La Bonne Presse

Décidément le Figaro est le gardien de la morale scolaire. Après avoir relayé généreusement les porpos du MEDEF sur les manuels de SES, le voilà qui titre sur ceux d'Histoire-Géo.

Trop altermondialistes, ils critiquent sans nuances le libéralisme
les vilains


Extraits dans lesquels on remarquera toujours la même constante de vouloir dire que le libéralisme c'est mieux :
D'ores et déjà engagé dans un audit des manuels d'économie, le ministère de l'Éducation nationale sera-t-il un jour contraint de se pencher sur les livres d'histoire et de géographie afin de vérifier qu'ils offrent un traitement équilibré de la période contemporaine ? Certains enseignants, franchement troublés par la tonalité antilibérale et antiaméricaine de certains chapitres, ne sont plus loin de le penser. Sans aller aussi loin, André Kaspi, professeur d'histoire à Paris-I, affirmait récemment dans un colloque universitaire : «On peut se demander s'il ne conviendrait pas de réunir une commission d'historiens qui relèverait les erreurs, les préjugés et les maladresses des manuels.»
Certains thèmes qui ont longtemps fâché périodes sombres de la Révolution française, crimes du stalinisme, rôle de Vichy dans la déportation des Juifs ou bilan de la colonisation font depuis une dizaine d'années l'objet d'une approche plus équilibrée. Mais un survol des principaux manuels scolaires suffit à montrer que les enjeux de géopolitique plus actuels sont parfois traités sans nuances.
Dans un ouvrage conçu par l'éditeur Foucher à l'intention des classes de terminale technique, on peut ainsi lire : «Les altermondialistes défendent le droit à l'existence de toutes les cultures menacées par la logique libérale.» À l'intention des élèves de terminale générale, Magnard résume pour sa part, au début d'un chapitre consacré aux «fragilités de l'hyperpuissance» américaine : «Le libéralisme économique a des conséquences douloureuses : des fractures sociales et géographiques.» Pour expliquer le développement du terrorisme islamique, le manuel de troisième publié en 2003 par Magnard indique : «Les États-Unis sont devenus la cible d'États et de mouvements qui refusent l'hégémonie américaine sur le monde.» Comme pour enfoncer le clou, l'éditeur a choisi une photo de militant altermondialiste, prise lors d'une manifestation organisée en Belgique courant 2001, pour illustrer la couverture de cet ouvrage.
La suite est là.

Alors justement que faut-il en penser de ce libéralisme ? Faites vous votre réponse, mais voici ce soir de quoi méditer. Extrait d'une émission avec B. MARIS qui essaie de décrypter certaines questions de base sur le système capitalisme. Analyse du discours économique ambiant et plus (si affinité). Cela permet surtout de renvoyer dans leur camp tous ces libéraux qui ont la science infuse et veulent voir des manuels scolaires à leurs bottes.




Ce week end grand retour sur les réformes scolaires qui s'annoncent. Revenez nous voir.
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A la soupe !

* Les chefs d'établissement en redemandent déjà. Voici la discussion que propose Education & Devenir sur son site. Education & Devenir est une association de chefs d'établissement mais pas seulement (y a des profs aussi et même des documentalistes) et qui sont très comment dire, progressistes, sinon dans le vent.

"Les lois de décentralisation placent les établissements à la croisée de logiques complexes et le champ des missions qui leurs sont confiées ne cesse de s’élargir (...). Il nous semble alors bien difficile de défendre l'idée d'un pilotage des établissements et de maintenir une architecture fonctionnelle quasiment napoléonienne avec un proviseur et un adjoint, deux hémisphères pas toujours synchrones dans le petit cerveau d'un grand corps invertébré, incapable d'embrasser ces ensembles dans leur complexité.
Nous pensons que le moment est venu de lancer la réflexion sur l'organisation de la direction des EPLE.
La responsabilité des missions de management (orientation pédagogique, stratégie, organisation, amélioration, contrôle) ne saurait sans doute échapper aux personnels de direction, non plus que les missions liées à la mise en œuvre des ressources : direction des ressources humaines, gestion des infrastructures, gestion des achats, gestion financière et comptable, gestion du système documentaire. Mais considérons l'ensemble des missions reliées au cœur du métier en plus de l'enseignement : orienter, évaluer, valider, aider, accompagner le travail personnel, participer à la définition des services, gérer des projets, définir en équipe la gestion du temps, aménager des parties de programmes et individualiser des parcours, créer des dispositifs, adapter les pratiques pédagogiques, élaborer des indicateurs, étudier le devenir des élèves, communiquer vers l'exté-rieur, promouvoir l'établissement, etc. Toutes ces missions, et bien d'autres encore, sauraient-elles encore durablement sortir de la responsabilité effective des enseignants ?
On peut se réjouir que ces questions soient abordées dans le cadre des réflexions sur le métier d’enseignant mais il serait absurde de ne pas les articuler à celles du pilotage des établissements.
 
