Méthode Darcos

* N'oubliez pas notre grand concours Martine du week end, voir article précédent. Et bougez-vous un peu !

*Primaire : Darcos a publié vendredi ses propositions de discussion sur l'école primaire. Un résumé dans Le Monde.

On y apprend que "la discussion reste ouverte, même si les principes sont tracés". Soit ! Donc on sait à quoi s'en tenir.
Il y a plus : plusieurs éléments révèlent certainement ce que seront les grandes évolutions des mois à venir sur tous les profs cette fois :
"Parmi les éléments les plus saillants et qui n'avaient pas encore été évoqués ces dernières semaines figure un renforcement de l'évaluation : celle des acquis des élèves, qui sera systématiquement communiquée aux familles, comme celle des écoles et des enseignants, contrepartie d'une "liberté pédagogique" solennellement réaffirmée, laissant aux enseignants le choix des méthodes."

On ne comprend pas bien ce que cela veut dire (pour les profs), mais il se murmure ici et là que en effet les fiches d'inspection des profs pourraient être publiques (cela se fait dans d'autres pays).


*Secondaire : Toujours dans le Monde, Darcos clame sa volonté de rétablir le consensus républicain à l'école. Il expose en fait sa méthode de gouvernance pour détourner les syndicats des éventuels conflits. Et on a déjà vu quelques unes de ses réussites encore cette semaine. Extraits :

"Je suis un homme du Sud-Ouest, j'ai toujours vécu dans le contact. Il se peut aussi que je déteste les situations conflictuelles", confie-t-il au Monde. Jusqu'à présent, sa manière d'agir le singularise : il ne se reconnaît pas d'adversaires, seulement des "partenaires". Revendiquant "l'esprit de réforme" de Nicolas Sarkozy, auquel il se réfère en permanence, il adhère totalement au projet "d'alléger la charge de l'Etat" et de desserrer "le carcan des statuts" dans l'éducation nationale. Mais la réforme s'accompagne, selon lui, d'un impératif de méthode : "Je suis absolument convaincu que cela ne peut pas se faire contre les profs, dit-il. Ils n'ont pas voté pour nous, tant pis, c'est comme ça." Ce principe est en phase avec une visée générale qu'il définit ainsi : " Retrouver le consensus républicain entre les familles et l'école." Le ministre se méfie cependant de trop de proclamations et préfère communiquer dossier par dossier. " Dans l'éducation, explique-t-il, on ne vit plus sous l'empire de la grande réforme. Lorsque vous montez une citadelle, vous déclenchez l'assaut général. Ce qu'il faut, c'est un processus de lente appropriation." [On peut aussi lui donner d'autres noms...]
Dans la même logique, malgré le principe non négociable de "réduire la voilure" budgétaire, M. Darcos tente d'amener les syndicats sur son terrain en les invitant à formuler leurs propositions sur une multitude de dossiers. Leurs responsables balancent entre la satisfaction d'être pris en considération, l'exaspération devant une politique qui, en d'autres temps, aurait déclenché leur résistance acharnée et la fascination devant une habileté qui les ligote.
Certains, tout de même, il faut le croire, aiment bien être ligotés ...

* Copsy, en complément d'un article précédent, la référence du rapport voulant les supprimer est là. On en débat sur un site spécial Copsy, que je vous conseille pour suivre l'affaire, celui-là.

*Supérieur : De quoi réfléchir sur la loi LRU Pécresse. Cela vient de la CNT, mais d'après les spécialistes c'est le résumé le plus complet et le plus pertinent (lien en bas de l'image).

Merci Florence.

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brochure

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Martine et l'E.N.

Détente, pour commencer aujourd'hui...
Vous connaissez tous la dernière vogue MARTINE ? Non ? j'explique : il s'agit de créer des couvertures parodiques de la célèbre série Martine.
Alors aujourd'hui et pour ce week end
GRAND CONCOURS.

Ce sera à celui qui réalisera la plus belle couverture Martine,
mais attention, tout doit être en relation +/- directe avec l'Éducation nationale.

Choisissez votre couverture favorite. Placez votre titre. Envoyez-nous votre réalisation en passant par Contact (en bas de la page).
Pour générer ces couvertures, tout est sur ce site là
http://martine.logeek.com/index.php

Un petit exemple pour vous donner l'eau à la bouche :

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Copsy, c'est fini...

* C'est peut-être ce qui s'annonce ! Aujourd'hui, dans un comuniqué le SNES dénonce la suppression des Copsy présentée hier à l'assemblée par un député de droite dans un rapport.

