Le 18 octobre, il faisait beau à Lisbonne

Que s'est-il passé (d'important) le 18 octobre 2007 ?

Une grève ? peut-être. Un divorce ? Il paraît...

Une info majeure semble tout de même avoir échappé à notre belle presse démocratique qu'on a. Si elle n'a pas échappé du moins on ne l'a pas beaucoup relayé. Pourtant cela va toucher beaucoup de monde et cela pourrait expliquer un peu le jeu social de certains syndicats qui se lancent dans la négociation à outrance :

Accord entre patrons et syndicats européens sur la "flexicurité"

Par Axel Bugge dans les Echos
LISBONNE (Reuters) - Le patronat et les syndicats de l'Union européenne sont tombés d'accord jeudi sur les principes directeurs de la "flexicurité", une réforme du marché du travail censée rendre l'Europe plus compétitive tout en préservant la protection sociale de ses travailleurs.
Le Premier ministre portugais, Jose Socrates, dont le pays occupe la présidence tournante de l'Union européenne, a estimé que cet accord était un "moment historique" des relations sociales.
"Nous parlons d'un accord entre syndicats et patronat à un niveau européen", (...) L'accord sur la "flexicurité" a été passé entre la Confédération européenne des syndicats (CES) et BusinessEurope, qui représente le patronat des Vingt-Sept.
Le concept de
"flexicurité" est censé faciliter aussi bien l'embauche que le licenciement tout en garantissant une formation et des allocations généreuses durant la période de transition entre deux emplois.
Il doit répondre au dilemme du maintien d'une politique sociale généreuse face au vieillissement de la population, tout en
encourageant la mobilité au travail pour faire face à la concurrence féroce des pays dits émergents, d'Asie en particulier.
Le président de la Commission européenne, Jose Manuel Barroso, a cité en exemple le Danemark, où syndicats et patronat ont déjà adopté les principes généraux de la "flexicurité".
"
Un consensus se dégage en Europe pour reconnaître que nous vivons dans un monde plus concurrentiel. Il faut s'adapter pour rester en sécurité mais il faut suffisamment de sécurité pour changer de manière flexible", a dit Barroso.
Le modèle danois protège le travailleur, pas l'emploi. Il est financé par l'une des fiscalités les plus lourdes d'Europe. Des systèmes similaires sont en vigueur en Suède et en Finlande, des pays à fiscalité lourde également.
"La discussion a été chaude mais nous avons adopté l'analyse et la recommandation communes", a dit à la presse John Monks, secrétaire général de la CES. "C'est un moyen d'insuffler
une vie nouvelle à l'Europe sociale de manière à ce qu'elle puisse renouer le contact avec la population".

Pour info, la CES (confédération euro des syndicats) regroupe les syndicats français : CGT, CFTC, CFDT, FO et UNSA, avec leurs homologues européens.

Mais grâce à cela demain, dans un monde d'harmonie sociale retrouvée, tout ira bien. Dormez, braves gens.
Et la grève ? Quelle grève ? il n'y a jamais eu grève...

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Guaino problem

Dans les propos de H. Guaino, mentor du notre Grand timonier, le comble c'est la "prise en otage". Il critique le refus des certains (qui ? cela ne vient pas de nous au moins ?) de lire la lettre de Guy Môquet.
En gros il se pose en Incarnation de la Nation et redéfinit ce que doit être l'éthique et les devoirs de ce que devrait être un professeur de la RéEducation Nationale .

Voilà quelques uns de ses propos (sur Canal + et d'après AFP) :

"Je ne comprends pas. L'école, ce n'est pas un self-service". (...) "C'est un très beau texte, ce n'est pas un texte de propagande. Le gouvernement a décidé que c'était un document intéressant. Il demande aux professeurs de le lire", a-t-il rappelé. Il a souligné que les enseignants étaient "libres d'analyser la signification du texte, le contexte historique dans lequel il s'inscrit".
Mais "il y a des gens qui préfèrent une fois de plus en tirer l'argument de la division (...) je trouve ça très, très triste", a estimé M. Guaino.Interrogé jeudi sur RTL sur le même sujet, M. Guaino s'était montré beaucoup plus virulent à l'égard des enseignants refusant de lire cette lettre, les accusant d'avoir "
une attitude purement politicienne" et de se livrer à "une prise en otage corporatiste, idéologique".
"Tout ça est très triste
mais amène à s'interroger sur ce que doivent être au fond à la fois l'éthique et les devoirs d'un professeur dont la nation a payé des études, dont la nation paie le salaire et auquel la nation confie ses enfants." [c'est justement pour toutes ces raisons que je ne veux pas lire cette lettre]


