Guy Môquet : mauvaise idée ?
Moquez-vous, moquez vous mais, il paraît que la lecture de ladite lettre à l'équipe leur a fichu le bourdon (une bande de mauviettes, oui !). Sans doute une idée de Sarkozy, relayée par le futur secrétaire d'État de Laporte.
Par conséquent,
dans la
volonté de ne sauvegarder les résultats du Bac
2008,
il
serait fort recommandable
de ne pas faire lire
ladite lettre à nos élèves.
Merci (pour eux).
En effet, voici comment Laurent
Bénézech, consultant de l'Equipe, explique la déroute
:
«Comment expliquer cette défaite française, aussi
surprenante que cinglante ?
Je veux revenir sur l'approche du match côté
français. Il y a eu
une énorme erreur de gestion de la pression
pendant les
douze heures qui ont précédé la rencontre. On voulait
du côté du staff que les joueurs soient
émotionnellement au top au coup d'envoi et au
contraire, ils se sont retrouvés complètement vidés.
Le problème est que l'encadrement a voulu en rajouter
et
a fait lire au groupe la lettre de Guy
Moquet, ce qui a
créé un
surplus d'émotion. Les joueurs
avaient les larmes aux yeux. Le match était quasiment
cinq heures après. Il y a eu aussi la remise des
maillots aux huit joueurs qui étaient dans les
tribunes, cette cassure, donc, dans le groupe des
trente, deuxième pic émotionnel. Et ce qui devait
arriver est arrivé :
les joueurs étaient vidés au moment du
match. Ils ont joué
le match dans leur tête plusieurs fois et ils ont eu
en fait les jambes en coton au mauvais moment. Ils
n'ont pas pu mettre la main sur le ballon pendant les
vingt premières minutes. Certains joueurs pensaient à
ce match depuis quatre ans. Et tout a été
anéanti par cette montée en pression
ratée. Le staff a
complètement loupé cette entrée en matière.
Ce-ci
dit pour nos élèves, la montée en pression est toute
relative. A moins qu'il ne s'agisse de
bière.