SNES (extrait du communiqué que vous pouvez voir là) —Frédéric Reiss député UMP du Bas Rhin a présenté le 8 Novembre le rapport de sa mission des affaires scolaires devant la commission des affaires culturelles de l’assemblée nationale sur le rôle et la place des conseillers d’orientation-psychologues. Sous prétexte de « remettre à plat » le métier de co-psy, celui-ci propose ni plus ni moins la disparition du service d’orientation de l’Education nationale ! (...) Ce 7ème rapport depuis 2004, propose de supprimer la qualification de psychologue et de nommer les conseillers dans les établissements scolaires. (...) Ces propositions si elles étaient suivies, aboutiraient également à la dilution des CIO dans des structures régionalisées.

C'est vrai après tout, à l'E.N. on a pas besoin de psychologues... on l'est tellement.

*Enfin saluons ce soir (pour une fois c'est pas coutume - et ça me fait même mal de le faire) la FCPE qui souhaiterait une école pendant l'école et refuse l'école après l'école de Darcos.

L'HUMA — La FCPE 94 revendique une « école pendant l’école »
La fédération de parents d’élèves FCPE du Val-de-Marne a réclamé hier « une école pendant l’école » à la veille d’une visite dans le département de Xavier Darcos, ministre de l’Éducation nationale, portant notamment sur le dispositif « L’école après l’école ». La FCPE 94 dénonce, dans un communiqué, un « nouveau désengagement de l’État ». « L’école après l’école » est, selon elle, un dispositif « inéquitable socialement et scolairement » car il « s’accompagne d’une réduction drastique des moyens de l’école pendant l’école », en référence aux 11 200 suppressions de postes prévues à la rentrée 2008. La fédération départementale a l’intention de distribuer des tracts durant le déplacement de M. Darcos jeudi au collège Jules-Ferry de Maisons-Alfort. Après une visite d’ateliers divers comme le soutien scolaire ou la découverte de la bibliothèque, le ministre devrait « dresser le bilan de la mise en place de l’accompagnement éducatif », a annoncé le rectorat de Créteil.
Ils ont tout compris.
La FCPE 94 n'est malheureusement pas toute la FCPE...

Sinon, demain revenez,
un grand concours s'annonce sur ce blog.
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Accord Darcos-syndicats, le vrai "plan primaire" ? Et petite lettre entre amis

* A deux semaines d'un appel à la grève déposé par tous les syndicats, cette annonce est vraiment surprenante.
Il apparaît que deux syndicats du primaire (et pas des moindres oh!, la bonne blague) signent un accord de discussion avec le ministre Darcos.
La décence aurait voulu qu'ils attendent au moins le 21 novembre...

EN — Le ministre de l'Éducation nationale, Xavier Darcos, le secrétaire général du S.N.U.I.P.P., Gilles Moindrot et le secrétaire général du S.G.E.N.-C.F.D.T. Thierry Cadart, ont décidé de travailler ensemble pour améliorer les résultats de l'école primaire et utiliser de la manière la plus efficace les heures libérées le samedi matin au profit des élèves en difficultés. Pour cela, ils ont conclu un protocole de discussion qui pose des principes communs et fixe un calendrier de travail. Ce protocole est ouvert aux autres syndicats représentatifs qui souhaiteraient s'engager dans cette discussion sur la base de ces principes.

Des principes communs ? Discussion, c'est bien là le problème ...

AFP — Darcos et deux syndicats du primaire signent un "protocole de discussion"

Le ministre de l'Education Xavier Darcos a signé jeudi avec deux syndicats du primaire, le Snuipp-FSU et la Sgen-CFDT, un "protocole de discussion" sur la réforme de l'école primaire, à deux semaines d'une grève à laquelle appellent les cinq fédérations de l'Education.
"C'est un peu une première que deux syndicats majoritaires et un ministre signent un accord sur un protocole de travail", s'est félicité M. Darcos devant la presse à l'issue de la signature.[si le ministre s'en félicite, alors là il faut craindre le pire]
Ce protocole est
un préalable à la discussion qui sera engagée entre le ministre et les syndicats, "pendant un gros trimestre", sur la réforme de l'école primaire, après l'annonce de la suppression de deux heures de classe le samedi matin.
M. Darcos a annoncé la finalisation "d'ici 48 heures d'un document d'orientation", constituant "ses propositions" de réforme et devant servir de base à la discussion.
L'objectif est de finaliser en janvier les mesures et les textes réglementaires, selon le protocole. M. Darcos avait annoncé la présentation du "plan primaire" fin octobre-début novembre.
Interrogés sur l'hypothèse d'un désaccord à l'issue des discussions, le
Snuipp a précisé qu'il ne s'agissait "pas d'un contrat de mariage", tandis que le Sgen-CFDT assurait que le document d'orientation du ministre serait soumis à ses "critiques constructives".