Heureusement, on a nos chevaliers blancs :
- Hamon, député PS qui dit :


"M. Guaino devrait arrêter d'insulter les enseignants et le président de la République devrait demander à ses collaborateurs d'arrêter d'insulter les gens", a affirmé M. Hamon, lors d'un point de presse du Parti socialiste.
Rappelant le "travail difficile" des enseignants, M. Hamon a affirmé
qu'il était plus facile d'"écrire des discours" dans des bureaux aux "moquettes épaisses", dans une allusion à M. Guaino, l'une des plumes du président Nicolas Sarkozy."

- Le député-maire socialiste de Limoges, Alain Rodet :

(AFP)— Il refuse d'assister à la lecture de la lettre de Guy Môquet dans un lycée de la ville le 22 octobre comme le souhaite le ministre de l'Education nationale, Xavier Darcos, a-t-on appris vendredi auprès de son cabinet.
Le ministre a invité par courrier M. Rodet, comme tous les parlementaires, à préciser au recteur de l'académie de Limoges dans quel lycée de la ville il entendait commémorer l'exécution de Châteaubriant (Loire-Atlantique), au cours de laquelle Guy Môquet, âgé de 17 ans et demi, avait été fusillé par les troupes d'occupation allemandes.
Par une lettre en date de jeudi et publiée vendredi, M. Rodet a informé le recteur, Anne Sancier-Château, qu'il ne souhaitait "prendre part à aucune commémoration".
Exprimant ses "doutes sur l'instrumentalisation faite de l'histoire par le gouvernement", M. Rodet "déplore" dans ce courrier "la lecture de cette lettre faite aux joueurs de l'équipe de France de rugby (...) sur les conseils de leur entraîneur, Bernard Laporte, dont l'arrivée au gouvernement est programmée dans les tout prochains jours".
Estimant "évident que d'autres écrits évoquant la Résistance auraient pu remplacer ce texte", le député-maire de Limoges affirme
partager "le sentiment de nombreux historiens et enseignants (qui) n'approuvent pas l'injonction du président de la République".

- Enfin Le Monde donne les avertissements d'un psy
(c'est là):

Xavier Pommereau : "En lisant la lettre de Guy Môquet, j'ai été frappé par ses similitudes avec les lettres d'adieu de jeunes qui veulent se suicider ou qui l'ont fait. Aujourd'hui, un adolescent qui voudrait en finir n'écrirait pas autre chose que ce qu'a écrit Guy Môquet.(...) Cette lettre reste sur le registre de l'émotion et il faut éviter tout contresens. Rien ne dit que le jeune homme n'a pas choisi de mourir, y compris en se sacrifiant. Sortie de son contexte, elle peut avoir un aspect extrêmement pathétique et mobilisateur. Les lettres d'adieu que l'on trouve aujourd'hui ne sont pas celles de jeunes résistants mais de jeunes suicidants. Et le suicide est la seconde cause de mortalité chez les 15-24 ans après les accidents de la route. Je le répète, il faut impérativement lever le doute. Ce n'est pas la lettre de quelqu'un qui a choisi de mourir."


Si Guy Môquet est une si belle figure, pourquoi alors ne pas avoir fait lire ce poème, confisqué le jour de son arrestation (site du PCF) :

Tuer le capitalisme

Parmi ceux qui sont en prison
Se trouvent nos 3 camarades
Berselli, Planquette et Simon
Qui vont passer des jours maussades

Vous êtes tous trois enfermés

Mais Patience, prenez courage

Vous serez bientôt libérés

Par tous vos frères d’esclavage

Les traïtres de notre pays

Ces agents du capitalisme

Nous les chasserons hors d’ici

Pour instaurer le socialisme

Main dans la main Révolution

Pour que vainque le communisme

Pour vous sortitr de la prison

Pour tuer le capitalisme

Ils se sont sacrifiés pour nous

Par leur action libératrice.

Guy Môquet
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L'entreprise un peu plus à l'école

Après avoir fait l'éloge d'Yvon Gattaz, ancien patron du CNPF, Darcos relance l'Éducation à l'orientation, mais cette fois met le paquet sur l'entreprise. C'est dans son discours de cloture du colloque "jeunesse et entreprise". C'est sur le site du ministère.

