Réforme des concours : précisions aujourd'hui et annonces dans un mois
*Tout d'abord le C.-R. d'un entretien entre des universitaires et M. Sherringham, conseiller du ministre de l’Education Nationale (en date du 13 mars).
"A propos des projets sur le recrutement des enseignants, M. Sherringham a répondu sur les questions suivantes :
[Calendrier : ]Année 2009 : maintien des concours à l’identique
Pourquoi une réforme ?
C’est en relation avec la lettre de mission de M. N. Sarkozy envoyé en juillet 2008 à X. Darcos dans le cadre de la revalorisation des enseignants. Le décalage entre le LMD et le calendrier des concours actuels (Bac + 3 ou Bac + 4) ainsi que la formation réelle des candidats souvent plus longue rend la réforme indispensable
Quel projet ?
Actuellement le ministère est en cours de réflexion, mais s’oriente vers les propositions suivantes :
. Recrutement à bac + 5 des enseignants du secondaire (cf. lettre de cadrage), après un master qui n’a pas à avoir un caractère professionnel. Seule l’acquisition d’un master serait exigé sans dissociation master enseignement/master recherche. M. Sherringham a insisté sur l’intérêt pour le niveau des étudiants et pour les masters recherche. Il n’y aurait plus d’année de préparation au concours spécifique. Aux universités de maintenir le niveau disciplinaire. Ce niveau permettrait une revalorisation des salaires de recrutement des enseignants
. Maintien du concours de l’agrégation, dans son architecture actuelle, comme concours d’excellence, mais avec l’exigence du master pour s’y inscrire.
. Un deuxième concours qui serait l’ex-Capes serait donc créé et serait un concours de culture plus générale. Il serait simplifié par rapport à l’actuel concours.
M. Sherringham, à plusieurs reprises, a indiqué qu’il était à l’affût de toute proposition et qu’il les attendait. En revanche, l’urgence est grande puisqu’elles doivent parvenir dans un délai d’un mois.
. Question des docteurs : il a évoque la possibilité de postes réservés pour les docteurs avec un aménagement d’un des concours.
Quand ? Le projet ministériel devrait être prêt avant l’été, quels que soient les aléas électoraux ou ministériels."
* Un second document qui montre que le monde universitaire est en pleine ébullition intellectuelle et propose des solutions (au gouvernement, comme le demande le document précédent). Et après ils vont nous dire qu'ils ont sauvé les concours , certainement. Comment retourner ce qu'on pourrait appeler de la collaboration...
Tous semblent d'accord pour un recrutement à Bac + 5 (MASTER), au lieu de BAc + 3.
Plus spécifiquement ici il est question des épreuves d'histoire-géo de ces concours(les noms indiqués sont ceux d'historiens et plus spécifiquement des médiévistes et modernistes).
Quelques propositions émanant des associations d’enseignants de l’Université pour la réforme des concours de recrutement de l’enseignement secondaire
"Consensus ? À la suite de la publication des projets émanant de la Conférences des directeurs d’IUFM du 7 novembre 2007 et en tenant compte du fait qu’une commission ministérielle se réunit actuellement en vue d’aboutir à un « concours simplifié » de recrutement des enseignants du secondaire, les associations signataires de cette lettre formulent les propositions suivantes :
Consensus ? 1. Au titre des principes généraux, nous tenons à marquer notre attachement au maintien de concours, de programmes et de jurys nationaux. Nous rappelons que les Universités ont vocation à dispenser des savoirs scientifiques et méthodologiques et à assurer la formation de l’ensemble des enseignants, en collaboration avec les enseignants des IUFM, y compris pour la formation continue. Tout enseignement reposant sur l’acquisition et la transmission de connaissances, les concours de recrutement doivent sanctionner la maîtrise des disciplines qui seront enseignées à l’Université et dans les IUFM, désormais intégrées aux Universités.
Consensus ? 2. La mise en place du LMD, et son architecture, impliquent que l’on repense la place et les modalités des concours de recrutement pour les métiers de l’enseignement.
