04 May 2008
Divers
08/May/2008 18:00
*
Les
profs auront-ils encore longtemps leur liberté de
jugement ? Pas certain. Voici comment Darcos
justifie le fait de créer un Erasmus pour tous profs
bien trop casaniers (d'après AFP):
"Peut-être que nous avons plus besoin de changer l'esprit des adultes que des jeunes, je crois, (...) pour les faire adhérer à l'Europe", a dit M. Darcos." Cela leur redonnerait peut-être de l'intérêt parfois dans leur métier, changer un peu de cadre, aller enseigner ailleurs ou échanger avec d'autres professeurs, voyager, faire valider cette démarche volontaire", a-t-il estimé.
Mais ce n'est que la suite d'un long processus, que rappelle d'ailleurs la même dépêche :
Le ministre s'est félicité des avancées déjà accomplies en matière d'éducation au niveau européen.
Rappelant l'édition d'un livre d'histoire commun pour la France et l'Allemagne, il a aussi évoqué la mise en place du système universitaire européen LMD (licence-master-doctorat) et l'existence de diplômes partagés, comme un baccalauréat commun avec l'Allemagne et l'Espagne notamment pour ceux qui le veulent.
* Une fois n'est pas coutume, nous reprenons un entretien du Figaro. Voici deux journalistes qui détruisent un peu le discours libéral sur la Sécu. C'est constructif (je pense)
"Peut-être que nous avons plus besoin de changer l'esprit des adultes que des jeunes, je crois, (...) pour les faire adhérer à l'Europe", a dit M. Darcos." Cela leur redonnerait peut-être de l'intérêt parfois dans leur métier, changer un peu de cadre, aller enseigner ailleurs ou échanger avec d'autres professeurs, voyager, faire valider cette démarche volontaire", a-t-il estimé.
Mais ce n'est que la suite d'un long processus, que rappelle d'ailleurs la même dépêche :
Le ministre s'est félicité des avancées déjà accomplies en matière d'éducation au niveau européen.
Rappelant l'édition d'un livre d'histoire commun pour la France et l'Allemagne, il a aussi évoqué la mise en place du système universitaire européen LMD (licence-master-doctorat) et l'existence de diplômes partagés, comme un baccalauréat commun avec l'Allemagne et l'Espagne notamment pour ceux qui le veulent.
* Une fois n'est pas coutume, nous reprenons un entretien du Figaro. Voici deux journalistes qui détruisent un peu le discours libéral sur la Sécu. C'est constructif (je pense)
"Le trou de la Sécu n'existe pas" - Le Figaro
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt;"> </span></p><p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt;">VIDÉO – Éric Merlen et Frédéric Ploquin, auteurs de « Ma Sécu. De la libération à l’ère Sarkozy » ont répondu à vos questions sur cette institution née au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. Pourquoi est-elle en déficit ? Peut-on la quitter ?</span></p><p class="MsoNormal"><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;"> </span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt;"> </span></p><p class="MsoNormal"><span style="font-size: 12pt;">VIDÉO – Éric Merlen et Frédéric Ploquin, auteurs de « Ma Sécu. De la libération à l’ère Sarkozy » ont répondu à vos questions sur cette institution née au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. Pourquoi est-elle en déficit ? Peut-on la quitter ?</span></p><p class="MsoNormal"><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;"> </span></p>
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Il ne s'est rien passé...
06/May/2008 22:00
* Une
info du Cafépedagogique (qui lit le JO, lui) :
Arnaud Teullé inspecteur d'académie
Par décret l'ancien candidat à la mairie de Neuilly, qui avait perturbé la campagne électorale avant de rentrer dans le rang, est nommé inspecteur d'académie. On est content de voir qu'il reste encore un peu de marge dans les emplois à l'éducation nationale…
* Petit rappel du soir, une info du Canard Enchaîné. Allez, devinez quel couillu à 35 % de satisfaits a dit ça :
(source: le Canard Enchaîné, n°4564, 16/04/2008)
" Arrêtez de vous raconter des histoires sur le malaise des lycéens. Il y a eu 40000 manifestants dans la rue, et alors ? Il faut dépasser la couardise ambiante et affronter les vrais responsables : les syndicats enseignants. Chez Darcos, ils passent leur temps à être terrifiés : ils doivent cesser les mamours et cogner. On me dit que des dizaines de milliers de profs ne sont pas dans leurs classes. Ils sont en formation, en détachement, en arrêt-maladie, en délégation syndicale. Qu'attend-on pour le faire-savoir ? Evidemment, pour aborder le problème, il faut avoir des couilles."
