Feuille de route

* Puisque vous êtes une bande de fainéants indécrottables (surtout un dont je ne dirai pas le nom pour ne pas faire de peine à un certain Olivier M.) car vous ne m'avez pas résumé le rapport Darcos dont je vous avais donné la ref, j'ai du le faire (pouf, pouf). En voici les 14 principaux points (en fait il s'agit des "recommandation pratiques immédiates" dudit Darcos, p. 29):

1. Une table ronde avant l’été pour redéfinir les ORS (obligations réglementaires de service) des enseignants et pour remplacer les décrets de 1950.

2. Dans l’attente, proposer
un moratoire ou une suspension du décret de Robien du 14 février 2007.

3. Rendre aux professeurs d’EPS qui s’occupent de
l’UNSS les heures supplémentaires rémunérant ce service rendu, s’il est rendu.

4. Simplifier le
système d’accès aux différents corps de professeurs et faciliter l’entrée dans le métier.

5. Créer une
prime de métier.

6. Augmenter le
stock des heures supplémentaires et abroger le décret du 30/07/98 réduisant de 17 % le taux des H.S. par rapport à l’heure normale.
7. Prévoir la rémunération, pour les volontaires, de t
ravaux de soutien scolaire de toute nature.

8. Donner aux enseignants, sous forme d’un « pass », un
accès gratuit à tous les lieux de culture.

9. Repenser les fins de carrières (dernier tiers ou dernier quart) : modulation du service, charges différentes, mobilité, droit à une année sabbatique…
10. Affecter les agrégés conformément à leur statut (lycée, classes préparatoires).

11.
Éviter les premières affectations dans des établissements sensibles, sauf pour les professeurs volontaires.

12. Mettre en œuvre énergiquement la
protection statutaire des fonctionnaires de l’éducation nationale, sur le modèle des fonctionnaires de justice.

13. Garantir dans les établissements et les écoles un
environnement numérique et des lieux de travail équipés et isolés.

14. Les professeurs de France représentent la moitié de la fonction publique. Ils doivent recevoir en plus grand nombre les honneurs de la République, notamment dans les
listes des nominations dans les ordres nationaux.

Tout cela dans une perspective plus longue d'annualisation du temps de cours dû aux élèves et des services des profs afin de facilter des enseignements intensifs par exemple. On y trouve aussi plein d'autres choses (fin de l'inspection entre autre) dont on ne sait ce qu'il veut réellement faire.

Ce devrait être la
feuille de route de notre ministre. Sinon on comprend rien (mais bon, on a dajà vu que les paroles de Sarko étaient a géométrie variable...)
On attend vos réactions (dans Comments)

* Sinon,
1ere sortie de Darcos : le congrès de la PEEP. Ca vous étonne ?

* Enfin,
photo exclusive de Sarko à Brégançon :

schtroumpf-skate

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Souvenez-vous

Un rapide rappel sur notre ministre. Informations trouvées ici et là.
Ancien professeur de lettres, inspecteur général de l'Education et directeur de cabinet de François Bayrou au ministère de l'Education, Darcos est le ministre des clôtures : c'est lui qui avait déclenché la polémique en novembre 2002 en proposant d'équiper "les établissements scolaires les plus sensibles de clôtures". Un an plus tard, il avait relancé le débat sur le port de l'uniforme et le vouvoiement à l'école. Il avait également jugé "nécessaire" la loi interdisant le port de signes religieux dans les écoles publiques.
Battu aux élections régionales en tête de la liste UMP en Aquitaine en 2004, cet ancien sénateur a été réélu maire de Périgueux en septembre 2005. Depuis juin 2005, il est ambassadeur, représentant permanent de la France auprès de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).

Comme on le voit il est capable de brillantes idées. Le
Mammouth déchaîné en a déjà parlé du temps de l'ère du grand Ferrylosophe (mais cherchez bien).
Pour suivre
toute l'actualité de ce brillant penseur il va falloir avoir les yeux rivés sur sa bloguitude. C'est là :

Le blog de Darcos : http://xavierdarcos.blogspirit.com/
(allez y découvrir la vie palpitante d'un ambassadeur à l'OCDE)

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Privilégiés

Régulièrement le doux refrain revient de "ces profs qui ne foutent rien et qui n'attendent que les vacances". Donc pour en finir une bonne fois pour toute avec ces conneries, voilà quelques éléments d'argumentation :

* "Ils sont trop bien payés"

a) Comparons avec les cadres A du privé :

En 2002, salaire net mensuel moyen des
- cadres du privé : 3530
- cadres de la fonction publique hors enseignement : 3370 €
- enseignants de la catégorie A : 2303
(Chiffres issus du rapport Darcos, présenté à Nicolas S. avant le 1er tour)


b) Comment a été fixé le salaire d'un prof ? (rappel)

Le temps de travail a été calculé en 1950 en prévoyant qu'un enseignant travaille 1,5 heures chez lui pour une heure devant élève afin de préparer ses cours, évaluer les élèves et actualiser ses connaissances dans sa discipline. Cela fait 18 fois 2,5 heures (1 devant les élèves et 1,5 à la maison), soit 45 heures hebdomadaires (à l’époque le temps de travail théorique est de 40 heures sur 50 semaines). Pourquoi 45 heures alors ? 
Le législateur a tout prévu et cela de deux façons. D'abord 45 heures dues quand les autres devaient 40, c’est en raison des petites vacances (Toussaint, Noël...). Car les vacances c'est pour que les élèves se reposent. Le calcul du temps de travail des enseignants a d’abord été annualisé. En enlevant les dites petites vacances on retrouve une moyenne de 40 heures.  