Nous sommes favorables au maintien de deux concours distincts, mais coordonnés, le CAPES (ou le nouveau concours qui prendra sa place) et l’Agrégation, dont le recrutement se ferait à Bac + 5. Il serait impensable à Bac + 3 (en tenant compte de l’évolution du L) et incohérent à Bac + 4 : les deux années de Master constituent un bloc homogène et ne sont pas dissociables.
Le Master doit permettre la préparation aux concours, mais ne saurait se limiter à cette seule fonction, sinon c’est la condamnation à brève échéance de la recherche, à laquelle le Master doit pouvoir constituer une première initiation. Il demeure un grade universitaire, délivré par les enseignants-chercheurs de l’Université. Le Master est un temps de formation, de progression dans l’acquisition des connaissances et ne saurait se réduire aux seuls aspects didactiques ou épistémologiques d’une discipline, même si ces derniers doivent être pris en compte.
Option 1 (Fr. Collard) Pour les candidat(e)s au CAPES (ou au nouveau concours), l’on peut envisager un Master intitulé « Métiers de l’enseignement, spécialité enseignement secondaire », dont la première année correspondrait à la préparation de l’actuel CAPES théorique et la seconde à la formation pédagogique sans classe en responsabilité mais avec force stages : la barrière sélective M1-M2 serait la réussite aux épreuves théoriques et il y aurait bien un mémoire à la fin du M2, l’actuel mémoire pédagogique. Le principe d’une année entière dédiée à la préparation aux concours du secondaire doit être réaffirmé.
Option 2 (Lyon 2 et autres réactions) Il serait bon que tout futur enseignant du secondaire ait un contact avec la recherche, au moins au cours de la première année de Master. L’année de M1 du Master pourrait être une année à la fois d’initiation à la recherche et de mise à niveau, avec des enseignements généraux, un approfondissement de la culture générale (géographie pour les historiens, histoire pour les géographes, etc.). L’année de M2 pourrait inclure dans la formation proposée des thématiques fondées sur les programmes du secondaire. Des « passerelles » doivent être aménagées en M1 et M2 au sein des Masters, entre ceux qui seraient davantage tournés vers l’enseignement et ceux davantage tournés vers la recherche. Il faut en effet penser à tous ceux qui, échouant aux concours de l’enseignement, pourront rebondir en ayant une formation disciplinaire suffisante.
Consensus sur la proposition de Fr. Collard ? Le niveau d’accès au concours de l’Agrégation doit donc être élevé à Bac + 5. Ceci permettrait de drainer vers nos formations recherches les meilleurs éléments, et de ménager leur éventuelle poursuite en doctorat. Sans doute serait-il souhaitable de proposer un enseignement de concours spécifique (plus poussé) mais sur une base commune avec les candidats au CAPES (ou au nouveau concours). Les titulaires du M entier passeraient donc ensuite l’Agrégation et feraient leur formation pédagogique avec les certifiés, en obtenant ainsi un second master, pro celui-là, comme leurs camarades, la première année leur étant donnée par l’équivalence de l’Agrégation.
Nous demandons donc que la préparation au CAPES (ou au nouveau concours) et à l’Agrégation s’effectue sur un programme authentiquement formateur, fixé et changé chaque année par moitié, commun aux deux concours du Capes et de l’Agrégation, et que l’enseignement de ce programme soit effectué par les universitaires.
Consensus ? 3. Afin de maintenir une véritable exigence culturelle, la formation des étudiants doit prendre en compte les quatre périodes historiques.
Pour le CAPES d’Histoire-Géographie (ou le nouveau concours qui le remplacera), nous proposons l’organisation suivante :
- En ce qui concerne le programme de l’écrit : deux questions d’histoire renouvelées par moitié tous les deux ans, avec une rotation des quatre périodes de l’histoire, et deux questions de géographie. Les thèmes de ces questions tiendront compte des programmes de l’enseignement secondaire, programmes qu’il serait souhaitable de rééquilibrer en faveur des périodes ancienne, médiévale et moderne, trop peu traitées au profit de l’histoire contemporaine. Deux épreuves écrites, une d’Histoire et l’autre de Géographie, détermineront l’admissibilité aux épreuves orales. Il s’agira d’une dissertation, conçue selon les modalités actuelles.
