Pochard : la version définitive (?) est arrivée

Le rapport Pochard est en ligne sur le site du café pédagogique. Il ne s'agit plus du pré rapport que nous avons publié il y a quelques jours, mais d'une version presque définitive. 200 pages.


ALLEZ LE LIRE A CETTE ADRESSE.

Et balancez les principales nouveautés dans les commentaires

Un peu partout les lycées (au moins) se mobilisent. Déjà quelques grèves, partout des votes contre la DHG.

Dans l'attente des mouvements qui s'annoncent, souvenons-nous et méditons certaines paroles et certains fats du film suivant.
Le passage "Ëtre gouverné" est un extrait de
J-P Proudhon "idée générale de la révolution du XIXe siècle".

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2 mois de salaire en plus ? Ca vous dit ?

Le pré rapport Pochard a été publié ce matin par un site spécialisé. Il est reproduit dans la dernière partie de ce post.

Cependant, Le Monde, lui, s'est procuré le rapport et en fait un résumé sévère. Comme prévu le pire est à craindre (extraits ci-dessous). Les deux se complètent.


Auparavant de quoi rire :

* Un rocard, sinon rien.
Mimi donne la substance du rapport de la commission pochard dans LE journal (Le figaro). C'est là. Je vous laisse découvrir l'intrevue, mais au passage on peut relever toute la maîtrise dialectique de notre ancien premier ministre (pour ceux qui l'auraient oublié) :

"Je veux être clair : nous n'évoquons pas directement dans notre rapport une rémunération au mérite. Mais c'est certain : il faut améliorer la prise en compte de la performance dans le déroulement des carrières des enseignants."

ou encore :
"Il faut améliorer la gestion quotidienne, multiplier les améliorations de détail les miniréformes et accompagner les enseignants plutôt qu'accumuler les grandes réformes, et mieux connaître le système."

Puis, il démmissione, pas content du tout. C'était bien la peine. Il n'est pas content de l'article du Figaro qui en fait une exploitation politique. C'est du moins ce que dit la dépêche AFP. Il est né de la dernière pluie ou quoi ?

[Suite : sur Libé. Déclaration dudit Rocard : «Je suis l’objet d’une agression de la part du Figaro», pouf, pouf]


* Un rapport explosif, titre encore le Figaro. C'est sûr il aura comme les autres une grande capacité à exploser en vol car on voit mal coment toutes les réformes qu'il contient pourront être envisagées à moyens constants. 150 pages il paraît. D'abord Le Monde, puis l'AFP puis le pré-rapport publié ce matin :

Le Monde


Etablissements plus autonomes
La commission souhaite une "responsabilité" accrue de chaque établissement en matière pédagogique. La "complexité", écrit-elle, ne peut pas être gérée au niveau national, en appliquant "indistinctement" les mêmes normes, par exemple pour dédoubler une classe. Mais "les programmes et les diplômes doivent rester nationaux". Les établissements devraient avoir la maîtrise d'au moins 10 % de leur dotation en heures d'enseignement.
Rôle accru des chefs d'établissement
Ceux-ci auraient une "marge d'appréciation" dans la fixation des "modalités locales de travail". L'instauration d'un "lien contractuel" entre l'établissement et l'enseignant est envisagée, mais en complément de l'application des règles de la fonction publique et non pour s'y substituer.
Evaluation des établissements
"Plus libres", les établissements seront aussi "plus comptables de leurs résultats". Mais "c'est la performance de l'établissement qu'il faut évaluer", plutôt que celle de chaque enseignant. "Le temps n'est pas encore venu" d'une rémunération à la performance, qui serait "source d'interrogations sans fin".


Clarifier les missions

La commission rappelle qu'un cahier des charges de la formation des maîtres a fixé, en 2006, un ensemble de compétences que chaque enseignant doit maîtriser en sus du savoir académique.
Elle propose de distinguer trois parties : un "cœur du métier" commun à tous les enseignants (transmission des savoirs, préparation des cours, correction des copies, gestion de la classe); une liste d'activités "indissociables de l'acte d'enseignement" (de l'accompagnement des élèves à l'aide à l'orientation); enfin, des "activités modulables", selon les enseignants et les établissements. Cette dernière partie serait volontaire et rémunérée de manière spécifique.
La commission se prononce aussi pour un développement de la bivalence (capacité d'enseigner deux disciplines) au collège en classes de 6e et 5e.


