Convergences libérales
* Prenons tout d'abord cette boite privée qui fait de l'éducation son marché : une véritable assurance scolaire !
(Il paraît que les parisiens en ont plein les yeux en ce moment)
KeepSchool invente la Garantie de
Progrès
KeepSchool
présente
"la garantie de progrès". Lancée le 25 octobre
2007, cette nouvelle offre
assure un meilleur bulletin scolaire au troisième
trimestre pour chaque élève ayant
souscrit des heures chez
KeepSchool.
Si à la réception du
bulletin scolaire du troisième trimestre en juin
prochain, les parents ne constatent aucune
progression chez l’enfant dans la matière étudiée
avec l’enseignant dédié,
KeepSchool s'engage à rembourser tout ou partie des
heures souscrites* !
Pour
bien cerner l'ambition de ladite entreprise
voyez plutôt l'entretien donné par son patron (N.V. :
Nicolas Vauvillier) :
N.V : « Aujourd’hui
beaucoup de mesures sont annoncées et prises par la
Ministère de l’Education Nationale. Réduction
d’effectifs, soutien scolaire pour les orphelins de
16H et suppression de l’école le samedi matin.
Beaucoup de changements s’opèrent depuis la rentrée
2007. »
Cela
empiète t’il sur votre
marché ?
N.V :
« Pour
KeepSchool, ces réformes ne sont pas une menace car
ces nouveautés ministérielles ne touchent que les
collégiens, alors que nos cibles principales
sont les collégiens en fin de cycle et les
lycéens.
Si les
parents font appel à nous, c’est parce que leurs
enfants sont en conflit avec les membres de
l’Education Nationale. Il y a une rupture et
ils attendent de nous une autre
vision de l’enseignement. »
Si
vous deviez dresser un bilan de ces dernières années
concernant le secteur du soutien
scolaire ?
N.V :
« On
peut dire que depuis 2000, le secteur s’est très
fortement développé puisque le CA des
organismes, tels que KeepSchool, a triplé.
On constate
une très forte professionnalisation. KeepSchool
entame une
démarche de certification qualité telles que ISO
9001.
Il y a une volonté de se
concentrer sur la réussite de l’élève et
d’améliorer
toujours l’efficacité du service. De plus en plus,
KeepSchool propose
des cours à domicile, du soutien scolaire en
ligne (exercices, quiz) mais aussi des
conseils
d’orientation pour assurer une
meilleure qualité de service proposée à nos clients.
Cela fonctionne d’ailleurs très bien car d’après nos
études, 95% de nos
clients sont satisfaits. »
Quels
sont pour un organisme comme le votre les objectifs à
court et long terme ?
N.V :
« À
court terme, il s’agit d’un objectif d’entreprise.
KeepSchool veut d’abord poursuivre son développement
et sa croissance. Nous travaillons toujours sur
l’offre et la qualité du service proposé. Ca passe
par une meilleure professionnalisation qui comprend
des démarches qualités.
Sur le long terme, se
pose la question de l’innovation technologique sur le
service éducatif. Nous travaillons sur un système de
testing et des systèmes d’apprentissage en ligne
qui viennent en complément du soutien scolaire à
domicile.
KeepSchool veut également
développer sa présence en Europe. Nous sommes
implantés en Allemagne depuis trois ans et en
Angleterre depuis le début de l’année avec un chiffre
d’affaires cumulé de 6M€ et un objectif de 20M€ d’ici
trois ans. »
La
qualification des enseignants du soutien scolaire
privé est souvent remise en cause. Chez vous, comment
sont sélectionnés vos professeurs ?
Proviennent-t’ils de l’Education Nationale comme
cela a souvent été reproché?
« 80%
de nos enseignants sont des étudiants du
supérieur. Nous avons
très peu
de professeurs de l’Education Nationale.
Nous ne
sommes pas concurrents mais complémentaires car nos
enseignants sont principalement des
étudiants.
