CFDT for never
Ils ont aussi fait ça :
Le mouton noir par jolie mome
envoyé par marxattaque
* Légère accalmie sur le front de la libéralisation : ce n'est que provisoire. C'était dans l'actu d'hier
La justice annule le premier partenariat public-privé pour bâtir un collège
Le tribunal administratif d'Orléans a annulé mardi le premier partenariat public-privé signé en France pour la construction et l'entretien d'un collège dans le Loiret, a-t-on appris mercredi de source judiciaire.
La décision contestée avait été adoptée en 2005 par le conseil général du Loiret pour la réalisation du collège de Villemandeur, près de Montargis, en faisant valoir l'urgence de la construction de l'établissement, à la suite d'un double appel d'offres infructueux.
Dans son jugement rendu le 29 avril, le tribunal administratif estime au contraire que la situation ne présentait pas "un caractère de gravité suffisant pour justifier qu'il soit dérogé au droit commun de la commande publique par le recours au contrat de partenariat".
Le conseil général estime de son côté que cette procédure a permis de "raccourcir de deux ans la réalisation du collège" et de bénéficier "d'un coût d'investissement inférieur de 25% par rapport à une procédure classique".
Le recours avait été déposé par un contribuable et par le Syndicat national des entreprises de second oeuvre du bâtiment.
Le collège qui accueille 450 élèves a été achevé à la rentrée 2007. Le coût de l'opération, qui comprend la construction et la gestion du collège pour dix ans, se monte à 21,7 millions d'euros, dont 13,3 millions d'euros de travaux.
L'UNSA Education, qui s'était opposé au partenariat public-privé, s'est félicitée de la décision du tribunal administratif d'Orléans, dans un communiqué.
Négationisme d'Etat ?
* La Shoa détail de
l'histoire ? C'est officiel. Du moins, il faut le
croire à la lecture des nouveaux programmes
d'histoire qui viennent de
paraître.
On l'a déjà dit à propos de ceux de
3e (un peu plus bas): l'étude des deux
guerres mondiales et les totalitarismes en 10-12
heures fait une portion encore plus congrue à
l'extermination. Déjà que la majorité des élèves
n'en retenait pas grand chose...
Et bien ils n'auront pas
droit à une deuxième couche si ils vont en lycée
professionnel. Voyez par vous même les
nouveaux programmes consultables sur le site du ministère.
En effet, l'étude du nazisme de la Shoa et de toute
cette histoire n'est plus au programme.
Pas la peine de
pousser de hauts cris ensuite pour dire que les
lycéens ne savent plus ce que c'est . On ne leur
apprendra plus vraiment non plus... Mais heureusement
tous les ans il y aura la journée Guy Môquet.
*Pédagogie
économique : Le MEDEF mentirait-il ? non,
c'est pas possible. Voici la réaction d'un internaute
à un cours de la
pédagogue L.
Parisot. CQFD, et les chiffres sont les bons.
PEDAGOGIE ECONOMIQUE
envoyé par rousty
En plus il n'y a jamais eu en France depuis 1945 un actif pour un retraité... En plus si on la suit aussi avec un pour un ce serait encore équilibré. Et dire qu'on y est pas encore...
Dans mon bahut
Dans mon bahut les élèves sont de bons petits gars.
Voilà une bonne semaine (depuis la reprise) qu'ils se mobilisent dans le calme. AG tous les jours à 12h depuis jeudi. Ceux qui ont cours s'excusent même auprès des profs pour pouvoir aller à l'AG.
Discussions serrées mais dans le calme, pas de débordement.
100, 200, peut-être même 300 à la dernière de leur réunion (sur 1000 élèves), jamais les mêmes car ils "tournent" pour ne pas rater les cours. De bons petits gars, je vous dis.
Hier (lundi), ils ont donc décidé de bloquer le lycée.
Pour cela ils veulent occuper ledit lycée dès le soir, coucher à l'intérieur, pour le bloquer dans la nuit.
