Expérimentationisme
"Par voie de communiqué de presse, 5 établissements (collège Jules Vallès de la Ricamarie - 42, collège Les explorateurs à Cergy Pontoise - 95, collège Beaumarchais à Meaux - 77, Collège Chevreul à L’Haÿ les Roses - 94 et collège Jean Jaurès et lycée Lumière à La Ciotat –13) ont appris le lundi 5 février qu’ils étaient désignés « sur proposition des recteurs concernés pour accueillir des équipes d’enseignants portant des projets innovants /…/ formées à l’initiative de Gabriel Cohn-Bendit. Ces équipes proposeront des projets innovants qui s’inscriront dans le cadre de l’article 34 de la loi de programme et d’orientation pour l’avenir de l’école (article L. 401 du code de l’éducation)… » Hormis les établissements de la Ciotat, porteurs d’un projet construit de pédagogie Freinet, les autres l’ont découvert via le site du cafepedagogique. A aucun moment, les communautés scolaires n'ont été contactées, et encore moins concertées, sur ces propositions. Ce sont donc des projets extérieurs qu’on essaiera de leur imposer. Ces établissements ont été choisis car subissant un fort « turn over » des enseignants - « turn over » sensé faciliter l’arrivée de nouvelles équipes. La référence à l’article 34 montre bien que ce qui est en jeu n’est pas l’expérimentation proprement dite - l’application de cet article permettant de déroger à la loi commune. Ce qui est en jeu c’est la dérogation aux règles de mutation des enseignants, la labellisation « collège expérimental » permettant de définir des postes à profil – les enseignants volontaires signant en quelque sorte un engagement à respecter le « cahier des charges » rédigé par le Collectif d’Initiatives Educatives initiateur avec Gabriel Cohn Bendit du projet. L’expérience étant appelée à s’étendre (dixit M. Héron IPR chargé de mission à l’innovation de l’académie de Créteil) nous allons nous retrouver dans la situation de France Télécom avec une double gestion des personnels. Derrière l’extension des postes à profil d’abord gérés par les rectorats se dessine le caractère propre des établissements et le recrutement des enseignants par les chefs d’établissement en adéquation avec les projets des établissements. Les enseignants de ces établissements ne sont pas prêts à céder leur place et leur liberté pédagogique."
* Faute de sondage, on invente les chiffres. C'est mieux, et puis aux moins on est sûr qu'ils disent ce que l'on veut.
«Alors que nous nous sommes tant battus pour que l’on en parle, nous nous sommes sentis remis en cause», explique Hubert Tisson, de l’Association des professeurs d’histoire et de géographie (APHG), qui a demandé d’où venaient ces chiffres : «Il ne s’agit pas d’un sondage, a admis l’entourage de Darcos, mais de remontées de terrain des recteurs. Le ministre les a interrogés après un sondage de 2000 indiquant que plus de 50 % des jeunes de 16 à 24 ans s’estimaient insuffisamment informés.» Pour l’APHG, c’est une«dérive dans la communication». Lu dans Libé.
C'est vrai que les recteurs ils sont vraiment sur le terrain de l'élève de troisième ou de première ... D'ailleurs j'en ai encore croisé un il y a dix ans.
* Allègre le retour annoncé. On ne résistera pas à diffuser ce petit mot d'Hollande :
A propos de la possible nomination de Claude Allègre au gouvernement, M. Hollande a affirmé que "si l'objectif de Nicolas Sarkozy est de mettre des milliers de Français dans la rue, je ne saurais trop lui recommander la nomination de Claude Allègre". "Il a du talent, et notamment celui-là", a-t-il souligné.
notation et agreg de droit
ou aussi , ça :
Rappel : le contre site note2be est toujours à visiter
et propose de quoi emmerder au maximum les
propriétaires du site.
Résultat
du référé, le 3 mars.
*
On
n'aime pas les fascistes. Pour une fois la
mobilisation vient
de la fac de Droit, c'est un peu le monde à
l'envers. Mais c'est vrai qu'il y a danger. C'est à
Poitiers...
Faculté de Poitiers: mobilisation contre
l'affectation d'un ancien du GUD
Des
étudiants de la faculté de Poitiers, soutenus par la
présidence, des professeurs et des politiques, se
sont mobilisés lundi pour refuser l'affectation d'un
professeur en raison de son passé au sein du
mouvement d'extrême droite GUD, a constaté un
correspondant de l'AFP.
Une pétition en ligne a été lancée et a recueilli
plus de 250 signatures, dont celles de trois députés
socialistes de la Vienne et du doyen de la faculté
des sciences humaines et arts.
"Les affectations ne posent pas de problème la
plupart du temps. Mais la venue de ce juriste et
nouvel agrégé d'histoire de droit est une source de
trouble", a déclaré à la presse le président de
l'université Jean-Pierre Gesson.