L'avenir du pilotage des établissements ne dépend-il pas nécessairement d'un maillage interne des établissements ? Il est temps de repenser cette organisation avec un jeu redéfini de délégations et de services, aboutissant à un partage des responsabilités, auxquelles devraient être étroitement associés les collectivités locales et territoriales, les parents et les élèves. La décentralisation est-elle aboutie tant que les usagers et les collectivités restent spectateurs plus ou moins actifs de l'organisation de l'éducation ?"

* Crachats rectoraux. Il s'agit de ceux d'un ancien recteur (A. Morvan) qui maintenant à la retraite (c'est plus facile il faut croire) dit tout ce qu'il pense de Nicolas S. C'est sur le site de 20minutes :

Le recteur « kärcherisé » réplique 

« J'ai été congédié comme un domestique [comme un vacataire il veut dire ?] après quatorze années comme recteur au service de l'Etat [recteur-vacataire au service de l'Etat, donc]. On m'a fait taire. Je rétablis ma vérité ». Révoqué en mars 2007 pour s'être opposé à l'ouverture du lycée musulman Al-Kindi, l'ancien recteur de l'académie de Lyon, Alain Morvan, publie aujourd'hui L'Honneur et les honneurs (Grasset), dans lequel il livre ses « souvenirs d'un recteur kärcherisé ». Ou comment cet ancien professeur d'anglais a réussi en quelques mois à se mettre à dos la droite locale, le préfet, ses ministres de tutelle, puis Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'Intérieur, « en ne faisant que son travail ».
Arrivé à Lyon en juillet 2002, ce recteur « de droite » se retrouve en 2004 confronté au cas de l'université Lyon-III, qui tarde à condamner les propos sur les chambres à gaz du professeur Bruno Gollnisch (FN). Le recteur affiche alors une fermeté inhabituelle vis-à-vis de l'université, déjà empêtrée dans des affaires de négationnisme et de gouvernance. Premier coup de semonce du ministère de l'Education, qui lui demande de lever le pied sur ce dossier à la demande d'élus locaux de droite.[non ? l'E.N. est capable de faire ça ?] Alain Morvan se montre ensuite réticent à l'ouverture d'un collège-lycée musulman à Décines, d'abord pour des raisons techniques de sécurité. « Mais Nicolas Sarkozy, ministre et candidat à la présidence, voulait cet établissement. On m'a fait comprendre que je ne pouvais pas m'y opposer », raconte Alain Morvan, qui fut convoqué au ministère de l'Intérieur et pense avoir été placé sur écoute. « Ce livre montre le rôle que peut jouer la peur dans la fonction publique. La crainte que Nicolas Sarkozy inspire est le grand ressort du régime actuel », estime-t-il. Pur produit de la méritocratie républicaine, Alain Morvan continue aujourd'hui de justifier son opposition à un établissement musulman. « L'école est faite pour mettre dans un même creuset des enfants d'horizon différents. Pas pour servir de support identitaire », dit-il. « Le discours de Nicolas Sarkozy à Rome, qui place la foi comme garant de la morale, est ahurissant. Je crois que le chef de l'Etat n'a pas les références culturelles pour accomplir sa mission. »

Encore un recteur qui fait semblant de ne pas savoir qu'il occupe une place éminemment politique... mais comment a-t-il été nommé ?

