Pochard : la version définitive (?) est arrivée
ALLEZ LE
LIRE A CETTE ADRESSE.
Et balancez les
principales nouveautés dans les commentaires
Un peu partout les lycées (au moins) se mobilisent.
Déjà quelques grèves, partout des votes contre la
DHG.
Dans l'attente des
mouvements qui s'annoncent, souvenons-nous et
méditons certaines paroles et certains fats du film
suivant.
Le passage "Ëtre gouverné" est un extrait de
J-P
Proudhon "idée générale de la révolution du XIXe
siècle".
La bande Bonnot
envoyé par CrazyKeiKo
2 mois de salaire en plus ? Ca vous dit ?
Cependant, Le Monde, lui, s'est procuré le rapport et en fait un résumé sévère. Comme prévu le pire est à craindre (extraits ci-dessous). Les deux se complètent.
Auparavant de quoi rire :
* Un rocard, sinon rien. Mimi donne la substance du rapport de la commission pochard dans LE journal (Le figaro). C'est là. Je vous laisse découvrir l'intrevue, mais au passage on peut relever toute la maîtrise dialectique de notre ancien premier ministre (pour ceux qui l'auraient oublié) :
"Je veux être clair : nous n'évoquons pas directement dans notre rapport une rémunération au mérite. Mais c'est certain : il faut améliorer la prise en compte de la performance dans le déroulement des carrières des enseignants."
ou encore :
"Il faut améliorer la gestion quotidienne, multiplier les améliorations de détail les miniréformes et accompagner les enseignants plutôt qu'accumuler les grandes réformes, et mieux connaître le système."
Puis, il démmissione, pas content du tout. C'était bien la peine. Il n'est pas content de l'article du Figaro qui en fait une exploitation politique. C'est du moins ce que dit la dépêche AFP. Il est né de la dernière pluie ou quoi ?
[Suite : sur Libé. Déclaration dudit Rocard : «Je suis l’objet d’une agression de la part du Figaro», pouf, pouf]
* Un rapport explosif, titre encore le Figaro. C'est sûr il aura comme les autres une grande capacité à exploser en vol car on voit mal coment toutes les réformes qu'il contient pourront être envisagées à moyens constants. 150 pages il paraît. D'abord Le Monde, puis l'AFP puis le pré-rapport publié ce matin :
Le Monde
Etablissements plus autonomes
La commission souhaite une "responsabilité" accrue de chaque établissement en matière pédagogique. La "complexité", écrit-elle, ne peut pas être gérée au niveau national, en appliquant "indistinctement" les mêmes normes, par exemple pour dédoubler une classe. Mais "les programmes et les diplômes doivent rester nationaux". Les établissements devraient avoir la maîtrise d'au moins 10 % de leur dotation en heures d'enseignement.
Rôle accru des chefs d'établissement
Ceux-ci auraient une "marge d'appréciation" dans la fixation des "modalités locales de travail". L'instauration d'un "lien contractuel" entre l'établissement et l'enseignant est envisagée, mais en complément de l'application des règles de la fonction publique et non pour s'y substituer.
Evaluation des établissements
"Plus libres", les établissements seront aussi "plus comptables de leurs résultats". Mais "c'est la performance de l'établissement qu'il faut évaluer", plutôt que celle de chaque enseignant. "Le temps n'est pas encore venu" d'une rémunération à la performance, qui serait "source d'interrogations sans fin".
Clarifier les missions
La commission rappelle qu'un cahier des charges de la formation des maîtres a fixé, en 2006, un ensemble de compétences que chaque enseignant doit maîtriser en sus du savoir académique.
Elle propose de distinguer trois parties : un "cœur du métier" commun à tous les enseignants (transmission des savoirs, préparation des cours, correction des copies, gestion de la classe); une liste d'activités "indissociables de l'acte d'enseignement" (de l'accompagnement des élèves à l'aide à l'orientation); enfin, des "activités modulables", selon les enseignants et les établissements. Cette dernière partie serait volontaire et rémunérée de manière spécifique.
La commission se prononce aussi pour un développement de la bivalence (capacité d'enseigner deux disciplines) au collège en classes de 6e et 5e.
Temps de travail annualisé
Les 18 heures de cours par semaine des professeurs certifiés, sur 36 semaines scolaires obligatoires pourraient, selon un des scénarios retenus, définir une obligation annuelle de 648 heures de cours. L'intérêt d'une prise en compte annuelle est de permettre des modulations : par exemple, demander à un professeur une action plus intense pendant une période, quitte à le décharger ensuite.
