Extension de la lutte

* On apprend ici et là qu'à l'Université cela commence à bouger sérieusement. [MAJ]

Après Rouen (voir post précédent), les cours viennent d'être suspendus à Aix-en-Provence. A toulouse ils ne semblent pas nombreux à défiler contre la loi Pécresse, mais c'est toujours ça. A Rouen, les profs se montreraient même solidaires. À voir...

Aix : (AFP) —"Les cours ont été suspendus mardi à la faculté des lettres et sciences humaines d'Aix-en-Provence jusqu'à lundi après que des étudiants eurent installé un barrage filtrant à l'entrée des bâtiments, a-t-on appris auprès de l'Unef et de l'université.Les étudiants avaient installé ce barrage pour distribuer des tracts, a indiqué l'Unef."Le site a été fermé parce que je craignais un dérapage et un blocage de l'université. J'avais rencontré les étudiants la veille et j'avais indiqué qu'il n'était pas question d'avoir des barrages filtrants", a indiqué à l'AFP le président de l'université Jean-Paul Caverni.18.000 étudiants sont inscrits en lettres et sciences à Aix-Marseille.Selon Benjamin Tubiana, président de l'Unef Aix-Marseille, une assemblée générale tenue dans la foulée a réuni un millier d'étudiants."

Toulouse (AFP)—"Environ 250 étudiants, selon la police et les organisateurs, ont défilé, mardi à Toulouse, pour marquer leur hostilité à la loi d'autonomie des universités, dite loi Pécresse, a constaté un journaliste de l'AFP.
Réunis sur la place du Capitole, les étudiants des trois universités de Toulouse ont défilé pendant près de deux heures aux cris de "Etudiants-travailleurs, public-privé, solidarité !" ou "Medef, la fac' ne sera pas ton fief !".
"Les attaques contre les régimes spéciaux, les retraites et la sécurité sociale ne concernent pas uniquement les travailleurs", a indiqué un des responsables du syndicat étudiant Aget-FSE dénonçant "la casse du système de solidarité"."


Et Rouen, toujours (AFP)— "Quelque 300 étudiants des facultés de lettres et de psycho-socio de Rouen bloquées depuis lundi ont manifesté mardi après-midi dans les rues de la ville pour dénoncer "le manque de moyens et la loi sur l'autonomie des universités", selon l'UNEF. Un peu plus tôt une assemblée générale avait rassemblé 800 personnes, selon la police.Ces étudiants bloquent depuis lundi leurs facultés en laissant toutefois passer leurs camarades inscrits en licences professionnelles et ceux préparant des concours. "Nous protestons contre un budget insuffisant ainsi que la loi sur l'autonomie des universités qui risque d'aggraver cette situation", a précisé Boris Chaumette, président de l'UNEF de Rouen. Selon le syndicaliste, des enseignants et des agents administratifs soutenus par la CGT et la FSU participent au mouvement."

[MAJ :] Des
assemblées générales étudiantes se sont tenues mardi dans huit universités réunissant de plusieurs dizaines à plusieurs centaines de personnes et conduisant parfois à des barrages filtrants, a-t-on appris de sources concordantes.Selon le syndicat étudiant Unef, qui a participé à plusieurs AG, 500 étudiants se sont réunis à Paris-I-Tolbiac (600 selon le CCAU), 100 à Paris-VIII-Saint-Denis, 100 à Paris VI, 300 à Paris-X-Nanterre, 250 à Reims et entre 600 et 800 à Toulouse II-le Mirail. Ils étaient selon le CCAU une centaine également à Paris III-Sorbonne nouvelle.
*Enfin, une lutte syndicale obtient sastisfaction, c'est pas si souvent. Le tout, c'est de savoir choisir son syndicat, moi je dis.
Merci à Vidberg, toujours aussi bon (visitez son site).



Sur le même sujet je vous recommande l'excellent papier d'un certain Didier Kala, de Brave Patrie.

Du bon, du beau, du Brave.

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