Guy Môquet, le retour. Sortie le 22 octobre

* Figures imposées, mais que pour le lycée. Visiblement la liberté pédagogique se veut bien encadrée.

Allez, rompez ! Fonctionnaires, fonctionnez !

C'est une annonce Reuter

La journée d'hommage à Guy Môquet, jeune résistant communiste fusillé en 1941 par les Nazis, a été fixée au 22 octobre, jour anniversaire de l'événement, et sera limitée aux lycées, déclare le ministre de l'Education nationale, Xavier Darcos.
Annoncée par le président Nicolas Sarkozy le jour de son investiture en mai, la lecture de la dernière lettre envoyée par cet adolescent de 16 ans à ses parents juste avant son exécution sera accompagnée d'une information plus générale, par la distribution d'un fascicule.
Le document comportera des textes évoquant les résistants allemands au nazisme et la collaboration. La lecture sera suivie d'une "réflexion collective" en classe.
"Il ne s'agit pas de faire quelque chose de sottement cocardier et patriotique. Il s'agit de parler de la jeunesse insurgée contre la tyrannie, en général", a expliqué Xavier Darcos lors d'une conférence de presse sur la rentrée. Les élèves les plus jeunes ont été exclus de ce travail de mémoire jugé complexe à aborder par la missive de Guy Môquet.
Cette initiative de Nicolas Sarkozy avait été critiquée dans les milieux enseignants, où certains craignaient que la lecture ne réveille de vieux sentiments anti-allemands et se plaignaient d'être recrutés pour des tâches qui ne sont pas les leurs. Xavier Darcos a d'ailleurs rapporté qu'un enseignant lui avait dit : "Je suis professeur d'histoire pas de patriotisme".
Des personnalités, députés, sénateurs, anciens résistants ou déportés, mais aussi des sportifs célèbres, seront sollicitées pour lire aux lycéens, éventuellement en classe, la fameuse lettre de Guy Môquet qui commence par les mots : "Ma petite maman chérie, mon tout petit frère adoré, mon petit papa aimé. Je vais mourir !".
Le ministre lui-même lira la lettre dans une école, a-t-il annoncé. Il voit cette journée comme un moment de "trêve collective", "le moment d'exprimer l'idée qu'on ne fonde pas une école sans un certain nombre de valeurs".
Le fascicule comprend un texte sur le groupe allemand de résistance appelé "La rose blanche", dont fit partie Sophie Scholl, qui a inspiré un film allemand à succès.
Une autre lettre fournie aux élèves rappelle la collaboration du régime de Vichy avec les Nazis. Un Italien, Guido Brancadoro, fusillé pour actes de résistance à 21 ans, écrit à ses parents : "Ce sont les Français qui me livrent, mais je crie 'vive la France', les Allemands qui m'exécutent et je crie 'vive le peuple allemand et l'Allemagne de demain'".

[Mise à jour du 31 août : Le texte du BO sur cette journée Guy Moquet est
à cette adresse là. Le dossier documentaire que l'on sera prié d'exploiter — en toute liberté, bien sûr — est à cette adresse là (11 textes et 15 pages]

Je vous encourage toujours à lire le texte "Pourquoi je ne lirai pas la lettre de Giuy Môquet à mes élèves, sur le site
du cvuh, et aussi cet article sur les usages étatiques de la lettre de Guy Môquet.
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