L'objectif est donc de gérer au mieux la pénurie si on comprend bien entre les lignes. Mais est-ce le rôle d'un syndicat de gérer la pénurie ? Le SNIUPP et la CFDT seront-ils encore en grève le 20 novembre ?


*Les étudiants auraient-ils raison de se mobiliser ? Voici une lettre révélée par Rue89 qui montre -si on en doutait- que cette loi sur les universités est bien dangereuse.


Rue89Voici un courrier qui pourrait bien contribuer à jeter beaucoup d'huile sur le feu qui couve actuellement dans beaucoup d'universités françaises à propos de la loi sur l'autonomie des universités. Le 6 novembre dernier, le directeur de Sciences Po, Richard Descoings, a adressé une lettre aux anciens élèves du prestigieux établissement de la rue Saint-Guillaume. Elle mérite d'être ici reproduite dans son intégralité et se passe presque de commentaires:
Paris, le 6 novembre 2007
Cher X,
Révolution dans le monde de l'Université et des Grandes Ecoles : le Parlement a décidé cet été que c'est de plus en plus par des crédits d'impôts au bénéfice des particuliers et des entreprises que seront financés les établissements d'enseignement supérieur et de recherche.
Ainsi, 66 % des dons que vous accepteriez de faire à Sciences Po en 2007 seront déductibles du montant de l'impôt sur le revenu que vous paierez en 2008 (dans la limite de 20 % de votre imposition). Et si vous êtes redevable de l'ISF, vous pourrez verser à Sciences Po jusqu'à 50.000 euros au titre de cette imposition.
En somme, vous avez désormais le choix entre verser vos impôts à l'Etat ou bien vous en acquitter, à hauteur des 2/3, par une affectation dont vous décidez vous-même.
Cette révolution financière est aussi une révolution culturelle.
Elle me conduit à vous demander de soutenir Sciences Po, à titre personnel, ce que, contrairement aux universités anglaises ou américaines, on n'a pas l'habitude de faire en France. Nous allons être sûrement nombreux à nous concurrencer pour tenter de vous convaincre. Saine émulation !
Alors pourquoi choisir Sciences Po plutôt que les autres ? Et, dans ce cas, à quoi servira votre argent ?
Choisir Sciences Po aujourd'hui, c'est nous juger sur des résultats : l'intégration internationale des études, la diversité sociale du recrutement de nos élèves, la professionnalisation de notre diplôme qui confère désormais le grade de master, la présence de nos chercheurs dans tous les grands débats de société.
Soutenir financièrement Sciences Po aujourd'hui, c'est nous permettre d'être un champion universitaire français dans la compétition internationale. Les idées, le sens de l'innovation, l'énergie, nous les avons, vous le savez. Avec vous, et seulement avec vous, nous réunirons les moyens de réaliser cette ambition.
Vous pouvez plus précisément vous informer sur notre campagne de levée de fonds sur le site :
www.construire.sciences-po.fr
Avec toute ma gratitude et l'engagement personnel de mériter votre confiance,
Richard Descoings
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Évacués

Les évacués du jour sont les étudiants de Nantes et de Tolbiac. Virés par la police.

AFP — Mercredi matin, plus de 600 étudiants avaient voté au cours d'une assemblée générale le blocus de l'UFR de Lettres et Sciences humaines de l'université de Nantes.
Environ 200 étudiants avaient l'intention de continuer le blocus durant la nuit et de dormir sur place mais, à la demande du président de l'université, quelque 80 agents des forces de l'ordre ont procédé à l'évacuation des étudiants, a indiqué à l'AFP Michel Vilbois, directeur de cabinet de la préfecture de Loire-Atlantique.
À Tolbiac, la police a évacué mercredi soir, après 22HOO, environ
75 étudiants opposés à la loi Pécresse sur l'autonomie des universités qui occupaient les locaux de Paris I situés rue de Tolbiac, dans le XIIIe arrondissement, a-t-on appris de sources concordantes.
Les étudiants, qui occupaient les lieux après un vote en ce sens d'une
assemblée générale réunissant plus de 1.000 étudiants dans l'après-midi, sont sortis "dans le calme, sans discuter, alors que c'était une vraie provocation de la part de l'administration d'envoyer les CRS", a déclaré à l'AFP Juliette Griffond de l'Unef qui de plus est convaincue que, cette fois, le président "souhaite que le mouvement se radicalise" pour l'éteindre. Le centre Tolbiac restera fermé pour une durée encore inconnue.

Pour suivre la mobilisation :
- un site donne la température fac par fac : celui de CNT, mais attention c'est plein de vilains gauchistes.
- un autre issu du web coopératif essaie aussi de tenir l'info à jour C'est celui-là, sur Tuuut.com.