*Et les croutons ? Encore le Figaro, qui apprécie le sujet et qui donne la parole (entre autres) à Thibaut Lanxade, président de Positive entreprise, vous vous souvenez celui qui trouve les manuels de SES trop gauchistes, et

qui dit : "pour ce que l'on constate aujourd'hui dans les manuels scolaires de sciences économiques, c'est une image pessimiste, incomplète, réductrice de l'entreprise, bref, antibusiness, qui y est présentée. L'entreprenariat et la réussite ne sont pas valorisés, les développements consacrés au travail traitent surtout du chômage, de la précarité, de l'exclusion, du stress, du harcèlement… en revanche jamais l'épanouissement personnel grâce notamment à l'exercice de son métier n'y est traité".
[Allez savoir pourquoi ...]
Et rajoute : "Les entreprises reprochent aux jeunes de ne pas savoir mettre en pratique leurs connaissances et de ne pas connaître le monde économique, alors que les jeunes reprochent aux entreprises d'exiger qu'ils soient déjà qualifiés avant même toute expérience professionnelle. Il est grand temps de résoudre le décalage entre ces deux mondes, d'encourager et de rationaliser les passerelles, déjà fort nombreuses." (la suite ici).

*Et pour finir et subventionner la soupe populaire de ce soir, publicité en relation avec les cérémonies du 22 octobre dernier.

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Nouvelles missions de l'Education Nationale

* E.N. prestataire de services marchands ? On peut le croire à lire le nouvel accord avec les Emirats. Sans doute est-il plus rentable de payer des profs à préparer des programmes pour les Emirats que de les maintenir en poste devant des élèves français. C'est certain. Ceux de Louis-le-Grand vont donc se voir payer de magnifiques voyages vers Abou Dabi, comme le font déjà leur collègues de la Sorbonne. Encore des profs de gauche sans doute...

Lancement d'un projet de coopération entre le lycée Louis le Grand et les autorités éducatives d'Abou Dabi
Communiqué de presse - Xavier Darcos


Xavier Darcos, ministre de l'Éducation nationale, a signé ce jour, à Abou Dabi, un accord de coopération établissant une coopération entre le lycée Louis le Grand et les autorités éducatives d'Abou Dabi en vue de l'établissement de filières scientifiques d'excellence.
Le lancement du projet est prévu pour la rentrée scolaire 2008.
Les autorités d'Abou Dabi ont pris en 2006 l'initiative de rechercher un partenaire étranger modèle susceptible de les aider à développer des filières scientifiques d'excellence. Leur choix s'est porté sur le lycée Louis le Grand, l'un des plus prestigieux établissements français, qui possède d'ailleurs déjà une expérience importante d'accueil d'élèves étrangers.
Le caractère novateur de l'intervention du lycée Louis le Grand réside dans
sa mission d'expertise et d'ingénierie pour élaborer des programmes de mathématiques et de sciences physiques dans des classes équivalentes à celles de seconde, première, terminale et pour apporter appui et conseil aux enseignants de ces classes. Sur place, il est prévu de nommer quatre professeurs agrégés français qui interviendront dans ces filières en relation avec leurs collègues émiriens.
Le lycée français Louis Massignon à Abou Dabi, établissement de l'Agence pour l'enseignement français à l'étranger, sera également acteur de la mise en oeuvre du projet.
Un des enjeux de ce partenariat éducatif innovant est de développer, en amont de l'Université et des Grandes Ecoles, des formations de haut niveau qui pourraient préparer à des coopérations ultérieures visant à établir des formations d'excellence dans l'enseignement supérieur à Abou Dabi.



* Violence. Dans la série on réinvente l'eau chaude, Darcos annonce la rédaction dans chaque lycée d'un "code de la paix scolaire" pour prévenir la violence.

AFP — Le ministre de l'Education, Xavier Darcos, a annoncé mercredi le lancement du "chantier de la rédaction d'un code de la paix scolaire", avec notamment la participation des lycéens, pour consigner les règles en vigueur dans les établissements et les sanctions en cas d'infraction.
"C'est précisément parce que les règles de vie à l'Ecole sont unanimes, universelles, qu'elles sont partout les mêmes, que la loi prend son sens, je vais lancer le chantier de la rédaction d'un code de la paix scolaire national", a déclaré le ministre lors de la signature d'une convention entre son ministère et la garde des Sceaux, Rachida Dati.
"
Ce code rassemblera, dans une langue claire, concise et accessible à tous, et en particulier aux parents, les règles de conduite en vigueur au sein des établissements scolaires de tout notre pays et il rappellera les sanctions prévues à chaque fois qu'elles seront enfreintes", a-t-il précisé.

