29 June 2008
Réformes estivales, c'est parti...
03/Jul/2008 10:00
Comme
tout le monde part en vacances et baisse la garde, le
gouvernement se lance dans les réformes qui auraient
suscité (peut-être) des mois de grèves
(non, je
déconne). Premiers épisodes
d'une série estivale qui s'annonce longue.
Une sorte d'intervilles quoi. Mais là la vachette, c'est nous !
* Trop d'épreuves au Bac ?
LE MÉDIATEUR DE L’EDUCATION VEUT SUPPRIMER DES ÉPREUVES
Alléger le nombre d’épreuves au baccalauréat : c’est l’une des préconisations du médiateur de l’Education nationale et de l’enseignement supérieur. Dans ce neuvième rapport, qui porte sur quelque 6.500 réclamations d ’ élèves, parents ou personnels, Jean-Marie Jutand estime qu’il « faudrait concentrer l’organisation du bac sur un nombre restreint d’épreuves portant sur les disciplines fondamentales dans chaque série » . « Nous savons bien ( ... ) que si on passait le bac avec six épreuves ou douze , on aurait le même résultat à 98 %. Donc pourquoi ne pas l ’ alléger ? » a-t-il déclaré. « On pourrait supprimer quelques options » , et donc quelques épreuves, « et mettre une dose de contrôle continu » , a-t-il ajouté. Il juge ainsi « excessif le nombre d ’ options » , citant « les langues régionales, le surf, etc. » . Concernant la notation, il plaide notamment pour que des jurys se tiennent au moment de l’établissement de la note lors des épreuves de français, un dispositif qui a disparu depuis 2001.
* Nouveaux concours : c'est parti pour 2010.
Recrutement des enseignants : Darcos et Pécresse présentent leur réforme
AFP
Les ministres de l'Education et de l'Enseignement supérieur Xavier Darcos et Valérie Pécresse ont présenté mercredi devant le Conseil des ministres leur projet de réforme du recrutement des enseignants des premier et second degrés, a rapporté le porte-parole du gouvernement.
Dévoilé il y a un mois par Nicolas Sarkozy, ce projet prévoit l'allongement de la formation des enseignants au niveau master (bac+5) à partir de 2010, a expliqué Luc Chatel en rendant compte des travaux du Conseil.
Le texte réaffirme le "principe des concours nationaux" pour le recrutement des professeurs des écoles, collèges et lycées, ainsi que "la distinction entre le Capes et l'agrégation".
Les nouveaux concours qui entreront en vigueur à partir de 2010 comprendront "trois types d'épreuves destinées à évaluer la culture disciplinaire, la capacité à planifier et organiser un enseignement et la connaissance du système éducatif", a également indiqué M. Chatel.
Selon la communication de M. Darcos et Mme Pécresse, les lauréats des futurs concours seront "dès leur première année d'exercice (...) mis en situation d'enseignement à temps plein avec l'aide et le soutien de professeurs expérimentés" et pourront être titularisés "à l'issue de cette première année" après une inspection.
Cette réforme s'accompagnera d'une "revalorisation substantielle du début de carrière" des nouveaux enseignants, a promis Luc Chatel.
*Attention vous allez être muté, si vous dites tout haut (et dans un journal) ce que vous pensez de votre ministre.
Tout est dit sur Rue89, sur cette page là.
Le climat est agréable dans l'EN, de plus en plus agréable même...
* Les vrais chiffres de l'E.N. C'est Libé de dimanche qui nous les donnait. C'est très clair que Darcos détourne la réalité... C'est là. Récapitulatif :
- 11 élèves par prof ? mieux vaudrait parler du nombre d'élèves par division: 28 (presque le pire d'Europe).
- coût d'un lycéen français : 22 % de plus qu'un lycéen européen ? Très légèrement supérieur c'est vrai, mais celui d'un lycéen est strictement le même et celui d'un élève du primaire est lui inférieur à la moyenne.
- La France investit trop dans l'éducation ? Exactement comme la moyenne des autres, à savoir 1,5 % du PIB.
