Réforme(s). Suite et suite...
exemple : + 10 élèves ; - 50 heures.
What else ?
*Réforme voie technologique STI-STL : un premier bilan ?
Le SNES qui est toujours bien informé (et pour cause) publie ces jours-ci un diaporama qui fait le point sur ses demandes et surtout sur le projet de Chatel que personne officiellement ne connait.
C’est sur le lien là
(à partir de la
12 ou 13e diapo/page).
*Supprimer des
postes sans le dire : Concours : vers une année
blanche ?
Par Marie-Albane de Suremain (Paris 12 IUFM Créteil)
S'acheminer vers une
année blanche ne signifie pas la suppression pure et
simple des postes aux concours de recrutement des
enseignants pour la session 2010-2011, mais
l'impossibilité pour toute une promotion d'étudiants
de se présenter aux CRPE, CAPES, CAPET, CAPLP, CPE -
ce qui signifie bien pour elle, de fait, une année
blanche.
La modification des
conditions d'inscription aux nouveaux concours fait
que les étudiants titulaires d'une licence à l'issue
de l'année 2009-2010 ne pourront plus s'inscrire aux
concours à la rentrée prochaine. A la différence des
promotions précédentes, il leur faudra un Master 1 en
guise de sésame.
Les décrets de
juillet 2009 organisent donc l'assèchement massif du
vivier des candidats aux concours pour l'année
2010-2011.
Prenons le cas des candidats à la prochaine session
du concours de Professeur des Ecoles, dont les
épreuves d'admissibilité doivent se dérouler en
septembre 2010 : les titulaires de la licence
2010, vivier des candidats à ce concours, ne pourront
concourir l'année prochaine. Cette promotion devra
attendre une année supplémentaire encore, à condition
de réussir un master 1, sésame incontournable, et
faire les frais (au sens propre) de cette réforme.
Les étudiants titulaires d'une licence à l'issue de
l'année 2009-2010 et qui souhaitent se présenter aux
concours du second degré - CAPES, CAPLP, CPE - se
trouvent dans la même situation : ils ne
pourront s'inscrire à la session 2010-2011 de ces
concours ; ils devront réussir un master 1 au
préalable, avant de pouvoir s'inscrire dans le
meilleur des cas à la session des concours 2011-2012.
Si les cohortes
normales de jeunes licenciés ne peuvent s'inscrire
aux concours en 2010-2011, qui pourra donc se
présenter ?
• d'une part, comme les années précédentes, certains
étudiants déjà titulaires en septembre 2010 d'un
master 1, mais ces effectifs représentent une
minorité des viviers actuels de candidats - par
exemple en mathématiques ;
• d'autre part, une partie des candidats malheureux
de la session 2010 des concours : ceux qui
auront pu cumuler au cours de cette année de
préparation suffisamment d'ECTS pour obtenir un M1,
par équivalence. Un dispositif transitoire a été
ébauché pour ces candidats là, c'est-à-dire une
minorité, mais rien n'a été prévu pour la majorité
des étudiants composant le vivier des candidats aux
concours d'enseignement.
Dans
cette réforme, aucune transition n'a été pensée pour
passer d'un système de concours à un autre.
Les conditions d'un effondrement du nombre de
candidats aux concours de recrutement pour la session
2010-2011, tout concours confondus, sont ainsi
réunies et, pour la promotion 2010 des étudiants de
licence, celles d'une année blanche.
* Supprimer pour moins bien recruter : ou les
solutions de la régionalisation (par V. Pecresse).
Attention élections
en vue.
Valérie
Pécresse souhaite le recrutement de 5.000
"surveillants-tuteurs" en
Ile-de-France
A
la suite du drame qui a coûté la vie vendredi à un
lycéen du Val-de-Marne, Valérie Pécresse propose
d'utiliser les financements correspondant aux
"emplois-tremplins non pourvus pour recruter des
surveillants-tuteurs régionaux et renforcer la
sécurité dans les lycées" en région parisienne.
Dans un communiqué, Valérie Pécresse, tête de liste
UMP pour les régionales en Ile-de-France, se dit
"profondément émue" par le décès de l'adolescent
agressé dans l'enceinte du lycée Darius Milhaud au
Kremlin-Bicêtre.
Estimant que la
question de la sécurité dans les établissements
scolaires "dépasse les clivages politiques", la
ministre de l'Enseignement supérieur propose à la
majorité et à l'opposition en Ile-de-France
d'utiliser "dès le mois de janvier 2010 les
financements correspondant aux 5.000
emplois-tremplins toujours non pourvus à ce jour,
pour recruter 5.000 surveillants-tuteurs
régionaux,
chargés dans chaque lycée de suivre, d'encadrer et de
conseiller les lycéens dont les difficultés de
comportement sont connues et repérées".
"Alors que l'Education nationale a recruté de son
côté 3.800 médiateurs de la vie scolaire cette année
et sans attendre les
échéances électorales à venir, la région Ile-de-France pourrait
ainsi, dans le cadre de ses compétences, renforcer
l'encadrement dans les lycées", estime-t-elle. AP
* Avis sur les
procédures d'évaluation des élèves de l'école
élémentaire en CE1 et en CM2 par Hubert Montagner
Soucieux
du développement de l'enfant au fil de l'âge dans ses
différents lieux de vie et d'éducation (parfois de
soins), y compris à l'école primaire, j'ai pris
connaissance des conditions dans lesquelles les
évaluations scolaires avaient été réalisées au milieu
de l'année scolaire 2008-2009 dans les écoles de la
FRANCE. Pour un scientifique (on peut élargir à
l'ensemble de la communauté scientifique sans risquer
de se tromper), il est clair que les résultats des
évaluations effectuées avec des élèves de CE1 ou de
CM2 n'ont pas de valeur ni de crédibilité. En effet,
ils ne peuvent conduire à des conclusions
fiables qui aboutissent à une connaissance réelle du
comportement, des performances et du niveau des
élèves, quelle que soit la classe, à cause des biais
multiples qui entachent les résultats.
La suite est là.