Le 18 octobre, il faisait beau à Lisbonne
Une grève ? peut-être. Un divorce ? Il paraît...
Une info majeure semble tout de même avoir échappé à notre belle presse démocratique qu'on a. Si elle n'a pas échappé du moins on ne l'a pas beaucoup relayé. Pourtant cela va toucher beaucoup de monde et cela pourrait expliquer un peu le jeu social de certains syndicats qui se lancent dans la négociation à outrance :
Accord entre patrons et syndicats européens sur la "flexicurité"
Par Axel
Bugge dans les Echos
LISBONNE
(Reuters) - Le
patronat et les syndicats de l'Union européenne sont
tombés d'accord jeudi sur les principes directeurs de
la "flexicurité", une
réforme du marché du travail censée rendre l'Europe
plus compétitive tout en préservant la protection
sociale de ses travailleurs.
Le
Premier ministre portugais, Jose Socrates, dont le
pays occupe la présidence tournante de l'Union
européenne, a estimé que cet accord était un
"moment
historique" des
relations sociales.
"Nous parlons d'un accord entre syndicats et patronat
à un niveau européen", (...) L'accord sur la
"flexicurité" a été passé entre la Confédération
européenne des syndicats (CES) et BusinessEurope, qui
représente le patronat des Vingt-Sept.
Le concept de "flexicurité"
est censé faciliter aussi bien l'embauche que le
licenciement tout en
garantissant une formation et des allocations
généreuses durant la période de transition entre deux
emplois.
Il doit répondre au dilemme du maintien d'une
politique sociale généreuse face au vieillissement de
la population, tout en encourageant
la mobilité au travail pour faire face à la
concurrence féroce des pays
dits émergents, d'Asie en particulier.
Le président de la Commission européenne, Jose Manuel
Barroso, a cité en exemple le Danemark, où syndicats
et patronat ont déjà adopté les principes généraux de
la "flexicurité".
"Un
consensus se dégage en Europe
pour reconnaître que nous vivons dans un monde plus
concurrentiel. Il faut s'adapter pour rester en
sécurité mais il faut suffisamment de sécurité pour
changer de manière flexible", a dit Barroso.
Le modèle danois protège le travailleur, pas
l'emploi. Il est financé par l'une des fiscalités les
plus lourdes d'Europe. Des systèmes similaires sont
en vigueur en Suède et en Finlande, des pays à
fiscalité lourde également.
"La discussion a été chaude mais nous avons adopté
l'analyse et la recommandation communes", a dit à la
presse John Monks, secrétaire général de la CES.
"C'est un moyen d'insuffler une vie
nouvelle à l'Europe sociale de manière à ce qu'elle
puisse renouer le contact avec la
population".
Pour info, la CES
(confédération euro des syndicats) regroupe les
syndicats français : CGT, CFTC, CFDT, FO
et UNSA, avec leurs homologues européens.
Mais grâce à cela
demain, dans un monde d'harmonie sociale retrouvée,
tout ira bien. Dormez, braves gens.
Et la grève ? Quelle grève ? il n'y a jamais eu
grève...
Guaino problem
En gros il se pose en Incarnation de la Nation et redéfinit ce que doit être l'éthique et les devoirs de ce que devrait être un professeur de la RéEducation Nationale .
Voilà quelques uns de ses propos (sur Canal + et d'après AFP) :
"Je ne comprends pas. L'école, ce n'est pas un self-service". (...) "C'est un très beau texte, ce n'est pas un texte de propagande. Le gouvernement a décidé que c'était un document intéressant. Il demande aux professeurs de le lire", a-t-il rappelé. Il a souligné que les enseignants étaient "libres d'analyser la signification du texte, le contexte historique dans lequel il s'inscrit".
Mais "il y a des gens qui préfèrent une fois de plus en tirer l'argument de la division (...) je trouve ça très, très triste", a estimé M. Guaino.Interrogé jeudi sur RTL sur le même sujet, M. Guaino s'était montré beaucoup plus virulent à l'égard des enseignants refusant de lire cette lettre, les accusant d'avoir "une attitude purement politicienne" et de se livrer à "une prise en otage corporatiste, idéologique".