Pour les deux mois d'été, y a-t-il également un péréquation de ce genre. Oui et non, en fait la péréquation a porté sur le salaire. La grille des salaires a été adaptée en fonction de cela. Notre grille a été, elle aussi, fixée en 1950 au même niveau que les autres cadres de la fonction publique recrutés avec un concours au niveau bac + 3. Mais à cette grille, il nous a été retiré deux mois de salaires, puis le résultat a été divisé par 12. D’où l’idée pas complètement fausse (mais difficilement compréhensible) que  les enseignants ne sont pas payés pendant les grandes vacances. 

Ainsi, par exemple si un inspecteur des impôts est payé 2000€ par mois il recevra 24 000 € par an, mais pour la même qualification, un enseignant recevra aussi 2000 € par mois mais sur 10 mois, soit 20000 € par an. Cette somme est ensuite divisée par 12 et donne 1667 par mois.

* "Ils sont toujours absents".

Statistiques officielles publiées par la direction de l'EN, reprises dans le rapport Darcos, présenté à Nicolas S. avant le 1er tour.
Durée moyenne d'arrêt maladie pour les enseignants : 6 jours
Durée moyenne d'arrêt maladie pour les non enseignants : 8 jours.
(et au passage, nombre de jour de formation continue (moyenne aussi) : 3,2 pour les enseignants).

Si quelqu'un connaît les chiffres pour le privé, qu'il les envoie.

* "Ils ne travaillent que 18 heures par semaine" (quand c'est pas 17). Voici les résultat du rapport Roché (officiel) de 1999 :

A lire en complet sur le site du Sénat. Attention tous ces chiffres sont des moyennes annuelles, pas des réalités hebdo.
"Le rapport de la mission interministérielle sur le temps de travail dans l'ensemble de la fonction publique (d'Etat, territoriale et hospitalière), rendu public en février 1999, dresse un état des lieux pour les personnels de l'éducation nationale. 

Pour le premier degré, la mission interministérielle s'appuie sur une étude de la direction de l'évaluation et de la prospective du ministère de l'éducation nationale de janvier 1995, qui évalue la moyenne hebdomadaire des heures d'enseignement du 1er degré à 24 heures, des heures de préparation à 6 heures et des corrections à 3 heures, temps auquel il faut ajouter des activités annexes dont le travail avec les collègues, les surveillances de récréation, de repas, d'études, les activités de soutien et les activités périscolaires. 
Le temps de travail hors école est plus difficile à chiffrer avec précision. La mission estime toutefois que " la durée annuelle du travail est évaluée à 1.368 heures avec une moyenne hebdomadaire de 38 heures sur les semaines travaillées ". Pour le second degré, le rapport de la mission se fonde sur une étude publiée en 1996. 
En base annuelle, les temps de travail s'inscrivent, pour 1994, dans une fourchette autour de 1.300 heures (1.241 à 1.324 heures). Pour les agrégés, la répartition du temps de travail hebdomadaire est passée, de 1988 à 1994, de 38 heures 53 à 38 heures 38, pour les certifiés des collèges de 37 heures 20 à 36 heures 47, pour les certifiés de lycées de 42 heures 15 à 39 heures 30, pour les PEGC de 41 heures 11 à 36 heures 52, pour les PLP de 41 heures 48 à 38 heures 18. 
En moyenne, les enseignants du second degré seraient passés de 40 heures 34 à 38 heures 11. Le rapport estime donc la durée annuelle de travail de ces enseignants à 1.375 heures. "
Et pour ceux qui croient qu'on peut tout réglementer, voici ce que rajoute le même rapport :
"L'évaluation du temps de travail global des enseignants, pour être pertinente, doit tenir compte des tâches consacrées à la préparation des cours, à la correction des copies et au suivi des élèves qui sont des tâches inhérentes à la fonction. Pour des raisons évidentes, elles ne peuvent donner lieu à une réglementation précise, qui permettrait un contrôle direct par l'administration."
Autre statistique de l'EN, en valeur hébdo cette fois :

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sources : officielle.

