En dehors des médias, la lutte continue
01/03/12 18:00
Retour sur :
le « rôle moteur » pour ne pas perdre son poste (voir plus bas)
Les modalités de l’évaluation de la valeur professionnelle (voir plus bas)
Considérant la hauteur de pensée atteinte par la campagne électorale, le blog du Mammouth déchaîné ne fera plus état des différentes propositions émises par les principaux candidats.
A côté de la campagne la vraie vie et la dure lutte continuent.
* En attendant les élections, la lutte est un devoir.
Alors que les vacances ne semblent pas avoir éteint les mobilisations (loin de là même, comme celle-ci à Coutances) un peu partout le ton monte, voici encore un exemple d’Etablissement en lutte :
Communiqué de presse : Les enseignants du Lycée Bourdelle (Montauban (82)), réunis ce jour en assemblée générale, ont décidé de boycotter le bac blanc prévu cette semaine. Par cette action, ils entendent exprimer leur désaccord face aux coupes budgétaires entraînant des suppressions de postes qui se traduiront forcément à la rentrée prochaine par des classes surchargées, et des conditions de travail dégradées: impossibilité d'assurer les TP, des dédoublements de classes supprimés, des groupes de langues en effectifs croissants, des enseignements d'exploration dispensés en classe entière et non plus en groupe.
Les enseignants tiennent à souligner que leur action est entièrement motivée par le souci constant de faire réussir leurs élèves dans les meilleures conditions.
* Victoire pour des précaires de l’EN : 255 416 € d’indemnité.
Cela se passe dans le 7-9.
De source syndicale. Les 19 EVS/AVS qui avaient effectué un recours devant le Conseil des Prud'hommes de Thouars le 7 décembre dernier, accompagnés par les organisations syndicales SNUipp-FSU et Sud éducation viennent de connaître le délibéré qui a été rendu mercredi 22 février 2012.
Tous les contrats signés par le Lycée Maurice Genevoix de Bressuire ont été requalifiés en CDI pour défaut de formation et l'absence de plan et de bilan des actions de formations, obligatoire lors de chaque renouvellement.
C'est une nouvelle victoire pour la reconnaissance des droits des personnels et des missions que ces personnels ont exercé durant 2 à 5 ans.
Pour toutes les personnes qui étaient en fin de contrat au moment de l'audience, les juges ont tiré les conséquences indemnitaires de la requalification des contrats pour un montant compris entre 10 000 et 14 000 euros pour chacune.
L'État, via le lycée employeur Maurice Genevoix devra donc verser 255 416 euros pour l'ensemble de ces jugements.
* Pauvreté des enfants (en France) : peu en parlent...
Une étude intitulée « Une approche sociologique de la pauvreté des enfants » de Ewelina Cazottes, sociologue, Université Paris VIII, est publiée sur le site de la la MIPES (instance permanente d’information, d’observation et d’échanges qui a pour mission d’informer et d’approfondir la réflexion sur la pauvreté et l’exclusion sociale en Ile-de-France). C’est là.
Extraits « Jusqu’à présent en France, la pauvreté des enfants a peu fait l’objet d’analyses. L’observation, au travers de la statistique publique, est loin d’être systématique et les résultats sont très dispersés. L’analyse des causes ou des conséquences des situations de pauvreté des enfants est encore plus lacunaire. Enfin, l’objectif de réduction de la pauvreté des enfants n’est guère présent à l’agenda politique.
On pourrait ici émettre l’hypothèse que la pauvreté touche très peu les enfants dans notre pays, cependant ceci ne semble pas refléter la réalité puisque le taux de pauvreté des enfants (17,7%) est, en France, plus élevé que le taux de pauvreté de l’ensemble de la population (13%). »
*Perspectives de non carrière : premier bilan de l’entretien professionnel
Alors que celui-ci s’est mis en place dans différents secteurs de la fonction publique, et avant qu’il n’arrive dans l’EN, le CSFPE (conseil supérieur de la fonction publique de l’État) dresse un « bilan entretien professionnel 2010 »
Tout va bien pourtant d'après le "conte de fées" raconté par le bilan : premier paragraphe page 16 : "Le bilan de l'expérimentaton pour la période de référence 2010 est très positif[...]L'entretien professionnel est plébisicité comme un moment privilégié entre l'agent et le supérieur hiérarchique permettant une meilleure gestion de la performance globale ainsi que de l'animationet de l'encadrement des services. Enfin, ce dispositif qui a gagné en lisibilité pour les agents et les évaluateurs a permis de faire baisser les contentieux."