Temps de travail annualisé
Les 18 heures de cours par semaine des professeurs certifiés, sur 36 semaines scolaires obligatoires pourraient, selon un des scénarios retenus, définir une obligation annuelle de 648 heures de cours. L'intérêt d'une prise en compte annuelle est de permettre des modulations : par exemple, demander à un professeur une action plus intense pendant une période, quitte à le décharger ensuite.
Prenant note des "fortes réticences" exprimées par les syndicats, la commission les juge "sans réels arguments", mais propose néanmoins une "expérimentation". Elle envisage aussi de modifier les obligations des professeurs pour y inclure d'autres activités que les cours, mais juge cette option coûteuse et suggère une solution au niveau de l'établissement.
Nouveaux modes de recrutement
La commission suggère de recréer des dispositifs de prérecrutement (consistant à payer des étudiants se destinant à l'enseignement). Elle souhaite que les concours d'enseignement soient réformés et leurs épreuves "simplifiées". Elle se prononce pour la création de "masters d'enseignement" dont le rapport n'explique pas clairement s'ils viendraient précéder les concours où s'ils les remplaceraient. L'agrégation n'est pas abordée.


Gérer autrement les carrières

Le rapport explore différentes pistes possibles de revalorisation salariale : du relèvement de l'indice de début de carrière à l'éventuel octroi de primes, mais toujours avec une contrepartie sous forme de temps de présence supplémentaire.
Pour les jeunes enseignants, la commission ne dit pas comment éviter qu'ils soient nommés dans les zones les plus difficiles, mais préconise l'attribution d'une "dotation à l'installation", comprenant notamment la fourniture d'un ordinateur.
Luc Cédelle

Mesures phares (d'après l'AFP)

Le pré-rapport de la commission Pochard sur la revalorisation du métier enseignant propose une "clarification" des missions des professeurs, passant éventuellement par une "annualisation" de leur temps de travail, ainsi que des pistes pour augmenter leur rémunération.
Révélé par l'Agence éducation formation (AEF), ce pré-rapport de la commission présidée par Marcel Pochard et installée fin septembre par le Premier ministre, doit encore être finalisé avant de devenir le "livre vert", remis lundi au ministre de l'Education Xavier Darcos.
Celui-ci annoncera fin mars les mesures qu'il entend retenir avant de s'atteler à des négociations avec les syndicats.
Le temps de travail des enseignants ne se calculant aujourd'hui qu'à partir des heures qu'ils passent devant élèves, la commission préconise dans ce pré-document de "
déterminer les points d'accord sur les missions et activités qui doivent relever du métier enseignant" et de "voir reconnues des activités jusque là assurées parfois sur la bonne volonté".
Dans ce cadre, elle envisage plusieurs scénarii, dont celui d'une "
obligation de service d'enseignement annuelle" dans le second degré, afin d'éviter "une source de rigidité dans l'emploi du temps des élèves", et ceci malgré "les fortes réticences" syndicales sur cette question.
Autre possibilité,
l'exercice effectif de taches définies comme "indispensables" (travail en équipe, coordination, aide aux élèves, relation avec les parents), se traduirait soit par une baisse du temps d'enseignement, soit par une augmentation du temps de présence des enseignants dans les établissements, moyennant un meilleur équipement en bureaux, informatique, etc.
L'annualisation pourrait être "couplée" avec un "dispositif reconnaissant et rémunérant des activités complémentaires", suggère encore la commission.
Elle souhaite par ailleurs "une nouvelle donne" en matière de rémunération, formulant plusieurs idées: une "
prime" pour compenser les activités complémentaires, une "dotation" pour les jeunes enseignants de collège et lycée, une "marge d'initiative" plus importante aux chefs d'établissement dans la répartition des taches rémunérées en heures supplémentaires, ou encore une augmentation équivalente à deux mois de salaire en échange d'un service de 22 heures hebdomadaires au lieu de 18 heures.
Se refusant à aborder la prise en compte du mérite dans les salaires, la
commission rejette le principe d'une évaluation de la "performance" des enseignants en fonction des résultats de leurs élèves, prônée par Nicolas Sarkozy.
Elle propose également d'encourager les professeurs à
enseigner deux matières au collège et de réformer les concours de recrutement."



AEF -

CONFIDENTIEL. Commission Pochard: repenser les carrières enseignantes



Rénover la gestion des ressources humaines dans l'Éducation nationale est un "axe d'évolution susceptible de recueillir l'adhésion", estime la commission Pochard, dans la conclusion de son pré-rapport, document que l'AEF s'est procuré (L'AEF n°90742). Le rapport sera remis officiellement au ministre de l'Éducation nationale, lundi 4 février 2008. La commission propose de diversifier et d'ouvrir les carrières, de mettre en place des cycles de carrière, d'organiser des parcours professionnels pour les enseignants, et de repenser leur évaluation et leur affectation.

