare à propos des nouveaux programmes du primaire: on peut craindre "un appauvrissement intellectuel de l'école" (sur Le Monde.fr). Les rumeurs insistantes font de lui un des prochains ministres. Avec son départ, c'est sûr on a pas à craindre un appauvrissement intellectuel de la gauche (quelle gauche ?)
*Réforme du bac en oeuvre. Cela se précise ? C'est le Sénat qui s'y colle, du moins c'est sur le Figaro.fr. Et on voit apparaître la référence aux examens européens, à la réduction du nombre d'épreuves, au contrôle continu...
Bac : le Sénat propose un examen sur deux ans
Un groupe de travail sénatorial réfléchit à une série de propositions pour réformer l'épreuve.
Réduction du nombre d'épreuves du bac, étalement de l'examen sur deux ans : telles sont les premières idées d'un groupe de travail sénatorial intitulé «À quoi sert le baccalauréat ?» qui auditionne, depuis la fin du mois de décembre, des spécialistes de l'éducation.
Le sénateur UMP Jacques Legendre (Nord), président de ce groupe, remettra son rapport en mai au moment même où Xavier Darcos, le ministre de l'Éducation nationale, devrait annoncer ses premières pistes de réforme du lycée. Et il espère bien influer sur ces choix. «Nous ne voulons pas arriver après la bataille. J'espère bien que certaines de mes idées seront reprises», explique le sénateur qui se dit par ailleurs «totalement indépendant du gouvernement».
Son objectif est d'avancer des propositions pour lutter contre l'échec massif des étudiants au cours de leurs premières années dans l'enseignement supérieur, et de présenter un état des lieux du bac qui fête cette année ses deux cents ans. Jacques Legendre se dit convaincu de la nécessité de conserver le caractère national de l'examen. Son groupe de travail étudie notamment la possibilité de passer le bac en deux ans, «alors que l'année de terminale est considérée aujourd'hui comme très lourde». Le nombre d'épreuves nécessaires pour tester la valeur d'un candidat est également l'un des thèmes de réflexion. «Pour beaucoup de spécialistes, quatre ou cinq devraient suffire», rappelle Jacques Legendre.
Le contrôle continu, «un point délicat»
Une meilleure organisation matérielle du bac est par ailleurs à l'étude. Les huit sénateurs participant au groupe de travail, tous membres de la commission culturelle, ne refusent pas l'idée d'une dose de contrôle continu, «même si c'est un point délicat puisqu'on peut nous reprocher de vouloir un bac maison et non plus un examen national».
Ils souhaitent enfin «la fin du bidouillage des notes». Pour eux, il est difficile de dire que les épreuves sont anonymes et de repêcher dans le même temps selon des critères plutôt obscurs. Les consignes d'harmonisation des notes devraient être «rendues publiques car la valeur du bac passe par sa clarté», assure l'un des sénateurs qui souhaiterait par ailleurs que les professeurs d'université s'investissent davantage dans les jurys d'examen, «alors que le bac reste le premier diplôme de l'enseignement supérieur». Le groupe de travail entend promouvoir l'introduction de la notion européenne de compétences à acquérir, validées par un système de crédits. Ce qui permettrait, selon les sénateurs, de mieux tester le niveau atteint par un lycéen. Le groupe de travail a déjà auditionné une série de personnalités, comme Jean-Robert Pitte [gauchiste de Paris IV, vous vous souvenez, voir ici (deuxième partie d'article)], président de l'université Paris-Sorbonne et auteur d'un pamphlet vigoureux contre le baccalauréat l'année dernière, les directeurs de l'administration centrale, les syndicats, ainsi que des historiens et sociologues de l'éducation. Reste à savoir si le Sénat saura faire entendre sa voix au printemps prochain. «Le gouvernement s'est bien inspiré de mon rapport sur la diversité sociale dans les classes prépas, en imposant que les lycées y envoient 5 % de leurs élèves les plus méritants, observe Jacques Legendre. Il faut savoir être persévérant.»
*Statut de fonctionnaire. Il n'est pas certain en effet que le statut des profs soit finalement modifié. En effet, cela ne servirait peut-être à rien parce que l'on pense plutôt à changer en profondeur celui des tous les fonctionnaires d'Etat. Voyez plutôt.
Le 4 février le Ministre de la Fonction publique a communiqué aux organisations syndicales un projet de loi en 15 articles visant à modifier le Statut général.