Ce n'est pas ce que l'on appelle généralement un règlement intérieur ?
Que ne ferait-il pas pour travailler avec Rachida celui-là !

* Augmentation des profs. Mais non, ce n'est pas en France mais en Angleterre. Résumé d'un article de la BBC News :

Suivant les recommendations d'une commission d'arbitrage indépendante, le gouvernement anglais vient d'accorder aux enseignants anglais et gallois une augmentation de 2,45% à compter de septembre 2008 (+ 2,3% en 2009 et 2010) – hausse supérieure à l'inflation (2%). Elle sera de 3,45% pour les salaires supérieurs (décidément, on ne prête qu'aux riches... Ndlr) à Londres (où le coût de la vie est très supérieur, ndlr); l'accord fixe pour Londres un salaire plancher de £25000/an (33000 € après impôts). Le Ministre de l'Éducation a justifié le cadeau en qualifiant les enseignants de "colonne vertébrale du système éducatif". Les syndicats, eux, ne se réjouissent pas: l'indice des prix de détail auquel ils se réfèrent (qui inclut entre autres loyers et taux d'emprunt) révèle une inflation réelle de 4,3%.

A peine un rattrapage donc.

* Rien à voir (quoi que), mais incontournable. Merci à Rue89 de le mettre en Une.

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Sciences économiques (et politiques d'ailleurs)

* Manuels scolaires d'économies, pas politiquement corrects ? C'est ce que laisse penser le journal officiel (Le Figaro) dans un article qui dit que Darcos lance un audit à leur sujet. Extraits (Le fig de ce jour).

Le FIgaro — Vision négative de l'entreprise, contenus peu ou pas contrôlés... les manuels d'économie vont faire l'objet d'un audit lancé par le ministre de l'Éducation nationale.
Déjà vive la polémique autour de l'enseignement de l'économie n'en finit pas de rebondir. Aussi Xavier Darcos a décidé de lancer début février un audit externe sur les manuels et les programmes d'économie au lycée. La commission sera présidée par Roger Guesnerie, titulaire de la chaire de théorie économique et organisation sociale au Collège de France.
La tension, relayée par le monde de l'entreprise, montait depuis quelque temps. Jusqu'au coup de sang récent de l'ex-premier ministre socialiste Michel Rocard, qui est allé jusqu'à qualifier de «catastrophe ambulante» l'enseignement de cette matière, qu'il rend «responsable du blocage du dialogue social dans notre pays». En cause, la vision négative du monde de l'entreprise qui serait véhiculée depuis des années par l'Éducation nationale. Édités par Nathan, Bordas, Magnard, Bréal ou encore Hatier, les manuels d'économie sont en principe le reflet du programme. Mais l'Éducation nationale n'impose pas de contraintes et ne peut de toute façon pas en contrôler le contenu. En son temps, Claude Allègre avait déjà tenté de s'attaquer à cette question.
«En réalité, les éditeurs ont intérêt à respecter le programme s'ils souhaitent que les manuels soient achetés», souligne Jean Étienne, doyen des inspecteurs généraux des sciences économiques et sociales. Par ailleurs, alors que la concurrence est grande sur ce marché, les éditeurs s'adaptent à ce qu'ils estiment être la demande des enseignants en matière de tonalité des contenus. Jean Étienne admet ainsi que «la microéconomie est sous-représentée dans les programmes». Pour preuve : en classe de seconde, avant même de parler du monde de l'entreprise, un ouvrage comme Magnard consacre une trentaine de pages à la précarité et au chômage. À peine évoquées en seconde, les relations sociales au sein de l'entreprise sont principalement développées en première puis en terminale. Mais le plus souvent étudiées à travers les conflits sociaux que les différents ouvrages valorisent pour faire évoluer le sort des salariés. (...).



*Jamais contents ces chefs d'établissement. Voilà maintenant qu'ils critiquent leur maiître et trouvent indécente la prime qu'ils ont touché. Ils peuvent toujours la reverser aux associations qui tentent de réinsérer les chômeurs...

