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Quatre textes soumis au vote :
1. « projet de décret relatif à l'organisation et au fonctionnement des EPLE » : 32 votes pour (Unsa-Éducation, Sgen-CFDT, Ligue de l'enseignement, Snia-IPR notamment), 26 votes contre (FSU, Snalc, FO, CGT, SUD, UNEF, UNL notamment), 7 abstentions dont la FCPE, et 5 refus de vote.
2. « projet de décret relatif aux enseignements du second degré des voies générale et technologique et à l'information et l'orientation » : 35 votes pour (dont Unsa-Éducation, Sgen-CFDT), 20 votes contre, 13 abstentions dont l'UNL et la FCPE, et aucun refus de vote.
3. « projet d'arrêté relatif à l'organisation et aux horaires des enseignements de la classe de seconde » : 32 votes pour (dont Unsa-Éducation, Sgen-CFDT), 19 contre, 15 absentions (dont UNL et FCPE), 0 refus de vote.
4. « projet d'arrêté relatif à l'organisation et aux horaires des enseignements du cycle terminal » : 22 pour (dont Unsa-Éducation), 22 contre (dont l'UNL et la FCPE), 13 abstentions et 7 refus de vote.
Refus de vote du Sgen et de la Fep-CFDT qui réclamaient la suppression totale de l'histoire-géographie en terminale S.
Les syndicats de l'intersyndicale (SNES-FSU, SNEP-FSU, SNFOLC, CGT Educ'action, SNALC-CSEN, SNCL-FAEN, SUD Education, SNETAP-FSU) et la FSU ont voté contre les 4 projets de décrets.
Les 4 textes mis au vote ont été adopté malgré l'opposition d'une intersyndicale représentant plus de 80% des personnels (SNES-FSU, SNEP-FSU, SNFOLC, CGT Educ'action, SNALC-CSEN, SNCL-FAEN, SUD Education et SNETAP-FSU) :
Le ministre prétend publier les décrets portant la réforme du lycée avant la fin du mois janvier.
Il présentera les textes réformant les séries STI/STL au CSE du mois de mars 2010.
Réaction du ministre (dans ouest france) :
« Cette réforme va se faire parce qu'elle est souhaitée par la communauté éducative »,
« Nous subissons une tentative de déstabilisation par l'extrême-gauche, dans certains lycées. Rien à voir avec un mouvement spontané. «
Alors? Les membres de l'UMP (Juppé etc.) qui ont émis des réserves? Les historiens, universitaires, intellectuels... qui ont fait de même? Tous contaminés par l'extrême gauche ?
* Le véritable projet du SGEN-gouvernement :

Merci Vidberg. Visitez son site...
* Le Mammouth a mis la main sur le modèle qui a inspiré la réforme.
D’après La Croix
En
Grande-Bretagne, aucun enseignement obligatoire après
16 ans
L’histoire-géographie,
mais aussi l’anglais ou les mathématiques peuvent
être abandonnés après le collège
Vu de Grande-Bretagne, le débat français sur la place
de l’histoire et de la géographie au bac est
difficilement compréhensible. Outre-Manche, aucun
sujet n’est obligatoire au-delà de l’âge de 16 ans.
Dès qu’ils ont passé leurs « GCSE » (équivalent du
brevet des collèges), les élèves britanniques peuvent
choisir les cours qu’ils veulent. Et, même au
collège, l’histoire-géographie n’est plus obligatoire
dès l’âge de 15 ans.
Pour passer les A-levels, équivalent du bac, un
étudiant n’a que deux matières à présenter à
l’examen. Dans les faits, les universités en
demandent plutôt trois ou quatre.
Cette spécialisation très tôt rend le cursus lycéen
très fragmenté. Ainsi, seuls 11 % des élèves
présentent l’anglais aux A-levels, et 10 % les
mathématiques ; 5 % suivent des cours d’art, autant
que ceux qui apprennent la chimie ; et l’histoire
n’est suivie que par 6 % des lycéens britanniques,
tandis que la géographie est limitée à 4 % d’entre
eux. ![]()
Absence de tronc commun au lycée
Cette
liberté complète signifie aussi que les langues
étrangères sont désertées : seuls 3 % des
lycéens en apprennent une, dont le français pour
la moitié d’entre eux…
Professeur à l’université London Metropolitan,
Jacques Reland est français. Attiré par la politique
et l’économie, son fils entrera l’année prochaine au
lycée britannique. « Il va arrêter toutes les
matières scientifiques et les maths, parce que ce
n’est pas utile pour son entrée à l’université »,
explique-t-il.
Selon lui, cette absence de tronc commun au lycée se
ressent fortement chez ses étudiants de première
année d’université. « Beaucoup de professeurs se
plaignent du manque de bases des élèves. »
C’est pour cela que son université a mis en place des
cours d’histoire européenne du XXe
siècle pour les étudiants qui suivent des cursus de
langues étrangères. « Il nous semblait nécessaire
qu’ils aient des bases générales pour comprendre les
pays qu’ils étudient. »![]()
« En fonction des besoins des élèves »
Cette
absence de culture générale n’est guère débattue
outre-Manche. D’ailleurs, le nouveau cursus mis
en place pour les collèges va plutôt dans un
sens de plus grande liberté pour chaque
établissement. De nombreuses matières restent
obligatoires, comme l’anglais, les
mathématiques, l’histoire, la géographie ou
encore les langues étrangères.
Mais la consigne officielle est d’enseigner « en
fonction des besoins des élèves ». Quant aux trois
objectifs du cursus, ils en disent long sur les
priorités britanniques : il s’agit de faire des
élèves des personnes qui « aiment apprendre et
progresser », des « individus confiants » et des «
citoyens responsables ». Bref, des têtes bien faites,
pas bien pleines…
On
attend vos réactions...
* Et la géo alors
? Un oubli encore plus grand que l’histoire ?
L'étrange
silence des géographes, par Laurent
Cailly
Vingt
universitaires prestigieux ont lancé, dans
Le
Journal du dimanche du 6
décembre, un appel contre la suppression de
l'histoire-géographie en classe de terminale
scientifique prévue par la réforme du ministre de
l'éducation nationale, Luc
Chatel. Dans la
liste figurent principalement des historiens,
rejoints par des philosophes, des artistes, un
démographe et même un psychiatre, mais aucun
géographe : ce silence est pour le moins troublant.
Bien sûr, l'Association des professeurs
d'histoire-géographie a condamné fermement la
réforme, mais elle représente les enseignants du
secondaire, très majoritairement composés
d'historiens... Qu'en pense la géographie
universitaire ? Pourquoi n'est-elle pas au
rendez-vous ?
La suite est là.