Selon le calendrier présenté par les autorités ministérielles, ce projet devrait être examiné en session plénière du Conseil supérieur de la Fonction publique dans la 2ème quinzaine de mars, l’ensemble du dispositif ayant vocation a devenir opérationnel dès cette année.
Sans rentrer, à ce stade, dans le détail des différents articles, l’UGFF tient immédiatement à alerter sur les enjeux de ce texte qui, sous couvert de mobilité, comporte notamment trois mesures particulièrement dangereuses.
- Ainsi, l’article 7 prévoit la création d’une nouvelle situation statutaire dans laquelle serait placé le fonctionnaire « privé d’affectation par suite d’une suppression ou d’une modification substantielle de son emploi ». A l’issue d’une période de 2 ans, pendant laquelle l’administration chercherait à favoriser le reclassement professionnel, dans la Fonction publique ou dans le secteur privé, le fonctionnaire pourrait être mis « d’office en disponibilité ». C’est la fin de l’obligation faite à l’administration d’affecter un agent titulaire sur un emploi qui est ainsi programmée.
- L’article 8 envisage de généraliser les possibilités de cumul d’emplois à temps non complet à l’ensemble du territoire. Cette disposition introduite il y a un an dans le Statut était jusqu’à présent limitée aux zones rurales. C’est la porte ouverte en grand au recrutement d’agents publics à multi employeurs et, au moins pour la Fonction publique de l’Etat, une atteinte importante au principe selon lequel un emploi statutaire est un emploi à temps complet.
- L’article 9 prévoit de modifier le Code du Travail pour permettre à l’administration et à ses établissements publics d’avoir recours à l’Intérim « pour pourvoir rapidement des vacances temporaires d’emplois ou faire face à des besoins occasionnels ou saisonniers ou à des surcroîts d’activités ». Cette mesure est présentée cyniquement comme destinée à « limiter la reconstitution d’un volet d’emploi précaire dans l’administration ». En rompant la relation contractuelle avec l’employeur public, elle vise à exonérer l’Etat et les collectivités territoriales de leurs responsabilités envers les agents recrutés sous contrat à durée déterminée.
*J. Lang déclare à propos des nouveaux programmes du primaire: on peut craindre "un appauvrissement intellectuel de l'école" (sur Le Monde.fr). Les rumeurs insistantes font de lui un des prochains ministres. Avec son départ, c'est sûr on a pas à craindre un appauvrissement intellectuel de la gauche (quelle gauche ?)
*Réforme du bac en oeuvre. Cela se précise ? C'est le Sénat qui s'y colle, du moins c'est sur le Figaro.fr. Et on voit apparaître la référence aux examens européens, à la réduction du nombre d'épreuves, au contrôle continu...
Bac : le Sénat propose un examen sur deux ans
Un groupe de travail sénatorial réfléchit à une série de propositions pour réformer l'épreuve.
Réduction du nombre d'épreuves du bac, étalement de l'examen sur deux ans : telles sont les premières idées d'un groupe de travail sénatorial intitulé «À quoi sert le baccalauréat ?» qui auditionne, depuis la fin du mois de décembre, des spécialistes de l'éducation.
Le sénateur UMP Jacques Legendre (Nord), président de ce groupe, remettra son rapport en mai au moment même où Xavier Darcos, le ministre de l'Éducation nationale, devrait annoncer ses premières pistes de réforme du lycée. Et il espère bien influer sur ces choix. «Nous ne voulons pas arriver après la bataille. J'espère bien que certaines de mes idées seront reprises», explique le sénateur qui se dit par ailleurs «totalement indépendant du gouvernement».
Son objectif est d'avancer des propositions pour lutter contre l'échec massif des étudiants au cours de leurs premières années dans l'enseignement supérieur, et de présenter un état des lieux du bac qui fête cette année ses deux cents ans. Jacques Legendre se dit convaincu de la nécessité de conserver le caractère national de l'examen. Son groupe de travail étudie notamment la possibilité de passer le bac en deux ans, «alors que l'année de terminale est considérée aujourd'hui comme très lourde». Le nombre d'épreuves nécessaires pour tester la valeur d'un candidat est également l'un des thèmes de réflexion. «Pour beaucoup de spécialistes, quatre ou cinq devraient suffire», rappelle Jacques Legendre.
