Les mots pour le dire
Bientôt des terroristes ?
C'est là.
Extrait :
"Bien que
très minoritaire à ce jour, l'agitation
se
développe dans une partie du monde étudiant contre la
"loi Pécresse" sur l'autonomie des universités,
adoptée en août. Prônant la "convergence
des luttes" avec les
salariés, les militants et sympathisants de
différents mouvements d'extrême gauche –
SUD-étudiants, JCR, FSE (Fédération syndicale
étudiante) CNT (anarcho-syndicaliste) – ainsi que des
"inorganisés" cherchent à propager le mot d'ordre
d'"abrogation"
de cette
loi."
Hier (post
précédent) on a vu que certains enseignants du
supérieur soutenaient la fronde. Des gauchistes eux
aussi ? Non ? il y en a dans le supérieur
?
* Il n'y
a pas de hasard. Vu dans Le Monde
toujours, qui ne l'a pas fait pas exprès, mais
la
juxtaposition est criante de vérité :

Extension de la lutte
Après Rouen (voir post précédent), les cours viennent d'être suspendus à Aix-en-Provence. A toulouse ils ne semblent pas nombreux à défiler contre la loi Pécresse, mais c'est toujours ça. A Rouen, les profs se montreraient même solidaires. À voir...
Aix : (AFP) —"Les cours ont été suspendus mardi à la faculté des lettres et sciences humaines d'Aix-en-Provence jusqu'à lundi après que des étudiants eurent installé un barrage filtrant à l'entrée des bâtiments, a-t-on appris auprès de l'Unef et de l'université.Les étudiants avaient installé ce barrage pour distribuer des tracts, a indiqué l'Unef."Le site a été fermé parce que je craignais un dérapage et un blocage de l'université. J'avais rencontré les étudiants la veille et j'avais indiqué qu'il n'était pas question d'avoir des barrages filtrants", a indiqué à l'AFP le président de l'université Jean-Paul Caverni.18.000 étudiants sont inscrits en lettres et sciences à Aix-Marseille.Selon Benjamin Tubiana, président de l'Unef Aix-Marseille, une assemblée générale tenue dans la foulée a réuni un millier d'étudiants."
Toulouse (AFP)—"Environ 250 étudiants, selon la police et les organisateurs, ont défilé, mardi à Toulouse, pour marquer leur hostilité à la loi d'autonomie des universités, dite loi Pécresse, a constaté un journaliste de l'AFP.
Réunis sur la place du Capitole, les étudiants des trois universités de Toulouse ont défilé pendant près de deux heures aux cris de "Etudiants-travailleurs, public-privé, solidarité !" ou "Medef, la fac' ne sera pas ton fief !".
"Les attaques contre les régimes spéciaux, les retraites et la sécurité sociale ne concernent pas uniquement les travailleurs", a indiqué un des responsables du syndicat étudiant Aget-FSE dénonçant "la casse du système de solidarité"."
Et Rouen, toujours (AFP)— "Quelque 300 étudiants des facultés de lettres et de psycho-socio de Rouen bloquées depuis lundi ont manifesté mardi après-midi dans les rues de la ville pour dénoncer "le manque de moyens et la loi sur l'autonomie des universités", selon l'UNEF. Un peu plus tôt une assemblée générale avait rassemblé 800 personnes, selon la police.Ces étudiants bloquent depuis lundi leurs facultés en laissant toutefois passer leurs camarades inscrits en licences professionnelles et ceux préparant des concours. "Nous protestons contre un budget insuffisant ainsi que la loi sur l'autonomie des universités qui risque d'aggraver cette situation", a précisé Boris Chaumette, président de l'UNEF de Rouen. Selon le syndicaliste, des enseignants et des agents administratifs soutenus par la CGT et la FSU participent au mouvement."
[MAJ :] Des assemblées générales étudiantes se sont tenues mardi dans huit universités réunissant de plusieurs dizaines à plusieurs centaines de personnes et conduisant parfois à des barrages filtrants, a-t-on appris de sources concordantes.Selon le syndicat étudiant Unef, qui a participé à plusieurs AG, 500 étudiants se sont réunis à Paris-I-Tolbiac (600 selon le CCAU), 100 à Paris-VIII-Saint-Denis, 100 à Paris VI, 300 à Paris-X-Nanterre, 250 à Reims et entre 600 et 800 à Toulouse II-le Mirail. Ils étaient selon le CCAU une centaine également à Paris III-Sorbonne nouvelle.