Les couilles ça il en a. Toute son intelligence y réside même, c'est ça le problème (et aussi la définition du beauf).
* 6 mai oblige. Souvenez-vous, ce n'était qu'un début.
Arnaud Teullé inspecteur d'académie
Par décret l'ancien candidat à la mairie de Neuilly, qui avait perturbé la campagne électorale avant de rentrer dans le rang, est nommé inspecteur d'académie. On est content de voir qu'il reste encore un peu de marge dans les emplois à l'éducation nationale…
* Petit rappel du soir, une info du Canard Enchaîné. Allez, devinez quel couillu à 35 % de satisfaits a dit ça :
(source: le Canard Enchaîné, n°4564, 16/04/2008)
" Arrêtez de vous raconter des histoires sur le malaise des lycéens. Il y a eu 40000 manifestants dans la rue, et alors ? Il faut dépasser la couardise ambiante et affronter les vrais responsables : les syndicats enseignants. Chez Darcos, ils passent leur temps à être terrifiés : ils doivent cesser les mamours et cogner. On me dit que des dizaines de milliers de profs ne sont pas dans leurs classes. Ils sont en formation, en détachement, en arrêt-maladie, en délégation syndicale. Qu'attend-on pour le faire-savoir ? Evidemment, pour aborder le problème, il faut avoir des couilles."
Les couilles ça il en a. Toute son intelligence y réside même, c'est ça le problème (et aussi la définition du beauf).
* 6 mai oblige. Souvenez-vous, ce n'était qu'un début.
Quelques infos sur les réformes à venir
04/May/2008 22:00
On va dérouiller ça c'est sûr. quelques pistes de
réflexions sur le comment de cette affaire.
*Tout d'abord une phrase dont l'implicite est vaste. Elle est de Eric Woerth, un gars qui s'y connaît vachement en pédagogie.
(AFP) - "quand on fait faire une dictée par des collégiens en 2007, il y a deux fois plus de fautes qu'en 1987", alors que "le budget de l'Education nationale a été multiplié par deux".
Et ledit Woerth de poursuivre :
"Les lycéens seraient mieux dans leurs classes, je les aime beaucoup et ils ont sûrement beaucoup de choses à dire (...) mais très sincèrement, quand on est lycéen et qu'on va dans la rue pour lutter contre la diminution des moyens, je pense qu'on est un peu instrumentalisé par le système global de l'Education nationale, qui depuis 20 ans demande plus de moyens", a-t-il poursuivi."
Bref, une autre façon de dire que les lycéens sont des pauvres cons. Décidément...
* Ensuite, qui travaille aujourd'hui à la réforme des concours ? Le gouvernement, non ! les inspecteurs ? non plus ! Ce sont les prof du Supérieur qui en sont les petites mains. On avait déjà parlé des entretiens des historiens avec le ministère sur cette affaire, voici aujourd'hui ceux des profs de lettres et les propositions qu'ils font au ministère.
Voici l'intégralité du CR d'une réunion des représentants spécialistes de lettres de chacune des sociétés "par siècle", CR qui devrait être envoyé le plus tôt possible au ministère. A analyser dans le détail, mais en gros ils veulent changer le CAPES le moins possible. Est-ce le cas dans toutes les matières ? Pas sûr ... Les petites mains s'agitent.
