Politique : art de mentir [MAJ]

[MAJ] Un prof, tête de liste aux régionales, écarté pour ses opinions politiques

On peut ne pas être en accord avec l’orientation politique de la personne concernée, mais il faut bien reconnaître qu’une certaine dérive est en marche et qui laisse craindre le pire pour la démocratie (et en dit l'on sur la liberté d'opinion des profs). 

Communiqué NPA région centre

Stéphane Bois, tête de liste du NPA pour les élections régionales dans le Loiret, chargé de mission à mi-temps au rectorat, s'est vu signaler que sa présence au sein du cabinet du recteur n'était plus tolérée et que sa mission se terminerait de manière anticipée en juin, à cause de son engagement et de ses opinions politiques opposées à celles du ministère.

Le NPA dénonce cette grave atteinte démocratique à la liberté d'expression politique, nouvelle preuve du totalitarisme rampant qu'est en train d'instaurer le gouvernement dans notre pays.

Nous lançons un appel de soutien aux partis politiques, aux syndicats et associations démocratiques, une conférence de presse aura lieu jeudi soir à 18:00 à Orléans.

Michel Lasserre,
Tête de liste du NPA pour la région Centre.

Voici l’explication de S. Bois :

S-bois

Aux dernières informations, le rectorat refuse de répondre aux journalistes.

* Enfumage du jour : les remplacements.

L’entretien donné par Chatel au Parisien vaut son pesant de beaufitudes. C’est là. Meilleurs morceaux :

- Il est temps de décréter la mobilisation générale à tous les échelons de l’Education nationale.
- Je veux qu’il ( le système) devienne plus réactif, mieux structuré et plus souple
- Je veux que chaque chef d’établissement désigne chez lui un « pilote » chargé du remplacement. Que dès le premier jour d’absence, s’il ne peut pas faire remplacer l’heure manquante par un collègue au sein de son collège ou lycée, il fasse appel au rectorat.
- d’ici la rentrée, chaque rectorat va devoir améliorer son vivier de remplaçants pour le second degré. [
la solution envisagée n’est pas celle que vous croyez]
- je souhaite qu’on fasse bouger les frontières académiques. En cas de besoin, le futur responsable de rectorat devra pouvoir appeler son homologue de l’académie voisine [
no coment]
- C’est devant les élèves qu’on apprend le mieux à enseigner ! (pour mieux justifier l’embauche d’étudiant) Nombre de métiers fonctionnent d’ailleurs ainsi : quand vous allez à l’hôpital, le médecin que vous rencontrez est la plupart du temps un étudiant en médecine qui passe une partie de son temps en cours et l’autre face aux malades.
[et qui bien sûr n’a eu aucune formation peut-être]



* Polo (Huchon) la Science inaugure le lycée privé Jean Paul II.

C’est ça le socialisme de marché. Et dire que c’est sensé nous sauver de la droite...


Backchich. - Le lycée, qui accueille aujourd’hui 150 élèves de seconde, a été inauguré en grandes pompes en octobre dernier, par Mgr Aumonier, l’Evêque de Versailles, grand patron de l’enseignement catholique en France, et Olivier Roucher, Directeur diocésain de l’enseignement catholique. En présence notamment de Jean-Paul Huchon, Président du Conseil régional, et d’Alain Boissinot, Recteur de l’Académie de Versailles. Surprenant mélange ! Qui s’affiche aussi dans les financements que perçoit Jean-Paul II.

La région a participé à hauteur de 70% (soit 1,36 millions d’euros) à la construction du lycée. Il a aussi reçu près d’1 million d’euros de la part de la mairie, une initiative originale puisqu’elle ne respecte pas la loi Gobelet du 30 octobre 1886. Autre privilège, Jean-Paul II bénéficie de l’appellation “sous contrat d’association avec l’Etat” alors qu’un établissement privé ne peut recevoir de fonds publics qu’après 5 ans d’existence. Grâce à ce passe-droit, le ministère de l’Education Nationale finance cinq postes d’enseignants du lycée !

Mais surtout, notre établissement s’inscrit dans la Dynamique Espoir Banlieue, portée par la Secrétaire d’Etat chargée de la politique de la ville, Fadela Amara.

Le Plan Banlieue, pourtant relativement peu pourvu en budget (environ 800 000 euros pour 2010), a même sorti sa bourse pour aider le lycée. L’équivalent de 145 heures d’enseignement !

A côté, le seul lycée public de Sartrouville, Évariste-Galois, mal réputé dans le coin, depuis les “émeutes” des années 1990, a lui aussi droit à des aides. Minimes celles-ci, puisqu’elles se concrétisent par le seul tutorat de 65 élèves.



Bon on va s’arrêter là parce que la déprime gagne vraiment...