Notre sélection se fait
en plusieurs étapes. Nous recevons d’abord les CV
(diplôme minimum bac+3 ). Ensuite nos conseillers de
recrutement procèdent à un entretien téléphonique
avec le professeur postulant, suivi d’un entretien en
face à face dans les grandes villes, pour juger de la
pédagogie et de la cohérence du
profil.
Une fois, les premières
heures de cours finies, l’enseignant
est évalué par la famille et reçoit une note
afin de
qualifier ses aptitudes pédagogiques. »
Vous
innovez et proposez à partir du 25/10/2007 une
nouvelle offre « La garantie de progrès ».
De quoi s’agit t’il ? Dans quelles
perspectives ?
N.V :
« Le
soutien scolaire fonctionne bien. Il fait
progresser et nous avons constaté que 90% de nos
élèves ont amélioré leurs notes. Nous proposons à nos
clients de se faire rembourser s’il n’y a pas de
progression chez leur enfant. Nous nous y engageons
financièrement. Nous affirmons aux familles qu’en
souscrivant des cours avec KeepSchool, leur enfant
progressera. Pour cela, nous nous basons sur le
bulletin scolaire pour constater l’évolution des
notes.
*Ensuite, l'OCDE s'y
met (c'est pas nouveau) et sort un
rapport
sur les chefs d'Établissements pour développer
encore leur efficacité. C'est un travail d'un certain
Obin. Le dernier quart du rapport (lien vers le pdf
plus bas) expose des
recommandations.
Du genre :
Renforcement de l'autorité des chefs d'établissement
et des directeurs. Selon trois principales trois
mesures :
"- L’évaluation des
dirigeants eux-mêmes, avec ses conséquences
sur leurs carrières, pourrait être davantage centrée
sur les résultats éducatifs et cognitifs des
élèves que sur les modes de gestion des
moyens.
- Leurs référentiels de métier et leur formation
pourraient être recentrés sur leur
responsabilité pédagogique et éducative, et
les tâches de gestion logistique et financière
déléguées à des collaborateurs spécialisés.
- L’évaluation des
enseignants pourrait être réformée, en
remplaçant le dispositif formel de notation par
une véritable évaluation
qualitative débouchant sur des conseils, de
l’aide et de la formation, à partir d’une pluralité
de regards, dont celui du
dirigeant local". Cela implique, dans le
primaire, de venir à bout de résistances syndicales
qui sont présentées comme contradictoires avec les
vœux des directeurs…
- Enfin, J.-P. Obin souhaite le rapprochement de
l'école et du collège. "L'école obligatoire de
6 à 16 ans reste profondément coupée en deux, et les
enfants de 11ans doivent vaille que vaille subir
cette rupture".
Rapport
Obin
*
Ensuite, petit retour en arrière, qui permet
de comprendre
certainement beaucoup de choses, entre autres que
c'est la faute de ces enseignants gauchistes.
Ce sont les déclarations de
Jean-Robert. (dans la série Jean Robert est un
con ...)
Jean-Robert
Pitte,
président progressiste de l'Université non moins
progressiste de Paris IV, qui dans l'émission
Du Grain à
moudre, du 22 septembre, sur France
Culture, en évoquant une possible augmentation des
droits d'inscription à la fac, se serait repris en
déclarant qu'une telle augmentation entraînerait les
pires manif d'étudiants. Enfin, non pas des étudiants
car, auraiit-il dit, les manif
d'étudiants sont en fait des manifs de lycéens
poussés par leurs professeurs du secondaire à
descendre dans la rue. Ce sont donc ces
derniers les fautifs.
Merci Florence
* Enfin,
venez savourer les
idéologèmes de Judith
Bernard, d'Arrêt sur
Image. Un vrai bonheur cette analyse du
discours et ça tombe bien c'est autour de
l'Education (et de la dernière émission d'Ockrent).
Et il y avait
Darcos,
Finkielkraut et d'autres... C'est là
Judith y démontre comment pour ceux là
"réel » =
« monde de marchandises »; « conservation
des acquis sociaux » = « passéisme »; et
« modernité » = « pipolisation
populiste »…
*Demain présentation
des plus belles couvertures du concours
Martine à l'EN.
Vous n'avez pas été très forts
dites-moi...