Prenant note des "fortes réticences" exprimées par les syndicats, la commission les juge "sans réels arguments", mais propose néanmoins une "expérimentation". Elle envisage aussi de modifier les obligations des professeurs pour y inclure d'autres activités que les cours, mais juge cette option coûteuse et suggère une solution au niveau de l'établissement.
Nouveaux modes de recrutement
La commission suggère de recréer des dispositifs de prérecrutement (consistant à payer des étudiants se destinant à l'enseignement). Elle souhaite que les concours d'enseignement soient réformés et leurs épreuves "simplifiées". Elle se prononce pour la création de "masters d'enseignement" dont le rapport n'explique pas clairement s'ils viendraient précéder les concours où s'ils les remplaceraient. L'agrégation n'est pas abordée.
Gérer autrement les carrières
Le rapport explore différentes pistes possibles de revalorisation salariale : du relèvement de l'indice de début de carrière à l'éventuel octroi de primes, mais toujours avec une contrepartie sous forme de temps de présence supplémentaire.
Pour les jeunes enseignants, la commission ne dit pas comment éviter qu'ils soient nommés dans les zones les plus difficiles, mais préconise l'attribution d'une "dotation à l'installation", comprenant notamment la fourniture d'un ordinateur.
Luc Cédelle
Mesures
phares (d'après
l'AFP)
Le pré-rapport de la
commission Pochard sur la revalorisation du métier
enseignant propose une "clarification" des missions
des professeurs, passant éventuellement par une
"annualisation" de leur temps de travail, ainsi que
des pistes pour augmenter leur rémunération.
Révélé par l'Agence
éducation formation (AEF), ce pré-rapport de la
commission présidée par Marcel Pochard et installée
fin septembre par le Premier ministre, doit encore
être finalisé avant de devenir le "livre vert", remis
lundi au ministre de l'Education Xavier Darcos.
Celui-ci annoncera fin
mars les mesures qu'il entend retenir avant de
s'atteler à des négociations avec les syndicats.
Le temps de travail des enseignants ne se calculant
aujourd'hui qu'à partir des heures qu'ils passent
devant élèves, la commission préconise dans ce
pré-document de "déterminer
les points d'accord sur les missions et activités qui
doivent relever du métier enseignant"
et de
"voir
reconnues des activités jusque là assurées parfois
sur la bonne volonté".
Dans ce cadre, elle envisage plusieurs scénarii, dont
celui d'une "obligation
de service d'enseignement annuelle" dans le second degré,
afin d'éviter "une source de rigidité dans l'emploi
du temps des élèves", et ceci malgré "les fortes
réticences" syndicales sur cette question.
Autre possibilité, l'exercice
effectif de taches définies comme "indispensables"
(travail en équipe, coordination, aide aux élèves,
relation avec les parents), se traduirait soit par
une baisse du temps d'enseignement, soit par
une augmentation du temps de présence des
enseignants dans les établissements,
moyennant un meilleur équipement en bureaux,
informatique, etc.
L'annualisation
pourrait être "couplée" avec un "dispositif
reconnaissant et rémunérant des activités
complémentaires", suggère encore la
commission.
Elle souhaite par ailleurs "une nouvelle donne" en
matière de rémunération, formulant plusieurs idées:
une "prime"
pour compenser les activités
complémentaires, une
"dotation" pour les jeunes enseignants
de collège et
lycée, une "marge
d'initiative" plus importante aux chefs
d'établissement dans la répartition des
taches rémunérées en heures supplémentaires, ou
encore une
augmentation équivalente à deux mois de salaire en
échange d'un service de 22 heures hebdomadaires au lieu de
18 heures.
Se refusant à aborder la prise en compte du mérite
dans les salaires, la commission
rejette le principe d'une évaluation de la
"performance" des enseignants en fonction des
résultats de leurs élèves, prônée par Nicolas
Sarkozy.
Elle propose également d'encourager les professeurs
à enseigner
deux matières au collège et de réformer les concours
de recrutement."