- trop de cours (35 heures / semaine pour un lycéen) ? Il faut alors être en S avec deux options, et c'est rare. Tous les autres ont moins de 30 et plus entre 20 et 25 pour les L. Et les français ne sont pas les plus chargés ...
...
* Pendant ce temps là, à l'intersyndicale...
Relevé de positions qui nous vient tout droit de FO (qui n'a rien signé et qui a appelé à ladite réunion tous les autres à retirer leur signature).
SNES :
Voyons si ensemble on peut explorer sur la réforme :
-ce qui nous rassemble -car les intentions du ministre, on les connaît, derrière il y a les suppressions de postes et la redéfinition des missions-
-même si nous avons des positions différentes, cela ne doit pas nous empêcher d’avoir des échanges réguliers pour avoir des actions ensemble et trouver des points de convergence.
SUD :
On est venu pour voir ce qui va se dire.
SGEN :
On a signé. Réforme ou pas, il y aura des suppressions de postes. La question est de savoir si on reste l’arme au pied et on se contente de manifester. Pour nous, on est dans une démarche de dialogue social. On attend une transformation du lycée pour les élèves et des conditions de travail pour les enseignants. On souhaite aller vers l’évolution de l’enseignement donné aux élèves : enseignement modulaire, individualisé, autonomie renforcée (si on veut travailler autrement, il faut donner aux établissements une marge de manœuvre sur les heures), un conseil pédagogique renforcé. La question est de savoir si on maintient la présidence du CA au chef d’établissement ou si on la donne à une personne extérieure qui serait le vrai président du CA. Le conseil pédagogique serait élu par ses pairs avec un devoir de propositions sur le projet d’établissement dans le domaine pédagogique. Sur le métier, il faut évoluer, reconnaître les missions dans les statuts.
SNALC :
La signature a été l’objet d’une large discussion entre nous 2/3 était pour, un tiers opposé. Nous ne nous faisons pas grande illusion sur ce qui se passe. Nous souhaitons qu’il y ait une réforme du collège avant celle du lycée. Nous ne voulons pas d’autonomie imposée.
SNCL :
On n’a pas été contacté. On n’est pas contre s’exprimer dans une intersyndicale. La réforme du lycée, c’est moins 30 000 postes. L’autonomie peut donner le pire et le meilleur, le CP( conseil pédagogique) aussi. Nous ne voulons pas du système anglo-saxon et ses dérives. Qu’est-ce qui se cache derrière la réforme ?
SNES :
Prenons les choses autrement : le lycée est en panne. Le texte permet d’évoquer l’évolution du lycée, mais dans le sens de l’évolution des conditions de travail des professeurs et du système. En face, il n’y a pas de projet. On va y porter notre volonté de démocratiser le système, de la prise en compte de l’espace de travail collectif. Bien sûr, on refuse toutes propositions qui va aller vers les suppressions de postes ou la diminution du nombre d’élèves. On n’est pas naïf, en fonction des contraintes, on appréciera.
Nous ne stigmatisons pas ceux qui ont signé et les autres. On veut identifier ce qui peut se construire ensemble. Par exemple, peut-on faire une déclaration qui dirait ensemble :
Nous sommes pour le maintien de la voie technologique, le rejet de la RH (ressources humaines) dans les établissements, le non élargissement du CP, le refus de faire du nombre d’heures le cœur du débat, si la question porte sur les coûts, le débat serait faussé ?
SGEN :
Le nombre d’heures par élève n’est pas extensible ; on souhaite que les élèves travaillent autrement, qu’il y ait un accompagnement enseignant. Nous sommes pour réduire les cours magistraux. La voie technologique est fragilisée. Il doit y avoir égalité entre les deux. Quant au rapport qualité-prix, nous sommes pour un service public fort ; là on peut avoir une démarche commune.
SNCL :
Si les heures élèves diminuent, ils vont aller à Académia ou au Mac’do.
SNALC:
Nous soutenons la voie technologique ; nous sommes pour une réforme avec un cadrage national. On est pas opposé sur le CP.
