Statuts et papiers

*On comprend mieux pourquoi le SNESup appelle le 18 : les profs du supérieur ont également chaud aux fesses. Comme les autres, leur statut va être remis en cause. Un bon résumé des opérations dans Le Monde d'aujourd'hui.
C'est aussi un bon exemple de ce que pourrait être l'évolution des statuts des autres enseignants.


Réforme universitaire : les profs en première ligne

Depuis trente ans, le contexte de l'université a changé. L'afflux des étudiants, l'hétérogénéité de leurs parcours et de leurs niveaux scolaires, leurs difficultés d'adaptation et d'orientation, ont fait surgir de nouveaux besoins, notamment en terme d'encadrement pédagogique. En inscrivant officiellement cette mission comme l'une des finalités des études universitaires, la loi du 11 août 2007 relative aux libertés et aux responsabilités des universités, contraint les établissements à trouver en leur sein les ressources nécessaires.
La carrière universitaire régie par des décrets qui datent de 1984, et qui, depuis, n'ont été modifiés qu'à la marge, ne prévoit aucune formation pédagogique. L'avancement dans la carrière est quasi exclusivement dépendant de l'activité de recherche, ce qui décourage l'investissement dans la fonction enseignante. Le statut d'enseignant-chercheur n'est plus adapté aux nouveaux besoins de l'université. [Et vous êtes priés de le croire ! vraiment ce journal, pas deux sous d'analyse critique] Les gouvernements successifs ont tenté de faire sauter ce verrou. Jusqu'ici sans succès.
En 2001, Jack Lang, alors ministre socialiste de l'éducation nationale, avait confié à Eric Espéret, alors président de l'université de Poitiers, le soin de mener pour la première fois une réflexion sur "la nouvelle définition des tâches des enseignants et des enseignants-chercheurs dans l'enseignement supérieur français".
De l'avis d'Eric Espéret, aujourd'hui délégué général de la Conférence des présidents d'université (CPU), "sur la dizaine de propositions que la commission avaient émises, seules ont été retenues celles qui touchaient à des aménagements mineurs". En particulier, l'instauration d'un "contrat individuel pluriannuel" entre l'enseignant et son établissement avec compensation possible des tâches entre elles est restée lettre morte.
Deux ans plus tard, le ministre de l'éducation nationale, Luc Ferry, avait demandé à Bernard Belloc, alors président de Toulouse-I, aujourd'hui conseiller de Nicolas Sarkozy, de faire de nouvelles propositions de réforme. Rendu en octobre 2003, le rapport Belloc avait provoqué une levée de boucliers des syndicats. Ceux-ci avaient rejeté en bloc l'idée d'une évaluation globale des activités des enseignants-chercheurs et d'un système de rémunérations différentielles.
Quatre ans plus tard, l'actuelle ministre de l'enseignement supérieur, Valérie Pécresse, inscrit, elle aussi, la réforme des carrières à son agenda. Prudemment, elle en a fait un des cinq chantiers ouverts parallèlement à la réforme sur l'autonomie des universités. Mais le gouvernement dispose déjà, avec la loi du 11 août 2007, d'un levier pour réformer le statut des enseignants-chercheurs.
A partir de janvier 2009, les universités disposeront de compétences élargies dans la gestion des carrières des enseignants-chercheurs. Les conseils d'administration des universités pourront moduler leurs obligations de service en prenant en compte différentes activités : enseignement, recherche, administration, etc.
Chaque enseignant aura le choix de faire évoluer sa carrière selon ses aspirations et les besoins de son université. Le président pourra aussi instaurer une politique de primes destinée à reconnaître financièrement l'investissement professionnel des enseignants-chercheurs.
Enfin, la loi autorise le recrutement de contractuels sur contrat à durée déterminée ou indéterminée pour occuper des fonctions techniques ou administratives mais aussi assurer des fonctions d'enseignement ou de recherche.