Le contrôle continu, «un point délicat»
Une meilleure organisation matérielle du bac est par ailleurs à l'étude. Les huit sénateurs participant au groupe de travail, tous membres de la commission culturelle, ne refusent pas l'idée d'une dose de contrôle continu, «même si c'est un point délicat puisqu'on peut nous reprocher de vouloir un bac maison et non plus un examen national».
Ils souhaitent enfin «la fin du bidouillage des notes». Pour eux, il est difficile de dire que les épreuves sont anonymes et de repêcher dans le même temps selon des critères plutôt obscurs. Les consignes d'harmonisation des notes devraient être «rendues publiques car la valeur du bac passe par sa clarté», assure l'un des sénateurs qui souhaiterait par ailleurs que les professeurs d'université s'investissent davantage dans les jurys d'examen, «alors que le bac reste le premier diplôme de l'enseignement supérieur». Le groupe de travail entend promouvoir l'introduction de la notion européenne de compétences à acquérir, validées par un système de crédits. Ce qui permettrait, selon les sénateurs, de mieux tester le niveau atteint par un lycéen. Le groupe de travail a déjà auditionné une série de personnalités, comme Jean-Robert Pitte [gauchiste de Paris IV, vous vous souvenez, voir ici (deuxième partie d'article)], président de l'université Paris-Sorbonne et auteur d'un pamphlet vigoureux contre le baccalauréat l'année dernière, les directeurs de l'administration centrale, les syndicats, ainsi que des historiens et sociologues de l'éducation. Reste à savoir si le Sénat saura faire entendre sa voix au printemps prochain. «Le gouvernement s'est bien inspiré de mon rapport sur la diversité sociale dans les classes prépas, en imposant que les lycées y envoient 5 % de leurs élèves les plus méritants, observe Jacques Legendre. Il faut savoir être persévérant.»
*Statut de fonctionnaire. Il n'est pas certain en effet que le statut des profs soit finalement modifié. En effet, cela ne servirait peut-être à rien parce que l'on pense plutôt à changer en profondeur celui des tous les fonctionnaires d'Etat. Voyez plutôt.
Le 4 février le Ministre de la Fonction publique a communiqué aux organisations syndicales un projet de loi en 15 articles visant à modifier le Statut général.
Selon le calendrier présenté par les autorités ministérielles, ce projet devrait être examiné en session plénière du Conseil supérieur de la Fonction publique dans la 2ème quinzaine de mars, l’ensemble du dispositif ayant vocation a devenir opérationnel dès cette année.
Sans rentrer, à ce stade, dans le détail des différents articles, l’UGFF tient immédiatement à alerter sur les enjeux de ce texte qui, sous couvert de mobilité, comporte notamment trois mesures particulièrement dangereuses.
- Ainsi, l’article 7 prévoit la création d’une nouvelle situation statutaire dans laquelle serait placé le fonctionnaire « privé d’affectation par suite d’une suppression ou d’une modification substantielle de son emploi ». A l’issue d’une période de 2 ans, pendant laquelle l’administration chercherait à favoriser le reclassement professionnel, dans la Fonction publique ou dans le secteur privé, le fonctionnaire pourrait être mis « d’office en disponibilité ». C’est la fin de l’obligation faite à l’administration d’affecter un agent titulaire sur un emploi qui est ainsi programmée.
- L’article 8 envisage de généraliser les possibilités de cumul d’emplois à temps non complet à l’ensemble du territoire. Cette disposition introduite il y a un an dans le Statut était jusqu’à présent limitée aux zones rurales. C’est la porte ouverte en grand au recrutement d’agents publics à multi employeurs et, au moins pour la Fonction publique de l’Etat, une atteinte importante au principe selon lequel un emploi statutaire est un emploi à temps complet.
- L’article 9 prévoit de modifier le Code du Travail pour permettre à l’administration et à ses établissements publics d’avoir recours à l’Intérim « pour pourvoir rapidement des vacances temporaires d’emplois ou faire face à des besoins occasionnels ou saisonniers ou à des surcroîts d’activités ». Cette mesure est présentée cyniquement comme destinée à « limiter la reconstitution d’un volet d’emploi précaire dans l’administration ». En rompant la relation contractuelle avec l’employeur public, elle vise à exonérer l’Etat et les collectivités territoriales de leurs responsabilités envers les agents recrutés sous contrat à durée déterminée.