AEF -
CONFIDENTIEL. Commission Pochard: repenser les
carrières enseignantes
Rénover
la gestion des ressources humaines dans l'Éducation
nationale est un "axe d'évolution susceptible de
recueillir l'adhésion", estime la commission Pochard,
dans la conclusion de son pré-rapport, document que
l'AEF s'est procuré (L'AEF n°90742). Le rapport sera
remis officiellement au ministre de l'Éducation
nationale, lundi 4 février 2008. La commission
propose de diversifier et d'ouvrir les carrières, de
mettre en place des cycles de carrière, d'organiser
des parcours professionnels pour les enseignants, et
de repenser leur évaluation et leur
affectation.
ACCOMPAGNER ET
DIVERSIFIER
Pour
diversifier les carrières, la commission recommande
de s'appuyer sur les moyens existants: détachement,
mise à disposition, mise en disponibilité, en les
utilisant davantage. Le dispositif de seconde
carrière qui permet à un enseignant d'être détaché
dans d'autres ministères doit être davantage
exploité, tout comme le détachement européen mis en
place en 2002 pour développer la mobilité des
fonctionnaires au sein des États européens. Autre
solution: promouvoir les passages entre les premier
et second degrés, via les détachements de carrière en
classe de 6ème. La commission insiste sur la gestion
du retour de détachement, souvent
difficile.
Pour
la commission, les enseignants "ont besoin
d'accompagnement". Ils doivent bénéficier des
possibilités d'une diversification professionnelle:
-
soit par la mobilité fonctionnelle: service mixte
entre formation initiale des élèves et formation
continue des adultes, temps partagé entre 1er et
second degré et un établissement du supérieur.
-
soit par la mobilité externe: avec d'éventuels
débouchés sur le marché de la formation
professionnelle, la mise en place autour des préfets
de Région de bourses d'échange entre les emplois des
trois fonctions publiques, ou grâce à des
partenariats avec des branches professionnelles pour
l'insertion temporaire d'enseignants.
RECONNAÎTRE
LES CYCLES
La
reconnaissance des cycles professionnels constitue un
des axes forts du document. La commission identifie
trois cycles:
-
l'entrée dans le métier, qui nécessite un
accompagnement managérial développé (par un tuteur ou
le chef d'établissement),
-
le tournant de carrière, quinze, vingt ans après
l'entrée dans le métier: "c'est à ce moment que doit
avoir lieu un rendez-vous de carrière fonctionnel",
qui donnerait aux enseignants l'occasion de "faire le
point". Des rendez-vous de carrière pourraient aussi
être menés tous les 10 ans, avec l'inspection et le
service ressources humaines du rectorat. "Ces
rendez-vous de carrière devraient déboucher sur un
véritable contrat de développement professionnel
engageant le cadre et l'institution". Enfin, estime
la commission, tous les enseignants devraient avoir
droit à un bilan de compétence.
-
la fin de carrière nécessite également un
accompagnement, et une "gestion dynamique", en
valorisant l'expérience acquise, en assurant le
développement et le maintien de leurs compétences et
en leur offrant de nouvelles perspectives
professionnelles (coordination pédagogique par
exemple).
RESPIRER
La
commission ne manque pas de souligner l'importance de
temps de respiration pendant la carrière, tous les
dix ans par exemple. Cela doit permettre à
l'enseignant de conserver un lien avec la recherche
universitaire dans sa discipline, et de se former à
de nouvelles techniques.
Au
total, la commission se prononce pour une
diversification des carrières: carrières programmées
pour des enseignants dont la qualité professionnelle
est attestée, sous forme d'un contrat entre le
professeur et l'institution, carrières conseillées
pour les enseignants dont "l'appétence a été repérée"
et des carrières "plus classiques" avec un avancement
à la seule ancienneté.
RÉNOVER LA NOTATION
La
commission souhaite rénover profondément le système
de notation. Plusieurs hypothèses sont envisagées:
-
supprimer la notation, sans la remplacer par un autre
mode dévaluation: la commission n'y est pas
favorable;
-
remplacer la note chiffrée, ou au moins en faire
l'économie certaines années, par un entretien
professionnel tous les 3 ou 4 ans, avec l'inspecteur
et le chef d'établissement;
-
évoluer vers des formes d'évaluation "plus
collectives": auto-évaluation par les enseignants,
évaluations collectives à la performance comme en
Finlande, ou organisation d'audits collectifs
réalisés par des organismes indépendants;
-
développer la pratique de regards croisés des
inspecteurs et de chefs d'établissement dans le
processus d'évaluation: une hypothèse à laquelle la
commission est "sensible".