Le "chaque enseignant aura le choix" fait bien rire. On peut considérer le Conseil d'Administration des universités comme un rassemblement du conseil d'administration et du conseil pédagogiques, dans le secondaire. Pour ceux qui ne voient rien venir, et bien voilà de quoi leur ouvrir les yeux.
C'est sérieusement à méditer il semble.


* Voilà comment expliquer que notre ministre soit si bien vu de notre Grand Timonier. Agrégé de lettres et de servitude, il connaît en effet l'art du discours et celui de ne pas fâcher son maître. Lisez plutôt comment il ouvre les portes de l'école aux enfants de sans papier mais n'exclu pas non plus l'intervention de la police.

AFP- Darcos sur les sans-papiers: "accueil" dans les Ecoles mais pas d'opposition à "l'application de la loi"

Le ministre de l'Education, Xavier Darcos, a rappelé dans une lettre aux recteurs fin septembre que l'Ecole se devait d'accueillir "tous les enfants", même sans-papiers, mais qu'elle n'était pas investie pour autant d'une "mission qui justifierait" une opposition à la loi.
"Les services de l'Education nationale ne sont ni chargés de contrôler la régularité de la situation des parents d'élèves au regard de la législation sur le droit de séjour des étrangers ni investis d'une mission qui justifierait qu'ils s'opposent à la loi", assure le ministre dans cette lettre également adressée aux inspecteurs d'académie et que son entourage a transmis vendredi à l'AFP.
Dans une première partie, il rappelle le devoir d'accueil de "tous les enfants" par l'Ecole: il explique que "l'inscription des enfants n'est pas subordonnée à la régularité de la situation de leurs parents" et que les "données" recueillies auprès des parents "ne doivent comporter aucune mention relative à la régularité du séjour des étrangers en France".
Puis, il ajoute que "c'est précisément parce que la scolarisation des enfants n'est pas subordonnée à la vérification de la régularité de la situation des parents (...) que l'inscription des enfants dans une école ne peut valoir en elle-même autorisation de séjour de la famille".
"Je tiens donc à rappeler à chacun ces deux règles fondamentales:
l'accueil de tous les enfants à l'Ecole et le respect par tout agent public des lois de la République", conclut-il.

*Sinon, semaine du goût : Sarko vire Cécilia et engrosse Dati (à ce que l'on dit).

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Pour ceux qui n'auraient pas compris...

Si vous ne savez plus quel argument utiliser pour décider vos collègues (indécrottables, bien sûr) à faire grève le 18, et bien envoyez-les tout simplement aux propos de Fillon. Notons cependant que avec la semaine de 4 jours en primaire Darcos, lui, a déjà utilisé le concept.

Là au moins c'est clair (in Le Monde):

