Droit de remplacement

*Droit d'accueil et (im)possibilité de remplacement. Un point sombre que la FCPE dénonce. De là à dire qu'ils se sont faits piéger par le gouvernement, eux qui voulaient absolument que les écoles soient ouvertes, il n'y a qu'un pas. Moralité, tout le monde y perd...

France 2 - La FCPE s'inquiète de la rédaction proposée par le gouvernement sur la rédaction du projet de loi sur l'école
La fédération de parents FCPE met en cause l'article deux sur "le droit d'accueil des élèves du primaire". Elle craint que la rédaction proposée par le gouvernement permette en fait de ne plus remplacer les enseignants absents par un autre enseignant
L'article 2 fait craindre à la FCPE, première fédération de parents  d'élèves, qu'un enseignant absent pour une autre raison qu'une grève puisse être  remplacé par un non enseignant. Il "remet en cause le remplacement systématique  des enseignants absents par des enseignants", estime dans un communiqué cette  fédération classée à gauche.

L'article 2 du projet de loi sur  le droit d'accueil des élèves du primaire stipule en effet que ce droit est valable "pendant le  temps scolaire obligatoire" et pas uniquement en cas de grève.

"Dans le primaire, la situation, jusqu'ici assez préservée deviendrait pire  que dans les collèges et lycées. Il est bien rare, en effet, qu'un enseignant du  primaire absent 15 jours ne soit pas remplacé", précise la fédération.
   
Pour le ministère de l'Education, il s'agit de créer "un droit nouveau,  celui d'être accueilli à l'école, pendant les grèves mais aussi en cas d'absence  quelle qu'en soit la raison, notamment les absences non prévues (maladie,  accident...)".

"Au lieu de gérer les petits remplacements, on nous propose de ne plus les  assurer et de faire garderie", affirme le président de la FCPE, Jean-Jacques  Hazan.

Pour le syndicat d'enseignants SE-Unsa, "l'Education nationale n'aurait donc  plus qu'à accueillir et non à affecter un enseignant remplaçant". "L'article 2  porte en germe un recul potentiel du droit à l'éducation. Le gouvernement  pourrait faire ainsi une économie de moyens non négligeable, mais on a peur  d'une dégradation des conditions de scolarité des jeunes", estime Guy Barbier,  du SE-Unsa.

* Le film du jour. Du bon.


Mercredi
envoyé par charlydupuis
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Tiraillements

* Ca coince en philo. Déclaration des profs de Philo de Créteil. Ce n'est qu'un début...

"Les correcteurs de philosophie rassemblés au lycée Jean Jaurès de Montreuil en réunion d’entente des épreuves écrites de philosophie du baccalauréat protestent contre la réduction inadmissible du temps de correction des copies, préjudiciable à la qualité de la correction à laquelle ont droit les candidats, notamment pour les séries technologiques où le nombre de copies par correc- teur atteint fréquemment les 170.
Nous dénonçons la politique dite de "
reconquête du mois de juin", ses conséquences catastrophiques sur la qualités des corrections, et, plus généralement, la dégradation de nos conditions de travail dont participe la suppression de postes massive prévue dés la rentrée prochaine. Celle-ci ne manquera pas d’alourdir, pendant l’année, le nombre de classes par enseignant, et donc le nombre de copies par correcteur, quelles que soient les disciplines.
Nous exigeons donc, pour le bac 2009, que l’épreuve de philosophie soit anticipée d’une semaine, comme cela se pratiquait auparavant. Si tel n’était pas le cas, nous ne garantissons rien concernant la correction des copies en 2009.
En tout état de cause,
nous appelons tous les correcteurs du baccalauréat à se mettre en grève le 30 juin, jour de la remise des notes, afin de pouvoir consacrer aux candidats le temps de correction auquel ils ont droit. Nous les invitons à remettre leurs copies dans les centres d’examen le lendemain avant 17H00. Des préavis de grève pour le 30 seront déposés en ce sens."

*L'ambiance se pourrit tous les jours un peu plus. Voici ce qui arrive à un représentant syndical de SUD.

Après 23 ans de carrière sans incident, [...] Christine Jousset, professeur des écoles (Ecole Saint Savournin, MARSEILLE), responsable de Sud Education pour le "Réseau Education Sans Frontières (RESF)" est clairement menacée par la hiérarchie.
Après une inspection où lors de l’entretien l’inspecteur a fait mention de son engagement à SUD et à RESF, Christine a refusé les conclusions du rapport qu’elle considérait comme tendancieux à cause de l’évocation de son engagement syndical, mais aussi parce que sa pédagogie a été jugée à partir d’éléments qu’elle conteste (reproche lui a été fait de l’absence de dispositifs non obligatoires comme les PPRE (Parcours Personnalisé de Réussite Educative) et les évaluations départementales demandées par l’Inspecteur de l’Education Nationale, reproche du taux bas de pourcentage de réussite des élèves aux évaluations départementales -plusieurs de ses élèves étant suivis depuis deux ans par le Réseau D’aide aux Elèves en Difficulté, le RASED).
(...)
Christine a alors choisi le refus d’inspection comme la loi l’y autorise. Malgré cela, plus tard, l’inspecteur a profité d’une journée où Christine était légalement absente pour activités syndicales, pour faire une deuxième inspection. Alors que ses élèves étaient en classe avec la remplaçante, il a testé lui-même le niveau des élèves par une séance impromptue de dictée sur ardoise !!
Le rapport qui s’en est suivi parle "
d’insuffisance professionnelle" et envisage d’autres "mesures". Sa note a été rabaissée de 16,5 à 10 /20.

* Ministère
versus Mairie. C'est à Paris, autour des stages de remise à niveau pendant les vacances. Une info Cafépédagogique.
Accompagnement éducatif : La Ville de Paris suspend sa convention avec l'Académie

La Ville de Paris a décidé le 20 juin de suspendre à titre conservatoire la convention organisant les stages de remise à niveau à destination des élèves en difficulté dans les écoles élémentaires pendant les vacances scolaires. La convention prévoyait la mise à disposition de locaux scolaires parisiens pour la tenue de ces stages.
 
"
Je veux connaître le contenu de ces stages" a précisé au Café Pascal Cherki, maire adjoint chargé de la vie scolaire et de la réussite éducative. "La Ville fait de la remédiation, avec par exemple le dispositif Coup de pouce. Nous avons une charte pédagogique qui précise ce qui est fait. Dans le cas des stages académiques, je sais juste qu'ils sont encadrés par des enseignants volontaires. Je veux connaître le contenu, savoir quelles activités sont prévues, si c'est un complément à nos dispositifs ou si ça se substitue à eux."
 
Pour Pascal Cherki,
c'est aussi l'occasion de réunir un Conseil départemental de l'éducation nationale pour procéder à l'évaluation des stages mais aussi "faire discuter des acteurs qui pour le moment s'opposent". "Si ces stages n'ont pas de contenu pédagogique précis, alors c'est un simple affichage. Et nous ne sommes pas là pour jouer les agents de propagande du gouvernement" a-t-il ajouté."

Mais dites-moi si les municipalités font de la remédiation, à quoi ça sert que l'EN en propose ? On voit bien que finalement le démantèlement de l'E.N. finit par intéresser tout le monde...

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