Les étudiants ont annoncé qu'ils "perturberaient les
cours du nouvel agrégé en lui rappelant à chaque fois
son passé". Ils lui demandent "de renier ses
engagements" passés au sein du GUD où il a été
président du groupement d'extrême droite
universitaire de 1995 à 2000.
Benoît Fleury, en tant que major de l'agrégation, a
pu choisir l'université où il voulait enseigner et
son choix s'est porté sur Poitiers.
"Le conseil d'administration prend acte avec la plus
vive inquiétude de l'éventuelle nomination de Benoît
Fleury et regrette que la procédure d'affectation des
agrégés du supérieur ne laisse aucun droit aux
instances de l'université, ni à son président, de
s'opposer au recrutement d'un ancien dirigeant d'un
groupuscule violent d'extrême droite", indique
l'université dans un communiqué.
"Compte
tenu de l'opposition de la communauté universitaire
et afin d'apaiser les tensions, le conseil
d'administration demande au président de la
République de ne pas procéder à la nomination et à
l'affectation à Poitiers de Benoît Fleury", conclut
le texte.
Prescriptions ministèrielles et syndicales
(première partie)
Sarkozy et la psychiatrie 1/2
envoyé par czb2
La seconde partie est là (à voir au moins pour la première minute et pour plus largement comprendre l'actualité du débat entre l'inné et l'acquis).
Si l'hyperactivité est une maladie (génétique), qu'il aille se faire soigner.
* Maîtrise de la révolution. Grève annoncée le 18 mars. Annoncée par la FSU et la CFDT. Les autres suivront-ils ? Pas certain. Et encore moins certain qu'il y ait des grévistes... Surtout qu'il y a un éclatement certain dans cet appel. Voici ce que cela donne :
Texte Action (BDFN [bureau délibératif fédéral national] FSU)
Le BDFN appelle les personnels de l’éducation et de la recherche à amplifier leurs mobilisations :
Contre les choix (budget, politiques éducatives, programmes, loi LRU, démantèlement des organismes de recherche…) qui menacent le service public d’éducation et sa capacité à assurer la réussite de tous et qui dégradent les conditions d’exercice de leurs métiers, développent la précarité et contribuent à leur dévalorisation.
Pour une transformation du service public d’éducation pour la réussite de tous.
Pour une revalorisation des métiers de l’éducation et de la recherche
Dans cette perspective il décide d’un plan d’action :
- une semaine d’action éducation du 12 au 19 mars marquée notamment pas une journée contre la précarité le 12, une grève intersyndicale dans le second degré le 18 et une journée nationale de mobilisation et de manifestations dans le premier degré le 19.
- développement d’initiatives unitaires au plus près du terrain avec d’éventuels nouveaux temps forts dans la période de poursuite de l’action contre la loi LRU et ses conséquences, de préparation des cartes scolaires, d’annonces des réformes des lycées (LP, LG et LT) et de préparation du livre blanc sur les métiers.
- manifestation à caractère national le week-end du 17-18 mai.
Avec ça débrouillez-vous...
*Maîtrise de la réforme. Voici une analyse que tout le monde devrait coller dans sa salle des profs car tous les enseignants n'en sont pas encore conscients. Le résultat : le Flexiprof. C'est sur politique.net (et plus particulièrement ici).On le savait déjà mais le répéter c'est toujours bien.
Extrait :
Objectif recherché : créer artificiellement le surnombre pour aboutir au "flexiprof"
En ne remplaçant pas des retraités, et en augmentant le nombre d'heures supplémentaires, de nombreux enseignants, qui ont vu leur poste supprimé dans leur établissement, doivent être réaffectés. Dans tous les lycées de Seine-et-Marne (77), pour la deuxième année consécutive, des postes sont supprimés dans toutes les matières. Il y a alors une situation de sureffectifs : le rectorat a beaucoup de mal à trouver une affectation à tous ces enseignants. Résultat, il n'est pas rare de voir un enseignant être nommé sur poste fixe dans... trois établissements différents pour combler quelques heures par-ci par-là. C'est le cas pour les matières générales. Mais lorsqu'il s'agit de matière plus pointue, comme en génie mécanique, un enseignant peut se retrouver affecté dans une autre matière. En définitive, sans le dire, le gouvernement est en train de modifier entièrement la nature du métier d'enseignant : le ministère augmente le nombre d'heures supplémentaires pour que chaque professeur augmente son temps de travail. Mais cette hausse des heures supplémentaires passe obligatoirement par la suppression de postes (pour augmenter la part du gâteau, il faut diminuer le nombre de personnes qui se le partagent). Et les enseignants qui ont vu leur poste supprimé sont alors affectés sur plusieurs établissements, voire sur des postes qui ne correspondent pas à leur formation. C'est l'avènement du flexiprof : il enseigne plus d'heures, plus de matières, pour un coût moins élevé.
*Enfin, Maîtrise des notes ? Le site de notation des profs en ligne, est examiné en référé ce lundi.