Dès le second paragraphe, les choses semblent ne pas être aussi positives : l'enquête de "satisfaction" menée n'a en fait pas été menée !!! : "La plupart des ministères n'ont pas procédé aux enquêtes de satisfaction pour la dernière campagne d'entretiens professionnels."
Autrement dit, le rapport conclut sur la seule expérience du ministère des Affaires étrangère et européennes "via des questions en ligne adressées à un échantillon de 20 agents, évalués et évaluateurs, choisis des critères de corps et d'affectation" (Paragraphe 3).
Au ministère de l'Intérieur, l'entretien professionnel tel qu'il existe, avec incidence sur les réductions d'ancienneté, promotions et prime de fin d’année, n'est pas plébisicité. Les évalués, mais aussi souvent les évaluateurs, qui sont eux-mêmes des évalués, redoutent cette séquence. Les premiers parce qu'ils savent que beaucoup d'entre eux n'auront pas de réductions d'ancienneté, de promotions, ou de primes de fin d'année, les seconds parce qu'ils sont souvent embarrassés et ne doivent pas se "fâcher" avec les évalués, ne les "sacquant" pas trop (sauf un petit nombre de "petits chefs" qui se croient devenus des managers d'élite) , tout en déplaçant une croix ou en introduisant une nuance dans l'appréciation, subtilités à première vue anodines, mais qui vont tout changer.
Et comme en plus, comme la masse salariale est serrée, autant dire que les dés sont pipés d'avance. De plus l’organisation chronophage, le recours très compliqué, l’inégalité de traitement dans l’avancement ("la proportion des agents ayant bénéficié de réductions d'ancienneté au titre de l'année 2010[...]varie de 41, 5 % pour le ministère de l'Intérieur à 72 % pour le MEDDTL. ») font que le dispositif relève d’une véritable ... escroquerie.
On s’en doutait ?
le « rôle moteur » pour ne pas perdre son poste (voir plus bas)
Les modalités de l’évaluation de la valeur professionnelle (voir plus bas)
Considérant la hauteur de pensée atteinte par la campagne électorale, le blog du Mammouth déchaîné ne fera plus état des différentes propositions émises par les principaux candidats.
A côté de la campagne la vraie vie et la dure lutte continuent.
* En attendant les élections, la lutte est un devoir.
Alors que les vacances ne semblent pas avoir éteint les mobilisations (loin de là même, comme celle-ci à Coutances) un peu partout le ton monte, voici encore un exemple d’Etablissement en lutte :
Communiqué de presse : Les enseignants du Lycée Bourdelle (Montauban (82)), réunis ce jour en assemblée générale, ont décidé de boycotter le bac blanc prévu cette semaine. Par cette action, ils entendent exprimer leur désaccord face aux coupes budgétaires entraînant des suppressions de postes qui se traduiront forcément à la rentrée prochaine par des classes surchargées, et des conditions de travail dégradées: impossibilité d'assurer les TP, des dédoublements de classes supprimés, des groupes de langues en effectifs croissants, des enseignements d'exploration dispensés en classe entière et non plus en groupe.
Les enseignants tiennent à souligner que leur action est entièrement motivée par le souci constant de faire réussir leurs élèves dans les meilleures conditions.
* Victoire pour des précaires de l’EN : 255 416 € d’indemnité.
Cela se passe dans le 7-9.
De source syndicale. Les 19 EVS/AVS qui avaient effectué un recours devant le Conseil des Prud'hommes de Thouars le 7 décembre dernier, accompagnés par les organisations syndicales SNUipp-FSU et Sud éducation viennent de connaître le délibéré qui a été rendu mercredi 22 février 2012.
Tous les contrats signés par le Lycée Maurice Genevoix de Bressuire ont été requalifiés en CDI pour défaut de formation et l'absence de plan et de bilan des actions de formations, obligatoire lors de chaque renouvellement.