ACCOMPAGNER ET DIVERSIFIER




Pour diversifier les carrières, la commission recommande de s'appuyer sur les moyens existants: détachement, mise à disposition, mise en disponibilité, en les utilisant davantage. Le dispositif de seconde carrière qui permet à un enseignant d'être détaché dans d'autres ministères doit être davantage exploité, tout comme le détachement européen mis en place en 2002 pour développer la mobilité des fonctionnaires au sein des États européens. Autre solution: promouvoir les passages entre les premier et second degrés, via les détachements de carrière en classe de 6ème. La commission insiste sur la gestion du retour de détachement, souvent difficile.
Pour la commission, les enseignants "ont besoin d'accompagnement". Ils doivent bénéficier des possibilités d'une diversification professionnelle:
- soit par la mobilité fonctionnelle: service mixte entre formation initiale des élèves et formation continue des adultes, temps partagé entre 1er et second degré et un établissement du supérieur.
- soit par la mobilité externe: avec d'éventuels débouchés sur le marché de la formation professionnelle, la mise en place autour des préfets de Région de bourses d'échange entre les emplois des trois fonctions publiques, ou grâce à des partenariats avec des branches professionnelles pour l'insertion temporaire d'enseignants.



RECONNAÎTRE LES CYCLES




La reconnaissance des cycles professionnels constitue un des axes forts du document. La commission identifie trois cycles:
- l'entrée dans le métier, qui nécessite un accompagnement managérial développé (par un tuteur ou le chef d'établissement),
- le tournant de carrière, quinze, vingt ans après l'entrée dans le métier: "c'est à ce moment que doit avoir lieu un rendez-vous de carrière fonctionnel", qui donnerait aux enseignants l'occasion de "faire le point". Des rendez-vous de carrière pourraient aussi être menés tous les 10 ans, avec l'inspection et le service ressources humaines du rectorat. "Ces rendez-vous de carrière devraient déboucher sur un véritable contrat de développement professionnel engageant le cadre et l'institution". Enfin, estime la commission, tous les enseignants devraient avoir droit à un bilan de compétence.
- la fin de carrière nécessite également un accompagnement, et une "gestion dynamique", en valorisant l'expérience acquise, en assurant le développement et le maintien de leurs compétences et en leur offrant de nouvelles perspectives professionnelles (coordination pédagogique par exemple).



RESPIRER



La commission ne manque pas de souligner l'importance de temps de respiration pendant la carrière, tous les dix ans par exemple. Cela doit permettre à l'enseignant de conserver un lien avec la recherche universitaire dans sa discipline, et de se former à de nouvelles techniques.


Au total, la commission se prononce pour une diversification des carrières: carrières programmées pour des enseignants dont la qualité professionnelle est attestée, sous forme d'un contrat entre le professeur et l'institution, carrières conseillées pour les enseignants dont "l'appétence a été repérée" et des carrières "plus classiques" avec un avancement à la seule ancienneté.
RÉNOVER LA NOTATION


La commission souhaite rénover profondément le système de notation. Plusieurs hypothèses sont envisagées:
- supprimer la notation, sans la remplacer par un autre mode dévaluation: la commission n'y est pas favorable;
- remplacer la note chiffrée, ou au moins en faire l'économie certaines années, par un entretien professionnel tous les 3 ou 4 ans, avec l'inspecteur et le chef d'établissement;
- évoluer vers des formes d'évaluation "plus collectives": auto-évaluation par les enseignants, évaluations collectives à la performance comme en Finlande, ou organisation d'audits collectifs réalisés par des organismes indépendants;
- développer la pratique de regards croisés des inspecteurs et de chefs d'établissement dans le processus d'évaluation: une hypothèse à laquelle la commission est "sensible".


La commission suggère en outre de rendre obligatoire la formation continue, et la considérer comme "un des accélérateurs du déroulement de carrière".