La
commission suggère en outre de rendre obligatoire la
formation continue, et la considérer comme "un des
accélérateurs du déroulement de carrière".
MIEUX
AFFECTER LES JEUNES ENSEIGNANTS
La
politique d'affectation, en particulier des jeunes
enseignants, doit être revue: l'Éducation nationale
doit ainsi cesser d'affecter par défaut les
néo-titulaires dans les postes difficiles, souligne
la commission. La solution consistant à renforcer
l'attractivité de ces postes, notamment
financièrement, est jugée insuffisante. La commission
prône une autre politique: être beaucoup plus
exigeant dans l'affectation des néo-titulaires,
encadrer les conditions de ces affectations, fixer un
taux maximum de néo-entrants dans le corps enseignant
d'un établissement, mobiliser les enseignants
volontaires pour travailler en zone difficile,
personnaliser les mesures d'attractivité sous forme
d'un contrat par exemple, instaurer des dispositifs
complémentaires d'accueil en particulier pour le
logement.
Ca se dessine... (sur tous les plans)
* La commission Pochard va pondre. Le livre vert, c'est pour lundi (AFP).
* Retour sur l'évaluation des profs. C'est toujours dans le même discours de Darcos, fait à Poitiers (à l'ESEN) qu'il faut bien prendre le temps de lire. Il est en ligne là. On y apprend tout un tas de trucs sur la réforme de la notation des profs, au mérite.
Pour résumer :
- les profs seront évalués et notés en fonction des résultats de leurs élèves.
- les résultats des élèves seront publiés école par école. (fin de la carte scolaire, deuxième étape)
Mais aussi (extraits) :
l'évaluation à l'école est à l'aube de grands changements. Il y a naturellement la question de l'évaluation globale du système, à laquelle se consacrent les deux inspections générales du ministère avec lesquelles vous travaillerez [future élite de l'EN - il parle aux inspecteurs stagiaires] de façon quasi-quotidienne. Mais nous devons surtout redéfinir la façon dont nous évaluons le travail des enseignants. Cette réflexion, qui touche au cœur du métier d'inspecteur, a d'ailleurs été engagée dans le cadre de la commission Pochard sur la redéfinition du métier d'enseignant.
Il existe actuellement deux pistes de réflexion. La première est liée au plan primaire mais la dépasse largement : il s'agit de tirer toutes les conséquences de la liberté pédagogique que je souhaite garantir aux enseignants. J'ai toujours dit que je préférais évaluer les résultats plutôt que d'inspecter la conformité des méthodes employées aux injonctions ministérielles.
Cela suppose de réorienter l'évaluation [des enseignants] vers les acquis et la progression des élèves. Il s'agit d'une révolution copernicienne, qui suppose que l'inspecteur soit face à la classe pour en observer les réactions [?]. Nous allons ouvrir prochainement une réflexion sur les modalités de mise en œuvre de cette réforme et je souhaite que les stagiaires de l'ESEN puissent y apporter toute leur contribution.
Dans le second degré, je veux réfléchir au rôle respectif de l'IA-IPR et du chef d'établissement dans le processus d'évaluation, afin que celle-ci prenne en compte non seulement la qualité disciplinaire des enseignants, mais aussi leur capacité à animer une équipe pédagogique, à conduire des projets avec des élèves, à s'impliquer dans la vie de l'établissement. Je veux que les enseignants soient récompensés de leurs efforts et nous devons pour cela croiser les regards de l'inspecteur responsable de leur discipline comme du chef d'établissement chargé du bon fonctionnement de l'équipe pédagogique.
On pourrait donc imaginer des trucs comme : plus de formation continue pour amener tous les profs au niveau master 2 au moins ; toujours plus d'heures de concertation par équipe disciplinaire (on en a déjà tellement) ; toujours plus de moyens pour les projets ; et la participation de tous les enseignants dans les CA... Je ne sais pas pourquoi, ce n'est pas ce qui se dessine...
*Du l'art ou du cochon ? C'est la nouvelle du jour : des cours d'histoire de l'art en primaire dès 2009 et une épreuve obligatoire d'histoire de l'art au brevet. Et les musées gratuits pour les enseignants.