La réforme de l'Etat, "c'est moins d'Etat",
prévient François Fillon

"Moins de services" et "moins de personnel" , c'est ce qu'a promis François Fillon aux Réformateurs de l'UMP, mercredi 10 octobre, recueillant les applaudissements du millier de participants réunis, à Paris, pour la convention de rentrée de l'aile libérale de la majorité. "Je dois le dire devant tous les élus qui sont présents ici : la réforme de l'Etat, cela supposera que nous soyons courageux, la réforme de l'Etat supposera que chacun d'entre nous accepte qu'il y ait moins de services, moins de personnel, moins d'Etat sur son territoire", a affirmé le premier ministre.
Parce qu'une réforme générale de l'Etat qui "satisfait tout le monde mais qui ne se traduit par aucune suppression d'aucun établissement sur le territoire, ça n'existe pas", a ajouté le chef du gouvernement, estimant "impossible d'un côté de dynamiser la sphère privée et, de l'autre, laisser la sphère publique au point mort". M. Fillon a évoqué "des pays qui ont modernisé leur économie et leur Etat en resserrant leurs effectifs", illustrant ces baisses par des chiffres pour la Suède (-38 %), l'Australie (-22 %), la Grande Bretagne (-20 %) et l'Espagne (-14 %).
"N'AYEZ AUCUNE HONTE À ÊTRE LIBÉRAUX !"
Affichant son ambition de "réconcilier l'Etat avec la culture de l'efficacité et du résultat", il a promis de "réformer notre organisation publique, son fonctionnement, ses dépenses", malgré "l'échec de 1988 et les grèves de 1995", ainsi que l'opposition d'une partie de la majorité, notamment sur la réforme de la carte judiciaire, qui implique la suppression de nombreux tribunaux de province.
Le premier ministre a par ailleurs demandé aux Réformateurs de l'UMP, le groupe emmené par Hervé Novelli, de continuer à défendre leurs thèses libérales. "Vous êtes libéraux : n'ayez aucune honte à l'être ! Le mot 'libéral', ce mot respecté partout ailleurs, vaut mieux que beaucoup d'autres", leur a-t-il lancé, finissant de séduire son auditoire.
Séduit ? tu penses, avec ça il y en a qui ont du avoir une éjaculation, c'est certain.
Moins d'État ça voudrait pas dire (à terme) moins de Sarkozy ? faudrait peut-être en effet y réfléchir alors ...

Justement Lefred-Thouron évoquait ladite réforme dans un de ces dessins. reforme_statut

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Si le CPE vous appelle...

C'est pas beau de mentir ! Je suis sûr ce c'est ce que vous dites à vos 4e de base qui essaient toujours de truander.
Cette fois c'est la Police qui s'y met et en plus en se faisant passer pour l'école

Voyez plutôt les pratiques parisiennes de celle-ci, rapportées par Rue89 :

La police arrête des parents
en se faisant passer pour le collège

Par Chloé Leprince (Rue89)    13H18    10/10/2007
Un mois a passé mais la principale du collège Utrillo, dans le XVIIIe arrondissement de Paris, ne décolère pas: le 12 septembre dernier, son établissement voit débarquer les parents d'un élève. Ils disent avoir été convoqués par le conseiller d'éducation pour parler de leur enfant et se présentent le deuxième mercredi de la rentrée. Ça tombe bien: les enseignants s'interrogent justement sur le redoublement du collégien. Sauf que personne, au collège, n'a jamais décroché son téléphone pour contacter les parents. Encore moins pour les inviter à se présenter à un quelconque rendez-vous à la rentrée. C'est lorsque les parents sortent du collège que les choses s'expliquent: des policiers en civil les interpellent devant l'entrée de l'établissement.
"Médusée", l'équipe enseignante s'interpose. "
On a demandé à comprendre et un policier a avoué à notre conseiller d'éducation qu'il s'était fait passer pour lui histoire d'être sûr de pouvoir mettre la main sur les parents, recherchés pour une histoire de droit commun", s'indige Brigitte Chevalet, la principale du collège.
Les syndicats, et notamment SUD Education, en profitent pour parler de "cynisme" et "d'escalade", dénonçant "
les contrôles aux abords des établissements scolaires qui s'accélèrent, au point d'avoir lieu tous les jours dans certains quartiers".
Amalgame? Brigitte Chevalet, elle, est outrée de voir que "papiers ou pas papiers, le fond du problème ici, c'est qu'on a usurpé la fonction d'un collègue,
ce qui remet en question la relation de confiance qu'on tente d'instaurer avec les parents. En laissant entendre qu'il s'agit en plus d'une histoire de sans-papiers, on crée l'impression qu'on donne les parents de nos élèves à la police". La chef d'établissement s'est d'ailleurs aussitôt tournée vers le commissariat du XVIIIe, avec qui elle dit "travailler étroitement".
Ben elle n'avait qu'à pas ! Ca lui apprendra !

Donc chers parents d'élève si le CPE vous appelle, vous risquez de vous faire prendre pour les amendes impayées.