Parcours des métiers en 5e, stages comme projet pédagogique, adaptation des diplômes, refonte de l'orientation plus axée sur l'entreprise ...
On peut y discerner un certain nombre d'évolutions prochaines qui ne touchent pas que les relations écoles entreprises (rôle des enseignants qui deviennent des informateurs sur les entreprises).

Extraits (les caractères gras sont du ministre) :

promouvoir et développer
la culture économique
au sein du système éducatif

"La multiplication des partenariats avec le monde professionnel est l'une des pistes qui doit être explorée de manière privilégiée pour faire découvrir à nos jeunes concitoyens les différents métiers et les professions. Pourtant, en dépit des nombreuses initiatives originales qui ont été prises depuis une vingtaine d'années, vous savez comme moi qu'il reste encore bien des réticences à désarmer pour instaurer des relations de travail durables entre le monde de l'entreprise et l'éducation nationale. (...)
Il m'apparaît indispensable d'adapter les diplômes pour simplifier et clarifier l'offre existante mais aussi proposer une formation plus modulaire qui permettra aux élèves d'acquérir progressivement leur certification. (...)
Je souhaite tout d'abord
favoriser la découverte des métiers dès le collège en introduisant, dès la classe de 5e, des parcours de découverte des métiers, qui seront complétés par une option de découverte professionnelle proposée à tous les élèves. Je veux également développer mais aussi mieux encadrer les stages que les élèves effectuent en entreprise. Pour cela, ils devront s'inscrire dans un projet pédagogique cohérent construit en partenariat entre les enseignants et le monde économique.(...)
De même, les élèves inscrits
en classe de 1 ère pourraient se rendre dans une université ou un I.U.T. afin de se familiariser avec les différentes formes de l'enseignement supérieur et de se préparer à choisir la voie qu'ils emprunteront après le baccalauréat.(...)
Je souhaite également
rénover le système d'information sur l'orientation afin qu'il offre aux familles une information complète. Je veux surtout qu'il soit plus largement ouvert sur le monde économique. C'est en effet la condition pour que les conseils prodigués aux élèves ne tiennent plus seulement compte de leurs goûts personnels mais également de leurs capacités et de leurs talents ainsi que des possibilités d'insertion professionnelle. (...)
Pour rendre efficace le dispositif d'orientation et assurer la réussite de tous les élèves, il me semble particulièrement important que
les enseignants soient en mesure de les informer sur les métiers et les formations existantes. En effet, ce sont les professeurs qui connaissent le mieux les qualités et les capacités de chacun des adolescents et qui peuvent les aider à s'orienter vers les voies et les filières qui leur conviennent le mieux. Cela suppose d'améliorer la formation des enseignants et notamment de leur permettre d'effectuer des stages de découverte des entreprises au cours de leur formation mais également tout au long de leur carrière.
Enfin, au-delà de la seule question de l'orientation,
je veux promouvoir et développer la culture économique au sein du système éducatif. Je suis convaincu que les enseignants peuvent jouer un rôle important pour faire connaître et apprécier l'entreprise. Par conséquent, je suis fermement décidé à soutenir les initiatives qui permettront de développer des liens durables entre le monde de l'école et la sphère économique."

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Grèverie et réalités

Ce reportage d'iPol, sur les retraites des élus commence sur un ton un peu racoleur je vous l'accorde, mais il fait bien le point. C'est le jour idéal pour le visionner.
Les élus —et j'en connais — sont souvent des gens valeureux, courageux, et travailleurs, mais quand même. Beaucoup ne gagnent cependant pas autant ...


Ca laisse grèveur quelque part ...
Problème : Connaissant ce que vous avez perdu aujourd'hui, combien de millièmes de seconde met un président de la république en retraite pour le gagner ?
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Lettres des aveuglés

*Les premiers entrouvrent un oeil ? Le syndicat des chefs d'établissement (le SNPDEhaine) va-t'il faire volte face ? Pas sûr. Il s'aperçoit cependant (enfin !) où va mener la réforme des EPLE et la LOLF, et ces membres risquent d'en pâtir sérieusement. Car la gestion des carrières selon des méthodes du privé, ça va les concerner aussi (et peut-être en premier, si ce n'est pas déjà en marche). Il s'inquiète donc mais attention loin de lui de vouloir remettre en cause les volontés politiques (un fonctionnaire, ça fonctionne avant tout, comme disait Pétain). Il veut se battre pour toujours plus d'autonomie et plus d'indicateurs locaux de performance. C'est l'art de ce mettre la tête dans le sac.
C'est une enquête du Café pédagogique du jour.