"Tout ça est très triste mais amène à s'interroger sur ce que doivent être au fond à la fois l'éthique et les devoirs d'un professeur dont la nation a payé des études, dont la nation paie le salaire et auquel la nation confie ses enfants." [c'est justement pour toutes ces raisons que je ne veux pas lire cette lettre]
Heureusement, on a nos chevaliers blancs :
- Hamon, député PS qui dit :
"M. Guaino devrait arrêter d'insulter les enseignants et le président de la République devrait demander à ses collaborateurs d'arrêter d'insulter les gens", a affirmé M. Hamon, lors d'un point de presse du Parti socialiste.
Rappelant le "travail difficile" des enseignants, M. Hamon a affirmé qu'il était plus facile d'"écrire des discours" dans des bureaux aux "moquettes épaisses", dans une allusion à M. Guaino, l'une des plumes du président Nicolas Sarkozy."
- Le député-maire socialiste de Limoges, Alain Rodet :
(AFP)— Il refuse d'assister à la lecture de la lettre de Guy Môquet dans un lycée de la ville le 22 octobre comme le souhaite le ministre de l'Education nationale, Xavier Darcos, a-t-on appris vendredi auprès de son cabinet.
Le ministre a invité par courrier M. Rodet, comme tous les parlementaires, à préciser au recteur de l'académie de Limoges dans quel lycée de la ville il entendait commémorer l'exécution de Châteaubriant (Loire-Atlantique), au cours de laquelle Guy Môquet, âgé de 17 ans et demi, avait été fusillé par les troupes d'occupation allemandes.
Par une lettre en date de jeudi et publiée vendredi, M. Rodet a informé le recteur, Anne Sancier-Château, qu'il ne souhaitait "prendre part à aucune commémoration".
Exprimant ses "doutes sur l'instrumentalisation faite de l'histoire par le gouvernement", M. Rodet "déplore" dans ce courrier "la lecture de cette lettre faite aux joueurs de l'équipe de France de rugby (...) sur les conseils de leur entraîneur, Bernard Laporte, dont l'arrivée au gouvernement est programmée dans les tout prochains jours".
Estimant "évident que d'autres écrits évoquant la Résistance auraient pu remplacer ce texte", le député-maire de Limoges affirme partager "le sentiment de nombreux historiens et enseignants (qui) n'approuvent pas l'injonction du président de la République".
- Enfin Le Monde donne les avertissements d'un psy (c'est là):
Xavier Pommereau : "En lisant la lettre de Guy Môquet, j'ai été frappé par ses similitudes avec les lettres d'adieu de jeunes qui veulent se suicider ou qui l'ont fait. Aujourd'hui, un adolescent qui voudrait en finir n'écrirait pas autre chose que ce qu'a écrit Guy Môquet.(...) Cette lettre reste sur le registre de l'émotion et il faut éviter tout contresens. Rien ne dit que le jeune homme n'a pas choisi de mourir, y compris en se sacrifiant. Sortie de son contexte, elle peut avoir un aspect extrêmement pathétique et mobilisateur. Les lettres d'adieu que l'on trouve aujourd'hui ne sont pas celles de jeunes résistants mais de jeunes suicidants. Et le suicide est la seconde cause de mortalité chez les 15-24 ans après les accidents de la route. Je le répète, il faut impérativement lever le doute. Ce n'est pas la lettre de quelqu'un qui a choisi de mourir."
Si Guy Môquet est une si belle figure, pourquoi alors ne pas avoir fait lire ce poème, confisqué le jour de son arrestation (site du PCF) :
Tuer le capitalisme
Parmi ceux qui sont en prison
Se trouvent nos 3 camarades
Berselli, Planquette et Simon
Qui vont passer des jours maussades
Vous êtes tous trois enfermés
Mais Patience, prenez courage
Vous serez bientôt libérés
Par tous vos frères d’esclavage
Les traïtres de notre pays
Ces agents du capitalisme
Nous les chasserons hors d’ici
Pour instaurer le socialisme
Main dans la main Révolution
Pour que vainque le communisme
Pour vous sortitr de la prison
Pour tuer le capitalisme
Ils se sont sacrifiés pour nous
Par leur action libératrice.