Action.
Ils arrivent, ils occupent, mais voilà, que jusqu'à 22 heures, parce que après il y a les alarmes qui se déclanchent. Et puis on leur a demandé. Ils ne veulent pas créer le problème.
Donc ils vont dormir dehors. De bons petits gars, je vous le répète.
La nuit ? Les yeux sont creusés certains n'ont pas beaucoup dormi mais tant pis. Ils ont barricadé les portes d'accès en respectant les accès pompiers, la possibilité de sortie pour les personnels.
Blocage pas avec les chariots du grand magasin d'à côté, pour pas déranger. On prendra ce que l'on trouve sur place (poubelles, palettes, rampes pour vélos). Mais c'est bien bloqué. C'est l'essentiel.
Ce matin personne ne passe.
Personne ?
Non, ceux qui ont des examens (certaines épreuves de bac se tiennent en ce moment) peuvent entrer. De même en gros tous ceux qui veulent travailler (les classes sup'). Et puis tous les profs ont accès libre.
Pas un élève pris en train de boire un coup, pas un soucis sur ce plan, les CPE craignaient le pire.
De bons petits gars, c'est sûr.
* De bons petits profs ...
Dans mon bahut les profs se sont mobilisés début février lorsque les DHG sont tombées. Deux jours de grève de suite. Du jamais vu. Des bons petits profs.
Deux collègues étaient en carte scolaire, ça faisait mal. Tous se voyaient mal de croiser les deux collègues dans le couloir et ne rien faire pour empêcher leur départ.
C'était il y a deux mois.
Depuis un ne part plus (une autre collègue a été mutée) et tous les profs ont retrouvé leurs heures de machinbiduleprojets qu'on leur avait supprimé pour faire des économies. On a préféré supprimer deux classes.
Puis, stand by, mais on promet de revenir, la mobilisation n'est pas finie, on verra ce que l'on verra après les vacances.
Depuis les vacances tout le monde râle, prévoit le pire, s'offusque, sait tout ce qui va advenir.
Le syndicat K nous dit que c'est pas bien ce que nous fait Darcos, mais qu'il y a des perpectives intéressantes dans le rapport Pochard.
Le syndicat Detouteslescouleurs nous dit que c'est pas bien ce que nous fait Darcos, et qu'il faut faire des pétitions et rencontrer les parents mais redoute le blocage (pasque c'est pas bien).
Le syndicat Duneseulecouleurmaislabonnelavraie nous dit que c'est pas bien du tout ce que nous fait Darcos (on voit déjà la radicalité), mais que les autres ont tord et qu'il ne faut pas se mobiliser comme ça, et surtout pas avec les élèves qui n'ont pas de mots d'ordre et finalement ne fait rien (sinon de mobiliser un dimanche).
De bons petits profs, je vous dis.
Alors aujourd'hui alors que les élèves bloquent le bahut :
- la direction avec l'aide des RG qui rodent a travaillé pour mettre à la porte les élèves à 22 h.
- le petit personnel a viré les barricades dès que les élèves ont eu le dos tourné.
- aucun texte de soutien n'a été envoyé aux élèves.
- aucune AG de prof n'a même eu lieu.
Certains socio-démocrates devant le blocus ont pris la tangente en douce sans rien dire et ont gagné une journée. De nombreux bayrouistes ont soufflé en trouvant la journée désespérément longue et ont fait semblant de s'occuper à des choses super utiles.
Et puis, et puis, on a eu le droit au couplet du réac-beauf-de-base sur le blocage c'est pas bien on ne devrait pas avoir le droit d'empêcher les gens de travailler en démocratie gnagna.
Et puis rien.
De bons petits profs je vous dis.
Le pire, c'est que j'en suis.
Heureusement j'ai entendu dire qu'on allait être débordé. Tant mieux. Mais faut pas le dire.
