Service minimum généralisé
26/01/08 00:00
* Déclarations syndicales (I). Voici les réactions de nos représentants syndicaux rassemblées par l'AFP suite à la volonté de Darcos de mener des négociations pour établir le service minimum.
Je vous laisse les apprécier :
AFP -"Le résultat de la discussion est déjà écrit avant même qu'elle ait commencé! Quelle conception du dialogue social !", a protesté Gilles Moindrot, secrétaire général du Snuipp-FSU, majoritaire au primaire.
"Quelles sont les marges de discussion ? Le ministre présente les choses comme étant déjà fermées", a renchéri Luc Bérille, son homologue du SE-Unsa (2e dans le premier degré).
Accord ou pas, loi ou pas loi, l'objectif d'instaurer l'obligation de se déclarer gréviste est fixé d'avance par le ministre, a-t-on reconnu dans l'entourage de M. Darcos.
De son côté, Thierry Cadart (Sgen-CFDT) s'"agace du côté comminatoire" du discours de M. Darcos: "on ne travaille pas sous la menace !"
Les syndicats reprochent également au ministre d'avoir dit qu'il ne "pouvait pas y avoir d'argument en faveur de ne pas se déclarer grévistes". "Il va bientôt parler à notre place !", a réagi M. Cadart, tandis que M. Bérille ironisait: le ministre "fait les questions et les réponses".
"C'est quand même surprenant qu'au soir d'un mouvement puissant chez les enseignants, M. Darcos se borne à ne répondre que sur le service minimum, ignorant complètement les revendications des personnels", a dénoncé M. Moindrot.
Les grévistes protestaient notamment contre la suppression de 11.200 postes dans l'Education à la rentrée 2008 et des coupes encore plus importantes attendues les années à venir dans le cadre de la révision générale des politiques publiques (RGPP).
Enfin, les syndicats estiment que le ministre "aurait pu avoir la courtoisie de (les) prévenir" (Snuipp-FSU) sur l'ouverture de ces discussions. "Nous sommes en contact hebdomadaire avec les syndicats", a-t-on répondu au ministère.
"M. Darcos est dans une grande difficulté car le budget que Bercy lui concède ne va pas lui permettre de mener sa politique éducative. De ce fait, il cherche un dérivatif et tente de déplacer les sujets dans les domaines où il peut avoir l'appui de l'opinion publique", a analysé M. Cadart.
*Déclaration syndicales (II). Attention, ça fiche les jetons. C'est le communiqué de presse des syndicats suite à la grève du 25. A minima (et même moins).
Communiqué commun des organisations syndicales de la Fonction publique
UNSA - CGT - FO - FSU - CFDT - CFTC -Solidaires
Après la journée d'action du 20 novembre, la mobilisation du 24 janvier confirme l'ampleur du mécontentement et des attentes des personnels de la Fonction publique en matière de salaires, d'emploi et de missions. Ce mouvement rencontre l'adhésion majoritaire de l'opinion.
Pour l'instant, la seule réponse ministérielle est un rendez vous tardif le 18 février, alors que la revendication unitaire est portée depuis l'été 2007. A cela s'ajoute une menace inacceptable de remise en cause des conditions d'exercice du droit de grève dans l'Education voire au-delà.
Les organisations soussignées appellent le gouvernement à prendre d'urgence la mesure des exigences des personnels et à apporter les réponses qu'ils attendent. Elles exigent l'ouverture de négociations salariales dès la première semaine de février. Il serait incompréhensible que le gouvernement organise une "semaine de la Fonction publique" sans répondre aux revendications des personnels : si le ministre a des propositions à faire, il n'y a aucune raison d'attendre trois semaines. Elles écrivent dans ce sens au Premier Ministre. Elles se réuniront le 1er février pour apprécier les réponses du gouvernement.
D'ores et déjà les organisations appellent les personnels à maintenir la pression par des initiatives unitaires (conférences de presse, interpellations des élus, rassemblements, manifestations,...) en particulier à l'occasion de la "semaine de la Fonction publique" organisée par le gouvernement du 1er au 8 février.
Communiqué de presse du vendredi 25 janvier 2008.
Et pendant qu'on y est on pourrait peut-être harceler de messages vengeurs tous les représentants de l'Etat...
*Une vidéo de la fin d'actualité mais qui traduit (aussi) un certain énervement (de ma part au moins, surtout après ce que l'on vient de lire). Attention c'est plein de gros mots.