*Enfin, une lutte syndicale obtient sastisfaction, c'est pas si souvent. Le tout, c'est de savoir choisir son syndicat, moi je dis.
Merci à Vidberg, toujours aussi bon (visitez son site).

Sur le même
sujet je
vous recommande l'excellent papier d'un certain Didier
Kala, de
Brave Patrie.
Du
bon,
du beau, du
Brave.
Vacances ?
*à Rouen, les étudiants commencent à s'agiter.
(AFP) —"Des étudiants ont entamé lundi un mouvement de grève et de blocage dans les facultés de lettres et de psycho-socio de Rouen pour dénoncer le manque de moyens et la loi sur l'autonomie des universités, a-t-on appris auprès de l'UNEF.
"Nous dénonçons un budget insuffisant ainsi que la loi sur l'autonomie des universités qui risque d'aggraver cette situation", a affirmé Boris Chaumette, président de l'UNEF de l'université de Rouen. Selon lui, une assemblée générale a réuni lundi matin près de mille étudiants dont 80% se sont prononcés en faveur du mouvement.
Le blocage mis en place est filtrant et ne concerne pas les étudiants inscrits en licences professionnelles et ceux préparant des concours. Selon Boris Chaumette, des enseignants et des agents administratifs soutenus par la CGT et la FSU participent aussi au mouvement.
Celui-ci doit se poursuivre mardi avec une nouvelle assemblée générale (...)."
Notons aussi que le syndicats lycéen UNL appelle à la mobilisation le 20 novembre.
* Darcos joue à Raffarin. Il se lance dans les petites maximes pour attirer l'attention alors qu'il n'a rien à dire. d'après AFP, toujours.
Xavier Darcos veut faire de l'école "un athlète et
non plus un sumo"
Xavier
Darcos, ministre de l'Education, a déclaré dimanche
sur RTL qu'il "faut faire de l'école un athlète et
non plus un sumo" et "renoncer à cette manie qu'a
l'école de s'occuper d'un peu tout".
"Il faut que dans les objectifs de l'école primaire
que nous allons définir, nous
reconcentrions sur l'écriture, la lecture, le
français, la maîtrise de la langue. Sans maîtrise de la
langue, nous ne ferons rien, et donc il faut que
nos programmes
soient concentrés là-dessus", a affirmé le ministre.
"Je ne dis pas qu'on ne fait pas des choses utiles à
l'école primaire (mais) on se disperse beaucoup. Il
faut qu'on se concentre. Il faudrait faire une école
assez énergique. Il faut faire de l'école un athlète
et non plus un sumo. Il faut renoncer à cette manie
qu'a l'école de s'occuper d'un peu tout", a ajouté M.
Darcos.
Bon on pourrait être
totalement favorable à ce discours s'il ne rajoutait
pas la déclaration suivante :
"Pour
"rendre les
programmes lisibles par tous", le ministre
veut "écrire des programmes de quelques
pages,
compréhensibles par toutes les familles". "Pour être
certain que ces textes
correspondront bien à quelque chose que peut
comprendre l'opinion, je souhaite que
la
représentation nationale y soit associée
d'une manière
ou d'une autre, soit par les commissions spécialisées
soit par des débats", a dit M. Darcos."
Si il faut que cela
soit compréhensible pas toutes les familles il va
falloir se mettre au dessin...
Il veut donc faire aussi des parlementaires (de
droite, la majorité) des experts en pédagogie et
didactique. C'est vrai, ce n'est pas déjà certains
d'entre eux qui avaient évoquer
le rôle
positif de la colonisation ?
Tout cela alors qu'on apprend dans le même temps que
pour
l'école maternelle, "Il faut "clarifier les
programmes de l'école maternelle" et "renforcer la
formation initiale et continue" des instituteurs,
recommande un "groupe d'étude sur l'école maternelle"
réunissant syndicats, parents d'élèves et piloté par
le ministère de l'Education.
Depuis
début octobre, un groupe piloté par la Direction
générale de l'enseignement scolaire (Dgesco) qui
réunit les syndicats d'enseignants
SNUipp-FSU, SE-Unsa,
Sgen-CFDT,
l'Association des professeurs de maternelle,
la FCPE et la
PEEP (principales fédérations
de parents d'élèves du public), planche,
à la demande de Xavier Darcos, sur huit
principales "recommandations"." (AFP, toujours)
*Enfin
dernière petite chose sur Guy
Môquet :