Pendant ce temps là, en
contre feu, Pécresse dit vouloir lacher des choses sur le logement étudiants (article de Le Monde). On sait ou cela ira.
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Externalisation scolaire et luttes (suite)

* On voulait y arriver. Et bien voilà on y est. Voici des élus de la République qui agissent sans remords. C'est sur l'île de la Réunion que l'on fait appel à des sociétés privées pour faire le soutien scolaire qui normalement est fait par l'E.N.

Article de Clicanoo journal de l'île — Saint-André : le soutien scolaire assuré par une société privée
Un million d’euros pour lutter contre l’échec scolaire”, titrions-nous dans notre édition du 27 septembre dernier. À Saint-André, la municipalité et la caisse d’allocations familiales partagent le coût de ce projet, destiné à lutter contre l’illettrisme du CP au CM2. Le but est de proposer aux élèves les plus en difficulté (1 500 à 2 000) un soutien scolaire gratuit, qui sera assuré par une société privée, bientôt recrutée dans le cadre d’un appel à projets. L’objectif est incontestablement légitime et s’inscrit dans le cadre légal. Mais pourquoi doit-on passer par des prestataires privés, alors que l’Éducation nationale possède le personnel compétent ? “Le maire a proposé récemment le projet au recteur”, explique Marielle Lebon, directrice générale adjointe des services à la mairie de Saint-André. “Celui-ci a répondu que des heures supplémentaires sont prévues pour le soutien scolaire mais que c’est basé sur le volontariat des enseignants”.
“Moins d’emplois aidés dans le futur”
Faute d’une organisation complète de ce soutien scolaire par l’Éducation nationale, la mairie a choisi de passer par une structure privée pour créer ce service dans ses 19 écoles élémentaires. “Regardez l’école privée : le soutien scolaire y est intégré, il est financé par l’association des parents d’élèves”, plaide Mme Lebon [ça c'est de l'argument...]. La sous-traitance privée coûtera-t-elle moins cher aux contribuables que si l’Éducation nationale assurait le soutien scolaire en recrutant les enseignants nécessaires ? Difficile à dire. Pour Marielle Lebon, cette initiative permettra de prendre le mal à la racine : “Si on veut lutter contre l’illettrisme, il faut commencer très tôt. Actuellement, 50% des élèves de CE2 ne maîtrisent pas les acquis. Plus on commence tôt, moins ça coûtera cher. La lutte actuelle contre l’illettrisme fera baisser dans le futur le nombre de personnes qui dépendent d’emplois aidés pour vivre.” Et les emplois aidés, ça coûte cher.

C'est extraordinaire qu'un maire, devant une soit-disant défaillance d'un service de l'État (notez bien que le recteur n'a pas dit que le soutien ne fonctionnerait pas d'ailleurs ...), ne milite pas pour son amélioration. Un jour il y aura des associations de quartiers qui diront que les services municipaux ne font pas leur travail et qui développeront des services privés pour y remédier. Alors il n'y aura plus de mairie et se sera trop tard pour ledit maire qui a donné l'exemple.

* Lutte toujours et suite : La Sorbonne évacuée par la police cette nuit :

Reuters - Les forces de l'ordre sont intervenues dans la nuit de mardi à mercredi à Paris pour empêcher les étudiants en grève contre une loi sur l'autonomie des universités d'occuper la Sorbonne, apprend-on de source policière. La préfecture dit avoir chassé des locaux une centaine de personnes, sans incident. L'université parisienne est en proie à une grogne contre la loi Pécresse sur l'autonomie des universités, depuis la fin du mois d'octobre.

Une vidéo d'une AG (PAris 8) : c'est là sur le site du Parisien.
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Facultés de blocage [MAJ]

... où l'inverse plutôt. Ce mardi, plusieurs universités ont été bloquées (d'après AFP). Il s''agit de :

[MAJ de 17 h en fin de post]


Tours

Une centaine d'étudiants ont bloqué mardi matin l'entrée des bâtiments de la Faculté de Lettres de Tours, les Tanneurs, pour protester contre la loi Pécresse sur l'autonomie des universités, a-t-on appris de source policière.
Les étudiants, qui revendiquent "une action collective sans étiquette", avaient décidé de bloquer la Faculté des Tanneurs au cours d'une assemblée générale lundi soir, pour exprimer leur inquiétude face au vote cet été de la loi sur les universités.
Des chaises et des tables interdisaient mardi matin l'accès aux salles de cours et les étudiants attendaient la tenue d'une assemblée générale en début d'après-midi pour décider de la poursuite ou non du mouvement.