FO :
Dans le cadre des 16 points de convergence, peut-on défendre le statut, les programmes ? On sait bien qu’il s’agit derrière de supprimer heures et postes. La première question n’est-elle pas, faut-il se dégager de cela ? Or, c’est écrit dans les points 10 et 16, le statut et l’autonomie. On n’est pas pour la redéfinition des services. On est opposé aux présupposés qu’il y aura des suppressions de postes. Nous sommes pour le maintien du statut, contre les suppressions de classes et d’heures.
SGEN :
Les 16 points, c’est pour faire évoluer les choses ; en quoi le statut nous protège-t-il, on peut avoir un statut avec de nouvelles missions.
SUD :
Le statut ne protège pas.
SNES :
Bon reprenons différemment : quels sont les éléments sur lesquels on peut être attentif, vigilant, se battre. Sur le CP, l’autonomie, y-a-t-il une expression commune pour fixer des limites ? Au delà du choix tactique de chacun, ne peut-on dégager des éléments de choix communs pour se battre ? Par exemple, sur l’aide aux élèves, on est d’accord pour une réflexion commune. Sur comment définir l’encadrement magistral, on est d’accord sur le fait que l’accompagnement éducatif diminue le temps de cours. On est d’accord pour lutter contre les suppressions de postes pour faire apparaître les besoins.
Est-ce que l’on pourrait se mettre d’accord pour dire que la gestion est statutaire (et non contractuelle) ? Bon, on verra ce qu’il y a dans la boîte, le statutaire mérite d’être amélioré.
SNCL : Nous, on est très inquiets, l’Education nationale c’est le prochain France Télécom.
CGT :
Nous avons eu de grandes discussions en interne sur la signature du texte, nous n’avons pas signé le mercredi mais après, nous avons vu Gaudemar la semaine dernière. L’entrée dans la discussion c’est quelle structure pour le lycée ; c’est inquiétant car c’est suffisamment vague pour y mettre une évolution progressiste avec des suppressions de postes. Est-ce que le fonctionnement du lycée actuel ne peut être amélioré ? Dans ce cadre, on peut avoir une démarche unitaire sur le statut, la baisse des recrutement avec le BAC+5 exigé, l’augmentation du nombre de contractuels, la question du statut peut faire consensus…
SGEN :
Le statut doit exister, mais celui de 1950, je ne le crois pas, il faut intégrer de nouvelles missions. Nous sommes en 2008.
SNES :
Alors, on pourrait proposer, un lycée progressiste et ajouter différents points qui seront forcément en opposition avec ce que va nous proposer le gouvernement, cela nous permettrait de nous battre ensemble.
Soyons clair : la réforme des lycées va nous poser des problèmes, c’est moins 15 ou 16 000 emplois. Si le contexte est celui-ci, on est en situation de rompre les discussions. Y-a-t-il un socle d’accord entre nous, sachant que dans 4 à 5 mois il y aura les enjeux budgétaires.
Ne peut-on trouver le périmètre, même petit, où sur des éléments stratégiques on peut se mettre d’accord ? Je fais donc la proposition qu’on se revoie après les déclarations de Darcos, le 10.7. Il y a des enjeux difficiles, d’une part les suppressions d’emplois de 16 à 20 000 et en parallèle la réforme. On va pas avoir un mouvement contre la réforme et en parallèle un mouvement sur les suppressions de postes, pas une grève sur les sur les lycées et une autre sur les postes, il faut une dynamique forte.
Une sorte d'intervilles quoi. Mais là la vachette, c'est nous !
* Trop d'épreuves au Bac ?
LE MÉDIATEUR DE L’EDUCATION VEUT SUPPRIMER DES ÉPREUVES
Alléger le nombre d’épreuves au baccalauréat : c’est l’une des préconisations du médiateur de l’Education nationale et de l’enseignement supérieur. Dans ce neuvième rapport, qui porte sur quelque 6.500 réclamations d ’ élèves, parents ou personnels, Jean-Marie Jutand estime qu’il « faudrait concentrer l’organisation du bac sur un nombre restreint d’épreuves portant sur les disciplines fondamentales dans chaque série » . « Nous savons bien ( ... ) que si on passait le bac avec six épreuves ou douze , on aurait le même résultat à 98 %. Donc pourquoi ne pas l ’ alléger ? » a-t-il déclaré. « On pourrait supprimer quelques options » , et donc quelques épreuves, « et mettre une dose de contrôle continu » , a-t-il ajouté. Il juge ainsi « excessif le nombre d ’ options » , citant « les langues régionales, le surf, etc. » . Concernant la notation, il plaide notamment pour que des jurys se tiennent au moment de l’établissement de la note lors des épreuves de français, un dispositif qui a disparu depuis 2001.