AFP — "Pour le Snupden-FSU, l'attribution de cette prime est indécente dans le contexte actuel des négociations salariales et des restrictions de moyens", écrit-il.
"Alors que le Président de la République vient d'affirmer que +les caisses de l'Etat sont vides+, le coût prévisible de cette mesure représenterait le quart des crédits alloués en 2008 à la revalorisation des personnels", ajoute-t-il.
Pour ce syndicat, "l'attribution de primes et d'indemnités ne peut remplacer une augmentation du point d'indice pour tous" (augmentation salariale, ndlr).
"
Le Snupden-FSU n'a jamais demandé de primes mais il revendique davantage de moyens et de personnels pour assurer le fonctionnement des (établissements) et faire face à l'accroissement de nos tâches", affirme-t-il.
Il reproche au ministre de l'Education
Xavier Darcos de faire preuve d'un "machiavélisme certain en divisant pour régner et en cherchant à s'assurer ostensiblement la fidélité des personnels de direction pour mettre en place sa politique en 2008".
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Mobilisation du 24 et après...

* Désordre syndical ? Si tous les syndicats sont d'accords pour être en grève le 24, certaines tendances de certains syndicats commencent à ruer dans les brancards. C'est au SNES que cela ce passe (pour ne pas le citer). Voici les propos d'une des tendances, Emancipation, qui a proposé une action plus longue au Conseil national du SNES de cette semaine, propositions qui ont été rejetées (malheureusement ?). Extraits :

Chacun voit bien qu'une nouvelle grève de 24 h, même unitaire dans la Fonction Publique, même réussie, ne saurait suffire. Il serait irresponsable de persister à se borner à des "temps forts"… qui risquent de l'être de moins en moins : la question de la reconduction de la grève est plus que jamais incontournable.
C'est la durée qui permet de généraliser le mouvement dans chaque secteur, tout en faisant connaître et converger les revendications de chacun d'eux. C'est la durée qui peut permettre l'extension à de nouveaux secteurs et donc la généralisation de la grève qu'il est impératif de ne pas rater une fois de trop. C'est la durée qui permet d'attaquer aussi le pouvoir là où il ne nous attend pas (initiatives de blocage de l’économie, résistance civique…).
Pour s'en donner les moyens, le SNES appelle dès maintenant à réunir des AG d'établissements, de villes pour décider la grève et ses suites. Il propose à la FSU, aux intersyndicales de l'Education et de la Fonction Publique, à toutes les organisations syndicales,
d'appeler les grévistes à des AG de coordination dans un cadre interprofessionnel avec l'objectif de faire converger le maximum de forces dans une dynamique de grève générale.

* Le 24 janvier, pour préparer une mobilisation en février ? Il faut le croire. On va déjà vers un nouveau temps fort dans un mois. Voici la fin d'une déclaration de la CGT du 10 janvier, et dont le titre est : Passer à l'offensive

* Le 24 janvier, pour la journée nationale d'action des personnels de la fonction publique pour la défense de l'emploi public et la revalorisation des salaires et des pensions.

Dans tous les secteurs professionnels, la Commission exécutive de la CGT appelle l'ensemble des salariés, retraités et privés d'emploi à s'engager partout dans la bataille pour l'augmentation des salaires, pensions et minima sociaux.

Pour favoriser une dynamique revendicative puissante,
la CGT propose de construire, dans l'unité syndicale, une mobilisation interprofessionnelle début février pour la revalorisation des salaires et des pensions, la défense du pouvoir d'achat dans les secteurs privés et publics.

De la même façon, la CGT estime indispensable de
construire rapidement une démarche commune des organisations syndicales permettant d'engager de larges mobilisations dès ce premier trimestre 2008 pour la défense des retraites et la pérennité du système par répartition.

La CGT prend dès à présent contact avec les autres organisations syndicales pour concrétiser le caractère unitaire de ces initiatives.

Elle demande à ses organisations de préparer ces perspectives d'action et de mobilisation.



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Tribune libre donnée à actuchomage.org. Un bon billet sur les non titulaires de l'E.N. et sur le dicours gouvernemental. Bravo.

Le plus grand plan social en France… totalement méconnu
Samedi, 12 Janvier 2008

Septembre 2004. Un matin comme les autres vous vous réveillez, et votre poste a disparu. Sans préavis. Votre employeur ne vous laisse même plus pénétrer dans ses locaux. «Envoyez-nous un CV et une lettre de motivation. On vous rappellera», vous entendez-vous répondre au téléphone...

