Les mauvaises blagues du jour

Vers le Mammouth Déchaîné

Décidément il y a des jours ou tout ce qui circule se ressemble. Aujourd'hui tout un tas de mauvaises blagues.

* D'abord cette fausse lettre de l'E.N. qui a circulé dans le supérieur, annonçant l'augmentation de 20 % du taux horaires des heures sup' mais aussi augmentant la charge de travail des enseignant (pour réduire les coûts). Propositions pas si éloignées que cela de la réalité.
heurescompl

* Ensuite un curieux répondeur que vous trouverez en podcast ci-dessous. Ce n'est évidemment pas un vrai répondeur d'une vraie école, c'est marrant c'est sûr malgré quelques liaisons dangereuses.LE problème c'est qu'il est assez difficile de trouver l'origine de cet audio. Et cela peut servir beaucoup d'intérêts différents (voire opposés) et le fichier se retrouve déjà sur des sites aux orientations variables.

repondeur


* Enfin, mixité : Morano for ever. Une mauvaise blague qui cette fois n'en est pas une : Garçons et filles bientôt séparés sur les bancs de l’école ?
Il s'agit d'un article de Libé qui évoque les dégâts collatéraux d'une loi votée à la hâte ce mercredi sur les discriminations. (l'original est ici).

Faux pas autour de l’école mixte
CHARLOTTE ROTMAN
QUOTIDIEN : vendredi 11 avril 2008

"Garçons et filles bientôt séparés sur les bancs de l’école ? Une disposition glissée dans un projet de loi sur les discriminations - voté en urgence et adopté mercredi soir au Sénat - sème le trouble : elle permet «l’organisation d’enseignements par regroupements des élèves en fonction de leur sexe.»
Au gouvernement, on justifie ce qui ressemble à un pataquès. «Le principe de mixité ne doit pas empêcher que, de façon ponctuelle, un enseignement soit organisé uniquement avec des jeunes filles ou des jeunes garçons […]. Cela ne remet pas en cause le principe de mixité scolaire» , assure-t-on chez Valérie Létard, secrétaire d’Etat à la Solidarité, qui a défendu le texte à l’Assemblée nationale. Mais de renvoyer gentiment vers le ministère de l’Education nationale… où l’on explique ne «pas être au courant». Patate chaude ? L’origine même de cette mesure est étrange. «Est-elle à mettre sur le compte de travaux menés dans la précipitation, ou bien d’une orientation idéologique en phase avec les nostalgiques de l’uniforme et des détracteurs de Mai 68 ?» s’est ainsi interrogée la sénatrice PS Bariza Khiari.
Mystère. Le projet de loi transpose cinq directives communautaires relatives à la lutte contre les discriminations, et est censé combler le retard de la France, trois mois avant sa présidence de l’Union européenne. Mais ce texte concerne l’accès aux «biens et services». Quel rapport avec l’Education ? Mystère. «C’est une bourde, une maladresse du gouvernement, analyse Nicolas About, le président UDF de la commission des affaires sociales au Sénat. C’était idiot d’évoquer l’Education.» Pourquoi ce zèle? «Le gouvernement a voulu rassurer le monde de l’enseignement privé», pense le sénateur.
La rapporteur UDF Muguette Dini a souligné elle-même le hors-champ. «Contraire à la volonté de lutter contre les discriminations sexistes, [cette disposition] n’est pas prévue par la directive 2004/113», à laquelle le texte est censé se conformer. Nicolas About, en commission, avait estimé que «cette mesure n’est pas acceptable, car elle pourrait conduire à exclure les filles de l’accès à l’éducation ou les astreindre à certaines filières de formation». Même s’il a nuancé : «Une application particulière se justifie davantage pour les établissements assurant un hébergement, comme les pensionnats.» Le 2 avril, la commission a donc voté un amendement de suppression.
Laïcité. Une semaine plus tard, en séance, la discussion est chaude. On compte quatre amendements hostiles. «Vous ouvrez une boîte de Pandore», prévient Annie David, du groupe des sénateurs communistes, républicains et citoyens. «L’apprentissage du vivre ensemble commence à l’école», renchérit Bariza Khiari, inquiète également de la remise en cause de la laïcité. La secrétaire d’Etat à la famille, Nadine Morano, a tenu bon : «Si le gouvernement est très attaché à la mixité, [la possibilité qu’un enseignement ] puisse être dispensé en séparant les garçons des filles [ est défendable ]. Cela se fait à l’école de la Légion d’honneur, dans l’enseignement privé», a-t-elle précisé. Un exemple qui fait envie."