Société de Langue et Littérature Médiévales d’Oc et d’Oïl
Société Française d’Étude du Seizième Siècle
Société d’Étude du Dix-septième Siècle
Société Française d’Étude du Dix-huitième Siècle
Société des études romantiques et dix-neuviémistes
Principes et propositions
en vue de la réforme des concours de recrutement
de l’enseignement secondaire
Depuis l’été 2007, et notamment au cours de ces derniers mois, une concertation a été lancée par le Ministère de l’Éducation Nationale en vue de réformer les concours de recrutement de l’enseignement secondaire. De fait, la mise en place du LMD a rendu nécessaire que l’on repense l’articulation de la préparation à ces concours avec le master, et peut-être l’intégration de ces concours et de leur préparation au système ECTS. Dans ce contexte, les associations d’enseignants-chercheurs de l’Université spécialistes de littérature et de langue françaises se sont réunies pour définir les exigences qui leur sont communes. La Société de Langue et Littérature Médiévales d’Oc et d’Oïl, la Société Française d’étude du Seizième Siècle, la Société d’étude du Dix-septième Siècle, la Société d’Étude du Dix-huitième Siècle et la Société des Etudes Romantiques et Dix-neuviémistes tiennent à rappeler leur attachement à certains principes et souhaitent formuler les propositions suivantes.
Pour le maintien de deux concours nationaux et annuels
Les Sociétés signataires s’unissent pour rappeler la nécessité de concours nationaux en vue du recrutement des enseignants du second degré.
Le maintien de jurys et de programmes nationaux nous paraît indispensable afin d’assurer un contrôle homogène du niveau disciplinaire, que rend d’autant plus nécessaire l’actuelle autonomie des universités.
Dans cette perspective, nous demandons le maintien de deux concours annuels distincts, l’Agrégation et le CAPES (éventuellement désigné par un nouvel intitulé), précédés l’un et l’autre d’une année de préparation spécifique, indispensable à la formation de futurs enseignants.
L’exigence scientifique de ces concours requiert la présence majoritaire des enseignants-chercheurs de l’Université dans tous les jurys pour toutes les épreuves, écrites et orales.
Chacun de ces concours doit reposer sur un programme national et disciplinaire tenant compte des programmes du secondaire, mais ne se confondant pas avec eux. Ce programme doit intégrer toutes les périodes de la culture française du Moyen âge à l’époque moderne.
La réussite à chacun de ces concours doit donner accès à des postes de fonctionnaires sous statut, en nombre équivalent au nombre de places ouvertes aux concours.
Pour l’égalité des chances
Si, comme il en est question, l’obtention du master devenait la condition nécessaire pour se présenter à ces concours, cet allongement de la formation risquerait de pénaliser, voire de dissuader les étudiants dont les moyens financiers sont fragiles. Cette réforme devrait donc s’accompagner d’aides financières : outre des bourses, un dispositif de pré-recrutement, par concours, qui permette aux étudiants de bénéficier d’une aide importante avec un statut d’élève-professeur, assurerait un vivier d’étudiants engagés dans un véritable projet professionnel.
Pour une année de préparation spécifique
Les Universités ont vocation à dispenser les savoirs scientifiques et méthodologiques et à assurer la formation de l’ensemble des futurs enseignants. Que l’année de préparation aux concours soit intégrée au master, ou qu’elle lui fasse suite, elle doit conserver son contenu scientifique et son caractère de formation disciplinaire et non se réduire à une formation didactique ou épistémologique, même si celle-ci est prise en compte.
Pour un nouveau CAPES fondé sur des compétences et des savoirs disciplinaires
Attachés à l’existence et à l’architecture actuelle de l’Agrégation, que nous ne souhaitons pas voir remettre en question, nous formulons pour un deuxième concours les exigences et les propositions suivantes.
L’enseignement des lettres réclame des professeurs une solide connaissance de l’histoire et de l’évolution de la langue française, du patrimoine littéraire ancien et moderne, comme des principales influences qui ont fait sa richesse (cultures antiques, littératures étrangères…). Le recrutement pour l’enseignement secondaire doit donc vérifier l’étendue de la culture historique et littéraire des candidats ainsi que leurs connaissances en langue, d’un point de vue diachronique et synchronique. Il ne saurait se limiter à l’appréciation d’une motivation professionnelle dans un entretien ou à l’évaluation de la connaissances des programmes officiels ou des théories pédagogiques. Nous proposons donc comme procédure minimale d’évaluation l’architecture suivante :
Un écrit fondé sur au moins deux épreuves :
Une composition française permettant d’évaluer les capacités de réflexion personnelle du candidat sur un patrimoine culturel étendu, centré sur la littérature française depuis le Moyen âge, mais incluant aussi l’Antiquité et les littératures étrangères.