AFP— L'histoire des arts enseignée en primaire à la rentrée 2009
L'histoire des arts sera intégrée aux enseignements de l'école primaire à la rentrée 2009 et en 2009-2010 au collège et au lycée, ont annoncé mercredi les ministres de l'Education Xavier Darcos et de la Culture Christine Albanel.
Le brevet des collèges comprendra une épreuve obligatoire dans cette matière, ont-ils indiqué lors d'une communication en conseil des ministres.
Au collège, l'histoire des arts devra représenter un quart du programme d'histoire générale.
En outre, l'accès aux musées et monuments nationaux dépendant des ministères de la Culture et de l'Enseignement supérieur sera gratuit pour les professeurs à la rentrée 2008.
La pratique artistique "sera étendue à tous les collèges et aux écoles primaires" situées en zone prioritaire à la rentrée prochaine dans le cadre de "l'accompagnement éducatif après 16 heures".
"Les projets d'école et d'établissement devront tous intégrer, d'ici septembre 2009, un volet culturel concernant tous les élèves, élaboré avec les institutions culturelles", ont aussi annoncé les ministres.
* Remplacement des profs, Darcos règle le problème ? (mais il reste mystérieux quant à sa nouvelle organisation).
Darcos veut avoir "réglé" le problème des profs absents "à la rentrée"
AFP / RMC -Le ministre de l'Education Xavier Darcos a assuré mercredi sur RMC-Info qu'il espérait "avoir réglé" à la rentrée prochaine le problème du remplacement des enseignants absents pour une courte durée, par une "réorganisation complète".
"J'espère, à la rentrée prochaine, avoir réglé une réorganisation complète du remplacement pour éviter les disparités folles" qui existent entre les établissements en matière de remplacement pour de courtes durées.
Selon le ministre, ce problème, gros cheval de bataille des fédérations de parents d'élèves, ne concerne pas "deux-tiers des établissements". Mais, a-t-il nuancé, "il y a des endroits où ça va moins bien et surtout lorsqu'un professeur n'est pas là, ça se voit".
"Nous sommes en train de réorganiser complètement notre système de remplacements", a-t-il encore répété.
Egalement interrogé sur une des propositions de la commission Attali visant à ce que les élèves évaluent leurs enseignants, le ministre a écarté cette hypothèse, tout en jugeant que la proposition "a du sens à l'université".
"J'imagine assez mal des élèves qui, en fin de semaine, cocherait une note précise vis-à-vis du professeur", a-t-il déclaré.
On peut se demander ce qu'il entend par réorganiser le système de remplacement ... refonte totale des statuts des enseignants au sein d'établissements complètement autonomes [c'est sa lettre de mission ça, il me semble] où ils deviendront des salariés présents 35 heures ?
On vous le disait
Les TPE sacrifiés à la rentrée ?
De premiers échos
parviennent au Café sur les conséquences concrètes
des économies budgétaires dans les établissements.
Parmi celles-ci, le cas particulier des
TPE (travaux personnels encadrés) attire
l'attention. Puisqu'une bonne partie des emplois
supprimés est transformée en heures supplémentaires,
certains
rectorats exerceraient des pressions pour
pouvoir remplir leur quota d'heures. Dans la logique
du système, certains ont décidé
de transformer en heures supplémentaires tout ce qui
est un peu innovant : aide individualisée et
TPE. Alors que ceux-ci sont couramment appelés
à la rescousse pour l'éducation à l'orientation, la
découverte des sciences ou l'EDD, ils sont également
menacés par les économies.
*
On
arrête pas le progrès et le problème c'est que
Darcos s'en occupe du progrès. Il veut mettre en place des
stages pour élèves en difficulté pendant les
vacances (pas en difficulté pendant les vancances,
mais en difficulté et pendant les vacances, bref, on
se comprend). Voilà surtout de
quoi occuper ces instits qui fichent rien pendant
leurs vacances. Encore un coup sur la cafetière du
temps de travail.
Donc est-ce vraiment un progrès ?
Cerise sur le
gâteau, tout ça il le dit devant un public
conquis : les chefs d'établissement et inspecteurs.
Quel courage !
Darcos: stages pour les écoliers en difficulté dès
les vacances de Pâques
AFP—
Xavier Darcos, ministre de l'Education nationale,
veut mettre en place des "stages de
remise à niveau" destinés aux élèves de CM1 et
CM2 en
difficulté dès les
congés de printemps 2008 et pendant les grandes
vacances, a-t-il déclaré lundi à
l'Ecole supérieure de l'Education nationale à
Poitiers.