Bref, quant est-ce qu'on se réveille ?
Je vous laisse les apprécier :
AFP -"Le résultat de la discussion est déjà écrit avant même qu'elle ait commencé! Quelle conception du dialogue social !", a protesté Gilles Moindrot, secrétaire général du Snuipp-FSU, majoritaire au primaire.
"Quelles sont les marges de discussion ? Le ministre présente les choses comme étant déjà fermées", a renchéri Luc Bérille, son homologue du SE-Unsa (2e dans le premier degré).
Accord ou pas, loi ou pas loi, l'objectif d'instaurer l'obligation de se déclarer gréviste est fixé d'avance par le ministre, a-t-on reconnu dans l'entourage de M. Darcos.
De son côté, Thierry Cadart (Sgen-CFDT) s'"agace du côté comminatoire" du discours de M. Darcos: "on ne travaille pas sous la menace !"
Les syndicats reprochent également au ministre d'avoir dit qu'il ne "pouvait pas y avoir d'argument en faveur de ne pas se déclarer grévistes". "Il va bientôt parler à notre place !", a réagi M. Cadart, tandis que M. Bérille ironisait: le ministre "fait les questions et les réponses".
"C'est quand même surprenant qu'au soir d'un mouvement puissant chez les enseignants, M. Darcos se borne à ne répondre que sur le service minimum, ignorant complètement les revendications des personnels", a dénoncé M. Moindrot.
Les grévistes protestaient notamment contre la suppression de 11.200 postes dans l'Education à la rentrée 2008 et des coupes encore plus importantes attendues les années à venir dans le cadre de la révision générale des politiques publiques (RGPP).
Enfin, les syndicats estiment que le ministre "aurait pu avoir la courtoisie de (les) prévenir" (Snuipp-FSU) sur l'ouverture de ces discussions. "Nous sommes en contact hebdomadaire avec les syndicats", a-t-on répondu au ministère.
"M. Darcos est dans une grande difficulté car le budget que Bercy lui concède ne va pas lui permettre de mener sa politique éducative. De ce fait, il cherche un dérivatif et tente de déplacer les sujets dans les domaines où il peut avoir l'appui de l'opinion publique", a analysé M. Cadart.
*Déclaration syndicales (II). Attention, ça fiche les jetons. C'est le communiqué de presse des syndicats suite à la grève du 25. A minima (et même moins).
Communiqué commun des organisations syndicales de la Fonction publique
UNSA - CGT - FO - FSU - CFDT - CFTC -Solidaires
Après la journée d'action du 20 novembre, la mobilisation du 24 janvier confirme l'ampleur du mécontentement et des attentes des personnels de la Fonction publique en matière de salaires, d'emploi et de missions. Ce mouvement rencontre l'adhésion majoritaire de l'opinion.
Pour l'instant, la seule réponse ministérielle est un rendez vous tardif le 18 février, alors que la revendication unitaire est portée depuis l'été 2007. A cela s'ajoute une menace inacceptable de remise en cause des conditions d'exercice du droit de grève dans l'Education voire au-delà.
Les organisations soussignées appellent le gouvernement à prendre d'urgence la mesure des exigences des personnels et à apporter les réponses qu'ils attendent. Elles exigent l'ouverture de négociations salariales dès la première semaine de février. Il serait incompréhensible que le gouvernement organise une "semaine de la Fonction publique" sans répondre aux revendications des personnels : si le ministre a des propositions à faire, il n'y a aucune raison d'attendre trois semaines. Elles écrivent dans ce sens au Premier Ministre. Elles se réuniront le 1er février pour apprécier les réponses du gouvernement.
D'ores et déjà les organisations appellent les personnels à maintenir la pression par des initiatives unitaires (conférences de presse, interpellations des élus, rassemblements, manifestations,...) en particulier à l'occasion de la "semaine de la Fonction publique" organisée par le gouvernement du 1er au 8 février.
Communiqué de presse du vendredi 25 janvier 2008.
Et pendant qu'on y est on pourrait peut-être harceler de messages vengeurs tous les représentants de l'Etat...
*Une vidéo de la fin d'actualité mais qui traduit (aussi) un certain énervement (de ma part au moins, surtout après ce que l'on vient de lire). Attention c'est plein de gros mots.
Bref, quant est-ce qu'on se réveille ?
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