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Mauvaise foi

Vers le Mammouth Déchaîné


* Propos de ministre. En vrac. Tenus dans un entretien accordé à 20 minutes et devant le Sénat, repris dans Le Figaro, ou donnés par l'AFP :

«Nous ne reviendrons pas sur ces suppressions, même si je le voulais, je ne peux pas : elles ont été largement discutées depuis août, et votées en novembre. Nous ne renouvelons pas 8.830 emplois de professeurs, sur 900.000, puisque démographiquement, nous avons perdu 145.000 collégiens et lycéens en trois ans». Un retour en arrière est impossible. « La qualité des cours ne dépend pas du nombre de professeurs. Malgré un des meilleurs taux d'encadrement au monde, un prof pour 12 lycéens, on perd des places dans les classements mondiaux», avance l'ancien maire de Périgueux qui se dit prêt à discuter avec les syndicats des «vrais défis» du lycée.
«On me demande des postes: je réponds études surveillées, nouveaux programmes, stages, revalorisation du lycée professionnel», rétorque-t-il.
«Les défilés d'élèves et d'enseignants reviennent tous les ans ! Il ne faut pas être dupe du discours alarmiste et mensonger de certains syndicats. N'exagérons pas la mobilisation des lycéens», insiste-t-il, soulignant que sur les 450.000 lycéens que comptent l'Ile de France, 4000 seulement manifestaient jeudi dernier.

«Nous entendons les lycéens mais c'est un mensonge de leur faire croire que le lycée est une question quantitative», a affirmé jeudi Xavier Darcos devant les sénateurs. «Il faut réformer le lycée, ce n'est pas parce que l'on sera 100 de plus ou de moins que les choses changeront», a affirmé le ministre. «Il ne faut pas que les lycéens reprennent les slogans syndicaux, il faut que nous parlions de la réforme qui n'est pas quantitative mais qualitative».

Le ministre de l'Education nationale Xavier Darcos a appelé vendredi les syndicats à "arrêter de pousser les lycéens devant eux" et à "prendre leurs responsabilités", alors qu'il devait rencontrer dans la journée des représentants des lycéens. "Nous allons parler avec les lycéens, mais j'aimerais aussi que l'on parle des syndicats, où sont-ils passés ceux-là, pourquoi est-ce que je me retrouve aujourd'hui confronté directement à un dialogue avec les jeunes?", s'est-il interrogé sur Canal+.

"Il faut peut-être que les syndicats arrêtent de pousser les élèves devant eux, et qu'ils reprennent un peu leurs responsabilités, que nous puissions parler de ces questions (statutaires) avec des gens dont c'est la responsabilité", a ajouté M. Darcos.

"Je vais leur expliquer ce que c'est qu'une loi de finance", a indiqué M. Darcos, ajoutant : "la loi de finance est faite, je n'ai pas de poste à distribuer même si je le voulais". "Nous allons peut-être examiner si, ici où là, il y a des difficultés particulières parce que nous faisons toujours des ajustements au mois de juin", a-t-il poursuivi.

"Les performances du lycée (français) qui coûte si cher sont médiocres", a assuré M. Darcos. "Il faut que nous repensions la manière dont nous préparons nos élèves à l'avenir", a-t-il ajouté, estimant qu'il n'était "pas scandaleux que l'on puisse être 36 ou 37 par classe" dans certains lycées.

No comment, c'est assez clair comme cela.

*Enquête parents. Dormez braves gens tout va bien. C'est en d'autres termes ce que nous dit aujourd'hui le site du cafepedagogique.net en buvant les paroles de l'institution et du patron de la division de l'évaluation.
Curieux manque de recul.


L'expresso du Café— "Faut-il avoir peur de l'enquête portant sur les collégiens de 6ème ?

"Dans quel pays êtes-vous né ? Quelle langue parle-t-on chez vous ? Votre enfant est—il un bon élève ? A quelle heure rentrez-vous de votre travail ? "Voilà quelques unes des questions que pose un très indiscret questionnaire  réalisé par la DEPP (ministère), remis début 2008 à 35 000 élèves de 6ème. La peur est encore renforcée quand on assène aux parents que la réponse à ce questionnaire rédigé par la DEPP (ministère) est "obligatoire".
 
"Rien de neuf dans cette enquête"  pourtant précise Daniel Vitry, le patron de la DEPP, qui rappelle qu'une enquête identique a eu lieu en 1995. Elle avait déjà sélectionné 35 000 élèves entrant en sixième et les a suivis durant 10 années très régulièrement. L'enquête actuelle garantira l'anonymat des réponses et a reçu l'aval de la CNIL.
 
L'enjeu de cette recherche vaut la peine de répondre à des questions indiscrètes [alors là, l'argument est de taille en effet, note de moi]. Elle permettra d'avoir une photographie exacte des parcours de formation d'une génération et de détecter les faiblesses et les points forts du système éducatif [En quoi connaître le pays de naissance va-t-il permettre de connaître les points forts du système éducatif ? ].
 