"Des stages de remises à niveau (...) seront proposés
aux élèves en difficulté pendant les congés
scolaires. Ces stages d'une semaine se mettront en
place dès les congés de printemps 2008 (vacances de
Pâques, ndlr) ainsi que pendant les grandes
vacances", a-t-il affirmé, selon une copie de son
discours transmise à l'AFP.
Son entourage a précisé qu'il s'agirait d'élèves de
CM1 et CM2.
Ces stages
seront assurés "par des enseignants volontaires et
payés en heures supplémentaires", a-t-il ajouté.
Cette mesure fait partie du dispositif que le
ministre met en place dans le
cadre de la suppression du samedi matin
à l'école
primaire, destinée à dégager du temps scolaire pour
"apporter une aide individualisée en français et en
mathématiques pour les élèves qui rencontreraient des
difficultés dans l'apprentissage de ces disciplines".
Il a par
ailleurs rappelé qu'il
souhaitait mettre en
place "une double évaluation" des classes de CE1 et
CM2, et que "les résultats obtenus par chaque école
seront mis en ligne sur Internet pour permettre aux
parents d'en avoir connaissance".
*Darcos
prolixe, aujourd'hui. Il lance quelques pistes (sans
surprise) sur l'évaluation des
profs :
AFP — Enfin, sur l'évaluation des enseignants, M.
Darcos a dit vouloir, "dans
le second degré", "réfléchir au rôle respectif de
l'inspecteur pédagogique régional et du chef
d'établissement dans le processus d'évaluation, afin
que celle-ci prenne (...) la qualité disciplinaire
des enseignants (et) leur capacité à animer une
équipe pédagogique, à conduire des projets avec des
élèves, à s'impliquer dans la vie de
l'établissement".
*Enfin l'info du
jour: Darcos y los toreros :
Tauromachie:
Renaud saisi Darcos
Renaud,
chanteur engagé et parrain de l'Alliance Anticorrida,
vient de saisir Xavier Darcos, ministre de
l'Éducation nationale. Il lui demande de
se
positionner sur la question de la propagande
tauromachique en milieu scolaire.
Selon un
dossier "Protection de l'enfance" de la fondatrice de
l'Alliance Anticorrida, il existe
"une
bienveillance complice dont bénéficient certains
toreros, invités dans les établissements scolaires
pour y donner des leçons de
corrida". Renaud
déclare, en tant qu'artiste, mais aussi en tant que
parent : "Je
soutiens l'initiative de l'Alliance Anticorrida, qui
demande, depuis des années, la mise en oeuvre d'une
circulaire interdisant le prosélytisme en faveur de
la corrida dans lesétablissements
scolaires".
*
Allez, une petite vidéo de la fin. Rien à voir
avec l'EN, quoique avec tout ce que l'on dit sur les
SES. En
tout cas c'est d'actualité. Il y en a qui sont
réactifs...
Socit Gnreuse
envoyé par radiolog
Modalités de recrutement des enseignants
Quelque soit le scénario, il en ressort que l'on va vers :
- une fin progressive des Masters de recherche (de toute façon, on nous l'a dit, cela ne sert à rien la recherche dans certains matières littéraires ou humaines notamment), et en perspective diminution des postes universitaires dans ces matières (qui ne sont pas rentables rappelons-le).
- la fin du recrutement national en faveur d'une procédure de certification (même si l'on maintient l'idée d'une session nationale), puisqu'il s'agirait de Masters d'Université. C'est une autre façon de dire la territorialisation : on a une capacité ou certification et on est placé sur une liste d'aptitude, au candidat de chercher un poste. C'est déjà le régime des concours territoriaux (Assitante sociale, entre autres...) c'est aussi le modèle de ce qui se passe dans d'autres pays d'Europe (All., Esp.).
- un renforcement des hiérarchies intermédiaires de l'Education nationale (Rectorat, Inspection) à qui serait confié ce recrutement. Nouvelle étape dans la régionalisation. Ce que l'on ne peut pas faire au plan national, on le fera ainsi localement. Tout est possible on vous disait.
Une lecture politique de ce document permet aussi de supputer que les directeurs d'IUFM défendent avant tout leur bout de gras et veulent faire la nique à leurs homologues universitaires qui les ont longtemps snobé. Petite revanche ?