Extraits :

"Mais ce qui inquiète le plus aujourd’hui, ce sont les rumeurs concernant le devenir des EPLE. Dans une perspective managériale orientée par le souci économique, poussera-t-on à aller vers des établissements de plus grande taille, susceptibles de recruter eux-mêmes leurs enseignants et dont le conseil d’administration serait présidé par une personnalité apte à faire respecter les notions de productivité et d’efficacité ? L’arrivée de la LOLF a permis aux secrétaires généraux d’académie de conforter une vision comptable du système. Le SNDPEN veut se battre pour que plus d’autonomie pour l’établissement ne se traduise pas par plus de concurrence entre établissements, pour que les indicateurs de performances reflètent une dimension locale, pour que l’élève ne soit pas vu que comme un usager. Il a une vraie bataille à mener."

Voir aussi (rappel) l'article du Monde sur la gestion des carrières dans la fonction publique. C'est là.

Il résume "les conclusions que l'on peut tirer du "Pacte service public 2012" présenté à grands traits par le président de la République, Nicolas Sarkozy, le 19 septembre, aux futurs fonctionnaires en formation à l'Institut régional de l'administration de Nantes, mais dont la trame se trouvait déjà dans le discours prononcé le 10 juillet par le premier ministre, François Fillon, devant des hauts fonctionnaires"
Qui disent que :

- les effectifs et les marges de manoeuvre des services ne seraient plus déterminés chaque année en fonction de la répartition du budget par le ministère des finances, mais en fonction d'un "contrat pluriannuel" négocié entre le service, son ministère de tutelle et le ministère des finances. Enfin (surtout ?), il faudra assurer les mêmes missions avec moins d'agents et moins d'argent, non-remplacement d'un départ en retraite sur deux et restriction budgétaire obligent.
-la gestion de carrière s'effectuant selon des critères de maîtrise d'un métier, et non d'avancée en grade dans un corps. L'entrée dans la carrière ne se ferait plus exclusivement par concours, mais aussi par validation des acquis d'une expérience (VAE) acquise dans le privé, etc.
-La
rémunération ne se ferait plus sur la base de l'indice correspondant au grade, à l'ancienneté et à l'appartenance à un corps donné : elle serait déterminée par l'atteinte d'objectifs de performance, vérifiée au cours d'un entretien annuel d'évaluation avec son chef de service.
Et c'est pour 2012.

* Les seconds ferment décidément les deux yeux. Les faux-culs de service viennent de communiquer :

"Le Sgen-CFDT appellera les personnels de l’Éducation nationale à se joindre massivement à l’action nationale et unitaire de la mi-novembre. Grève du 18 octobre : non. Action en mi-novembre : oui". Le Sgen entend "mobiliser toutes (ses) forces, et non les diviser, pour une réussite massive de l’action nationale et unitaire fonction publique de mi-novembre".

Si ce n'est pas esprit de contradiction, il faut le dire...

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CNRS la fin ?

Le Centre National des Redoutables Siphonnés (en vrac CNRS) va-t-il disparaître ? C'est ce que craignent les chercheurs qui cherchent car ils trouvent (pour une fois, ce n'est pas coutume) que le gouvernement cherche à éradiquer leur trouvailles.
D'où cet appel.

Une fois encore ce qui est intérressant c'est la démarche d'atomisation du secteur public. Toujours la même.

Appel à manifestation pour la recherche publique, le 18 octobre 2007
au siège du CNRS, 3 rue Michel-Ange à Paris, et devant les directions régionales du CNRS