* Enfin, le Capes est toujours ouvert pour tous ceux qui critiquent. Un bon point final :

"Je les aime moi ces mecs du privé qui passent leur temps à déguler sur les profs:Alix,Privilèges Etat...[noms de blogueux, ndlr] eux, ce sont des vrais winners. Eux ils savent ce que c'est que le travail. Eux ils savent ce qu'est la vraie vie. Eux ne se plaignent jamais. Et puis, ils connaissent si bien l'école. C'est qu'ils ont été élèves eux.
Alors ils en connaissent un rayon. Oui c'est connu, et ils le savent bien, les profs sont des feignasses. En plus, c'est des tafioles gauchistes. Ils savent pas y faire avec les gosses. Et si les mômes ont des sales notes, c'est qu'ils ont forcément des sales profs.
Ah, s'ils étaient à notre place, ça tournerait autrement, pour sûr. Seulement, on les voit pas se pointer pour sauver l'Education Nationale et la France. Pourquoi ils passent pas le CAPES? Ou simplement faire quelques vacations? En plus comme c'est des vrais bosseurs, ils pourraient enseigner plein de disciplines à la fois et la France pourrait réduire les effectifs de ces salauds de fonctionnaires.
Alors, amis du privé qui haïssez les profs, en cette période de redressement national, je vous lance un appel solennel: engagez vous dans l'Education Nationale, la France a besoin de vous."Trouvé dans les commentaires d'un blog d'un prof sur Libération.fr. Merci à sharukin.
Nota : Taux de sélectivité des concours enseignants : 5,5 % ; taux de sélectivité des concours hors enseignement : 32 %

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Ministre, ministre

* Retour du temps des luttes.
Certains syndicats attaquent
d'autres négocient déjà. Comme d'habitude...

Le temps de travail des professeurs, priorité des syndicats


Une intersyndicale représentant 99 % de la profession enseignante va demander dans une lettre au prochain ministre de l'Education de se saisir en priorité du dossier sur le temps de travail des professeurs, espérant une réponse "avant début juin", a-t-elle annoncé mardi.
"Notre lettre n'est pas menaçante, nous ne faisons pas de procès d'intention mais il faut que ce dossier soit sa priorité", a expliqué à l'AFP au nom de l'intersyndicale Dominique Thoby du SE-Unsa, en précisant que la lettre était assortie d'une demande d'audience.
Il s'agit très précisément d'"interpeller" le nouveau ministre sur l'"abrogation" des décrets dits Robien - allongeant le temps de travail de certains enseignants sans contrepartie financière et instaurant leur possible bivalence (enseignement dans deux matières) -, mais aussi
de l'engager à ouvrir "des discussions sur la prise en compte de la charge de travail des enseignants" et de "rétablir les postes supprimés à la rentrée 2007".
Composée de la quasi totalité des organisations, de l'extrême gauche à la droite, l'intersyndicale s'est réunie lundi soir pour définir une position commune sur ces sujets après la présidentielle et a prévu de se revoir après avoir rencontré le nouveau ministre.
D'après l'AFP.


*Ca se confirme. DarKos à l'éduc nat. Ou alors Christine Albanel.
Question sera-t-il flanqué d'un Allègre chargé de mission ?

*Sinon, une rumeur qui fait bien rire Mme Bachelot ministre de la Santé et des Sports.

*Et puis, après tout
assez critiqué, des ministres, "y'en a des biens" (sic), c'est comme tout :

(Attention, c'est un peu gras et au début on peut craindre le pire)


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Ministère du civisme

Voilà sans aucun doute un ministère que notre nouveau président ne manquera pas de créer. Educateurs, éducatrices qui ne manquez pas de suivre ce blog-notes, et je pense particulièrement à tous ceux qui ont en charge l'Education civique nationale, allez voir et faites connaître ce site qui encore une fois simplifie les démarches des assujettis sociaux :

Site du ministère du civisme

Plein de cadeaux à gagner...

Les programmes d'enseignement vont changer, notamment ceux d'histoire.
Notre grand président a tracé déjà dans sa grande lucidité,
leurs principales nouvelles orientations. Rappelez-vous :


N'oubliez pas de consulter régulièrement le site de CUVH. http://cvuh.free.fr/
Un autre site à suivre http://sarkostique.over-blog.com/
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Jusqu'où s'arrêtront-ils ?

* Le premier n'a pas fini de nous étonner. Qui ? Le Claude, qui se dit prêt à travailler avec Nicolas.

L'article du monde :
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-823448,36-909491@51-907099,0.html

* La feuille de route de notre futur ministre de l'EN pourrait bien être (sans aucun doute d'ailleurs) le rapport Darcos (et le ministre, ledit Darcos).
En attendant que je vous en donne les meilleurs morceaux (et il y en a qui sont pas mal), allez tout seul le lire à l'adresse suivante (30 pages en .doc, mais c'est vite lu) :

Rapport DarKos


* Enfin, depuis huit jours, Monsieur Propre a retrouvé ses cheveux.
La preuve :

ishot-4

Merci Brave Patrie

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