Ordre (et désordres)

Réforme [MAJ4],
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* Darcos est bien du parti de l'ordre. Il soutient les proviseurs qui interdisent la tenue d'AG dans leurs établissements.
AFP — Blocages: Darcos "soutient" les proviseurs
Xavier Darcos a assuré dans une lettre rendue publique jeudi les proviseurs de son "soutien plein et entier", tandis que parallèlement la Fidl a protesté contre une lettre du recteur de Nantes demandant aux mêmes proviseurs d'interdire les assemblées générales.
"Voués au savoir et à l'étude", les lycées "ne sauraient être affectés, en aucune manière, par les revendications qui s'expriment au delà de leurs murs", écrit le ministre de l'Education aux proviseurs, alors que certains établissements sont bloqués depuis une quinzaine de jours par la contestation lycéenne de la loi Pécresse.
"J'ai pleinement conscience qu'aujourd'hui vous êtes confrontés à des situations difficiles et je tiens à vous assurer de mon soutien plein et entier", ajoute-t-il, en les encourageant à se méfier "des inquiétudes infondées".
"Je vous rappelle notamment qu'il n'y a jamais eu le moindre projet de création d'un +baccalauréat unique+ ni de suppression du diplôme du BEP", deux inquiétudes exprimées par les lycéens, dont les mouvements d'humeur sont très redoutés par les gouvernements."

"Pas le moindre" en effet ...

*Darcos recrée les BEP. Finalement et face à l'émoi, le diplôme (seul reconnu par les conventions collectives) existera toujours. On le donnera à la fin de la deuxième année de Bac Pro. Déclaration de Darcos, en ligne sur le site du ministère.

* Ordre, toujours du même ministre, mais cette fois de ne pas mettre la pagaille avant les élections : C'est le syndicat des inspecteurs qui nous l'apprend, Darcos aurait demandé que les questions de fermeture et ouverture de classes soient reportées. Extrait du site dudit syndicat (l'original est ici):


"Carte scolaire : information sous embargo ?

Le SNPI-fsu reçoit de toute la France des informations qui indiquent que le ministère a transmis des consignes orales aux IA-DSDEN, via les recteurs d’académie, pour que les opérations de gestion d’ouvertures et fermetures de postes dans les écoles du premier degré n’aient pas lieu avant la fin des élections municipales. La plus grande discrétion leur a été prescrite sur ce dossier, notamment envers les maires qui sont leurs premiers partenaires en matière de carte scolaire. Or, d’ordinaire, la procédure commence en décembre et s’achève en février.

Le SNPI-fsu s’interroge sur les conditions et les conséquences d’une telle mesure.

Son caractère furtif interpelle. S’il s’agit simplement de ne pas perturber le débat électoral, la mesure peut être annoncée en toute transparence républicaine et démocratique. Ce n’est pas le cas. On peut supposer que les limites du budget qui a été voté par le Parlement, plus basses que ce qui avait été annoncé, aboutissent à une carte scolaire particulièrement tendue juste avant les élections. Il s’agirait alors de ne pas handicaper les listes des candidats proches de la majorité présidentielle : ce serait donc une instrumentalisation purement politicienne du service public d’enseignement au détriment de la transparence et de l’équité du débat public.

Enfin, ce retard des opérations, s’il se confirme, provoquerait forcément des retards et des contraintes de calendriers extrêmement importants pour les personnels enseignants et administratifs. Le mouvement des personnels pourrait être repoussé fin juin ou début juillet. (...)"

* A Caen la révolte ? Dans le supérieur, on use du mail pour diffuser les infos et essayer d'atteindre des média qui, on l'a vu, rapportent une vision très partielle de la loi LRU. Cela part de l'Université de Caen, dont les personnels seraient à la pointe de la contestation . Extrait du mail adressé mercredi à de très nombreux journalistes :

"Cette loi ne répond en rien aux problèmes des Universités :
  - elle marque le désengagement financier de l'Etat dans la transmission du savoir au plus grand nombre : les Universités doivent se tourner de plus en plus vers les entreprises et les collectivités territoriales pour trouver des fonds leur permettant de fonctionner ;
  - elle exacerbe la concurrence entre établissements, entre filières et entre individus sans garantir une offre de formation de qualité sur l'ensemble du territoire ;
  - elle accentue les inégalités entre Universités et Grandes Ecoles, au lieu de remettre en cause ce système d'enseignement supérieur à deux vitesses ;
  - elle accroît la précarité des personnels par un recours plus important aux contractuels ;
  - elle remet en cause le fonctionnement démocratique des institutions universitaires en ce qu'elle accorde les pouvoirs, quasi-exclusivement et sans garde-fou, au Président de l'Université, assisté d'une poignée de conseillers.

*Pagaille toujours : les étudiants anti-LRU, eux préfèrent aller au devant de la loi et vendre leur université. C'est sur ebay.
Hier c'était l'université d'Evry qui était en vente. Vous remarquerez ci-dessous que les enchères ont été élevées... Aujourd'hui, c'est au tour de l'Université de Nice (en vente encore ici)

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