En attendant octobre...

* A Colmar, un lycée sanctionné pour fait de grève.


Des lycéens manifestent à Colmar, le maire UMP leur coupe les subventions
Il y a 2 jours
COLMAR (AFP) — Le maire UMP de Colmar Gilbert Meyer, qui a peu apprécié le comportement d'un groupe d'élèves du lycée Camille Sée lors d'une manifestation le 19 mars dernier, a décidé de priver l'établissement des aides destinées aux voyages scolaires, a-t-on appris mardi auprès du lycée.
Joint par l'AFP, Michel Schelcher-Beyer, proviseur de ce lycée de 1.360 élèves, a confirmé la sanction mais n'a pas souhaité faire de commentaires. Il a toutefois indiqué avoir répondu "sur le fond" à M. Meyer auprès duquel il dit avoir sollicité une "entrevue".
Selon les Dernières nouvelles d'Alsace (DNA), qui évoquent l'affaire dans leur édition de mardi, trois voyages de fin d'année en Italie, Allemagne et Irlande feraient les frais de cette sanction.
Gilbert Meyer a fait part de sa décision au proviseur dans un courrier daté du 23 mars et dont l'AFP a obtenu copie.
L'élu y évoque "un groupe de lycéens" de Camille Sée qui "s'est distingué par son comportement et ses slogans contre la police et le gouvernement" lors de la manifestation colmarienne.
Organisée dans le cadre de la journée de mobilisation nationale, cette manifestation avait réuni entre 1.700 et 2.500 personnes dans la cité haut-rhinoise, dont 400 lycéens.

Et dans les mairies de gauche, on peut espérer des aides en plus si les élèves insultent le gouvernement ?

* A Tours, un enseignant au poste.

Bon, un gauchiste c'est certainement sûr... Voici l'appel aux organisations syndicales qui nous vient d'u des lycées de l'agglo.

Mardi 31 mars, au cours d’une manifestation pacifique à laquelle il participait, Guillaume Cingal, directeur du département d’Anglais à l’Université de Tours a subi des violences policières justifiant son admission aux urgences. C’est lors de cette hospitalisation que la police est venue le chercher pour le mettre en garde à vue au commissariat de Tours.

Grace à une mobilisation immédiate, il a été libéré quelques heures plus tard.
Interpellé et placé en garde à vue pour outrage à agent, rébellion et violence sur policier, il est susceptible d'être poursuivi à la clôture de l'enquête en cours.

Les violences qu’il a subie, les conditions de son interpellation, les termes de la plainte ne sont par fortuits. Il ne s’agit pas d’un cas isolé.

Ce sont des actes délibérés et concertés qui visent a intimider les participants aux mouvements sociaux et leur interdire toutes manifestation publiques.

Devant le danger que constitue pour l’expression du mouvement social cette politique , nous demandons une réaction commune, ferme, des fédérations et confédération syndicales d’Indre-et-Loire auprès du Préfet ainsi que du Procureur de la République.

Nous demandons aux responsables départementaux de saisir leurs instances nationales pour obtenir nationalement une réaction similaire.


Signé par SUD, SNES et certainement aussi FO.


* Jusqu'où s'arrêtera t-on ? Môquet-vous...



Les parents d’élèves de Nogent sur Marne ont décidé d’occuper l’école Paul Bert mardi 31 mars en signe de protestation contre la suppression de son poste de directeur.
L’école qui compte 14 classes fait depuis le début de l’année scolaire l’objet d’un projet de fusion avec l’école voisine, Guy Môquet, pour
constituer un seul établissement de près de 700 élèves (soit la plus grande école du pays). Ce projet, massivement rejeté par l’ensemble des parents des 2 écoles (950 pétitions signées, manifestation de 250 personnes en novembre) a été suspendu sur le papier mais remplacé par la suppression du poste de directeur sur Paul Bert, dont l’intérim (terme employé par l’inspection) a été confié au directeur de Guy Môquet, pourtant déjà en charge de son école de 14 classes.
Cette expérimentation inquiétante s’appuie, selon l’inspection du 94, sur l’article 34 de la loi de programmation sur l’avenir de l’école de 2005.
De mieux en mieux...


* Syndicats, tous unis !
Mais pour quoi faire ?

AP - Les syndicats ont décidé lundi d'appeler à un "1er Mai unitaire" pour peser sur le gouvernement et obtenir un changement de cap de la politique économique et sociale, a-t-on appris de sources syndicales.

Les syndicats CGT, CFDT, FO, CFTC, CGC, UNSA, FSU et Solidaires ont arrêté leur décision lors d'une réunion au siège de la CFDT à Paris en fin d'après-midi.

Un tel appel unitaire, à l'occasion des traditionnelles manifestations du 1er Mai, est sans précédent. Ce sera la première fois que les huit organisations syndicales défileront ensemble lors de la Fête du travail.


En tout cas pas pour appeler à la grève. De là à dire que cela devient un gros mot...


* A droite, par contre, on est à fond. Exemple :

Qui peut bien déclarer la chose suivante, qui va dans la ligne droite des réformes :

"La liberté de l’enseignement est la condition du renouveau de la nation. Liberté pour les parents du choix d’un enseignement en concordance avec l’éducation qu’ils donnent à leurs enfants ; pour les chefs d’établissement du choix des membres des équipes éducatives ; pour les enseignants du choix des méthodes pour éveiller les âmes et les esprits de leurs élèves."

Jean Flouriot, professeur et correcteur de géographie, membre de
l’Institut Libre de Formation des Maîtres



Un beau truc de droite qui se cache à peine derrière un discours de liberté qui saura fait tomber un certain nombre de personnes dans le panneau. Remarquez, ce n'est pas si éloigné que cela de ce que dit le SGEN...

blog comments powered by Disqus