- En ce qui concerne l’oral, l’organisation serait la suivante :
- une étude de document, portant sur les questions au programme ;
- une séquence d’enseignement sur une question au programme du Secondaire, suivie d’un entretien didactique et pédagogique ; cette épreuve permet au candidat d’exposer ses objectifs et de justifier ses choix. La préparation disciplinaire est assurée dans les Universités dès le début de la formation ;
- une présentation de l’expérience pédagogique du candidat, s’appuyant sur l’exploitation du ou des stage(s).
4. Pour le CAPES de Lettres… (etc. : à décliner selon les spécialités représentées par les différentes associations).
5. La présence des enseignants-chercheurs de l’Université est indispensable dans tous les jurys de concours de recrutement.
6. Les docteurs de l’Université qui souhaitent intégrer l’enseignement secondaire sont dispensés des épreuves écrites du CAPES (ou du nouveau concours) mais doivent suivre la préparation de l’oral et seront jugés sur leur niveau à l’oral."
Mais ce ne sont que des propositions. Revient-il aux enseignants du supérieur de faire des propositions au gouvernement ? Ce dernier n'est peut-être pas assez grand pour avoir des idées tout seul...
Quel intérêt y ont-ils ?
Privatisation de l'EN (suite et pas fin)
Ce que vous allez lire résulte d'une demande de l'institution et a été mis en place par l'inspection d'Anglais.
"La semaine dernière, le vent de la révolte a soufflé sur la salle 143 du lycée ***, où avait lieu un stage de deux jours, destiné à valider la capacité de ses 22 participants à participer à la phase 1 de la certification de leurs élèves de seconde européenne volontaires, en anglais, soit à l’obtention du Cambridge English Certificate!
Ordre de mission oblige, nous étions là pour apprendre à maîtriser toutes les subtilités (classées confidentielles !) de grilles d’évaluation des compétences de nos élèves en expression et compréhension écrites et orales, sans toutefois recevoir l’habilitation à délivrer le fameux Cambridge English Certificate, celui-ci restant propriété exclusive de son concepteur, l’Université de Cambridge, organisme privé!
L’irritation se fait sentir lorsqu’on évoque la phase 2 du processus. Elle nous échappe totalement et nous en sommes littéralement dépossédés puisque assurée par Cambridge, qui en garde jalousement la propriété et les secrets. L’irritation fait place à la grogne lorsque l’on apprend que ce diplôme sera délivré contre paiement des familles des élèves dès l’an prochain, car le Cambridge English Certificate n’est gratuit cette année, qu’à titre exceptionnel! A l’issue du stage, la grogne devient colère à l’annonce de l’absence de rémunération prévue pour cette mission supplémentaire et alors que nous réalisons l’ampleur de la tâche à accomplir!
Stage, passations et corrections des épreuves non rémunérés, déplacements non remboursés, frais de garde d’enfants non pris en compte. On nous prend pour les larbins de ce système qui nous utilise chaque jour davantage… pour nous jeter le jour suivant, sans aucun état d’âme…
Nous nous sentons floués et bafoués : on nous demande d’assurer une mission de service public, à titre gracieux, pour le compte d’un organisme privé, tout en incitant nos élèves à entrer dans ce système qui les obligera à monnayer leurs futurs diplômes…
Pire, et si nous étions en train de tester la mise en œuvre de ce qui remplacera le baccalauréat ?"
En tout cas, c'est sûr et c'est la cerise sur le gâteau, c'est travailler plus pour gagner moins.
C'est pas comme ça qu'on va sauver les options...
En attendant mai (ou juin, ou juillet ...)