Toulouse
Des étudiants de l'université Toulouse-Le Mirail ont bloqué mardi matin l'entrée des bâtiments de la faculté pour protester notamment contre la loi Pécresse sur l'autonomie des universités, a constaté un journaliste de l'AFP.
Des chaises et des tables interdisaient l'accès aux salles de cours et des étudiants attendaient la tenue d'une assemblée générale dans la matinée pour décider de la poursuite ou non du mouvement.
Le mouvement, lancé par l'Aget-étudiants, Sud-étudiants et les Jeunesses communistes révolutionnaires, est "devenu un mouvement étudiant qui marche en assemblée générale", a-t-il précisé. Le blocage de la fac avait été voté mardi 30 octobre.
Dans un tract distribué aux étudiants, la présidence de l'université a jugé que "cette situation est en contradiction avec les principes de liberté de circulation et d'expression qui plaident pour une université ouverte garante du débat démocratique".


Rouen

A Rouen, les étudiants bloquent depuis le 30 octobre les facultés de lettres et de psycho-socio. Une assemblée générale a réuni 1.200 étudiants qui ont voté la reconduction du mouvement et appelé à une manifestation dans les rues de Rouen jeudi soir. Cette initiative doit s'inscrire dans le cadre de la journée nationale d'action appelée par une coordination nationale qui s'est réunie le 28 octobre à Toulouse.

Paris Tolbiac

Entre 100 et 200 personnes ont occupé lundi pendant quelques heures le site de Tolbiac de l'université Paris I avant de le quitter en fin de journée, alors que celui-ci est fermé administrativement, pour réclamer notamment l'abrogation de la loi sur l'autonomie des universités, a-t-on appris de sources concordantes.

Pour la ministre c'est bien sûr totalement injustifé :
(AFP, toujours) - Les déctracteurs de la loi estimant notamment que ce texte va se traduire par un désengagement financier de l'Etat, la ministre dit :
"C'est tout le contraire", a répondu Mme Pécresse, qui a ajouté: "
c'est un investissement, car on va mettre cinq milliards d'euros en cinq ans dans l'université".
"C'est paradoxal
qu'au moment où l'Etat se réengage, au moment où l'Etat décide d'accompagner les universités pour qu'elles soient plus puissantes, plus fortes, pour qu'elles assurent une meilleure insertion professionnelle des étudiants (...), qu'à ce moment-là, il y ait un mécontentement qui ne me paraît pas justifié", a-t-elle dit.
"Il faut un peu de patience pour que la loi puisse porter ses fruits", a-t-elle ajouté.
A la question de savoir si elle était prête à négocier avec ces étudiants, elle a répondu que
"la concertation" avait été "intense depuis (son) arrivée au ministère". "Aujourd'hui, on est en permanence en concertation sur les décrets d'application de la loi", a-t-elle dit.
La ministre a par ailleurs affirmé qu'
allait "sortir cette semaine" un décret d'application de la loi "qui permet le travail des étudiants dans les universités".

Ca veut dire quoi cette dernière phrase ? Un décret anti grève d'étudiant ?

[MAJ] A 17 heures s'ajoutent les universités suivantes :

Aix-Marseille I

Les étudiants de l'Université Aix-Marseille I ont voté "le principe de la grève" pour protester contre la loi Pécresse, mardi au cours d'une assemblée générale qui a réuni environ 450 personnes, a constaté un journaliste de l'AFP.
Ils ont reporté leur vote en revanche sur un éventuel blocage des locaux, jugeant qu'il était "trop tôt" pour en décider.
Un "barrage filtrant" sera organisé mercredi matin à l'entrée de la Faculté de lettres et de sciences humaines, avant la tenue d'une nouvelle assemblée générale destinée à préciser la suite du mouvement.


Lille III

Des étudiants de l'université Lille III (Lettres et sciences humaines) ont voté mardi après-midi le blocage de l'établissement pour protester contre la loi Pécresse, lors d'une assemblée générale qui a rassemblé jusqu'à 1.200 personnes, a constaté une journaliste de l'AFP.

Rennes II

Quelque 800 des 18.000 étudiants de Rennes ont participé à cette AG selon l'Unef. Des militants de ce syndicat, de Sud, de LO, la LCR, ou la CNT ont dénoncé cette loi sur l'autonomie qu'ils considèrent comme une "privatisation" de l'université.Des barrages ont été montés à l'aide de tables et de chaises à l'entrée des bâtiments juste après l'AG. Quelques altercations isolées se sont produites à cette occasion entre partisans et opposants au blocage voté jusqu'à la prochaine AG prévue mercredi midi. L'accès aux bibliothèques est resté libre.
Les étudiants de Rennes 1 (droit et sciences) ont de leur côté voté l'organisation mercredi et jeudi de "barrages filtrants", ralentissant l'accès des étudiants aux cours pour leur distribuer des tracts. Leur AG a rassemblé 150 personnes selon Sud.


et Toulouse
annonce être bloquée jusqu'à jeudi.

Contre ces mouvements les présidents d'université ont la parade : fermer les locaux afin de rendre plus difficile les rassemblements.