Par exemple, elle devrait permettre d'évaluer la part des  facteurs économiques et des facteurs culturels dans les difficultés scolaires. Et par suite de proposer des politiques mieux adaptées. Le questionnaire couvre en fait tous les facteurs connus susceptibles de peser sur la réussite scolaire."

En 1995, il faut dire on ne renvoyait pas à la frontière aussi rapidement qu'aujourd'hui, et il n'y avait pas de ministère de l'identité nationale avec un quota annuel reconductions à tenir.
Les pédagogistes sont donc bien du côté du manche.



* Bref, nous prendrait-on pour de grosses buses ? mais non mais non. Retour aujourd'hui de la vidéo de la fin.

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Nouveaux programmes collège, fonctionnaires, enquête ...

Vers le Mammouth Déchaîné

Ca n'en finit pas aujourd'hui...

* Bruissement général sur la toile autour des nouveaux programmes de français en collège
. Médiapart (site d'info payant) vient de publier un document confidentiel de l'EN relatif à ces nouveaux programmes. C'est ici, mais c'est payant.
Nous les avons également au Mammouth Déchaîné. Les voici : (en pdf)
francais college francais college2 francais college3 francais college4 francais college5


Il y aurait d'autres pré-pgrogrammes en circulation notamment en maths.
En attendant qu'ils se diffusent ouvertement, allez découvrir l'analyse qu'en fait la présidente de l'AFEF (association française de l'enseignement du français). C'est ici.


*Darcoseries du soir. Voici les déclarations de Darcos, trouvées sur le site de TF1:

"Je respecte les lycéens. J'ai eu 16 ou 18 ans aussi. Je n'ai pas d'hostilité, j'ai même plutôt de la sympathie pour ces jeunes", avait  déclaré Xavier Darcos.  "Mais que l'on ait des élèves qui arrivent dans un établissement pour tout casser, qu'ils molestent nos professeurs ou qu'ils volent les portables de leurs camarades ou qu'ils cassent la figure à des proviseurs, tout  ça parce qu'à la rentrée prochaine il va y avoir une classe où ils étaient 32 -  ils vont être 33 - ou parce qu'il y avait 100 professeurs - ils vont être 98 -  je trouve que tout ceci prend des proportions qui ne sont pas raisonnables. Ce pays n'est pas raisonnable".

si c'est lui qui le dit...

* Loi du jour pour tuer "le corporatisme des fonctionnaires". Bientôt ce sera inutile de défendre les statuts de 50, parce que se sont tous les fonctionnaires qui vont être touchés. Voici ce qu'en dit Le Monde :

Fonction publique : "Faire sauter tous les verrous"
Officiellement, c'est un projet de loi technique sur la fonction publique qui sera présenté, mercredi 9 avril, en conseil des ministres. Officieusement, le gouvernement pense avoir conçu une "bombe" pour "faire sauter tous les verrous", selon l'un de ses concepteurs. "C'est un projet de loi anti-corporatismes", ajoute un autre.
La loi "relative à la mobilité et aux parcours professionnels dans la fonction publique" doit permettre à tous les fonctionnaires d'accéder "à tous les corps et cadres d'emplois (...) nonobstant l'absence de disposition ou toute disposition contraire prévue par les statuts particuliers", affirme le premier article de ce texte, qui remplacera l'article 13 bis de la loi de 1983 sur la fonction publique. Autrement dit, les corps et cadres d'emplois ne doivent plus être un obstacle à la mobilité des fonctionnaires.

L'administration aura l'obligation d'accepter la décision d'un agent de partir vers un autre ministère, un organisme public ou privé. Elle devra aussi lui assurer le maintien de son revenu si la rémunération du ministère d'origine est supérieure à celle du ministère d'accueil. Les restrictions à la durée de mobilité sont aussi levées : le fonctionnaire détaché se verra proposer, au bout de cinq ans, une intégration dans le corps ou cadre d'emplois qui l'a accueilli. Aujourd'hui, faute d'avoir passé l'examen ou le concours requis, il doit réintégrer son corps d'origine.
"A terme, on vise la disparition des corps", confie l'un des rédacteurs du projet de loi. Prochaine étape de la "révolution culturelle" annoncée par Nicolas Sarkozy le 19 septembre 2007 à Nantes, la réforme du recrutement et "le carcan des concours". Enfin, la grande loi sur la fonction publique, prévue pour 2009, visera à banaliser encore plus le statut de fonctionnaire : elle devrait rendre plus facile le passage entre le public et privé, et permettre notamment la création d'"agences" où se côtoieront agents de droit public et salariés privés.