* Nouveaux concours : c'est parti pour 2010.
Recrutement des enseignants : Darcos et Pécresse présentent leur réforme
AFP
Les ministres de l'Education et de l'Enseignement supérieur Xavier Darcos et Valérie Pécresse ont présenté mercredi devant le Conseil des ministres leur projet de réforme du recrutement des enseignants des premier et second degrés, a rapporté le porte-parole du gouvernement.
Dévoilé il y a un mois par Nicolas Sarkozy, ce projet prévoit l'allongement de la formation des enseignants au niveau master (bac+5) à partir de 2010, a expliqué Luc Chatel en rendant compte des travaux du Conseil.
Le texte réaffirme le "principe des concours nationaux" pour le recrutement des professeurs des écoles, collèges et lycées, ainsi que "la distinction entre le Capes et l'agrégation".
Les nouveaux concours qui entreront en vigueur à partir de 2010 comprendront "trois types d'épreuves destinées à évaluer la culture disciplinaire, la capacité à planifier et organiser un enseignement et la connaissance du système éducatif", a également indiqué M. Chatel.
Selon la communication de M. Darcos et Mme Pécresse, les lauréats des futurs concours seront "dès leur première année d'exercice (...) mis en situation d'enseignement à temps plein avec l'aide et le soutien de professeurs expérimentés" et pourront être titularisés "à l'issue de cette première année" après une inspection.
Cette réforme s'accompagnera d'une "revalorisation substantielle du début de carrière" des nouveaux enseignants, a promis Luc Chatel.
*Attention vous allez être muté, si vous dites tout haut (et dans un journal) ce que vous pensez de votre ministre.
Tout est dit sur Rue89, sur cette page là.
Le climat est agréable dans l'EN, de plus en plus agréable même...
* Les vrais chiffres de l'E.N. C'est Libé de dimanche qui nous les donnait. C'est très clair que Darcos détourne la réalité... C'est là. Récapitulatif :
- 11 élèves par prof ? mieux vaudrait parler du nombre d'élèves par division: 28 (presque le pire d'Europe).
- coût d'un lycéen français : 22 % de plus qu'un lycéen européen ? Très légèrement supérieur c'est vrai, mais celui d'un lycéen est strictement le même et celui d'un élève du primaire est lui inférieur à la moyenne.
- La France investit trop dans l'éducation ? Exactement comme la moyenne des autres, à savoir 1,5 % du PIB.
- trop de cours (35 heures / semaine pour un lycéen) ? Il faut alors être en S avec deux options, et c'est rare. Tous les autres ont moins de 30 et plus entre 20 et 25 pour les L. Et les français ne sont pas les plus chargés ...
...
* Pendant ce temps là, à l'intersyndicale...
Relevé de positions qui nous vient tout droit de FO (qui n'a rien signé et qui a appelé à ladite réunion tous les autres à retirer leur signature).
SNES :
Voyons si ensemble on peut explorer sur la réforme :
-ce qui nous rassemble -car les intentions du ministre, on les connaît, derrière il y a les suppressions de postes et la redéfinition des missions-
-même si nous avons des positions différentes, cela ne doit pas nous empêcher d’avoir des échanges réguliers pour avoir des actions ensemble et trouver des points de convergence.
SUD :
On est venu pour voir ce qui va se dire.