Guy Môquet
L'entreprise un peu plus à l'école
Parcours des métiers en 5e, stages comme projet pédagogique, adaptation des diplômes, refonte de l'orientation plus axée sur l'entreprise ...
On peut y discerner un certain nombre d'évolutions prochaines qui ne touchent pas que les relations écoles entreprises (rôle des enseignants qui deviennent des informateurs sur les entreprises).
Extraits (les caractères gras sont du ministre) :
promouvoir et
développer
la culture économique
au sein du système éducatif
"La
multiplication des partenariats avec le monde
professionnel est
l'une des pistes qui doit être explorée de manière
privilégiée pour faire découvrir à nos jeunes
concitoyens les différents métiers et les
professions. Pourtant, en dépit des nombreuses
initiatives originales qui ont été prises depuis une
vingtaine d'années,
vous savez comme moi qu'il
reste encore bien des réticences à désarmer
pour
instaurer des relations de travail durables entre le
monde de l'entreprise et l'éducation
nationale.
(...)
Il
m'apparaît
indispensable d'adapter les diplômes
pour
simplifier et clarifier l'offre existante mais
aussi
proposer
une formation plus modulaire qui
permettra aux élèves d'acquérir progressivement leur
certification. (...)
Je souhaite tout d'abord
favoriser la découverte des métiers dès le
collège
en introduisant, dès la classe de 5e, des parcours de
découverte des métiers,
qui seront complétés par une option de découverte
professionnelle proposée à tous les élèves. Je veux
également
développer mais
aussi mieux encadrer les stages
que les élèves effectuent en
entreprise.
Pour cela,
ils devront s'inscrire dans un projet pédagogique
cohérent construit
en partenariat entre les enseignants et le monde
économique.(...)
De même, les élèves inscrits
en classe de 1 ère pourraient se rendre dans une
université ou un I.U.T.
afin de se familiariser avec les différentes formes
de l'enseignement supérieur et de se préparer à
choisir la voie qu'ils emprunteront après le
baccalauréat.(...)
Je souhaite également
rénover le système d'information sur
l'orientation afin
qu'il offre aux familles une information complète. Je
veux surtout qu'il soit
plus largement ouvert sur le monde
économique.
C'est en effet la condition pour que les conseils
prodigués aux élèves ne tiennent plus seulement
compte de leurs goûts personnels mais également de
leurs capacités et de leurs talents ainsi que des
possibilités d'insertion professionnelle. (...)
Pour rendre efficace le dispositif d'orientation et
assurer la réussite de tous les élèves, il me semble
particulièrement important que
les enseignants soient en mesure de les informer sur
les métiers et
les formations existantes. En effet, ce sont les
professeurs qui connaissent le mieux les qualités et
les capacités de chacun des adolescents et qui
peuvent les aider à s'orienter vers les voies et les
filières qui leur conviennent le mieux. Cela
suppose
d'améliorer la
formation des enseignants et
notamment de leur permettre
d'effectuer des
stages de découverte des entreprises
au cours de leur formation mais également tout au
long de leur carrière.
Enfin, au-delà de la seule question de
l'orientation,
je veux promouvoir et
développer la culture économique
au sein du système éducatif.
Je suis convaincu que les enseignants peuvent jouer
un rôle important pour faire connaître et apprécier
l'entreprise. Par conséquent, je suis fermement
décidé à soutenir les initiatives qui permettront de
développer des liens durables entre le monde de
l'école et la sphère économique."
Grèverie et réalités
Les élus —et j'en connais — sont souvent des gens valeureux, courageux, et travailleurs, mais quand même. Beaucoup ne gagnent cependant pas autant ...
Ca laisse grèveur quelque part ...
Problème : Connaissant ce que vous avez perdu aujourd'hui, combien de millièmes de seconde met un président de la république en retraite pour le gagner ?