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Les grandes causes de la FCPE

Comme vous le savez, la FCPE a relancé sa croisade contre les sacs trop lourds. Soit.Si elle veut. Pendant ce temps là au moins elle ne fait pas de conneries ... quoi que.

Voilà le strip de Soph' sur le sujet.

20071009sophce2
C'est paru sur Rue89, mais je vous conseille surtout de suivre ses tribulations (et celles de ses OGM) sur son site, les toujoursouvrables.

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Tout devient possible ? Oui, mais en Italie

Eux au moins ils savent y faire avec les enseignants. Ils, ce sont les Italiens. Il parait qu'ils vont embaucher plus de profs et en plus augmenter tout le monde de 140 €.

C'était l'objet d'un accord syndicat avec l'Etat signé hier.

"Un accord a été conclu entre l’Etat, les syndicats de professeurs et ceux des employés administratifs et techniques de l’Education Nationale italienne.
Ce matin même, le nouveau contrat de 850000 professeurs et 250000 employés a été signé après des tractations continues dur 3 jours consécutifs, les syndicats ont pu trouver un terrain d’entente. A cet effet,
des augmentations de salaires seront accordées aux professeurs à hauteur de 140 euros mensuels et aux autres employés de 100 euros, à ces sommes s’ajouteront les arrièrés de 2006 et 2007, cette réforme étant rétroactive. Dans les dernières heures de négociation et accord a failli s’enliser sur deux points : le montant de l’augmentation des salaires et de son caractère réalisable avec la vérification comptable des nouveaux paramètres du budget alloué à l’Education Nationale. L’accord étant conclu, il ne reste plus qu’à passer par le contrôle de principe du Conseil des Ministres et de la Cour des Comptes, ainsi la réforme sera effective dès la fin de l’année et les parties concernés verront leur feuille de salaire majorée dès février 2008. Selon les syndicats, il s’agit d’un "renouveau très positif" qui améliorera le quotidien d’un million de professeurs et d’employés d’encadrement du système scolaire, simplifiera leur statut, démontrera la reconnaissance du rôle et des responsabilités qui leurs sont imputés et donnera un nouvel élan au domaine de la recherche."

Bon c'est vrai ils partaient de loin, mais quand même.
Trouvé ça sur un site du MJS, mais je vous jure j'ai pas fait exprès. Attendons confirmation de notre envoyé spécial à Rome.

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Tirages

* A la FSU tout d'abord qui, pour le 18, appelle à se mobiliser, demande la grève (si on veut) mais ne la veut pas non plus.
Aschieri, qui a plutôt l'air pour on l'a vu, explique dans un mail toutes les tensions qu'il y a au sein de son organisation. Le SNES dans son ensemble est donc contre. Bonne nouvelle... pour ceux de Créteil.

"Certains d'entre-vous m'ont appelé ou envoyé des mails pour demander précisément quel était l'appel de la FSU pour le 18 dans la mesure où certains médias disent ou écrivent que la FSU "appelle à la grève". Comme vous avez pu le lire le texte issu du secrétarait n'appelle pas à "la grève" mais à l'action en précisant dans un énumération divers types d'actions : grèves (au pluriel), manifestations (au pluriel aussi), rassemblements.....Comme vous pouvez le comprendre,ce n'est donc pas un appel national à la grève de la FSU. En revanche nous avons convenu en secrétarait de déposer un préavis pour couvrir toutes les décisions éventuelles de grève au plan local ou sectoriel.
Evidemment ces nuances ont échappé à certains journalistes qui ont fait dire au texte ce qu'il ne dit pas.
Si le secrétarait a abouti à ce texte c'est qu'il s'est appuyé sur les débats du BDFN et les textes votés que vous avez eus et a fait un double constat :
- d'une part une unité insuffisamment large entre les fédérations de fonctionnaires, avec de surcroit le fait que les appels à la grève de certaines organisations ne se traduiront pas par des appels fermes dans tous leurs secteurs de responsabilité,
- d'autre part que les syndicats qui avaient consulté leurs intances, y compris le jour même, étaient loin d'être tous favorables à un appel national à la grève dans ces conditions : certains y étaient favorables et ont appelé dans leur secteur (Agriculutre, PJJ; LP...) d'autres comme le SNES, le SNUIPP ... l'écartaient. Par ailleurs il est apparu que la perpspective d'une action unitaire en novembre prenait une certaine crédibilité, d'où la fin du texte. Je vous précise que nous avons rencontré les fédérations de l'EN et convenu de nous voir dans cette perspective dès après la réunion des fédérations de fonctionnaires et que nous avons proposé à ces dernières d'avancer au 22 en soirée la réunion prévue le 26 octobre.
Quoi qu'il en soit la mobilisation pour le 18 octobre doit prendre toute la dimension qu'il sera possible de lui donner, y compris pour rendre encore plus possibles des suites. Bon courage
Gérard Aschieri

