Trop chère réforme ...
La réforme
des lycées et Bac Pro, la masterisation, 13500
suppressions de postes, et 3000 suppressions de RASED
n'ont toujours pas été annulées
* Réforme lycée : vous n'avez rien compris :
il faut
mieux l'expliquer (aux cons
cernés).
La preuve cette
citation de Darcos : "c'est tout le
contraire d'un enterrement de la réforme, c'est le
seul moyen de garantir que l'on pourra aller plus
avant".
et aussi (Fracne info):
"Pour
parler le langage populaire, il s’agit de reculer
pour mieux sauter, parce que si nous avions été
uniquement à l’affrontement, uniquement sur la classe
de seconde, nous risquions tout simplement d’avoir
une crispation telle qu’on ne faisait rien du tout et
donc nous enterrions la réforme", a-t-il dit. "C’est
pour sauver la réforme que nous avons pris" la
décision de la reporter, a-t-il ajouté.
Désormais,
le ministre ne va pas négocier "simplement la réforme
de la classe de seconde, mais "globalement la
totalité de la réforme du lycée", y compris la
première et la terminale, ainsi que "la question du
statut des enseignants au lycée", a-t-il
affirmé. Il a
décidé lundi en accord avec Nicolas Sarkozy de
reporter d’un an cette réforme, dont la mise en place
était prévue à la rentrée 2009, face à la grogne
croissante dans les lycées, mais les organisations
lycéennes ont maintenu leurs mobilisations prévues
mardi et jeudi.
Une reculade qui
va faire mal...
* Et si cette
reculade était pour éviter des créations de postes
? Avec
l'intégration des SES dans le tronc commun, et dans
le contexte budgétaire actuel, certains pensent qu'en
effet c'est un des objectifs de ce changement de cap,
en trompe l'oeil, donc :
20minutes.fr -
Une raison budgétaire?
"Selon un proche
du dossier,
Xavier Darcos et
l’Elysée se seraient
retrouvés face à un casse-tête budgétaire
impossible après la décision
de finalement intégrer les sciences
économiques et sociales dans
le tronc commun obligatoire.
Cette annonce faite dimanche par voie de presse a
pour effet de rajouter une heure
et demie de cours (31h30 au lieu de 30h)
et nécessite donc des milliers de postes
supplémentaires.
Une équation impossible à l’heure où
13.500 postes sont supprimés au budget 2009.
L’Elysée, qui avait elle-même souhaité cette mise en
valeur de l’enseignement de l’économie en temps de
crise,
s’est-elle fait rappeler à l’ordre par Bercy?
"
Hypothèse pas impossible non
plus. Tiens, on ne parle plus de l'Ultra
gauche...
* Souvenons-nous
: Un
rapport
confidentiel sur la RGPP dans
l'E.N. daté
de fin août
disait
clairement
"La
réduction des moyens de l'Éducation nationale sans
réforme risque de dégrader la qualité du service
public de l'éducation". Remarquez, même avec une réforme,
la qualité du service public...
Dans ce même rapport (popularisé par l'AEF) on y
trouvait des solutions. Elles sont toujours
d'actualité. Restons vigilant.
Premier degré :
-
réduire la scolarisation des 2 ans ;
- accroître les taux d'encadrement en préélémentaire;
- réduire le redoublement en élémentaire ;
- supprimer les réseaux d'aide et de soutien et
redéployer une partie des personnels concernés dans
les écoles relevant de l'éducation prioritaire ;
- gérer l'affectation et le service des professeurs
sur le groupe d'écoles ;
- optimiser le remplacement et les décharges de
service.
Second
degré :
-
réduire le redoublement au collège et au lycée ;
- réorganiser l'offre de formation au LEGT ;
plafonner et annualiser les horaires élèves ;
laisser jouer l'autonomie de l'établissement sur 30%
de la dotation horaire ;
- simplifier l'offre d'enseignement au LP; plafonner
et annualiser les horaires élèves ; - donner aux
collèges la maîtrise de 20% de la dotation horaire
élève ;
- annualiser l'obligation de service (ORS) des
enseignants ;
- regagner du temps d'enseignement, notamment en
transformant les décharges de service en
indemnités ; - doubler le nombre d'heures
supplémentaires opposables ;
- modifier l'organisation des
examens.
Pilotage
du système éducatif :
-
rééquilibrer les dotations aux établissements en
tendant vers les dotations optimales ;
- réorganiser l'administration centrale: mutualiser
les fonctions de gestion de l'administration
déconcentrée ;
- réorganiser la chaîne de pilotage et donner plus
d'autonomie aux établissements pour permettre
effectivement le pilotage par les résultats ;
renforcer l'encadrement intermédiaire dans les
établissements ;
- favoriser les regroupements d'écoles et
d'EPLE.
*
Qui a
dit :
"il n'est
jamais trop tôt pour commencer le processus
d'apprentissage. L'enseignement pré-scolaire a un
impact fort sur le parcours d'éducation. Il a
notamment beaucoup d'influence sur le comportement
d'apprentissage des enfants de familles migrantes et
de milieux sociaux défavorisés. On constate que le
"taux de retour sur investissement" est le plus fort.
Il permet d'améliorer l'égalité et l'efficacité de la
formation. Pourtant dans de nombreux pays,
l'éducation pré-scolaire est sous la tutelle du
ministère en charge du social:
il
faut savoir si on la considère comme une période de
garderie ou comme une opportunité
d'apprentissage.
C'est une question dont
il faut débattre au niveau européen"
Réponse Jan Figel
commissaire européen
chargé de l'Education. Mais comme il est
Slovaque, on s'en fiche.