Lettres des aveuglés
C'est une enquête du Café pédagogique du jour.
Extraits :
"Mais ce
qui inquiète le plus aujourd’hui, ce sont les rumeurs
concernant le devenir des EPLE. Dans une
perspective managériale orientée par le souci
économique, poussera-t-on à aller vers des
établissements de plus grande taille, susceptibles de
recruter eux-mêmes leurs enseignants
et dont le
conseil d’administration serait présidé par une
personnalité apte à faire respecter les notions de
productivité et d’efficacité ? L’arrivée de la
LOLF a permis aux secrétaires généraux d’académie de
conforter une vision
comptable du système. Le
SNDPEN veut se battre pour que plus d’autonomie pour
l’établissement ne se traduise pas par plus de
concurrence entre établissements, pour que les
indicateurs de performances reflètent une dimension
locale, pour que l’élève ne soit pas vu que comme un
usager. Il a une vraie bataille à mener."
Voir
aussi (rappel) l'article du Monde sur la gestion des
carrières dans la fonction publique. C'est là.
Il résume
"les
conclusions que l'on peut tirer du
"Pacte
service public 2012" présenté
à grands traits par le président de la République,
Nicolas Sarkozy, le 19 septembre, aux futurs
fonctionnaires en formation à l'Institut régional de
l'administration de Nantes, mais dont la trame se
trouvait déjà dans le discours prononcé le 10 juillet
par le premier ministre, François Fillon, devant des
hauts fonctionnaires"
Qui
disent que :
-
les
effectifs et les
marges de manoeuvre des services ne seraient plus
déterminés chaque année en fonction de la répartition
du budget par le ministère des finances, mais en
fonction d'un
"contrat pluriannuel" négocié entre le service, son
ministère de tutelle
et le ministère des finances. Enfin (surtout ?), il
faudra assurer les mêmes missions avec moins d'agents
et moins d'argent, non-remplacement d'un départ en
retraite sur deux et restriction budgétaire
obligent.
-la
gestion de
carrière s'effectuant selon des critères de maîtrise
d'un métier, et non
d'avancée en grade dans un corps. L'entrée dans la
carrière ne se ferait plus exclusivement par
concours,
mais aussi par validation des acquis d'une expérience
(VAE) acquise dans le privé, etc.
-La rémunération
ne se ferait plus sur la base de l'indice
correspondant
au grade, à l'ancienneté et à l'appartenance à un
corps donné : elle serait déterminée par l'atteinte
d'objectifs de performance, vérifiée au cours d'un
entretien annuel d'évaluation avec son chef de
service.
Et c'est
pour 2012.
* Les seconds
ferment décidément les deux yeux. Les faux-culs de
service viennent de communiquer :
"Le
Sgen-CFDT appellera
les personnels de l’Éducation nationale à se joindre
massivement à l’action nationale et unitaire de la
mi-novembre. Grève du
18 octobre : non. Action en
mi-novembre : oui". Le Sgen entend "mobiliser toutes
(ses) forces, et non les diviser, pour une réussite
massive de l’action nationale et unitaire fonction
publique de mi-novembre".
Si ce
n'est pas esprit de contradiction, il faut le
dire...
CNRS la fin ?
D'où cet appel.
Une fois encore ce qui est intérressant c'est la démarche d'atomisation du secteur public. Toujours la même.
Appel à manifestation pour la recherche publique, le
18 octobre 2007
au siège du CNRS, 3 rue Michel-Ange à Paris, et
devant les directions régionales du CNRS
Sans réaction forte de la
communauté scientifique, nous allons assister à un
bouleversement de l’organisation de la recherche
française, qui l’affaiblira fortement. En
particulier, le CNRS disparaîtra
à court terme du paysage scientifique
français. Tel est le sens du message qu’Yves
Langevin, président du Comité National de la
Recherche Scientifique (l’organe d’évaluation et de
prospective du CNRS), vient d’adresser aux directeurs
d’unités à l’issue d’un conseil scientifique avorté
(lire la lettre : http://www.sauvonslarecherche.fr/spip.php?article1637
). [je vous la
conseille]
A travers le CNRS, c’est le principe même
d’autonomie scientifique qui est menacé. Il
serait illusoire de penser que l’affaiblissement des
autres organismes de recherche se fera au profit du
développement des universités: les deux types
d’organisations seront perdants, au profit d’agences
contrôlées par le gouvernement.
