Sarkolkhoze toujours
Cette fois c'est en EPS qu'on a une bonne illustration.
En effet, ces pauvres profs obligés de faire encore 20h de présence face aux élèves, vont enfin pouvoir profiter pleinement de leur intégration à l'éduc. Nat! Ils vont être contents nos profs de sport, heu non, de galipette, euh non, de référentiel bondissant! Et oui ils ne feront plus que 18h, comme tous les autres collègues, et pour qu'ils soient encore plus satisfaits, et bien l'AS leur sera payée en heures sup! Travailler moins mais plus, pour gagner plus, mais c'est pas sûr...
Quel cadeau!
Quoi ?
ils ont
supprimé 60% des postes au CAPEPS?...Ah
mais c'est pour ça alors, il leur manque des profs...
Donc on leur ajoute une heure de cours, et le tour
est joué. Moi qui croyais que c'était pour une plus
grande justice!
Quoi
?
Qu'adviendra-t-il lorsqu'un
chef d'établissement décomplexé
par l'autonomie grandissante décidera de supprimer
l'A. S. ? Economies, économies...
Merci Luc.
Pour avoir la teneur du rapport de l'IG EPS fourni
par un ingénieux formateur voir le pdf ci
dessous.
Sarko déçoit déjà
C'est ainsi que l'on
peut lire sur le site, progressiste,
S.O.S.
Education :
Carte scolaire : le débat de
clowns
Si les parents fuient un établissement, ce n’est pas
à cause d’un excès ou d’un manque de mixité
sociale : c’est parce que le niveau est
nul.Un
constat aussi simple, évident, pour n’importe quel
Français « d’en-bas » est pourtant
inaccessible à Xavier Darcos, le nouveau ministre de
l’Education, et tous les dirigeants des grands
syndicats d’enseignants, responsables de la crise de
l’Education nationale.
Ca c'est de l'analyse...
* Toujours sur la
carte scolaire, un bilan
de
certaines expérimentations qui ont été faites. On
sait qui on vise (électoralement). On ignore
peut-être les contraintes.
Paroles d'un Inspecteur général :
Bernard Toulemonde,
ancien inspecteur général et spécialiste du dossier
de l'enseignement privé au ministère entre 1981 et
1984.
Bernard Toulemonde connaît bien le dossier:
entre 1981 et
1987, il a conduit une expérimentation
de
l'assouplissement de la carte scolaire dans cinq
départements, à la demande d'Alain Savary, ministre
(PS) de l'Education à l'époque. Il est apparu dans
cette expérimentation - abandonnée depuis -
que "seulement"
10% des parents avaient demandé un changement
d'établissement et que les principaux demandeurs
étaient issus des classes favorisées.
"Plusieurs
ministres ont voulu ensuite s'attaquer à la carte
scolaire", relate M. Toulemonde, mais ils ont
vite abandonné
l'idée de la réformer en profondeur, pour des raisons
financières et toujours d'actualité.
Par exemple, choisir son collège implique des
réaménagements et des financements: "un collège qui
sera très demandé à cause de la désectorisation devra
faire des travaux ou assurer les transports
scolaires", détaille M. Toulemonde.
De plus, la
sectorisation ne relève plus de l'Etat mais des
conseils généraux pour les collèges depuis la loi de
décentralisation de 2004. Donc si un département
refuse de désectoriser, les autorités ne pourront pas
l'y contraindre, assure le spécialiste.
(afp
26.05)
Esprit de défense (es-tu là ?)
Voici l'invitation-convocation pour participer à un stage consacré à :
La guerre
électronique et les systèmes de transmission
Nota : tous les troufions-enseignants "concernés par
les transmissions et les moyens de guerre
électronique sont cordialement invités". Ordre de
mission disponible mais sans frais (manquerait plus
que ça coûte encore en plus !).
Voici la convocation (lien vers pdf plus lisible)
journee_guerre_electronique
Rompez
!
Interdit de ce Môquet
Ci-dessous, intro et conclu.
Des usages étatiques de la
lettre de Guy Môquet
Le dernier
effet d’annonce de Nicolas Sarkozy, l’injonction de
lecture de la lettre de Guy Môquet dans tous les
lycées de France, à chaque rentrée scolaire, n’a rien
d’étonnant et peut être interprété à travers une
double grille de lecture :
- le pli
désormais pris d’instrumentaliser l’histoire, dans
une stratégie d’abord électoraliste, et aujourd’hui
présidentielle.
- l’appel à une
vision de l’école sanctuarisée et dont on
renforcerait la mission civique, à charge pour elle
de revitaliser le sentiment national.
(...)
Activer le pathos est un procédé pédagogique (et
démagogique) très efficace, qui gomme toute
complexité ou principe de mise à distance critique.
Or, c’est bien une posture de
pédagogue national que la lecture
obligatoire de la lettre de Guy Môquet permet à
Nicolas Sarkozy d’endosser ;
une position plutôt confortable pour policer la
jeunesse lycéenne et la mobiliser autour de la vision
sacrificielle de la nation et de l’identité nationale
que réifie cet usage de
l’histoire.
Une citation de Sarko, comme extrait, et à bien
garder en mémoire :
« Nous ne
referons pas l’école de la IIIème République à
l’heure d’internet, de la télévision ou du portable.
Mais nous pouvons, nous devons en retrouver
l’esprit. »
(Discours du 23 février 2007 à Perpignan).
Restez
vigilant...