L’Assemblée Générale d’Ile de France du 18 mars (83 établissements, en présence des syndicats CGT, CNT, SUD Education), propose aux AG d’établissements et de villes (aux personnels, aux parents et aux élèves) ainsi qu’aux syndicats
d’amplifier et de coordonner les mobilisations et les blocages qui se développent en vue de reconduire la grève. D’envoyer des déléguéEs mandatéEs sur les suites de l’action, à l’AG IdF du 20 mars à 17 h 30h à la Bourse du Travail de Paris, 3 rue du Château d’Eau,
de faire converger les initiatives en direction des rectorats : mercredi 19, le matin à Paris, l’après midi 14 h à Créteil, vendredi 21, Rectorat Créteil (10 h), et premier degré IA de Bobigny (11 h).
de faire grève et de manifester au ministère de l’éducation,
le jeudi 20 mars, 14 heures 30, métro Odéon.
(Plan d’action voté à l’unanimité et soutenu par les syndicats présents)
Nous demandons aux directions des syndicats de rompre avec la tactique inefficace des journées d'action, de fixer l'objectif, de préparer et d'appeler nationalement à la grève jusqu'à satisfaction des revendications, notamment par un appel à la grève nationale, dès la semaine prochaine (Amendement voté majoritairement).
* Dire des conneries, sur le bac c'est facile, et en plus se faire passer pour scientifique c'est mieux. Voici une réaction à ce que nous avons publié il y a quelques jours sur les notes du bac (qui varient d'un correcteur à l'autre). L'auteur de l'étude est aujourd'hui sévèrement mis en cause dans Libé. Mais c'est trop tard, le mal est fait...
Alain Debrabant, inspecteur dans l’académie de Dijon, Françoise Paindavoine-Toulot et Pascal Parmantier, professeurs de SES, accusent Bruno Suchaut de «s’être approprié les données figurant dans son étude» où il montre que les notes d’une même copie peuvent varier de onze points. Et rappellent que ces données ont été obtenues lors d’un stage de formation pour les enseignants de SES justement destiné à améliorer l’évaluation au bac. Les notes et les commentaires avaient été transmis au chercheur pour un travail statistique. Ils lui reprochent en outre d’avoir ignoré les procédures qui existent déjà pour éviter les disparités de notation. «Les formateurs m’ont fourni les données, mais c’est moi qui les ai analysées», a répliqué Bruno Suchaut. Pour lui, la réaction des enseignants s’explique aussi par les critiques dont les SES font l’objet en ce moment
* Allègrement, on ne s'en lasse pas. Vous ne savez pas quoi faire un dimanche pluvieux ? Cherchez les bourdes de Claude Allègre. Allez lire cet article de mediapart, le nouveau journal en ligne. Vous pouvez bien rigoler aussi sur Backchich, c'est pas mal non plus.
Juste un extrait du premier :
Pour Joël Martin, « prise une à une, ces fautes passeraient inaperçues. Mais ce qui est remarquable, c’est la densité d’erreurs par ouvrage, et le refus de les corriger ».
*Les tribulations de Jean-Robert (Pitte, vous vous souvenez ? mais si le gauchiste de Paris IV). Et bien il vient de se faire virer, grâce à la LRU. Comme quoi, il n'y a pas que du mauvais la dedans...
C'est dans l'Express et aussi sur Fabula.org.
L'express : "Georges Molinié a été élu en emportant 11 vois contre 8 pour vous.Comment expliquez-vous ce vote ?
Georges Molinié a gagné grâce à une alliance des conservatismes. Sa liste, Avenir de la Sorbonne, rassemblait aussi bien des gens de gauche que de droite, mais uniquement des opposants à la loi Pécresse. L’université n’est pas prête pour le changement. Pour beaucoup, l’idée d’une professionnalisation des diplômes est encore un cauchemar. Ils veulent une université qui soit uniquement un lieu
d’acquisition du savoir et de la pensée critique."
Si déjà l'université pouvait avoir 100 % de réussite sur ces points là ...
* L'angoisse du géranium. Ah, l'Alsace, toujours à la pointe. On en avait déjà parlé de ces ordres de mission, ils refont surface aujourd'hui (du moins à l'AFP)
L'Alsace teste un programme pilote de lettres de mission pour professeurs
La région Alsace teste un programme pilote de "lettres de mission" encadrant le travail d'enseignants du second degré en leur fixant un contrat d'objectifs à atteindre, a-t-on appris mardi de sources concordantes.