SGEN :
On a signé. Réforme ou pas, il y aura des suppressions de postes. La question est de savoir si on reste l’arme au pied et on se contente de manifester. Pour nous, on est dans une démarche de dialogue social. On attend une transformation du lycée pour les élèves et des conditions de travail pour les enseignants. On souhaite aller vers l’évolution de l’enseignement donné aux élèves : enseignement modulaire, individualisé, autonomie renforcée (si on veut travailler autrement, il faut donner aux établissements une marge de manœuvre sur les heures), un conseil pédagogique renforcé. La question est de savoir si on maintient la présidence du CA au chef d’établissement ou si on la donne à une personne extérieure qui serait le vrai président du CA. Le conseil pédagogique serait élu par ses pairs avec un devoir de propositions sur le projet d’établissement dans le domaine pédagogique. Sur le métier, il faut évoluer, reconnaître les missions dans les statuts.
SNALC :
La signature a été l’objet d’une large discussion entre nous 2/3 était pour, un tiers opposé. Nous ne nous faisons pas grande illusion sur ce qui se passe. Nous souhaitons qu’il y ait une réforme du collège avant celle du lycée. Nous ne voulons pas d’autonomie imposée.
SNCL :
On n’a pas été contacté. On n’est pas contre s’exprimer dans une intersyndicale. La réforme du lycée, c’est moins 30 000 postes. L’autonomie peut donner le pire et le meilleur, le CP( conseil pédagogique) aussi. Nous ne voulons pas du système anglo-saxon et ses dérives. Qu’est-ce qui se cache derrière la réforme ?
SNES :
Prenons les choses autrement : le lycée est en panne. Le texte permet d’évoquer l’évolution du lycée, mais dans le sens de l’évolution des conditions de travail des professeurs et du système. En face, il n’y a pas de projet. On va y porter notre volonté de démocratiser le système, de la prise en compte de l’espace de travail collectif. Bien sûr, on refuse toutes propositions qui va aller vers les suppressions de postes ou la diminution du nombre d’élèves. On n’est pas naïf, en fonction des contraintes, on appréciera.
Nous ne stigmatisons pas ceux qui ont signé et les autres. On veut identifier ce qui peut se construire ensemble. Par exemple, peut-on faire une déclaration qui dirait ensemble :
Nous sommes pour le maintien de la voie technologique, le rejet de la RH (ressources humaines) dans les établissements, le non élargissement du CP, le refus de faire du nombre d’heures le cœur du débat, si la question porte sur les coûts, le débat serait faussé ?
SGEN :
Le nombre d’heures par élève n’est pas extensible ; on souhaite que les élèves travaillent autrement, qu’il y ait un accompagnement enseignant. Nous sommes pour réduire les cours magistraux. La voie technologique est fragilisée. Il doit y avoir égalité entre les deux. Quant au rapport qualité-prix, nous sommes pour un service public fort ; là on peut avoir une démarche commune.
SNCL :
Si les heures élèves diminuent, ils vont aller à Académia ou au Mac’do.
SNALC:
Nous soutenons la voie technologique ; nous sommes pour une réforme avec un cadrage national. On est pas opposé sur le CP.
FO :
Dans le cadre des 16 points de convergence, peut-on défendre le statut, les programmes ? On sait bien qu’il s’agit derrière de supprimer heures et postes. La première question n’est-elle pas, faut-il se dégager de cela ? Or, c’est écrit dans les points 10 et 16, le statut et l’autonomie. On n’est pas pour la redéfinition des services. On est opposé aux présupposés qu’il y aura des suppressions de postes. Nous sommes pour le maintien du statut, contre les suppressions de classes et d’heures.
SGEN :
Les 16 points, c’est pour faire évoluer les choses ; en quoi le statut nous protège-t-il, on peut avoir un statut avec de nouvelles missions.
SUD :
Le statut ne protège pas.
SNES :
Bon reprenons différemment : quels sont les éléments sur lesquels on peut être attentif, vigilant, se battre. Sur le CP, l’autonomie, y-a-t-il une expression commune pour fixer des limites ? Au delà du choix tactique de chacun, ne peut-on dégager des éléments de choix communs pour se battre ? Par exemple, sur l’aide aux élèves, on est d’accord pour une réflexion commune. Sur comment définir l’encadrement magistral, on est d’accord sur le fait que l’accompagnement éducatif diminue le temps de cours. On est d’accord pour lutter contre les suppressions de postes pour faire apparaître les besoins.