Une étude de langue française portant à la fois sur la synchronie (le système du français moderne) et la diachronie (l’histoire de la langue et son évolution depuis ses origines, du latin au français contemporain).
Un oral fondé sur au moins deux épreuves :
L’explication d’un texte littéraire français (du Moyen Age à nos jours).
Une épreuve de didactique disciplinaire.
Une épreuve portant sur un texte littéraire en langue ancienne, étrangère ou régionale doit être également prévue à l’écrit ou à l’oral (selon l’avis des spécialistes concernés).
Pour une concertation entre les Ministères les universitaires spécialistes
Les Sociétés signataires demandent enfin à demeurer partie prenante dans l’élaboration de tout projet de réforme, et notamment dans la concertation indispensable que devra mener le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche à propos de la préparation aux concours et de son articulation avec les masters.
*Tout d'abord une phrase dont l'implicite est vaste. Elle est de Eric Woerth, un gars qui s'y connaît vachement en pédagogie.
(AFP) - "quand on fait faire une dictée par des collégiens en 2007, il y a deux fois plus de fautes qu'en 1987", alors que "le budget de l'Education nationale a été multiplié par deux".
Et ledit Woerth de poursuivre :
"Les lycéens seraient mieux dans leurs classes, je les aime beaucoup et ils ont sûrement beaucoup de choses à dire (...) mais très sincèrement, quand on est lycéen et qu'on va dans la rue pour lutter contre la diminution des moyens, je pense qu'on est un peu instrumentalisé par le système global de l'Education nationale, qui depuis 20 ans demande plus de moyens", a-t-il poursuivi."
Bref, une autre façon de dire que les lycéens sont des pauvres cons. Décidément...
* Ensuite, qui travaille aujourd'hui à la réforme des concours ? Le gouvernement, non ! les inspecteurs ? non plus ! Ce sont les prof du Supérieur qui en sont les petites mains. On avait déjà parlé des entretiens des historiens avec le ministère sur cette affaire, voici aujourd'hui ceux des profs de lettres et les propositions qu'ils font au ministère.
Voici l'intégralité du CR d'une réunion des représentants spécialistes de lettres de chacune des sociétés "par siècle", CR qui devrait être envoyé le plus tôt possible au ministère. A analyser dans le détail, mais en gros ils veulent changer le CAPES le moins possible. Est-ce le cas dans toutes les matières ? Pas sûr ... Les petites mains s'agitent.
Société de Langue et Littérature Médiévales d’Oc et d’Oïl
Société Française d’Étude du Seizième Siècle
Société d’Étude du Dix-septième Siècle
Société Française d’Étude du Dix-huitième Siècle
Société des études romantiques et dix-neuviémistes
Principes et propositions
en vue de la réforme des concours de recrutement
de l’enseignement secondaire
Depuis l’été 2007, et notamment au cours de ces derniers mois, une concertation a été lancée par le Ministère de l’Éducation Nationale en vue de réformer les concours de recrutement de l’enseignement secondaire. De fait, la mise en place du LMD a rendu nécessaire que l’on repense l’articulation de la préparation à ces concours avec le master, et peut-être l’intégration de ces concours et de leur préparation au système ECTS. Dans ce contexte, les associations d’enseignants-chercheurs de l’Université spécialistes de littérature et de langue françaises se sont réunies pour définir les exigences qui leur sont communes. La Société de Langue et Littérature Médiévales d’Oc et d’Oïl, la Société Française d’étude du Seizième Siècle, la Société d’étude du Dix-septième Siècle, la Société d’Étude du Dix-huitième Siècle et la Société des Etudes Romantiques et Dix-neuviémistes tiennent à rappeler leur attachement à certains principes et souhaitent formuler les propositions suivantes.
Pour le maintien de deux concours nationaux et annuels
Les Sociétés signataires s’unissent pour rappeler la nécessité de concours nationaux en vue du recrutement des enseignants du second degré.