Ce
démantèlement ne prendra bien entendu pas la forme
d’un décret officiel, mais celui d’un grignotage
progressif des missions des opérateurs de
recherche, déjà largement engagé, et dont les
principaux éléments sont les suivants :
- Les unités de recherche (« mixtes » ou « propres
»), disposant de moyens propres, sont affaiblies, au
profit d’ « équipes » concurrentes financées
directement (et principalement) par l’Agence
Nationale de la Recherche. Ce financement se
substitue aussi à celui de la recherche universitaire
dont les moyens progressent moins vite que
l'inflation dans le budget 2008.
- Le Comité National, émanation directe de la
communauté scientifique, se voit retirer toute
mission d’évaluation et de prospective
au
profit de la nouvelle Agence d’Evaluation de
la Recherche et de l’Enseignement Supérieur (AERES),
qui est sous contrôle direct
du ministère.
- Les
personnels des EPST qui travaillent dans des
unités mixtes de recherche seront gérés,
si les projets actuels se réalisent, par les
universités, au moment même où la loi pour
l’université votée cet été met dans les seules mains
des présidents
d’université et de leurs conseils
d’administration des pouvoirs
considérables pour affecter les crédits,
nommer
les personnels, répartir les services
d’enseignement ou encore moduler les
salaires. La disparition du CNRS aurait un
impact majeur pour l’ensemble de la recherche
française, tant son imbrication dans le paysage
universitaire est forte. Mais elle aurait surtout une
signification politique claire : elle signifierait
qu’une institution scientifique peut être remise en
cause par le pouvoir politique, non pas en
raison de ses dysfonctionnements, mais parce que faisant
preuve d’une trop grande autonomie.
(...)
Ce qui est visé au travers des réformes en cours et à
venir, ce n’est rien de moins que l’existence d’un
espace scientifique et intellectuel autonome,
protégé de l’arbitraire politique par des statuts
pérennes.
C’est à ce titre qu’il faut nous mobiliser : non pour
défendre une institution, mais pour maintenir les
conditions de l’autonomie du savoir scientifique en
France, dans les universités. Aussi, Sauvons la
Recherche s’associe à l’appel au rassemblement le 18
Octobre à 10h (heure où se déroulera le conseil
d’administration du CNRS), au siège du CNRS et devant
les Délégations Régionales du CNRS.
Vous trouverez d'autres informations sur notre site
concernant la situation actuelle :
Budget 2008 : http://www.sauvonslarecherche.fr/spip.php?article1631
Evolution du système de recherche : http://www.sauvonslarecherche.fr/spip.php?article1638
Et toujours la pétition sur les tests ADN :
http://www.sauvonslarecherche.fr/spip.php?article1625
Aux ordres citoyens !
C'est le Figaro qui se réjouit d'un tel engouement et qui donne le programme.
Le Fig, aujourd'hui. — La télévision publique mobilisée
FRANCE TÉLÉVISIONS mobilise ses antennes pour rendre hommage à Guy Môquet en proposant La Lettre, un film de 2 minutes 30 réalisé par François Hanss et Catherine Lopez avec Jean-Baptiste Maunier, le héros des Choristes. « France 2 et France 3 le diffuseront plusieurs fois par jour entre les 20 et 22 octobre », détaille Patrick Charles, directeur des opérations exceptionnelles et des événements de France Télévisions. « Les journaux en parleront, les animateurs de France 4 liront la lettre, Yves Calvi lui consacrera un numéro de »C dans l'air* sur France 5, le 22 octobre et France 2 proposera le documentaire, Résistants de la première heure le 25 octobre. »
« Valeurs de la République »
L'idée de ce projet revient à Richard Michel, PDG de LCP- Assemblée nationale, qui a prévu de le diffuser en exclusivité le 17 octobre à 19 h 30 dans « Questions d'info » qui aura pour invité Xavier Darcos, le ministre de l'Éducation nationale. « J'avais lu La Vie à en mourir, un recueil de lettres de jeunes fusillés préfacé par Jean-Jacques Goldman. Cheminot en Lorraine, mon grand-père, surnommé »le Saboteur*, m'a donné les valeurs de la République. J'ai aussi un fils de 17 ans à qui le nom de Guy Môquet ne disait rien », explique Richard Michel.