Est-ce que l’on pourrait se mettre d’accord pour dire que la gestion est statutaire (et non contractuelle) ? Bon, on verra ce qu’il y a dans la boîte, le statutaire mérite d’être amélioré.
SNCL : Nous, on est très inquiets, l’Education nationale c’est le prochain France Télécom.
CGT :
Nous avons eu de grandes discussions en interne sur la signature du texte, nous n’avons pas signé le mercredi mais après, nous avons vu Gaudemar la semaine dernière. L’entrée dans la discussion c’est quelle structure pour le lycée ; c’est inquiétant car c’est suffisamment vague pour y mettre une évolution progressiste avec des suppressions de postes. Est-ce que le fonctionnement du lycée actuel ne peut être amélioré ? Dans ce cadre, on peut avoir une démarche unitaire sur le statut, la baisse des recrutement avec le BAC+5 exigé, l’augmentation du nombre de contractuels, la question du statut peut faire consensus…
SGEN :
Le statut doit exister, mais celui de 1950, je ne le crois pas, il faut intégrer de nouvelles missions. Nous sommes en 2008.
SNES :
Alors, on pourrait proposer, un lycée progressiste et ajouter différents points qui seront forcément en opposition avec ce que va nous proposer le gouvernement, cela nous permettrait de nous battre ensemble.
Soyons clair : la réforme des lycées va nous poser des problèmes, c’est moins 15 ou 16 000 emplois. Si le contexte est celui-ci, on est en situation de rompre les discussions. Y-a-t-il un socle d’accord entre nous, sachant que dans 4 à 5 mois il y aura les enjeux budgétaires.
Ne peut-on trouver le périmètre, même petit, où sur des éléments stratégiques on peut se mettre d’accord ? Je fais donc la proposition qu’on se revoie après les déclarations de Darcos, le 10.7. Il y a des enjeux difficiles, d’une part les suppressions d’emplois de 16 à 20 000 et en parallèle la réforme. On va pas avoir un mouvement contre la réforme et en parallèle un mouvement sur les suppressions de postes, pas une grève sur les sur les lycées et une autre sur les postes, il faut une dynamique forte.
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Certitudes...
02/Jul/2008 13:30
*Autosatisfaction.
Un rapport du gouvernement dit aujourd'hui que le
gouvernment a raison de faire ce qu'il fait.
Le bac pro en 3 ans est justifié (rapport)
Source : AFP
"La réforme du baccalauréat professionnel en trois ans entamée par le gouvernement est "justifiée" pour permettre une meilleure insertion et dans le même temps l'apprentissage doit être développé, selon un rapport du secrétaire d'Etat à la Prospective Eric Besson, rendu public aujourd'hui. "La décision de s'orienter vers un baccalauréat professionnel en trois ans afin de favoriser l'élévation du niveau de qualification par la poursuite des études est justifiée par l'insertion supérieure des diplômes plus élevés", écrit M. Besson. Ce rapport, intitulé "l'employabilité des jeunes issus de l'enseignement professionnel initial du second degré", avait été commandé à M. Besson par le ministre de l'Education Xavier Darcos. Il s'appuie sur plusieurs études et statistiques. "L'employabilité" est ici déterminée par le taux d'emploi, le type de contrat et le salaire."
On en déduis qu'avant ce rapport on en était pas certain. Preuve (s'il le fallait) que la réforme n'a pas été motivée pas des considérations éducatives.
* Ca va barder. Oulàlà les méchants.
Education: les syndicats interpellent Xavier Darcos sur la situation des AVS
AP | 01.07.2008 | 16:42
Les principaux syndicats d'enseignants ont adressé mardi une lettre ouverte à leur ministre de tutelle Xavier Darcos pour exiger le renouvellement des contrats des auxiliaires de vie scolaire (AVS) arrivant à échéance avec les vacances d'été. Dans le cas contraire "des élèves en situation de handicap seront privés d'école", écrivent-ils.
"En cette fin d'année scolaire, la question de l'avenir des 15.000 Auxiliaires de vie scolaire qui accompagnent des milliers d'élèves en situation de handicap dans les établissements scolaires n'est toujours pas réglée!", écrivent le SNUIPP-FSU (principal syndicat d'instituteurs), le SNES-FSU (premier syndicat des collèges et lycées), ou encore le SGEN-CFDT dans une lettre ouverte commune adressée au ministre de l'Education nationale, mardi.