L'existence de ces lettres de missions, révélée mardi à l'AFP par Sud-Education (minoritaire), a été confirmée par le rectorat de Strasbourg.
Selon le syndicat, qui réclame la suppression de cette pratique mise en place à la rentrée 2007-2008, des professeurs principaux pour la plupart, notamment de ZEP, ont signé un contrat d'objectifs avec le chef d'établissement sur la base du volontariat.
Ces contrats, définis au cas par cas par les conseils pédagogiques d'établissement, fixent par exemple des objectifs à atteindre en terme d'élèves redoublants, a expliqué Gilles Hargous, secrétaire académique du syndicat.
"Ils introduisent des salaires au mérite et des possibilités d'avancement dans la carrière", a-t-il indiqué.
M. Hargous dénonce des lettres qui "contractualisent" le métier de l'enseignant en "cassant" son statut de fonctionnaire d'Etat. Il dit redouter de voir se créer des "superprofs" dans les établissements ainsi qu'une "concurrence entre professeurs pour atteindre les objectifs".
"On est vraiment dans une volonté de transformer l'école dans une perspective libérale", a-t-il commenté.
Le rectorat n'était pas en mesure de fournir dans l'immédiat des précisions sur le nombre d'établissements et le nombre professeurs concernés.
Heureusement, la droite a perdu
* Quand Darcos disait qu'il n'était pas question de transformer le statut des profs il avait bien raison. Ce ne sera en effet pas nécessaire... puisque c'est le statut de toute la fonction publique qui va changer. Marianne en aurait la preuve ( voir ici et ci dessous le texte de loi en pdf) :
le gouvernement écorne la garantie de l'emploi des fonctionnaires
Le nouveau statut des fonctionnaires ne permet pas de les virer. Mais en les privant de traitement après deux ans de recherche de nouveau poste, il leur faut trouver eux-mêmes un nouveau job dans le privé ou le public. Explications et textes de loi
Le
gouvernement va transformer profondément le statut de
la fonction publique et remettre en partie en
cause la garantie de l'emploi des agents de l'Etat.
Un projet de loi
«relatif à la mobilité et aux parcours professionnels
dans la fonction publique», élaboré par le
Ministère du Budget, a été approuvé par le Premier
ministre et a été
transmis pour avis aux organisations
syndicales, avant d'être soumis aux
débats du Parlement. Ce texte donne au gouvernement
les outils indispensables à la mise en œuvre de sa
politique de réduction des effectifs dans
l'administration centrale. [NDLR Il fait suite à
une
intense concertation *, notamment dans le cadre de la
conférence sur les parcours professionnels qui s'est
tenue à l'automne 2007 à l'initiative du ministre du
budget, des comptes publics et de la fonction
publique. ]
En particulier, l'article 7 organise de facto
la
possibilité de mettre au chômage technique et sans
indemnités tous fonctionnaires d'Etat qui dans le
cadre d'un redéploiement n'aurait pas trouvé de
nouvelle affectation. L'agent sera dans un
premier temps intégré dans un système de formation
professionnelle pendant une durée de deux ans maximum
durant laquelle il touchera au moins son traitement
de base.
«Au terme de cette période (…), celui-ci peut-être
placé d'office en
disponibilité». Autrement dit,
s'il veut
continuer à toucher un salaire, il doit se trouver
lui-même un autre job, soit dans
l'administration, soit dans le privé. Ce qui
constitue une règle totalement inédite dans le corps
des fonctionnaires et modifie le statut de la
fonction publique.
Le texte prévoit (article 9) aussi
d'avoir recours, à l'intérim pour assurer la
continuité du service public. Dans ce cas, les
usagers pourraient se retrouver face à un personnel
dont l'Etat n'est pas l'employeur, mais le client. Ce
recours à l'intérim est pour l'heure encadré :
vacances d'emploi, besoins occasionnels, saisonniers
ou surcroîts d'activité. Mais ce dispositif constitue
déjà une brèche vers une sous-traitance accrue de
certaines missions de l'Etat.
projet-fonctionnaires
* Petite question tout de même : depuis quand les
organisations syndicales connaissent ce texte ?