Sans réaction forte de la communauté scientifique, nous allons assister à un bouleversement de l’organisation de la recherche française, qui l’affaiblira fortement. En particulier, le CNRS disparaîtra à court terme du paysage scientifique français. Tel est le sens du message qu’Yves Langevin, président du Comité National de la Recherche Scientifique (l’organe d’évaluation et de prospective du CNRS), vient d’adresser aux directeurs d’unités à l’issue d’un conseil scientifique avorté (lire la lettre : http://www.sauvonslarecherche.fr/spip.php?article1637 ). [je vous la conseille]
A travers le CNRS, c’est le principe même d’autonomie scientifique qui est menacé. Il serait illusoire de penser que l’affaiblissement des autres organismes de recherche se fera au profit du développement des universités: les deux types d’organisations seront perdants, au profit d’agences contrôlées par le gouvernement.
Ce démantèlement ne prendra bien entendu pas la forme d’un décret officiel, mais celui d’un grignotage progressif des missions des opérateurs de recherche, déjà largement engagé, et dont les principaux éléments sont les suivants :
- Les unités de recherche (« mixtes » ou « propres »), disposant de moyens propres, sont affaiblies, au profit d’ « équipes » concurrentes financées directement (et principalement) par l’Agence Nationale de la Recherche. Ce financement se substitue aussi à celui de la recherche universitaire dont les moyens progressent moins vite que l'inflation dans le budget 2008.
- Le Comité National, émanation directe de la communauté scientifique, se voit retirer toute mission d’évaluation et de prospective au profit de la nouvelle Agence d’Evaluation de la Recherche et de l’Enseignement Supérieur (AERES), qui est sous contrôle direct du ministère.
- Les personnels des EPST qui travaillent dans des unités mixtes de recherche seront gérés, si les projets actuels se réalisent, par les universités, au moment même où la loi pour l’université votée cet été met dans les seules mains des présidents d’université et de leurs conseils d’administration des pouvoirs considérables pour affecter les crédits, nommer les personnels, répartir les services d’enseignement ou encore moduler les salaires. La disparition du CNRS aurait un impact majeur pour l’ensemble de la recherche française, tant son imbrication dans le paysage universitaire est forte. Mais elle aurait surtout une signification politique claire : elle signifierait qu’une institution scientifique peut être remise en cause par le pouvoir politique, non pas en raison de ses dysfonctionnements, mais parce que faisant preuve d’une trop grande autonomie.
(...)
Ce qui est visé au travers des réformes en cours et à venir, ce n’est rien de moins que l’existence d’un espace scientifique et intellectuel autonome, protégé de l’arbitraire politique par des statuts pérennes.
C’est à ce titre qu’il faut nous mobiliser : non pour défendre une institution, mais pour maintenir les conditions de l’autonomie du savoir scientifique en France, dans les universités. Aussi, Sauvons la Recherche s’associe à l’appel au rassemblement le 18 Octobre à 10h (heure où se déroulera le conseil d’administration du CNRS), au siège du CNRS et devant les Délégations Régionales du CNRS.

Vous trouverez d'autres informations sur notre site concernant la situation actuelle :
Budget 2008 : http://www.sauvonslarecherche.fr/spip.php?article1631
Evolution du système de recherche : http://www.sauvonslarecherche.fr/spip.php?article1638
Et toujours la pétition sur les tests ADN :
http://www.sauvonslarecherche.fr/spip.php?article1625

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Aux ordres citoyens !

Après les deux derniers post de ce jour (je vous les recommande), voici encore de quoi apprécier la valeur de notre presse moderne, libre, critique... (en attendant jeudi). Guy Môquet (encore lui, je sais..) suscite les talents de notre belle télévision nationale. Et pas qu'un peu. Mieux vaudrait dire d'ailleurs de redressement national. Tous derrière notre Grand Timonier (qui sacrifie sa vie pour son pays) pour redonner les couleurs à la France (vu que ces mauviettes de rugbymen n'y arrivent pas).


C'est le Figaro qui se réjouit d'un tel engouement et qui donne le programme.

Le Fig, aujourd'hui. — La télévision publique mobilisée
FRANCE TÉLÉVISIONS mobilise ses antennes pour rendre hommage à Guy Môquet en proposant La Lettre, un film de 2 minutes 30 réalisé par François Hanss et Catherine Lopez avec Jean-Baptiste Maunier, le héros des Choristes. « France 2 et France 3 le diffuseront plusieurs fois par jour entre les 20 et 22 octobre », détaille Patrick Charles, directeur des opérations exceptionnelles et des événements de France Télévisions. « Les journaux en parleront, les animateurs de France 4 liront la lettre, Yves Calvi lui consacrera un numéro de »C dans l'air* sur France 5, le 22 octobre et France 2 proposera le documentaire, Résistants de la première heure le 25 octobre. »
 
« Valeurs de la République »
 
L'idée de ce projet revient à Richard Michel, PDG de LCP- Assemblée nationale, qui a prévu de le diffuser en exclusivité le 17 octobre à 19 h 30 dans « Questions d'info » qui aura pour invité Xavier Darcos, le ministre de l'Éducation nationale. « J'avais lu La Vie à en mourir, un recueil de lettres de jeunes fusillés préfacé par Jean-Jacques Goldman. Cheminot en Lorraine, mon grand-père, surnommé »le Saboteur*, m'a donné les valeurs de la République. J'ai aussi un fils de 17 ans à qui le nom de Guy Môquet ne disait rien », explique Richard Michel.
 