Bon courage, en effet...
Le SNESup lui appelle bien à la grève le 18. C'est en Une de leur site.

*Ensuite c'est à l'Université
qui met en application la morale Sarkozyste anti-68. Voyez plutôt cet appel des étudiants de Paris VII :

"UNIVERSITE PARIS 7 : LE PRESIDENT DE LA FAC LACHE LES VIGILES

Il fallait s’y attendre : avec la délocalisation de la fac de Paris 7 dans les tous nouveaux locaux des Grands Moulins, près de la Bibliothèque Nationale, l’administration de l’université allait en profiter pour rétablir un peu d’ordre. Paris 7 ce n’est donc plus Jussieu et ses émeutes mémorables, bienvenue aux Grands Moulins, la fac du XXIe siècle, promise à un brillant avenir…

Vendredi 5 octobre, quelques semaines seulement après la première rentrée des Grands Moulins, les vigiles de la fac ont purement et simplement attaqué une table de presse étudiante ! Du jamais vu depuis 1968 ! Histoire de faire comprendre aux étudiants que les Grands Moulins ce n’est pas Jussieu et qu’ils ne nous laisseront pas faire ce qu’on veut. Vendredi 5 octobre, les vigiles des Grands Moulins se sont donc emparé de la table des agitateurs qui diffusaient un peu de subversion sur la fac, empêchant ainsi toute diffusion…

Il va de soi que nous ne laisserons pas le Président des Grands Moulins, Monsieur Cousineau, et ses sbires, remettre en cause un des acquis du mouvement étudiant. On a peut-être pas fait 68, mais on a fait le CPE, Monsieur. On a occupé la Sorbonne, on a occupé Jussieu, on s’est tapé avec les CRS, on s’est tapé avec les gendarmes mobiles, on a fait des barricades et on a bouffé de la lacrymo à pleins poumons… Ce n’est pas grand-chose mais c’est suffisant pour ne pas avoir peur d’une simple bande de vigiles… qui en plus ne sont même pas armés (mais cela viendra : nous n’en doutons pas)...

Il est possible que d’ici quelques semaines la fac des Grands Moulins soit paralysée comme d’autres universités par la grève et que cette ridicule histoire de table soit oubliée. Mais d’ici là, nous n’entendons pas minimiser l’incident du 5 octobre. Pourquoi ? Parce que les tables de presse ont toujours été à la base de l’activité politique des étudiants et qu’en attaquant l’une d’entre elle c’est tout le mouvement étudiant qui est menacé. "

Bonne semaine.

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Ouf...

Après la journée du 22 octobre et la lettre de Guy Môquet, voilà à quoi on a échappé pour la commémoration du 6 octobre.

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Merci encore à Vidberg, et n'oubliez pas d'aller visiter son site.
Bon, ce post était pour faire plaisir à M.A. qui le réclamait ...

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