MIEUX AFFECTER LES JEUNES ENSEIGNANTS

La politique d'affectation, en particulier des jeunes enseignants, doit être revue: l'Éducation nationale doit ainsi cesser d'affecter par défaut les néo-titulaires dans les postes difficiles, souligne la commission. La solution consistant à renforcer l'attractivité de ces postes, notamment financièrement, est jugée insuffisante. La commission prône une autre politique: être beaucoup plus exigeant dans l'affectation des néo-titulaires, encadrer les conditions de ces affectations, fixer un taux maximum de néo-entrants dans le corps enseignant d'un établissement, mobiliser les enseignants volontaires pour travailler en zone difficile, personnaliser les mesures d'attractivité sous forme d'un contrat par exemple, instaurer des dispositifs complémentaires d'accueil en particulier pour le logement.

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Ca se dessine... (sur tous les plans)

Actualité chargée en provenance du ministère aujourd'hui. On sent qu'à la veille des vacances il est temps de balancer quelques annonces, cela minimise les risques de dérapage social. Progressivement le puzzle pend forme.

* La commission Pochard va pondre. Le livre vert, c'est pour lundi (AFP).

* Retour sur l'évaluation des profs. C'est toujours dans le même discours de Darcos, fait à Poitiers (à l'ESEN) qu'il faut bien prendre le temps de lire. Il est en ligne là. On y apprend tout un tas de trucs sur la réforme de la notation des profs, au mérite.

Pour résumer :

- les profs seront évalués et notés en fonction des résultats de leurs élèves.
- les résultats des élèves seront publiés école par école.
(fin de la carte scolaire, deuxième étape)

Mais aussi (extraits) :
l'évaluation à l'école est à l'aube de grands changements. Il y a naturellement la question de l'évaluation globale du système, à laquelle se consacrent les deux inspections générales du ministère avec lesquelles vous travaillerez [future élite de l'EN - il parle aux inspecteurs stagiaires] de façon quasi-quotidienne. Mais nous devons surtout redéfinir la façon dont nous évaluons le travail des enseignants. Cette réflexion, qui touche au cœur du métier d'inspecteur, a d'ailleurs été engagée dans le cadre de la commission Pochard sur la redéfinition du métier d'enseignant.
Il existe actuellement deux pistes de réflexion. La première est liée au plan primaire mais la dépasse largement : il s'agit de tirer toutes les conséquences de la liberté pédagogique que je souhaite garantir aux enseignants. J'ai toujours dit que je préférais évaluer les résultats plutôt que d'inspecter la conformité des méthodes employées aux injonctions ministérielles.
Cela suppose de
réorienter l'évaluation [des enseignants] vers les acquis et la progression des élèves. Il s'agit d'une révolution copernicienne, qui suppose que l'inspecteur soit face à la classe pour en observer les réactions [?]. Nous allons ouvrir prochainement une réflexion sur les modalités de mise en œuvre de cette réforme et je souhaite que les stagiaires de l'ESEN puissent y apporter toute leur contribution.
Dans le second degré, je veux réfléchir au rôle respectif de l'IA-IPR et du chef d'établissement dans le processus d'évaluation, afin que celle-ci prenne en compte non seulement la qualité disciplinaire des enseignants, mais aussi leur capacité à animer une équipe pédagogique, à conduire des projets avec des élèves, à s'impliquer dans la vie de l'établissement. Je veux que les enseignants soient récompensés de leurs efforts et nous devons pour cela croiser les regards de l'inspecteur responsable de leur discipline comme du chef d'établissement chargé du bon fonctionnement de l'équipe pédagogique.

On pourrait donc imaginer des trucs comme : plus de formation continue pour amener tous les profs au niveau master 2 au moins ; toujours plus d'heures de concertation par équipe disciplinaire (on en a déjà tellement) ; toujours plus de moyens pour les projets ; et la participation de tous les enseignants dans les CA... Je ne sais pas pourquoi, ce n'est pas ce qui se dessine...


*Du l'art ou du cochon ? C'est la nouvelle du jour : des cours d'histoire de l'art en primaire dès 2009 et une épreuve obligatoire d'histoire de l'art au brevet. Et les musées gratuits pour les enseignants.

AFP— L'histoire des arts enseignée en primaire à la rentrée 2009

L'histoire des arts sera intégrée aux enseignements de l'école primaire à la rentrée 2009 et en 2009-2010 au collège et au lycée, ont annoncé mercredi les ministres de l'Education Xavier Darcos et de la Culture Christine Albanel.
Le
brevet des collèges comprendra une épreuve obligatoire dans cette matière, ont-ils indiqué lors d'une communication en conseil des ministres.
Au collège, l'histoire des arts devra représenter un quart du programme d'histoire générale.
En outre,
l'accès aux musées et monuments nationaux dépendant des ministères de la Culture et de l'Enseignement supérieur sera gratuit pour les professeurs à la rentrée 2008.
La pratique artistique "sera étendue à tous les collèges et aux écoles primaires" situées en zone prioritaire à la rentrée prochaine dans le cadre de "l'accompagnement éducatif après 16 heures".
"Les projets d'école et d'établissement devront tous intégrer, d'ici septembre 2009, un volet culturel concernant tous les élèves, élaboré avec les institutions culturelles", ont aussi annoncé les ministres.