Le 19 octobre à 23 h 35, LCP offrira un making-of du tournage, puis les jours suivants deux émissions spéciales : « Guy Môquet, un inconnu célèbre », en présence d'Odette Nilès, qui fut « l'amie de coeur » du résistant, et de deux historiens, et également « Guy Môquet, un souvenir moderne », avec Yves Guéna, résistant, Pierre-Louis Basse, auteur de
Guy Môquet, une enfance fusillée (Éditions Stock) et Roland Dumas, ancien ministre.

Jusqu'où cela va-t'il s'arrêter ?
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Offense au Grand Timonier

Si la police, elle, cela ne la gène pas de se faire passer pour le CPE d'un collège afin d'arrêter de grands délinquants, elle n'aime pas les étudiants (lieu commun depuis 68) surtout quand ils se moquent de notre Grand (délinquant mais) Timonier (donc on ferme sa gueule). La voilà donc qui arrête ceux qui collent des affiches (ouh les vilains) qui ne plaisent pas. Du jamais vu depuis Pompidou (progressiste s'il en est).

Ca leur vaut un article dans Libé (voir en Une) et un reportage sur la télé belge. Par contre rien à la télé française.

Et le questionnement des policiers est tout de même bien étrange.

Voici l'affiche :

ishot-4

Voici le reportage :



Cabu, Riss, Lefred-Thouron, ... au trou !
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Lecture obligatoire (G.M.)

On ne sait plus très bien où on en est avec cette journée Guy Môquet. Ce serait désormais une "journée de commémoration de la Résistance" d'après Europe 1 qui dit aussi que le gouvernement à fait marche arrière (mais sur quoi ?). Martinon, lui maintient tout en disant que ce n'est pas obligatoire mais brouille l'écoute par ses propos qui ne veulent rien dire. Ca c'est de la communication !
Au passage on notera que c'est désormais l'Elysée qui décide et détermine l'importance des exercices pédagogiques.


Selon AFP —Lettre Guy Môquet: lecture "obligatoire" mais pas de "logique de sanction" (Martinon)

Le porte-parole de l'Elysée David Martinon, a déclaré lundi que la lecture aux lycéens le 22 octobre de la lettre du résistant Guy Môquet serait "obligatoire", mais a écarté toute "logique de sanction", alors que cette initiative présidentielle est contestée parmi les enseignants.
"Une circulaire a été publiée fin août qui organise cette journée de commémoration Guy Môquet du 22 octobre", a rappelé M. Martinon lors de son point presse hebdomadaire.
"La lettre de Guy Môquet sera lue à tous les lycéens de France au côté d'autres textes de jeunes résistants français", a-t-il poursuivi, y voyant "un exercice pédagogique très important".
"C'est un choix fondamental, il s'agit d'histoire de notre pays et même au-delà, il s'agit d'histoire universelle", a-t-il insisté. "Il est donc très important de mettre l'accent sur cette commémoration".
La circulaire "laisse une liberté totale aux enseignants et aux chefs d'établissement d'organiser la journée comme ils l'entendent, mais effectivement cette lecture est obligatoire, au même titre qu'il est obligatoire pour un enseignant d'enseigner le programme qui lui est fourni pour sa classe", a-t-il affirmé.
"Mais évidemment on n'est pas dans une logique de sanction", a-t-il précisé.
Par décision du président Nicolas Sarkozy, la lettre du jeune résistant communiste adressée de sa prison à ses parents, avant d'être fusillé par l'occupant nazi allemand, le 22 octobre 1941, doit être lue lundi prochain à tous les lycéens des établissements publics et privés sous contrat.

Autour de cette journée, la page des faux-culs : prix spécial pour les IPR de Nantes qui plutôt que d'aiguiser leurs arguments pour refuser la propagande d'État bricolent des séquences péda autour de ladite lettre pour soi-disant détourner la propagande et ne pas faire la politique de la chaise vide (l'argument est connu). C'est là.
C'est le genre d'initiative de "ceux qui pensent mieux que les autres" et casse l'unité affichée (cf. déclarations du SNES, du SGEN et certainement aussi de FO mais je l'ai pas trouvé).
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Mise à jour...

... de la Une du Mammouth déchaîné


C'est là : www.le-mammouth-dechaine.fr

Bravo à Bruno.

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