AFP -Le collectif contre l'autonomie des universités (CCAU, [extrème gauche]) a protesté mardi contre les fermetures administratives décidées par les présidents des universités où "la grève et le blocage sont votés", limitant ainsi fait "la massification du mouvement".
"Pendant le CPE, il y a eu quelques fermetures mais pas en début de mouvement. Là, on a l'impression que les présidents d'université se sont consultés et que, quand une AG vote la grève ou le blocage, ils décident la fermeture administrative", a déclaré à l'AFP, en marge d'une conférence de presse, Igor Zamichiei, de l'UEC.
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Discours sur les affaires scolaires

* Aujourd'hui, d'abord une petite histoire de la déclinologie scolaire.
Qui a dit ?
« Le baccalauréat est devenu dérisoire. Notre élite ne sait pas raisonner, elle ne sait pas exposer » (René Soudée, 1936),
« L’enseignement secondaire se primarise… Les élèves n’ont ni l’orthographe, ni vocabulaire exact et varié, ni connaissances grammaticales, ni analyse logique, ni méthode d’exposition écrite ou orale » (Paul Laumonnier, 1929),
« J’estime que les trois quarts des bacheliers ne savent pas l’orthographe » (Victor Bérard, 1899),
« L’orthographe des étudiants en lettres est devenue si défectueuse que la Sorbonne s’est vue réduite à demander la création d’une nouvelle maîtrise de conférences, dont le titulaire aurait pour principale occupation de corriger des devoirs de français des étudiants de la faculté de lettres » (Albert Duruy, 1886)

Un bon article fait le point sur l'utilisation du discours du déclin, sur le consensus du constat, mais aussi sur l'absence de débat car derrière tout cela il y a volonté d'imposer une idéologie dominante. C'est un papier de Ugo Palheta sur Betapolitique, blog politique connectif. Extrait de l'intro :

"L’analyse des nombreux articles parus à l’occasion de la rentrée scolaire constitue un bon moyen de cerner, dans la monotonie des jugements cent fois proférés et des « débats » sans cesse réactivés, une des formes privilégiées du discours médiatique, consistant non à rendre compte mais à régler des comptes, cela par le biais d’une indignation morale savamment distillée. Or, ce à quoi il s’agit de régler son compte ici, à travers la promotion d’une idéologie tout imprégnée de pessimisme élitaire, c’est à l’idée même de démocratisation scolaire."
et la conclu, une vraie leçon de démocratie : "Cette accumulation de citations, issues d’articles différents parus dans de multiples organes de presse, vise non à stigmatiser telle information, erronée, tel argument d’autorité ou telle sottise, mais à montrer à l’œuvre la logique de médias consensuels, voués aux impositions de problématique et à la « circulation circulaire de l’information ». Le champ médiatique fonctionnant le plus souvent en vase clos et produisant une multitude de censures invisibles, on voit ainsi les mêmes thématiques, exposés dans les mêmes termes et souvent par les mêmes individus, constituer un ordre du jour politique contre lequel il est difficile de faire émerger d’autres problèmes et d’autres manières de les poser."

* Ensuite, encore une fois l'affaire Guy Môquet, avec un article définitf sur la non lecture de la lettre. Là aussi de quoi bien méditer. C'est une réponse de Fabien Grandjean (un prof de philo) à un article de Joffrin dans Libé du mois de mai.
(comme je n'ai pas trouvé la source originale de cet article (si ce n'est ce blog) je le copie en entier :