Comme nous le signale un de nos lecteurs, le projet
de modification de certains décrets aurait été
téléchargeable sur la Gazette des communes dès
février.
On peut être surpris de voir ce texte sortir
brutalement aujourd'hui car la Conférence sur
les parcours professionnels et les conditions de
travail, dont il est issu, s'est réunie
plusieurs fois et en sont membres les
organisations suivantes :
-FSU
-CGT
-UNSA
-FO
-CFDT
-CFTC
-CGC
-SOLIDAIRES
-Fédération
hospitalière de France
-Conseil
supérieur de la fonction publique territoriale
-Conseil
supérieur de la fonction publique hospitalière
-Association
des maires de France
-Association
des régions de France
-Assemblée
des départements de France
-Direction
de l'hospitalisation et de l'organisation des
soins
-Direction
générale des collectivités locales
-Direction
du budget
-Direction
générale de l'administration et de la fonction
publique
(voir
le site du ministère sur ladite commission)
* Débat sur les programmes. Quel pédagogiste
moderne a écrit à propos des programmes de primaire :
« La seule méthode qui convienne à l’enseignement
primaire est celle qui fait intervenir tour à tour le
maître et les élèves, qui entretient pour ainsi dire
entre eux et lui un continuel échange d’idées sous
des formes variées et ingénieusement graduées. »
Jules Ferry.
Il paraît que les
nouveaux programmes veulent revenir à cet esprit IIIe
république. Serait-il mal compris ?
Attaques
Et la grève reconductible peut marcher. exemple :
A la Cité scolaire Henri Wallon d’Aubervilliers (93), après 10 jours de grève, le Rectorat recule et cède sur les principales revendications !
12 postes sur 17 sont sauvés, 230 heures sont rendues.
*Fait divers ? Ouest France en fait rapport. (c'est là)
Les heures de colle finissent au tribunal
Le proviseur avait sanctionné un collégien de Savenay après un salut nazi. Les parents avaient contesté la punition... et ont obtenu gain de cause.
Au beau milieu de la récréation, le collégien lance un « Heil Hitler ! ». Des propos jugés inadmissibles par le principal de l'époque au collège Saint-Exupéry, à Savenay (Loire-Atlantique). La sanction tombe rapidement : quatre heures de colle un mercredi matin.
Du coup, l'équipe pédagogique avait prévu de mettre la matinée à profit pour sensibiliser l'élève à la Shoah, l'extermination des Juifs par le régime nazi pendant la Seconde Guerre mondiale. « On envisageait de lui diffuser un film », se souvient une conseillère. C'était en mars 2005.
Quelques jours plus tard, les parents de l'élève contactent le principal du collège pour lui dire que leur fils ne ferait pas sa punition. Trois jours passent. Le principal décide d'exclure l'adolescent des cours pour une journée tout en l'obligeant à être présent dans l'établissement.
Mais le collégien fait faux bond sans explication. La journée de colle est alors transformée en journée d'exclusion portée au livret scolaire pour une durée d'un an. Et c'est là que la justice a été saisie par les parents. Et elle leur a donné gain de cause.
Le tribunal administratif de Nantes a récemment estimé que la sanction n'avait pas été prise en bonne et due forme, que l'élève n'avait notamment pas pu présenter sa défense au préalable. « Punition » annulée, donc. Les frais d'avocat restent à la charge des parents.
Le proviseur maintient que, sur le fond, il avait raison même si la forme n'avait pas été suivie à la lettre : on ne peut pas dire n'importe quoi dans une cour d'école. Les parents, eux, se disent satisfaits : « On avait raison. La sanction était abusive. Heil Hitler, c'était les seuls mots d'allemand que notre fils connaissait. »
*Réformes en cours. Prochaines annonces dans quelques jours certainement. En attendant le Mammouth a trouvé la ligne directrice du ministère. Ce n'est pas "on pilote à vue" mais :
