Dans la ligne droite
Un reportage photos Mammouth (ou presque)
*Tu t’en vas...
Darcos a dit sur le péron du ministère avant de partir: "Je suis arrivé ici pour la première fois en 1993 [comme directeur de cabinet de François Bayrou], j'y suis retourné plusieurs fois depuis, mais là, vraisemblablement, je ne reviendrai plus".
Saura-t- il tenir sa promesse ?
* Une adresse qui en dit long
Tandis que les derniers tirs d'artillerie se poursuivent et que l'on évalue déjà les prochaines victimes à 16 000, l'officier de réserve Luc Chatel (fils de l'amiral Chatel) est envoyé sur le front de l'Educ Nat pour y prendre son commandement; la stratégie, guerre éclair et frappes tout azimut, ne devrait pas être remise en cause.
* Sujet du Bac. Vous l’avez tous lu dans Libé, mais le revoici :
«Nathalie Cerisier est commerciale chez un fabricant de matériel de caisse. Elle prospecte donc les grande surfaces afin de leur proposer des postes de caisses ergonomiques. Mais cette salariée n’atteint plus les objectifs de vente fixés par son manager.» L’énoncé précise que l’employée a alors suivi deux formations spécifiques, pour rebooster ses performances, sans résultat selon l’employeur. Quelques mois après, la salariée reçoit cette lettre: «Nous avons le regret de vous notifier votre licenciement pour raison d’insuffisance professionnelle: incapacité d’atteindre les objectifs de vente fixés sur 2 ans, baisse constante des ventes, manque de motivation au travail.» (Voir le sujet en intégralité ici) Parmi les questions posées aux candidats: «Formulez le raisonnement juridique que devra conduire l’employeur si l’affaire devait être portée devant le tribunal».
* Appâter le goujon et favoriser la libéralisation :
AFP - Quartiers: une prime pour attirer les enseignants (Institut Montaigne)
L'Institut Montaigne, cercle de réflexion libéral réunissant universitaires et dirigeants d'entreprise, préconise dans un rapport de verser aux enseignants une prime équivalant à 100% de leur salaire de base, afin de les inciter à venir travailler dans les quartiers.
Intitulé "Des initiatives locales pour déghettoïser les quartiers", ce rapport publié mercredi est le fruit de "plusieurs mois d'enquêtes sur le terrain", dans le quartier des Bosquets à Montfermeil (Seine-Saint-Denis).
Ce quartier de 7.000 habitants, dont la moitié de moins de 20 ans, est celui qui "concentre le plus de difficultés" en banlieue parisienne, d'après l'étude: le taux de chômage y est supérieur à 25%, contre 8,7% au plan national.
Coécrit notamment par Maurad Cheurf, ancien habitant du quartier devenu entrepreneur, et Jean-François Rial, PDG de Voyageurs du monde, le document fait 14 propositions allant de l'école aux transports en passant par la formation, l'emploi et la santé.
Sur l'école, il prône de confier le recrutement de l'ensemble des personnels, y compris les enseignants titulaires, aux directeurs. Les enseignants devraient également percevoir une prime équivalente à 100% de leur salaire de base.
Sur l'emploi, l'Institut prône l'implantation d'un centre d'orientation et de formation pour permettre aux entreprises de recruter localement.
Quant à la santé, l'étude propose la création d'une maison de santé pluridisciplinaire, financée par une mutuelle de santé.
"Il s'agit de démontrer que sur le terrain, par des initiatives locales, il est possible de faire évoluer les choses dans le bon sens", écrit l'Institut, dont le rapport est consultable sur son site www.institutmontaigne.org.
* Après le parents d’élèves, les profs refusent les crucifix.
Le jeudi 25 juin 2009, Claire Bottineau-Sicard,
agrégée de Lettres, aurait dû faire passer les
épreuves anticipées de français (EAF) au lycée
Saint-André de Choisy-le-Roi, établissement privé
catholique sous contrat. Comme le bac est un examen
national, et que la France est un pays laïque, elle
avait demandé très justement qu'on retire une croix
de bois près du tableau, afin que les candidats (qui
provenaient tous d'établissements laïques) ne soient
pas gênés par cette marque trop ostentatoire. C'est
une demande très courante des examinateurs, qu'ils
obtiennent d'ordinaire sans aucune difficulté.
Toutefois, cette fois-ci, le directeur de
l'établissement opposa un refus catégorique à la
demande de Mme Bottineau-Sicard : on lui assura
que depuis des années, nul ne s'était plaint de cette
croix (!), et que l'établissement accueillait en son
sein des élèves et des personnels de confessions
diverses. Une discussion hors sujet sembla donc
débuter, et Mme Bottineau-Sicard préféra l'écourter
afin de ne pas mettre les candidats en retard. Elle
commença donc les oraux du bac.
À 11 h du matin, la directrice fit irruption dans la
salle d'examen : elle confirma à Mme
Bottineau-Sicard que la croix ne serait pas enlevée,
et qu'elle avait obtenu l'accord du SIEC (Service
interacadémique des examens et concours.) Très
surprise de cela (car c'est une chose qu'un
établissement catholique reste sur sa position, et
une autre qu'un organisme publique et laïque accepte
cette position), Mme Bottineau-Sicard profita de sa
pause au milieu de la journée pour contacter le SNES,
auquel elle n'était pas syndiquée. Évidemment, on lui
répondit qu'elle était dans son droit le plus strict,
le plus absolu, et peut-être même, dans son devoir de
fonctionnaire. Rassurée d'entendre cela, Mme
Bottineau-Sicard revint au lycée Saint-André en
réitérant sa demande ; expliquant que si elle ne
lui était pas accordée, elle se voyait dans
l'impossibilité de faire passer convenablement cette
épreuve nationale. Qu'à cela ne tienne : il
était 13 h 40 et les premiers candidats étaient
convoqués à 14 heures. On interrompit par conséquent
les épreuves de français, et l'on fit attendre cette
examinatrice jusqu'à 15 h, heure à laquelle on lui
expliqua qu'elle pouvait rentrer chez elle : le
chef du centre du SIEC avait donné raison à
l'établissement (!), et on avait organisé le
remplacement de l'examinatrice.
Voilà un extrait du témoignage de cette
enseignante : «On m'a alors demandé d'écrire une
lettre à faxer au chef de centre expliquant ma
défection. J'ai été conduite dans une salle où j'ai
composé un courrier à la va-vite, courrier relu par
la directrice qui m'a assuré que l'établissement
donnerait “sa propre version” (ce dont je ne doute
pas une seconde). J'ai rendu les descriptifs en ma
possession (je n'avais pris que les deux qui
m'étaient nécessaires pour la journée) et mes
bordereaux d'interrogation. La directrice m'a demandé
si j'avais également mon paquet de copies. J'ai
manifesté ma surprise – corriger des copies ne me
posait en effet pas le même type de problème. J'ai
compris qu'elle supposait que j'avais trouvé un moyen
procédurier d'échapper à mes obligations de service,
ce qui n'était nullement le cas. Il devait lui
sembler incongru qu'un professeur de la République
tienne autant au respect de la laïcité que le
directoire de l'établissement à la présence constante
d'une croix dans chaque salle. »
*
Les reportages presque imaginaires. Les images d’un
ministre au travail...
-
Luc Chatel reçoit les représentants syndicaux, mais
se trompe (de mammouth) et parle du ministère de
l’élevage.

-L’homme qui parle aux oreilles d’une vache
saura-t-il parler aux enseignants ?
Allez, grand concours de
légendes. Balancez on publiera (nous aussi dans la
ligne droite de ce qu’on a fait sur
Darcos).