La Bonne Presse
Trop
altermondialistes, ils critiquent sans nuances le
libéralisme
les vilains
Extraits dans lesquels on remarquera toujours la même
constante de vouloir dire
que le libéralisme c'est
mieux :
D'ores et
déjà engagé dans un audit des manuels d'économie, le
ministère de l'Éducation nationale sera-t-il un jour
contraint de se pencher sur les livres d'histoire et
de géographie afin de vérifier qu'ils offrent un
traitement équilibré de la période
contemporaine ? Certains enseignants,
franchement troublés par la tonalité antilibérale et
antiaméricaine de certains chapitres, ne sont plus
loin de le penser. Sans aller aussi loin, André
Kaspi, professeur d'histoire à Paris-I, affirmait
récemment dans un colloque universitaire : «On
peut se demander s'il ne conviendrait pas de réunir
une commission d'historiens qui relèverait les
erreurs, les préjugés et les maladresses des
manuels.»
Certains
thèmes qui ont longtemps fâché périodes sombres de la
Révolution française, crimes du stalinisme, rôle de
Vichy dans la déportation des Juifs ou bilan de la
colonisation font depuis une dizaine d'années l'objet
d'une approche plus équilibrée. Mais un survol des
principaux manuels scolaires suffit à montrer que les
enjeux de géopolitique plus actuels sont parfois
traités sans nuances.
Dans un ouvrage conçu par l'éditeur Foucher à
l'intention des classes de terminale technique, on
peut ainsi lire : «Les altermondialistes
défendent le droit à l'existence de toutes les
cultures menacées par la logique libérale.» À
l'intention des élèves de terminale générale, Magnard
résume pour sa part, au début d'un chapitre consacré
aux «fragilités de l'hyperpuissance»
américaine : «Le libéralisme économique a des
conséquences douloureuses : des fractures
sociales et géographiques.» Pour expliquer le
développement du terrorisme islamique, le manuel de
troisième publié en 2003 par Magnard indique :
«Les États-Unis sont devenus la cible d'États et de
mouvements qui refusent l'hégémonie américaine sur le
monde.» Comme pour enfoncer le clou, l'éditeur a
choisi une photo de militant altermondialiste, prise
lors d'une manifestation organisée en Belgique
courant 2001, pour illustrer la couverture de cet
ouvrage.
La suite est là.
Alors
justement que faut-il en penser de ce libéralisme
? Faites vous votre réponse, mais voici ce soir de
quoi méditer. Extrait
d'une émission avec B. MARIS qui essaie de décrypter
certaines questions de base sur le système
capitalisme. Analyse du discours économique ambiant
et plus (si affinité). Cela permet surtout
de renvoyer dans leur camp tous ces libéraux qui ont
la science infuse et veulent voir des manuels
scolaires à leurs bottes.
Bernard Maris
envoyé par reagman2000
Ce week end grand retour sur les réformes scolaires qui s'annoncent. Revenez nous voir.
A la soupe !
"Les lois de décentralisation placent les établissements à la croisée de logiques complexes et le champ des missions qui leurs sont confiées ne cesse de s’élargir (...). Il nous semble alors bien difficile de défendre l'idée d'un pilotage des établissements et de maintenir une architecture fonctionnelle quasiment napoléonienne avec un proviseur et un adjoint, deux hémisphères pas toujours synchrones dans le petit cerveau d'un grand corps invertébré, incapable d'embrasser ces ensembles dans leur complexité.
Nous pensons que le moment est venu de lancer la réflexion sur l'organisation de la direction des EPLE.
La responsabilité des missions de management (orientation pédagogique, stratégie, organisation, amélioration, contrôle) ne saurait sans doute échapper aux personnels de direction, non plus que les missions liées à la mise en œuvre des ressources : direction des ressources humaines, gestion des infrastructures, gestion des achats, gestion financière et comptable, gestion du système documentaire. Mais considérons l'ensemble des missions reliées au cœur du métier en plus de l'enseignement : orienter, évaluer, valider, aider, accompagner le travail personnel, participer à la définition des services, gérer des projets, définir en équipe la gestion du temps, aménager des parties de programmes et individualiser des parcours, créer des dispositifs, adapter les pratiques pédagogiques, élaborer des indicateurs, étudier le devenir des élèves, communiquer vers l'exté-rieur, promouvoir l'établissement, etc. Toutes ces missions, et bien d'autres encore, sauraient-elles encore durablement sortir de la responsabilité effective des enseignants ?