* Remplacement des profs, Darcos règle le problème ? (mais il reste mystérieux quant à sa nouvelle organisation).

Darcos veut avoir "réglé" le problème des profs absents "à la rentrée"

AFP / RMC -Le ministre de l'Education Xavier Darcos a assuré mercredi sur RMC-Info qu'il espérait "avoir réglé" à la rentrée prochaine le problème du remplacement des enseignants absents pour une courte durée, par une "réorganisation complète".
"J'espère, à la rentrée prochaine, avoir réglé une réorganisation complète du remplacement pour éviter les disparités folles" qui existent entre les établissements en matière de remplacement pour de courtes durées.
Selon le ministre, ce problème, gros cheval de bataille des fédérations de parents d'élèves, ne concerne pas "deux-tiers des établissements". Mais, a-t-il nuancé, "il y a des endroits où ça va moins bien et surtout lorsqu'un professeur n'est pas là, ça se voit".
"Nous sommes en train de réorganiser complètement notre système de remplacements", a-t-il encore répété.
Egalement interrogé sur une des propositions de la commission Attali visant à ce que les élèves évaluent leurs enseignants, le ministre a écarté cette hypothèse, tout en jugeant que la proposition "a du sens à l'université".
"J'imagine assez mal des élèves qui, en fin de semaine, cocherait une note précise vis-à-vis du professeur", a-t-il déclaré.

On peut se demander ce qu'il entend par réorganiser le système de remplacement ... refonte totale des statuts des enseignants au sein d'établissements complètement autonomes [c'est sa lettre de mission ça, il me semble] où ils deviendront des salariés présents 35 heures ?
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On vous le disait

* Il y en a encore et toujours qui refuseront de vous croire, pourtant l'idée est bien dans l'air. Comme feu les Itinéraires de découverte, il est bien question de supprimer les TPE en première (ils avaient déjà été supprimés en terminal pour raison financière). C'est une rumeur insistante que publie le Café pédagogique. Et cela relève d'une certaine logique qui se poursuit et qu'on []Le Mammouth Déchaîné, au moins] expliquait dès leur création. Fin d'un cycle qui a permis d'économiser des milliers d'heures en y associant les enseignants.

Les TPE sacrifiés à la rentrée ?

De premiers échos parviennent au Café sur les conséquences concrètes des économies budgétaires dans les établissements. Parmi celles-ci, le cas particulier des TPE (travaux personnels encadrés) attire l'attention. Puisqu'une bonne partie des emplois supprimés est transformée en heures supplémentaires, certains rectorats exerceraient des pressions pour pouvoir remplir leur quota d'heures. Dans la logique du système, certains ont décidé de transformer en heures supplémentaires tout ce qui est un peu innovant : aide individualisée et TPE. Alors que ceux-ci sont couramment appelés à la rescousse pour l'éducation à l'orientation, la découverte des sciences ou l'EDD, ils sont également menacés par les économies.



* On arrête pas le progrès et le problème c'est que Darcos s'en occupe du progrès. Il veut mettre en place des stages pour élèves en difficulté pendant les vacances (pas en difficulté pendant les vancances, mais en difficulté et pendant les vacances, bref, on se comprend). Voilà surtout de quoi occuper ces instits qui fichent rien pendant leurs vacances. Encore un coup sur la cafetière du temps de travail.
Donc est-ce vraiment un progrès ?
Cerise sur le gâteau, tout ça il le dit devant un public conquis : les chefs d'établissement et inspecteurs. Quel courage !