Les nouveaux programmes pour le collège sont là
Pour l'instant, après
le Français, voici
l'Histoire-géo, les arts plastiques et la musique
puis l'EPS
Ils sont à cette adresse là
Quelques éléments
sur ceux d'histoire-géo : les nouveautés sont
la disparition de
l'étude de la civilisation égyptienne en 6e et
l'apparition de l'histoire de l'Asie et de l'Afrique
(en 6e et 5e). En géo changement total de perspective
car si en 6e on se veut plus proche de ce que
perçoivent les élèves (paysages locaux) dès la 5e on
a de la belle géographie
au niveau d'abstraction rarement égalé (mais
que ne faudrait-il pas pour être à la mode du
développement durable, mondialisation, lieux de
commandement et autres ...).
Par contre les deux
guerres et les totalitarismes sont évacués en 10 à 12
heures en 3e (contre la moitié de l'horaire
dans le précédent programme) au profit d'une histoire
des sciences et des techniques. C'est sûr c'est bien
plus important.
Deux choses marquantes :
- une
utilisation des concepts de la matière à
outrance (ce qui va se traduire par un
discours pseudo intellectuel prétentieux) aux dépens
des notions de bases seules intelligibles par des
élèves moyens.
- Un
découpage par capacité (c'est nouveau et c'est
le pire)
dont on voit toutes les perspectives
(validation du programme par item, individualisation
des parcours, objectifs à courts termes, évaluation des professeurs par item
acquis par leurs élèves...)
* Sinon,
pour Darcos tout va bien. D'ailleurs des
institutions lycéennes, il s'en moque, comme quoi
elles servent vraiment à quelque chose...
"Désintérêt" de
Darcos pour eux, les élus lycéens écrivent leur
"déception"
PARIS (AFP) — "Les élus lycéens du Conseil national
de la Vie lycéenne (CNVL) ont écrit dans une lettre à
Xavier Darcos rendue publique vendredi leur
"déception" devant le "désintérêt complet" du
ministre de l'Education envers leur instance,
représentative des 2,2 millions de lycéens.
"Aujourd'hui, nous nous
demandons si le CNVL n'est pas plus fictif
qu'effectif à vos yeux, même si, en réalité, d'après
les faits, nous connaissons la réponse", déclarent
ces élus, en espérant que les "beaux discours" de M.
Darcos "ne soient pas qu'une simple opération de
communication".
"En dépit des inquiétudes nationales que représentent
ces mouvements, les élus
du CNVL n'ont pas été consultés alors qu'en une
semaine vous avez rencontré trois fois les syndicats
lycéens", regrettent-ils encore.
Le Conseil national de la vie lycéenne (CNVL),
instance démocratique composée de 33 lycéens et issue
des différents Conseils académiques de la vie
lycéenne (CAVL) eux-mêmes composés par les élus
lycéens aux conseils d'administration des différents
établissements, est présidé par le ministre.
Il se réunit en séance plénière, en principe "au
moins deux fois par an".
Or, expliquent les élus dans leur lettre, les
échéances électorales ont conduit Gilles de Robien,
prédécesseur de Xavier Darcos à reporter la réunion
du printemps 2007. Ensuite, le ministre de
l'Education n'a "consenti à convoquer notre instance"
que "les 3 et 4 octobre, soit cinq mois après votre
nomination", poursuivent-ils.
Enfin, ils assurent avoir encore subi "cinq mois de
longue attente (...) durant lesquels vous ou vos
conseillers avez consulté uniquement les syndicats",
exprimant à nouveau leur "déception" et "fort
mécontentement" que le ministre, en campagne
électorale d'entre-deux tours à Périgueux, ait été
absent ce jour-là.
"Le
bilan est amer et désastreux", concluent les
élus en demandant au ministre une "réponse qui, nous
l'espérons, ne sera pas artificielle ou
impersonnelle"."
On peut toujours
l'espérer...