On peut se réjouir que ces questions soient abordées dans le cadre des réflexions sur le métier d’enseignant mais il serait absurde de ne pas les articuler à celles du pilotage des établissements.
L'avenir du pilotage des établissements ne dépend-il pas nécessairement d'un maillage interne des établissements ? Il est temps de repenser cette organisation avec un jeu redéfini de délégations et de services, aboutissant à un partage des responsabilités, auxquelles devraient être étroitement associés les collectivités locales et territoriales, les parents et les élèves. La décentralisation est-elle aboutie tant que les usagers et les collectivités restent spectateurs plus ou moins actifs de l'organisation de l'éducation ?"
* Crachats rectoraux. Il s'agit de ceux d'un ancien recteur (A. Morvan) qui maintenant à la retraite (c'est plus facile il faut croire) dit tout ce qu'il pense de Nicolas S. C'est sur le site de 20minutes :
Le recteur « kärcherisé » réplique
«
J'ai été congédié comme un domestique
[comme un vacataire il veut dire ?]
après
quatorze années comme recteur au service de
l'Etat
[recteur-vacataire au service de l'Etat,
donc].
On m'a fait taire. Je rétablis ma vérité ». Révoqué
en mars 2007 pour s'être opposé à l'ouverture du
lycée musulman Al-Kindi, l'ancien recteur de
l'académie de Lyon, Alain Morvan, publie aujourd'hui
L'Honneur et les honneurs (Grasset), dans lequel il
livre ses « souvenirs d'un recteur kärcherisé ». Ou
comment cet ancien professeur d'anglais a réussi en
quelques mois à se mettre à dos la droite locale, le
préfet, ses ministres de tutelle, puis Nicolas
Sarkozy, alors ministre de l'Intérieur, « en ne
faisant que son travail ».
Arrivé
à Lyon en juillet 2002, ce recteur « de droite » se
retrouve en 2004 confronté au cas de l'université
Lyon-III, qui tarde à condamner les propos sur les
chambres à gaz du professeur Bruno Gollnisch (FN). Le
recteur affiche alors une fermeté inhabituelle
vis-à-vis de l'université, déjà empêtrée dans des
affaires de négationnisme et de gouvernance.
Premier coup de semonce du ministère de l'Education,
qui lui demande de lever le pied sur ce dossier à la
demande d'élus locaux de droite.[non ? l'E.N. est capable de
faire ça ?] Alain
Morvan se montre ensuite réticent à l'ouverture d'un
collège-lycée musulman à Décines, d'abord pour des
raisons techniques de sécurité. « Mais Nicolas
Sarkozy, ministre et candidat à la présidence,
voulait cet établissement. On m'a fait comprendre que
je ne pouvais pas m'y opposer », raconte Alain
Morvan, qui fut convoqué au ministère de l'Intérieur
et pense avoir été placé sur écoute. « Ce livre
montre le rôle que peut jouer la peur dans la
fonction publique. La crainte que Nicolas Sarkozy
inspire est le grand ressort du régime actuel »,
estime-t-il. Pur produit de la méritocratie
républicaine, Alain Morvan continue aujourd'hui de
justifier son opposition à un établissement musulman.
« L'école est faite pour mettre dans un même creuset
des enfants d'horizon différents. Pas pour servir de
support identitaire », dit-il. « Le discours de
Nicolas Sarkozy à Rome, qui place la foi comme garant
de la morale, est ahurissant. Je crois que le chef de
l'Etat n'a pas les références culturelles pour
accomplir sa mission. »
Encore
un recteur qui fait semblant de ne pas savoir qu'il
occupe une place éminemment politique... mais comment
a-t-il été nommé ?