L’affaire Guy-Môquet ou les apprentis-sorciers de l’histoire

En écho à l’article de André Gunthert cette réponse à l’article de Laurent JOFFRIN paru dans Libération le 24 mai 2007 sous le titre « Oui, il faut lire la lettre de Guy Môquet ».
SARTRE DOIT SE RETOURNER DANS SA TOMBE…
…si de son « huis clos » il perçoit encore les échos de cette « voix de son maître » qu’est devenu le quotidien Libération. En véritable héraut médiatique, Docteur Mouchard, alias Mister Joffrin, a dénoncé le refus des professeurs de lire à leurs élèves la lettre de Guy Môquet. Il y aurait beaucoup à dire. Objectons lui d’abord que les actes ne sont pas seuls à compter, que l’identité et les intentions de celui qui ordonne (et non pas en l’occurrence « propose ») une commémoration déterminent pour une part essentielle le sens et le respect qu’il faut lui accorder. Et tâchons de l’en convaincre, non de le persuader (différence conceptuelle qu’il ne juge pas pertinente en la matière ni opportune dans l’enseignement… comme si tous les démagogues et manipulateurs, depuis les sophistes grecs jusqu’aux tribuns populistes d’aujourd’hui en passant par les terribles conducteurs de masses des années 30, n’avaient pas fait de cette confusion leur première arme…).
Laurent Joffrin sut pourtant se montrer plus juste dénonciateur quand au cœur de la campagne présidentielle il protesta contre les pressions exercées par Nicolas Sarkozy sur les journalistes par l’intermédiaire des propriétaires de leurs journaux. Mais comment ne voit-il pas, ce Directeur de rédaction, qu’un homme qui gagne une élection par de tels moyens ne fait rien de moins dans le principe, sinon dans le degré, qu’un dictateur montant au pouvoir par tous les canaux de la propagande ? « La propagande, écrit Hitler dans Mein Kampf, vise à imposer une doctrine à tout un peuple… la propagande agit sur l’opinion publique à partir d’une idée et la rend mûre pour la victoire de cette idée. » Et peu importe l’idée car, par principe encore, c’est toujours un peuple que l’on sacrifie quand on le persuade ainsi. Le peuple n’est bien gouverné que par la raison qui l’instruit. C’est là sans doute ce que signifie la présence d’une tapisserie des Gobelins représentant l’Ecole d’Athènes au dessus du perchoir du président de l’Assemblée nationale et d’une autre dans le cabinet du départ de l’Hôtel de Lassay, face à une statue de la République. Pour convertir le peule allemand au nazisme Goebbels reçut la mission de diffuser cette idéologie par la musique, le théâtre, le cinéma, la radio, les livres, bien entendu la presse et, last but not least, les documents pédagogiques. Alors, bien sûr, Sarkozy n’est pas Hitler, mais est-il bien sûr qu’il ne glissera pas doucement vers l’autoritarisme, puis vers la dictature, « doucement » c’est-à-dire sous ces couverts doux et prévenants que Tocqueville et d’autres nous ont appris à reconnaître comme les formes softs du despotisme moderne ? Songeons à la lecture de la lettre de Guy Mocquet devant l’équipe nationale de rugby par celui qui était appelé au gouvernement à prendre en main les sports et une jeunesse galvanisée par une victoire escomptée, tandis que grâce à une médiatisation sans précédent le ballon oval remplaçait déjà le ballon rond dans les cours de récréation !
Mais Monsieur Joffrin n’a pas été le moins du monde troublé par la décision du Président Sarkozy de fabriquer dès sa prise de fonction un mythe pédagogique. Car il s’agit bien d’un mythe. En témoigne par exemple cette incroyable « erreur » historique commise par les auteurs de « La lettre », court métrage sur les derniers instants de Guy Môquet commandé par la Chaîne parlementaire et diffusé par France Télévision : le fait que Guy Môquet a été fusillé évanoui est escamoté. Sans doute ce détail historique n’a-t-il pas été jugé édifiant pour cette jeunesse à qui l’on voulait inculquer « un exemple » de « sacrifice de soi » selon les mots de Sarkozy repris par Xavier Darcos dans le B.O. du 30 août 2007.
Mais Guy Môquet ne s’est pas sacrifié. Il a été sacrifié. Quand s’est décidée son exécution il s’impatientait d’être placé en liberté surveillée, il était en détention administrative après avoir été acquitté en janvier 41 pour des activités militantes qui l’avaient certes amené en prison mais dont il ne pensait sans doute pas, du moins quand il les commença en octobre 39 (1), qu’elles le conduiraient indirectement à la mort… Ce martyr qui « aurai[t] voulu vivre » a été assassiné par les Allemands non « sur l’ordre de l’état-major allemand et du gouvernement de Vichy » (contrairement à ce que dit confusément le court métrage de LCP) mais sur l’ordre du seul Ministre de l’intérieur de Pétain, Pucheu, qui choisit politiquement les otages réclamés par le Général Stülpnagel en représailles à l’exécution de l’officier Holtz … C’est comme cela, voyez-vous, Monsieur Mouchard, que l’on brouille les mémoires et prédispose à tous les égarements. Le glissement subreptice de sens, dont notre gouvernement nous donne presque chaque jour une illustration, est le premier stratagème de la persuasion sophistique…