Le maintien de jurys et de programmes nationaux nous paraît indispensable afin d’assurer un contrôle homogène du niveau disciplinaire, que rend d’autant plus nécessaire l’actuelle autonomie des universités.
Dans cette perspective, nous demandons le maintien de deux concours annuels distincts, l’Agrégation et le CAPES (éventuellement désigné par un nouvel intitulé), précédés l’un et l’autre d’une année de préparation spécifique, indispensable à la formation de futurs enseignants.
L’exigence scientifique de ces concours requiert la présence majoritaire des enseignants-chercheurs de l’Université dans tous les jurys pour toutes les épreuves, écrites et orales.
Chacun de ces concours doit reposer sur un programme national et disciplinaire tenant compte des programmes du secondaire, mais ne se confondant pas avec eux. Ce programme doit intégrer toutes les périodes de la culture française du Moyen âge à l’époque moderne.
La réussite à chacun de ces concours doit donner accès à des postes de fonctionnaires sous statut, en nombre équivalent au nombre de places ouvertes aux concours.
Pour l’égalité des chances
Si, comme il en est question, l’obtention du master devenait la condition nécessaire pour se présenter à ces concours, cet allongement de la formation risquerait de pénaliser, voire de dissuader les étudiants dont les moyens financiers sont fragiles. Cette réforme devrait donc s’accompagner d’aides financières : outre des bourses, un dispositif de pré-recrutement, par concours, qui permette aux étudiants de bénéficier d’une aide importante avec un statut d’élève-professeur, assurerait un vivier d’étudiants engagés dans un véritable projet professionnel.
Pour une année de préparation spécifique
Les Universités ont vocation à dispenser les savoirs scientifiques et méthodologiques et à assurer la formation de l’ensemble des futurs enseignants. Que l’année de préparation aux concours soit intégrée au master, ou qu’elle lui fasse suite, elle doit conserver son contenu scientifique et son caractère de formation disciplinaire et non se réduire à une formation didactique ou épistémologique, même si celle-ci est prise en compte.
Pour un nouveau CAPES fondé sur des compétences et des savoirs disciplinaires
Attachés à l’existence et à l’architecture actuelle de l’Agrégation, que nous ne souhaitons pas voir remettre en question, nous formulons pour un deuxième concours les exigences et les propositions suivantes.
L’enseignement des lettres réclame des professeurs une solide connaissance de l’histoire et de l’évolution de la langue française, du patrimoine littéraire ancien et moderne, comme des principales influences qui ont fait sa richesse (cultures antiques, littératures étrangères…). Le recrutement pour l’enseignement secondaire doit donc vérifier l’étendue de la culture historique et littéraire des candidats ainsi que leurs connaissances en langue, d’un point de vue diachronique et synchronique. Il ne saurait se limiter à l’appréciation d’une motivation professionnelle dans un entretien ou à l’évaluation de la connaissances des programmes officiels ou des théories pédagogiques. Nous proposons donc comme procédure minimale d’évaluation l’architecture suivante :
Un écrit fondé sur au moins deux épreuves :
Une composition française permettant d’évaluer les capacités de réflexion personnelle du candidat sur un patrimoine culturel étendu, centré sur la littérature française depuis le Moyen âge, mais incluant aussi l’Antiquité et les littératures étrangères.
Une étude de langue française portant à la fois sur la synchronie (le système du français moderne) et la diachronie (l’histoire de la langue et son évolution depuis ses origines, du latin au français contemporain).
Un oral fondé sur au moins deux épreuves :
L’explication d’un texte littéraire français (du Moyen Age à nos jours).
Une épreuve de didactique disciplinaire.
Une épreuve portant sur un texte littéraire en langue ancienne, étrangère ou régionale doit être également prévue à l’écrit ou à l’oral (selon l’avis des spécialistes concernés).
Pour une concertation entre les Ministères les universitaires spécialistes
Les Sociétés signataires demandent enfin à demeurer partie prenante dans l’élaboration de tout projet de réforme, et notamment dans la concertation indispensable que devra mener le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche à propos de la préparation aux concours et de son articulation avec les masters.