*Et les croutons
? Encore le Figaro, qui apprécie le sujet et
qui donne la parole (entre autres) à Thibaut Lanxade,
président de Positive entreprise, vous vous souvenez
celui
qui trouve les manuels de SES trop gauchistes,
et
qui dit :
"pour ce que l'on constate aujourd'hui dans les
manuels scolaires de sciences économiques, c'est
une
image pessimiste, incomplète, réductrice de
l'entreprise, bref, antibusiness, qui y est
présentée. L'entreprenariat et la réussite ne sont
pas valorisés, les développements consacrés au
travail traitent surtout du chômage, de la précarité,
de l'exclusion, du stress, du harcèlement…
en
revanche jamais l'épanouissement personnel grâce
notamment à l'exercice de son métier n'y est
traité".
[Allez savoir pourquoi ...]
Et
rajoute : "Les entreprises reprochent aux
jeunes de ne pas savoir mettre en pratique leurs
connaissances et de ne pas connaître le monde
économique, alors que les jeunes reprochent aux
entreprises d'exiger qu'ils soient déjà qualifiés
avant même toute expérience professionnelle.
Il est
grand temps de résoudre le décalage entre ces deux
mondes, d'encourager et de rationaliser les
passerelles, déjà fort nombreuses." (la suite ici).
*Et pour finir et
subventionner la soupe populaire de ce soir,
publicité en
relation avec les cérémonies du 22
octobre dernier.
La Lettre de Guy
envoyé par chezwat
Nouvelles missions de l'Education Nationale
Lancement d'un projet de coopération entre le lycée Louis le Grand et les autorités éducatives d'Abou Dabi
Communiqué de presse - Xavier Darcos
Xavier Darcos, ministre de l'Éducation nationale, a
signé ce jour, à Abou Dabi,
un accord de coopération
établissant une coopération entre le lycée Louis le
Grand et les autorités éducatives d'Abou Dabi
en vue de l'établissement de filières scientifiques
d'excellence.
Le
lancement du projet est prévu pour
la rentrée scolaire 2008.
Les autorités d'Abou Dabi ont pris en 2006
l'initiative de rechercher un partenaire étranger
modèle susceptible de les aider à développer des
filières scientifiques d'excellence. Leur choix s'est
porté sur le lycée Louis le Grand, l'un des plus
prestigieux établissements français, qui possède
d'ailleurs déjà une expérience importante d'accueil
d'élèves étrangers.
Le caractère novateur de l'intervention du lycée
Louis le Grand réside dans
sa mission d'expertise et d'ingénierie pour élaborer
des programmes de
mathématiques et de sciences physiques dans des
classes équivalentes à celles de seconde, première,
terminale et pour apporter appui et conseil aux
enseignants de ces classes.
Sur place, il est prévu de nommer quatre professeurs
agrégés français qui
interviendront dans ces filières en relation avec
leurs collègues émiriens.
Le lycée français Louis Massignon à Abou Dabi,
établissement de l'Agence pour l'enseignement
français à l'étranger, sera également acteur de la
mise en oeuvre du projet.
Un des enjeux de ce partenariat éducatif innovant est
de développer, en amont de l'Université et des
Grandes Ecoles, des formations de haut niveau qui
pourraient préparer à des coopérations ultérieures
visant à établir des formations d'excellence dans
l'enseignement supérieur à Abou
Dabi.
*
Violence.
Dans la série on réinvente l'eau chaude, Darcos annonce la
rédaction dans chaque lycée d'un "code de la paix
scolaire" pour prévenir la violence.
AFP — Le
ministre de l'Education, Xavier Darcos, a annoncé
mercredi le lancement du "chantier de la rédaction
d'un code de la paix scolaire", avec notamment la
participation des lycéens, pour consigner les règles
en vigueur dans les établissements et les sanctions
en cas d'infraction.
"C'est précisément parce
que les règles de vie à l'Ecole sont unanimes,
universelles, qu'elles sont partout les mêmes, que la
loi prend son sens, je vais lancer le chantier de la
rédaction d'un code de la paix scolaire national", a
déclaré le ministre lors de la signature d'une
convention entre son ministère et la garde des
Sceaux, Rachida Dati.