Trois ans après, on ne vous a toujours pas rappelé. Vous êtes aux minimas sociaux, les agents de l'ANPE ne peuvent vous reconvertir nulle part, se demandent ce que vous faites là, ouvrent des yeux ronds quand vous leur racontez votre histoire.

Dans les médias, rien : le vide, le néant ! Il ne s'est rien passé. Et les gens à qui vous en parlez ont du mal à vous croire.

En tant que citoyen français, tout travailleur est protégé par le Droit du travail, alors un agent de l'Etat, n'en parlons même pas...

Car vous faites partie des 30.000 professeurs non-titulaires que M. Fillon a décidé d'éradiquer.

Vous n'avez pas de statut légal, personne pour vous défendre véritablement, et vous êtes des milliers répartis sur tout le territoire. Malgré vos beaux diplômes, Bac +3, 4, 5, 8, avec une expérience professionnelle dans l'Education nationale de 3, 5, 10, 15 ans, vous avez servi de "variable d'ajustement" ; vous avez travaillé "au noir" pendant des années avec la bénédiction de l'Etat, effectué des dizaines de CDD successifs, une période d'essai de 15 ans parfois, et finalement non, vraiment, après réflexion, vous ne faites décidément pas l'affaire. Alors que les profs absents ne sont pas remplacés dans les classes et les besoins criants.

Le droit du travail : respect des principes CDD/CDI, courriers d'information et de justification, indemnités de licenciement, etc ? Non, vous n'êtes pas tout simplement pas concerné. «Passez les concours, faites la queue, comme tout le monde !!!» C'est la seule réponse qu'on vous balancera à la figure désormais quand vous oserez protester.

Dans les média, vous entendrez parfois :
«Le ministère se réjouit de la disparition du personnel précaire dans l'Education Nationale, c'est une véritable avancée sociale».

M. Fillon, pour cette "avancée sociale" sans précédent dans notre beau pays et pour le silence fracassant qui l'entoure, merci.

Liloux

Ceci dit, il semble que Monsieur Fillon ait aussi décidé d'éradiquer un certain nombre de milliers de professeurs titulaires.
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Mauvaise éducation

* Habemus papam, et pas n'importe lequel. Puisque l'oreille de notre république est à l'écoute du Vatican, soyons au fait des dernières déclarations du Pape sur l'école qui déplore une sorte de déclin de civilisation (comme par hasard). On ne s'attend à rien de progressiste, c'est sûr. Voici précisément ce qu'il dit recevant les élus de Rome et du Latium dans la Salle Clémentine du Vatican, jeudi.

« Si nous considérons la réalité de notre situation, nous ne pouvons nier que nous nous trouvons face à une véritable et grande "urgence éducative". (...) Il semble en effet toujours plus difficile de proposer de manière convaincante aux nouvelles générations des certitudes solides et des critères sur lesquels fonder la construction de leur propre vie. Ils le savent bien, les parents et les enseignants, qui pour cette raison même sont souvent tentés d’abdiquer leur rôle éducatif propre. Les mêmes, du reste, dans le contexte social et culturel actuel, empreint de relativisme et même de nihilisme, parviennent difficilement à trouver des points de référence sûrs pour les soutenir et les guider dans leur mission d’éducateurs et plus largement dans l’ensemble de la conduite de leur vie. (...)
« Il existe ici une claire priorité : le respect et le soutien de la famille fondée sur le mariage. (...) Nous constatons tous les jours combien les attaques et les incompréhensions sont insistantes et menaçantes à l’égard de cette réalité humaine et sociale fondamentale.
Il n’en est que plus nécessaire que les administrations publiques ne se portent pas au secours de telles tendances négatives, mais qu’au contraire elles offrent aux familles un soutien affirmé et concret, avec la certitude d’œuvrer ainsi en vue du bien commun. »


* Aucun respect. En effet il a raison le pape. Voici encore un exemple de manque de respect qui caractérise si bien notre époque. Se moquer comme cela des anciens qui ont travaillé pour l'édification de la grandeur de la France, franchement... surtout quand on est de droite, cela fiche mal. Et si il en restait là encore... prendre aussi les militants de son propre parti pour des imbéciles, c'est pire (mais bon on est militant ou on ne l'est pas). Voyez plutôt ces propos d'un représentant gouvernemental :




* Après tout, tout ce qui arrive on l'a bien mérité. Un peu de musique pour finir. Fallait pas voter à droite.




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