* Retour sur l'enquête auprès des parents.

La ligue des droits de l''Homme s'en inquiète sérieusement : c'est là.
La presse (locale et bretonne pour l'instant) en fait éco :


ouest1

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Sport

* Et si le sport, finalement, ça pouvait servir à quelque chose ? Heim ? Ils ont peut-être raison de vouloir coller toujours plus d'éducation physique aux élèves.
Voilà un bel exemple donné par Rémi, celui qui fait n'importe quoi pour devenir n'importe qui. Après quelques prouesses techniques, le plus beau coup est le tout dernier. Un vrai bijou.



Visitez aussi son site, ces provocations ne sont pas toutes dénuées d'intérêt.

* Attention ce qui va suivre sera un temps fort de la mobilisation 2008 : le Sgen-CFDT se déclare pour une action unitaire dans l'EN. Il est temps (car tous les autres sont déjà partis en lutte depuis au moins les vacances dernières).

Leur déclaration :
Le Sgen-CFDT pour une action unitaire dans l’Éducation nationale

Les conséquences désastreuses du mauvais budget 2008 pour l’Éducation nationale se font maintenant sentir sur le terrain : suppressions de postes, initiatives innovantes mises à mal, aggravation de la charge de travail, dégradation des conditions d’enseignement et inquiétudes chez les jeunes.
Dans le même temps, l’entêtement du ministère à maintenir dans le premier degré des programmes rétrogrades et déconnectés du réel traduit une vision étroite des objectifs de l’École.
Pour dénoncer les conditions de la rentrée 2008, alerter sur les suppressions de postes programmées à l’avenir et obtenir une politique éducative porteuse d’une véritable ambition, le Sgen-CFDT agira dans la période pour toutes les initiatives visant à bâtir une action unitaire sur la base de ces revendications et dans le respect des convictions de tous les partenaires.
Paris, le 7 avril 2008
Nous rappellerons pourtant que ce syndicat est favorable au rapport pochard, pour la RGPP, et a refusé jusque-là toute action commune. Alors pourquoi la vouloir maintenant ? On se le demande...

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Pendant les vacances la lutte continue ...

Vers le Mammouth Déchaîné

...mais on est quand même en vacances. Alors avant de continuer à s'informer (voir l'article ci dessous sur l'enquête auprès des parents) quelques vidéos pour entretenir le moral.

* Ce type là n'est pas un imitateur. C'est un ciseleur de sons. Et il fait revivre les discours de nos politiques. De vrais petits chef-d'oeuvres. Et surtout visitez son site ou il en a fait bien d'autres (d'ailleurs sur son site il n'y a que des vidéos). Et en plus il paraît qu'il habite à 200 mètres de chez moi, alors...

C'est http://brunocandida.com/


Tout d'abord la vraie nature du programme de Sarkozy. Ce n'est pas loin de la vérité :




Ensuite la vraie nature du programme de Ségolène (dit socialiste) :



Quant à celui-là, on se demande si c'est vraiment un montage :

Bruno Candida - Petit Caillou



*Retour au terrain. Qui a dit : "Un bon prof est quelqu’un qui enseigne par ce qu’il est et non par ce qu’il dit. Quelqu’un qui râle, qui fait grève, est-il un bon modèle ?"

réponse : DARCOS au sujet des professeurs dans le journal destiné aux enfants" Mon quotidien". (trouvé sur Bellaciao)
Ce journal est présent dans presque toutes les écoles primaires et les collèges .
Un premier acte de résistance pourrait être pour les écoles et collèges de se désabonner.
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Préférence nationale, prospective et performances [MAJ]

Encore une histoire de fichier. Voici une nouvelle enquête que reçoivent partout en France (et sans doute ailleurs aussi) un certain nombre de parents. Une enquête de la Division de l'évaluation de la prospective et de la performance au goût encore une fois un peu douteux. Puisque les instits ne veulent pas remplir base-élèves, l'administration interroge donc directement les parents.

Merci Gaelle.

Pas moins de 10 questions sur 25 (de la première série) sur les problèmes de nationalité ou de langue maternelle. Ensuite on fait estimer aux parents la qualité de l'enseignement.
Cela va au-delà d'une enquête sociologique. Enquête en aucun cas anonyme.


MAJ : il apparaît que les parents d'élèves sont bien obligés de répondre à cette enquête.

L'enquête est obligatoire.

Au 1er refus ils auront à payer une amende de 150€, au 2ème 300€ et au 3ème 2250€. (info FCPE)


Extraits et tout en pdf, voir là : enquete1

A vous de juger. Ne pas hésiter à laisser votre avis (en fin d'article)

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Un extrait :
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ou encore :
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