"Ce code
rassemblera, dans une langue claire, concise et
accessible à tous, et en particulier aux parents, les
règles de conduite en vigueur au sein des
établissements scolaires de tout notre pays et il
rappellera les sanctions prévues à chaque fois
qu'elles seront enfreintes", a-t-il précisé.
Ce n'est pas ce que
l'on appelle généralement un règlement intérieur ?
Que ne ferait-il pas pour travailler avec Rachida
celui-là !
*
Augmentation des
profs. Mais non, ce n'est pas en France mais
en
Angleterre. Résumé d'un article de la BBC News
:
Suivant les recommendations d'une commission
d'arbitrage indépendante, le gouvernement anglais
vient d'accorder aux enseignants anglais et gallois
une augmentation de
2,45% à compter de septembre 2008 (+ 2,3% en 2009 et
2010) – hausse supérieure à l'inflation (2%).
Elle sera de 3,45% pour les
salaires supérieurs (décidément, on ne prête qu'aux
riches... Ndlr) à Londres (où le coût de la vie est très
supérieur, ndlr); l'accord fixe pour Londres
un salaire plancher de £25000/an (33000 € après
impôts). Le Ministre de l'Éducation a justifié le
cadeau
en qualifiant les enseignants de "colonne
vertébrale du système éducatif". Les
syndicats, eux, ne se réjouissent pas: l'indice des
prix de détail auquel ils se réfèrent (qui inclut
entre autres loyers et taux d'emprunt) révèle une inflation
réelle de 4,3%.
A peine un
rattrapage donc.
*
Rien à
voir (quoi que), mais incontournable. Merci à
Rue89 de le mettre en Une.
Sciences économiques (et politiques d'ailleurs)
Le FIgaro — Vision négative de l'entreprise, contenus peu ou pas contrôlés... les manuels d'économie vont faire l'objet d'un audit lancé par le ministre de l'Éducation nationale.
Déjà vive la polémique autour de l'enseignement de l'économie n'en finit pas de rebondir. Aussi Xavier Darcos a décidé de lancer début février un audit externe sur les manuels et les programmes d'économie au lycée. La commission sera présidée par Roger Guesnerie, titulaire de la chaire de théorie économique et organisation sociale au Collège de France.
La tension, relayée par le monde de l'entreprise, montait depuis quelque temps. Jusqu'au coup de sang récent de l'ex-premier ministre socialiste Michel Rocard, qui est allé jusqu'à qualifier de «catastrophe ambulante» l'enseignement de cette matière, qu'il rend «responsable du blocage du dialogue social dans notre pays». En cause, la vision négative du monde de l'entreprise qui serait véhiculée depuis des années par l'Éducation nationale. Édités par Nathan, Bordas, Magnard, Bréal ou encore Hatier, les manuels d'économie sont en principe le reflet du programme. Mais l'Éducation nationale n'impose pas de contraintes et ne peut de toute façon pas en contrôler le contenu. En son temps, Claude Allègre avait déjà tenté de s'attaquer à cette question.
«En réalité, les éditeurs ont intérêt à respecter le programme s'ils souhaitent que les manuels soient achetés», souligne Jean Étienne, doyen des inspecteurs généraux des sciences économiques et sociales. Par ailleurs, alors que la concurrence est grande sur ce marché, les éditeurs s'adaptent à ce qu'ils estiment être la demande des enseignants en matière de tonalité des contenus. Jean Étienne admet ainsi que «la microéconomie est sous-représentée dans les programmes». Pour preuve : en classe de seconde, avant même de parler du monde de l'entreprise, un ouvrage comme Magnard consacre une trentaine de pages à la précarité et au chômage. À peine évoquées en seconde, les relations sociales au sein de l'entreprise sont principalement développées en première puis en terminale. Mais le plus souvent étudiées à travers les conflits sociaux que les différents ouvrages valorisent pour faire évoluer le sort des salariés. (...).
*Jamais contents ces chefs d'établissement. Voilà maintenant qu'ils critiquent leur maiître et trouvent indécente la prime qu'ils ont touché. Ils peuvent toujours la reverser aux associations qui tentent de réinsérer les chômeurs...