"Il y a pourtant urgence. De nombreux personnels exerçant des missions d'AVS ne verront pas leur contrat renouvelé à la fin de l'année scolaire. C'est un véritable gâchis, une perte de compétences pour ces personnels, mais aussi pour les jeunes en situation de handicap et leurs familles. Cette précarité est insupportable", dénoncent les syndicats.
Ouais, mais pour exiger les non dérégelementétions il y a moins de monde...
* Le niveau baisse. Orthographe encore, cette fois c'est à l'UMP. Voyez plutôt ce document issu de la direction de l'UMP :
Le bac pro en 3 ans est justifié (rapport)
Source : AFP
"La réforme du baccalauréat professionnel en trois ans entamée par le gouvernement est "justifiée" pour permettre une meilleure insertion et dans le même temps l'apprentissage doit être développé, selon un rapport du secrétaire d'Etat à la Prospective Eric Besson, rendu public aujourd'hui. "La décision de s'orienter vers un baccalauréat professionnel en trois ans afin de favoriser l'élévation du niveau de qualification par la poursuite des études est justifiée par l'insertion supérieure des diplômes plus élevés", écrit M. Besson. Ce rapport, intitulé "l'employabilité des jeunes issus de l'enseignement professionnel initial du second degré", avait été commandé à M. Besson par le ministre de l'Education Xavier Darcos. Il s'appuie sur plusieurs études et statistiques. "L'employabilité" est ici déterminée par le taux d'emploi, le type de contrat et le salaire."
On en déduis qu'avant ce rapport on en était pas certain. Preuve (s'il le fallait) que la réforme n'a pas été motivée pas des considérations éducatives.
* Ca va barder. Oulàlà les méchants.
Education: les syndicats interpellent Xavier Darcos sur la situation des AVS
AP | 01.07.2008 | 16:42
Les principaux syndicats d'enseignants ont adressé mardi une lettre ouverte à leur ministre de tutelle Xavier Darcos pour exiger le renouvellement des contrats des auxiliaires de vie scolaire (AVS) arrivant à échéance avec les vacances d'été. Dans le cas contraire "des élèves en situation de handicap seront privés d'école", écrivent-ils.
"En cette fin d'année scolaire, la question de l'avenir des 15.000 Auxiliaires de vie scolaire qui accompagnent des milliers d'élèves en situation de handicap dans les établissements scolaires n'est toujours pas réglée!", écrivent le SNUIPP-FSU (principal syndicat d'instituteurs), le SNES-FSU (premier syndicat des collèges et lycées), ou encore le SGEN-CFDT dans une lettre ouverte commune adressée au ministre de l'Education nationale, mardi.
"Il y a pourtant urgence. De nombreux personnels exerçant des missions d'AVS ne verront pas leur contrat renouvelé à la fin de l'année scolaire. C'est un véritable gâchis, une perte de compétences pour ces personnels, mais aussi pour les jeunes en situation de handicap et leurs familles. Cette précarité est insupportable", dénoncent les syndicats.
Ouais, mais pour exiger les non dérégelementétions il y a moins de monde...
* Le niveau baisse. Orthographe encore, cette fois c'est à l'UMP. Voyez plutôt ce document issu de la direction de l'UMP :

Dans l'ombre, on tue les diplômes
29/Jun/2008 21:30
Aujourd'hui,
petite information pour expliquer comment dans
l'ombre certains tuent les diplômes. Attention suivez
bien...
* D'abord la dévalorisation des diplômes :
Il apparaît en effet que dans le cadre d'un projet Européen Léonardo sur le cadre européen des certifications - cadre normalement destiné à être un traducteur des cadres nationaux - certains, dont, semble-t-il le président de la CNCP (commission nationale de la certification professionnelle), portent l'idée de pouvoir traduire les diplômes de l'éducation nationale à des niveaux différents selon que l'on est dans un descripteur de savoirs, d'aptitudes ou de compétences (il s'agit des trois descripteurs inscrits dans le cadre européen). La mise en oeuvre de cette possibilité se traduirait par un aléa de reconnaissance des diplômes dans les grilles de classification.