Vous rendez-vous compte dans quoi vous trempez, Monsieur Mouchard, quand vous exaltez le patriotisme en soi comme ce vieux gâteux de Maurice Druon reprochant aux professeurs réfractaires à la lecture de Môquet de n’être pas de « bons Français » ? C’est rompus à une telle exaltation, notamment par la pédagogie de la troisième République, que les Français de 1940 ont suivi aveuglément les paroles émouvantes du vainqueur de Verdun, là aussi une affaire de cœur et de don de soi… « C’est le cœur serré que je vous dis qu’il faut cesser le combat », « À mon âge, lorsqu’on fait à son pays le don de sa personne, il n’est plus de sacrifice auquel l’on veuille se dérober ».
Alors, que vous ne compreniez pas pourquoi les professeurs désobéissent à Sarkozy, pourquoi ils refusent le baiser de l’araignée que ce racoleur de l’extrême droite veut par leur bouche faire à la Résistance et à la gauche, lequel me rappelle analogiquement les déclarations de Hitler embrassant le pacifisme pour mieux préparer l’Allemagne à la guerre, que vous ne le compreniez pas, Monsieur Mouchard, au point de dénoncer à la vindicte populaire ces professeurs comme des représentants de l’anti-France, cela me glace d’effroi. Songez seulement, Monsieur Joffrin, que vous auriez pu de nouveau vous illustrer comme celui que vous avez eu le cran de paraître quand seul ou à peu près seul vous avez dénoncé au printemps 2007 les pressions exercées par Sarkozy sur les journalistes par l’intermédiaire des financiers dont la plupart des quotidiens de gauche ont été obligés d’accepter peu à peu les capitaux faute de lecteurs, faute de courage éditorial… Vous auriez pu rappeler que le candidat Sarkozy avait contesté aux lycéens le droit de grève et de manifestation pour les renvoyer à leurs chères études, ce qui mutatis mutandis impliquait que Guy Môquet n’aurait pas dû se dresser contre le gouvernement légal de Daladier (qui à l’automne 39 avait décrété l’illégalité du PCF et fait arrêter son père) ni contre celui non moins légal de Pétain. Vous auriez surtout pu dire que tandis qu’il faisait larmoyer les Français sur la lettre de cette victime de la collaboration, Sarkozy démantelait l’une après l’autre les conquêtes de la Libération et, en asservissant les médias, foulait aux pieds le programme du CNR …
« PROGRAMME DU CONSEIL NATIONAL DE LA RESISTANCE (DU 15 MARS 1944) : EXTRAIT. II – MESURES A APPLIQUER DES LA LIBERATION DU TERRITOIRE […] Unis quant au but à atteindre, unis quant aux moyens à mettre en œuvre pour atteindre ce but qui est la libération rapide du territoire, les représentants des mouvements, groupements, partis ou tendances politiques groupés au sein du C.N.R proclament qu’ils sont décidés à rester unis après la libération : 4) Afin d’assurer : […] la pleine liberté de pensée, de conscience et d’expression ; LA LIBERTE DE LA PRESSE, SON HONNEUR ET SON INDEPENDANCE A L’EGARD DE L’ETAT, DES PUISSANCES D’ARGENT et des influences étrangères ; […] En avant pour le combat, en avant pour la victoire afin que VIVE LA FRANCE ! LE CONSEIL NATIONAL DE LA RÉSISTANCE »
Certes, les choses ne font que commencer avec Sarkozy, mais elle vont déjà bon train, et les espaces de liberté que vous croyez pouvoir occuper dans l’empire de cette pensée unique dont vous prétendez vous faire le critique nuancé, ces espaces ne sont déjà plus que des interstices et bientôt, c’est à craindre, ils confineront au néant comme toute différence de degré entre les démagogues d’aujourd’hui et les dictateurs d’hier… Alors on observera de près si les caméléons de votre sorte, Mister Joffrin, sauront mettre en pratique ces beaux conseils de patriotisme qu’ils prodiguent sans scrupule aux professeurs courageux qui ont choisi de s’engager contre la propagande populiste, de résister à l’ordre de lui prêter leur voix, bref de collaborer. Voilà, Docteur Mouchard, l’exemple qui honore la mémoire de Môquet tandis que la récupération de sa lettre intime pour célébrer la devise « Travail, famille, patrie » en est la trahison absolue qui doit le faire lui aussi se retourner dans sa tombe.
Fabien Grandjean
(1) C’est-à-dire après la mise hors la loi du PC mais avant le décret du socialiste Sérol qui en avril 40 étendit l’application de l’art. 76 du Code pénal (la peine de mort) à « tout Français qui aura[it] participé sciemment à une entreprise de démoralisation de l’armée ou de la nation », ce qui incluait notamment toute activité de propagande communiste… Quant à l’activité militante de Guy Môquet précisément à ce moment-là est-elle bien, selon les mots de Laurent Joffrin, ce « magnifique exemple d’héroïsme manifesté dans la lutte la plus indiscutable qui soit, celle qui a opposé la Résistance aux barbares hitlériens » ? L’émotion que pareille grandiloquence est susceptible de susciter ne saurait prévaloir contre l’exigence « scolaire » d’une enquête historique, seule habilitée à déterminer l’écart éventuel du jeune militant par rapport à la ligne définie par M. Thorez qui n’était pas encore celle de la Résistance, ni prévaloir contre l’exigence politique d’une libre discussion de la légitimité de cette ligne et de cet éventuel écart…

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