AFP — "Pour le Snupden-FSU, l'attribution de cette prime est indécente dans le contexte actuel des négociations salariales et des restrictions de moyens", écrit-il.
"Alors que le Président de la République vient d'affirmer que +les caisses de l'Etat sont vides+, le coût prévisible de cette mesure représenterait le quart des crédits alloués en 2008 à la revalorisation des personnels", ajoute-t-il.
Pour ce syndicat, "l'attribution de primes et d'indemnités ne peut remplacer une augmentation du point d'indice pour tous" (augmentation salariale, ndlr).
"Le Snupden-FSU n'a jamais demandé de primes mais il revendique davantage de moyens et de personnels pour assurer le fonctionnement des (établissements) et faire face à l'accroissement de nos tâches", affirme-t-il.
Il reproche au ministre de l'Education Xavier Darcos de faire preuve d'un "machiavélisme certain en divisant pour régner et en cherchant à s'assurer ostensiblement la fidélité des personnels de direction pour mettre en place sa politique en 2008".
Mobilisation du 24 et après...
Chacun voit bien qu'une nouvelle grève de 24 h, même unitaire dans la Fonction Publique, même réussie, ne saurait suffire. Il serait irresponsable de persister à se borner à des "temps forts"… qui risquent de l'être de moins en moins : la question de la reconduction de la grève est plus que jamais incontournable.
C'est la durée qui permet de généraliser le mouvement dans chaque secteur, tout en faisant connaître et converger les revendications de chacun d'eux. C'est la durée qui peut permettre l'extension à de nouveaux secteurs et donc la généralisation de la grève qu'il est impératif de ne pas rater une fois de trop. C'est la durée qui permet d'attaquer aussi le pouvoir là où il ne nous attend pas (initiatives de blocage de l’économie, résistance civique…).
Pour s'en donner les moyens, le SNES appelle dès maintenant à réunir des AG d'établissements, de villes pour décider la grève et ses suites. Il propose à la FSU, aux intersyndicales de l'Education et de la Fonction Publique, à toutes les organisations syndicales, d'appeler les grévistes à des AG de coordination dans un cadre interprofessionnel avec l'objectif de faire converger le maximum de forces dans une dynamique de grève générale.
* Le 24 janvier, pour préparer une mobilisation en février ? Il faut le croire. On va déjà vers un nouveau temps fort dans un mois. Voici la fin d'une déclaration de la CGT du 10 janvier, et dont le titre est : Passer à l'offensive
* Le 24 janvier, pour la journée nationale d'action des personnels de la fonction publique pour la défense de l'emploi public et la revalorisation des salaires et des pensions.
Dans tous les secteurs professionnels, la Commission exécutive de la CGT appelle l'ensemble des salariés, retraités et privés d'emploi à s'engager partout dans la bataille pour l'augmentation des salaires, pensions et minima sociaux.
Pour favoriser une dynamique revendicative puissante, la CGT propose de construire, dans l'unité syndicale, une mobilisation interprofessionnelle début février pour la revalorisation des salaires et des pensions, la défense du pouvoir d'achat dans les secteurs privés et publics.
De la même façon, la CGT estime indispensable de construire rapidement une démarche commune des organisations syndicales permettant d'engager de larges mobilisations dès ce premier trimestre 2008 pour la défense des retraites et la pérennité du système par répartition.
La CGT prend dès à présent contact avec les autres organisations syndicales pour concrétiser le caractère unitaire de ces initiatives.
Elle demande à ses organisations de préparer ces perspectives d'action et de mobilisation.
* Tribune libre donnée à actuchomage.org. Un bon billet sur les non titulaires de l'E.N. et sur le dicours gouvernemental. Bravo.
Le plus grand plan social en France… totalement méconnu
Samedi, 12 Janvier 2008
Septembre 2004. Un matin comme les autres vous vous réveillez, et votre poste a disparu. Sans préavis. Votre employeur ne vous laisse même plus pénétrer dans ses locaux. «Envoyez-nous un CV et une lettre de motivation. On vous rappellera», vous entendez-vous répondre au téléphone...