C'est une nouvelle victoire pour la reconnaissance des droits des personnels et des missions que ces personnels ont exercé durant 2 à 5 ans.
Pour toutes les personnes qui étaient en fin de contrat au moment de l'audience, les juges ont tiré les conséquences indemnitaires de la requalification des contrats pour un montant compris entre 10 000 et 14 000 euros pour chacune.
L'État, via le lycée employeur Maurice Genevoix devra donc verser 255 416 euros pour l'ensemble de ces jugements.
* Pauvreté des enfants (en France) : peu en parlent...
Une étude intitulée « Une approche sociologique de la pauvreté des enfants » de Ewelina Cazottes, sociologue, Université Paris VIII, est publiée sur le site de la la MIPES (instance permanente d’information, d’observation et d’échanges qui a pour mission d’informer et d’approfondir la réflexion sur la pauvreté et l’exclusion sociale en Ile-de-France). C’est là.
Extraits « Jusqu’à présent en France, la pauvreté des enfants a peu fait l’objet d’analyses. L’observation, au travers de la statistique publique, est loin d’être systématique et les résultats sont très dispersés. L’analyse des causes ou des conséquences des situations de pauvreté des enfants est encore plus lacunaire. Enfin, l’objectif de réduction de la pauvreté des enfants n’est guère présent à l’agenda politique.
On pourrait ici émettre l’hypothèse que la pauvreté touche très peu les enfants dans notre pays, cependant ceci ne semble pas refléter la réalité puisque le taux de pauvreté des enfants (17,7%) est, en France, plus élevé que le taux de pauvreté de l’ensemble de la population (13%). »
*Perspectives de non carrière : premier bilan de l’entretien professionnel
Alors que celui-ci s’est mis en place dans différents secteurs de la fonction publique, et avant qu’il n’arrive dans l’EN, le CSFPE (conseil supérieur de la fonction publique de l’État) dresse un « bilan entretien professionnel 2010 »
Tout va bien pourtant d'après le "conte de fées" raconté par le bilan : premier paragraphe page 16 : "Le bilan de l'expérimentaton pour la période de référence 2010 est très positif[...]L'entretien professionnel est plébisicité comme un moment privilégié entre l'agent et le supérieur hiérarchique permettant une meilleure gestion de la performance globale ainsi que de l'animationet de l'encadrement des services. Enfin, ce dispositif qui a gagné en lisibilité pour les agents et les évaluateurs a permis de faire baisser les contentieux."
Dès le second paragraphe, les choses semblent ne pas être aussi positives : l'enquête de "satisfaction" menée n'a en fait pas été menée !!! : "La plupart des ministères n'ont pas procédé aux enquêtes de satisfaction pour la dernière campagne d'entretiens professionnels."
Autrement dit, le rapport conclut sur la seule expérience du ministère des Affaires étrangère et européennes "via des questions en ligne adressées à un échantillon de 20 agents, évalués et évaluateurs, choisis des critères de corps et d'affectation" (Paragraphe 3).
Au ministère de l'Intérieur, l'entretien professionnel tel qu'il existe, avec incidence sur les réductions d'ancienneté, promotions et prime de fin d’année, n'est pas plébisicité. Les évalués, mais aussi souvent les évaluateurs, qui sont eux-mêmes des évalués, redoutent cette séquence. Les premiers parce qu'ils savent que beaucoup d'entre eux n'auront pas de réductions d'ancienneté, de promotions, ou de primes de fin d'année, les seconds parce qu'ils sont souvent embarrassés et ne doivent pas se "fâcher" avec les évalués, ne les "sacquant" pas trop (sauf un petit nombre de "petits chefs" qui se croient devenus des managers d'élite) , tout en déplaçant une croix ou en introduisant une nuance dans l'appréciation, subtilités à première vue anodines, mais qui vont tout changer.
Et comme en plus, comme la masse salariale est serrée, autant dire que les dés sont pipés d'avance. De plus l’organisation chronophage, le recours très compliqué, l’inégalité de traitement dans l’avancement ("la proportion des agents ayant bénéficié de réductions d'ancienneté au titre de l'année 2010[...]varie de 41, 5 % pour le ministère de l'Intérieur à 72 % pour le MEDDTL. ») font que le dispositif relève d’une véritable ... escroquerie.
On s’en doutait ?
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