Le 19 octobre à 23 h 35, LCP offrira un making-of du tournage, puis les jours suivants deux émissions spéciales : « Guy Môquet, un inconnu célèbre », en présence d'Odette Nilès, qui fut « l'amie de coeur » du résistant, et de deux historiens, et également « Guy Môquet, un souvenir moderne », avec Yves Guéna, résistant, Pierre-Louis Basse, auteur de Guy Môquet, une enfance fusillée (Éditions Stock) et Roland Dumas, ancien ministre.
Jusqu'où cela va-t'il s'arrêter ?
Offense au Grand Timonier
Ca leur vaut un article dans Libé (voir en Une) et un reportage sur la télé belge. Par contre rien à la télé française.
Et le questionnement des policiers est tout de même bien étrange.
Voici l'affiche :

Voici le reportage :
Cabu, Riss, Lefred-Thouron, ... au trou !
Lecture obligatoire (G.M.)
Au passage on notera que c'est désormais l'Elysée qui décide et détermine l'importance des exercices pédagogiques.
Selon AFP —Lettre Guy Môquet: lecture "obligatoire" mais pas de "logique de sanction" (Martinon)
Le porte-parole de l'Elysée David Martinon, a déclaré lundi que la lecture aux lycéens le 22 octobre de la lettre du résistant Guy Môquet serait "obligatoire", mais a écarté toute "logique de sanction", alors que cette initiative présidentielle est contestée parmi les enseignants.
"Une circulaire a été publiée fin août qui organise cette journée de commémoration Guy Môquet du 22 octobre", a rappelé M. Martinon lors de son point presse hebdomadaire.
"La lettre de Guy Môquet sera lue à tous les lycéens de France au côté d'autres textes de jeunes résistants français", a-t-il poursuivi, y voyant "un exercice pédagogique très important".
"C'est un choix fondamental, il s'agit d'histoire de notre pays et même au-delà, il s'agit d'histoire universelle", a-t-il insisté. "Il est donc très important de mettre l'accent sur cette commémoration".
La circulaire "laisse une liberté totale aux enseignants et aux chefs d'établissement d'organiser la journée comme ils l'entendent, mais effectivement cette lecture est obligatoire, au même titre qu'il est obligatoire pour un enseignant d'enseigner le programme qui lui est fourni pour sa classe", a-t-il affirmé.
"Mais évidemment on n'est pas dans une logique de sanction", a-t-il précisé.
Par décision du président Nicolas Sarkozy, la lettre du jeune résistant communiste adressée de sa prison à ses parents, avant d'être fusillé par l'occupant nazi allemand, le 22 octobre 1941, doit être lue lundi prochain à tous les lycéens des établissements publics et privés sous contrat.
Autour de cette journée, la page des faux-culs : prix spécial pour les IPR de Nantes qui plutôt que d'aiguiser leurs arguments pour refuser la propagande d'État bricolent des séquences péda autour de ladite lettre pour soi-disant détourner la propagande et ne pas faire la politique de la chaise vide (l'argument est connu). C'est là.
C'est le genre d'initiative de "ceux qui pensent mieux que les autres" et casse l'unité affichée (cf. déclarations du SNES, du SGEN et certainement aussi de FO mais je l'ai pas trouvé).
Mise à jour...
... de la Une du
Mammouth déchaîné
C'est là : www.le-mammouth-dechaine.fr
Bravo à Bruno.