Trois ans après, on ne vous a toujours pas rappelé. Vous êtes aux minimas sociaux, les agents de l'ANPE ne peuvent vous reconvertir nulle part, se demandent ce que vous faites là, ouvrent des yeux ronds quand vous leur racontez votre histoire.
Dans les médias, rien : le vide, le néant ! Il ne s'est rien passé. Et les gens à qui vous en parlez ont du mal à vous croire.
En tant que citoyen français, tout travailleur est protégé par le Droit du travail, alors un agent de l'Etat, n'en parlons même pas...
Car vous faites partie des 30.000 professeurs non-titulaires que M. Fillon a décidé d'éradiquer.
Vous n'avez pas de statut légal, personne pour vous défendre véritablement, et vous êtes des milliers répartis sur tout le territoire. Malgré vos beaux diplômes, Bac +3, 4, 5, 8, avec une expérience professionnelle dans l'Education nationale de 3, 5, 10, 15 ans, vous avez servi de "variable d'ajustement" ; vous avez travaillé "au noir" pendant des années avec la bénédiction de l'Etat, effectué des dizaines de CDD successifs, une période d'essai de 15 ans parfois, et finalement non, vraiment, après réflexion, vous ne faites décidément pas l'affaire. Alors que les profs absents ne sont pas remplacés dans les classes et les besoins criants.
Le droit du travail : respect des principes CDD/CDI, courriers d'information et de justification, indemnités de licenciement, etc ? Non, vous n'êtes pas tout simplement pas concerné. «Passez les concours, faites la queue, comme tout le monde !!!» C'est la seule réponse qu'on vous balancera à la figure désormais quand vous oserez protester.
Dans les média, vous entendrez parfois : «Le ministère se réjouit de la disparition du personnel précaire dans l'Education Nationale, c'est une véritable avancée sociale».
M. Fillon, pour cette "avancée sociale" sans précédent dans notre beau pays et pour le silence fracassant qui l'entoure, merci.
Liloux
Ceci dit, il semble que Monsieur Fillon ait aussi décidé d'éradiquer un certain nombre de milliers de professeurs titulaires.
Mauvaise éducation
« Si nous considérons la réalité de notre situation, nous ne pouvons nier que nous nous trouvons face à une véritable et grande "urgence éducative". (...) Il semble en effet toujours plus difficile de proposer de manière convaincante aux nouvelles générations des certitudes solides et des critères sur lesquels fonder la construction de leur propre vie. Ils le savent bien, les parents et les enseignants, qui pour cette raison même sont souvent tentés d’abdiquer leur rôle éducatif propre. Les mêmes, du reste, dans le contexte social et culturel actuel, empreint de relativisme et même de nihilisme, parviennent difficilement à trouver des points de référence sûrs pour les soutenir et les guider dans leur mission d’éducateurs et plus largement dans l’ensemble de la conduite de leur vie. (...)
« Il existe ici une claire priorité : le respect et le soutien de la famille fondée sur le mariage. (...) Nous constatons tous les jours combien les attaques et les incompréhensions sont insistantes et menaçantes à l’égard de cette réalité humaine et sociale fondamentale.
Il n’en est que plus nécessaire que les administrations publiques ne se portent pas au secours de telles tendances négatives, mais qu’au contraire elles offrent aux familles un soutien affirmé et concret, avec la certitude d’œuvrer ainsi en vue du bien commun. »
* Aucun respect. En effet il a raison le pape. Voici encore un exemple de manque de respect qui caractérise si bien notre époque. Se moquer comme cela des anciens qui ont travaillé pour l'édification de la grandeur de la France, franchement... surtout quand on est de droite, cela fiche mal. Et si il en restait là encore... prendre aussi les militants de son propre parti pour des imbéciles, c'est pire (mais bon on est militant ou on ne l'est pas). Voyez plutôt ces propos d'un représentant gouvernemental :
* Après tout, tout ce qui arrive on l'a bien mérité. Un peu de musique pour finir. Fallait pas voter à droite.