Darcos: stages pour les écoliers en difficulté dès les vacances de Pâques

AFP— Xavier Darcos, ministre de l'Education nationale, veut mettre en place des "stages de remise à niveau" destinés aux élèves de CM1 et CM2 en difficulté dès les congés de printemps 2008 et pendant les grandes vacances, a-t-il déclaré lundi à l'Ecole supérieure de l'Education nationale à Poitiers.
"Des stages de remises à niveau (...) seront proposés aux élèves en difficulté pendant les congés scolaires. Ces stages d'une semaine se mettront en place dès les congés de printemps 2008 (vacances de Pâques, ndlr) ainsi que pendant les grandes vacances", a-t-il affirmé, selon une copie de son discours transmise à l'AFP.
Son entourage a précisé qu'il s'agirait d'élèves de CM1 et CM2.
Ces stages seront assurés "par des enseignants volontaires et payés en heures supplémentaires", a-t-il ajouté.
Cette mesure fait partie du dispositif que le ministre met en place
dans le cadre de la suppression du samedi matin à l'école primaire, destinée à dégager du temps scolaire pour "apporter une aide individualisée en français et en mathématiques pour les élèves qui rencontreraient des difficultés dans l'apprentissage de ces disciplines".
Il a
par ailleurs rappelé qu'il souhaitait mettre en place "une double évaluation" des classes de CE1 et CM2, et que "les résultats obtenus par chaque école seront mis en ligne sur Internet pour permettre aux parents d'en avoir connaissance".



*Darcos prolixe, aujourd'hui. Il lance quelques pistes (sans surprise) sur l'évaluation des profs :

AFP — Enfin, sur l'évaluation des enseignants, M. Darcos a dit vouloir,
"dans le second degré", "réfléchir au rôle respectif de l'inspecteur pédagogique régional et du chef d'établissement dans le processus d'évaluation, afin que celle-ci prenne (...) la qualité disciplinaire des enseignants (et) leur capacité à animer une équipe pédagogique, à conduire des projets avec des élèves, à s'impliquer dans la vie de l'établissement".


*Enfin l'info du jour: Darcos y los toreros :

Tauromachie: Renaud saisi Darcos
Renaud, chanteur engagé et parrain de l'Alliance Anticorrida, vient de saisir Xavier Darcos, ministre de l'Éducation nationale. Il lui demande de se positionner sur la question de la propagande tauromachique en milieu scolaire. Selon un dossier "Protection de l'enfance" de la fondatrice de l'Alliance Anticorrida, il existe "une bienveillance complice dont bénéficient certains toreros, invités dans les établissements scolaires pour y donner des leçons de corrida". Renaud déclare, en tant qu'artiste, mais aussi en tant que parent : "Je soutiens l'initiative de l'Alliance Anticorrida, qui demande, depuis des années, la mise en oeuvre d'une circulaire interdisant le prosélytisme en faveur de la corrida dans lesétablissements scolaires".


* Allez, une petite vidéo de la fin. Rien à voir avec l'EN, quoique avec tout ce que l'on dit sur les SES. En tout cas c'est d'actualité. Il y en a qui sont réactifs...

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Modalités de recrutement des enseignants

Aujourd'hui reprise en image de ce que l'on a déjà évoqué là, au sujet de l'organisation des futurs concours. C'est peut-être plus clair. Il s'agit de l'option (3) de recrutement que favoriseraient les directeurs de l'IUFM (dans leur rapport qu'on trouve là). Il s'agit d'un recrutement par paliers successifs. De quoi bien trier les bons étudiants qui deviendront des bons fonctionnaires. Et de bien les inféoder aussi. C'est ça la nouvelle fonction publique moderne et qui en veut.

Quelque soit le scénario, il en ressort que l'on va vers :

- une
fin progressive des Masters de recherche (de toute façon, on nous l'a dit, cela ne sert à rien la recherche dans certains matières littéraires ou humaines notamment), et en perspective diminution des postes universitaires dans ces matières (qui ne sont pas rentables rappelons-le).

- la
fin du recrutement national en faveur d'une procédure de certification (même si l'on maintient l'idée d'une session nationale), puisqu'il s'agirait de Masters d'Université. C'est une autre façon de dire la territorialisation : on a une capacité ou certification et on est placé sur une liste d'aptitude, au candidat de chercher un poste. C'est déjà le régime des concours territoriaux (Assitante sociale, entre autres...) c'est aussi le modèle de ce qui se passe dans d'autres pays d'Europe (All., Esp.).

- un
renforcement des hiérarchies intermédiaires de l'Education nationale (Rectorat, Inspection) à qui serait confié ce recrutement. Nouvelle étape dans la régionalisation. Ce que l'on ne peut pas faire au plan national, on le fera ainsi localement. Tout est possible on vous disait.

Une lecture politique de ce document permet aussi de supputer que
les directeurs d'IUFM défendent avant tout leur bout de gras et veulent faire la nique à leurs homologues universitaires qui les ont longtemps snobé. Petite revanche ?

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