Exemple: un BAC pro est aujourd'hui classé en niveau IV de la grille de l'éducation nationale en France. Les promoteurs d'une modification substantielle envisagent de pouvoir le classer soit en niveau 3, 4, voir 5 du cadre européen des certifications (8 niveaux contre 5 pour le cadre français) ce qui dénaturerait sa valeur d'échange en France.
*Ensuite, retour sur le Bac Pro en 3 ans et le BEP : Pendant ce temps là on le sait, le ministre de l'éducation nationale prépare les textes de décret ou arrêtés concernant la généralisation du BAC pro en 3 ans. De plus, sur ce bac pro 3 ans les textes en préparation prévoient de faire sauter le verrou du dédoublement, laissant au seul chef d'établissement la possibilité de décider du seuil de dédoublement mais aussi lui laissant gérer selon son gré 40% des heures.
Le ministre Darcos se pose la question de savoir s'il va proposer la lecture des textes à l'ensemble des organisations syndicales ou seulement aux signataires du protocole . Au passage le BEP disparaît du cursus de formation initiale pour ne devenir qu'une certification donnée à la volée.
* Cet été sera celui de tous les dangers.
L'attaque est d'ampleur avec la Fédération de la formation professionnelle qui réclame la possibilité de produire des diplômes en concurrence (libre et non faussée bien entendu) avec l'éducation nationale. Le conseil de la concurrence a répondu positivement à ladite fédération, à un moment où l'Europe impose la mise en concurrence ouverte sur le marché de la formation.
Tout va se jouer au cours de l'été alors que tout le monde s'endort.Bravo, cela confirme que le gouvernement sait bien développer sa politique.
* D'abord la dévalorisation des diplômes :
Il apparaît en effet que dans le cadre d'un projet Européen Léonardo sur le cadre européen des certifications - cadre normalement destiné à être un traducteur des cadres nationaux - certains, dont, semble-t-il le président de la CNCP (commission nationale de la certification professionnelle), portent l'idée de pouvoir traduire les diplômes de l'éducation nationale à des niveaux différents selon que l'on est dans un descripteur de savoirs, d'aptitudes ou de compétences (il s'agit des trois descripteurs inscrits dans le cadre européen). La mise en oeuvre de cette possibilité se traduirait par un aléa de reconnaissance des diplômes dans les grilles de classification.
Exemple: un BAC pro est aujourd'hui classé en niveau IV de la grille de l'éducation nationale en France. Les promoteurs d'une modification substantielle envisagent de pouvoir le classer soit en niveau 3, 4, voir 5 du cadre européen des certifications (8 niveaux contre 5 pour le cadre français) ce qui dénaturerait sa valeur d'échange en France.
*Ensuite, retour sur le Bac Pro en 3 ans et le BEP : Pendant ce temps là on le sait, le ministre de l'éducation nationale prépare les textes de décret ou arrêtés concernant la généralisation du BAC pro en 3 ans. De plus, sur ce bac pro 3 ans les textes en préparation prévoient de faire sauter le verrou du dédoublement, laissant au seul chef d'établissement la possibilité de décider du seuil de dédoublement mais aussi lui laissant gérer selon son gré 40% des heures.
Le ministre Darcos se pose la question de savoir s'il va proposer la lecture des textes à l'ensemble des organisations syndicales ou seulement aux signataires du protocole . Au passage le BEP disparaît du cursus de formation initiale pour ne devenir qu'une certification donnée à la volée.
* Cet été sera celui de tous les dangers.
L'attaque est d'ampleur avec la Fédération de la formation professionnelle qui réclame la possibilité de produire des diplômes en concurrence (libre et non faussée bien entendu) avec l'éducation nationale. Le conseil de la concurrence a répondu positivement à ladite fédération, à un moment où l'Europe impose la mise en concurrence ouverte sur le marché de la formation.
Tout va se jouer au cours de l'été alors que tout le monde s'endort.Bravo, cela confirme que le gouvernement sait bien développer sa politique.