Entreprises (de démolition)

* Morano maternelle. Morano comment.

Nadine Morano met en place l'idée de Sarko des jardins d'éveil. Ils seront à l'intérieur des écoles.

JDD -Ces jardins d'éveil seront-ils intégrés dans les écoles et comment seront-ils financés?
L'idée est de mutualiser les moyens et d'optimiser les structures et donc oui, ils seront intégrés dans les écoles lorsque cela est possible. Le coût de fonctionnement d'une place de crèche est de 13 000 euros par an, celui d'un jardin d'éveil de 7500 euros. Le financement de 8000 places est prévu dans la nouvelle convention que nous signerons avec la CNAF. Il sera croisé, CAF, collectivités locales, parents en fonction de leurs revenus comme pour une place de crèche, mais aussi les entreprises qui, dans le cadre de leur politique familiale, pourront financer les places de jardins d'éveil tout comme elles financent des places de berceaux.

Une place de jardin, cela ne s'appelle-t-il pas un banc ?



* MEDEF -Branche enseignement.

AFP -Sarkozy: le "rapprochement" entreprises/lycées serait "un progrès considérable"

Nicolas Sarkozy a affirmé mercredi que le "rapprochement" des entreprises et des lycées serait un "progrès considérable" car cela permettrait à des jeunes de "connaître l'entreprise" avant d'entrer dans le monde professionnel des adultes.
Le président de la République s'exprimait au cours d'une visite au lycée Samuel de Champlain, à Chennevières-sur-Marne (Val-de-Marne), dont la partie enseignement professionnel est située en zone d'éducation prioritaire.
Il était accompagné de Xavier Darcos, ministre de l'Education, et de Richard Descoings, chargé de mission sur la réforme des lycées.
"Les stages, c'est indispensable, et là, c'est vraiment un secteur d'inégalité, parce que les jeunes de familles aisées qui ont des relations trouvent beaucoup plus facilement des stages que les jeunes de familles modestes qui n'ont pas de relations", a déploré M. Sarkozy, lors d'un débat avec des élèves et des enseignants.
Selon lui, "si on pouvait - sans que ce soit un drame - rapprocher un certain nombre d'entreprises (...) du lycée, pour que ces entreprises puissent proposer des stages, ça serait un progrès considérable".
"Il ne s'agit pas de +mercandiser+ le lycée, il s'agit de permettre à des jeunes de connaître l'entreprise avant d'être dans le monde professionnel des adultes. Et la majorité des jeunes ne peuvent pas trouver un stage intéressant seuls", a-t-il dit.
"Pour que le lycée s'en occupe, il faut accepter de rapprocher les entreprises du lycée pour qu'elles puissent nous aider à ouvrir nos lycéens sur la vie professionnelle future.
Il n'y a pas d'autres choix. C'est un atout. Je suis parfois triste de voir une hystérie sur cette question de l'ouverture des lycées aux entreprises pour permettre à nos jeunes d'avoir des stages", a-t-il ajouté.
Autre question abordée: l'orientation. "Il faut des passerelles. On doit pouvoir choisir tôt, mais le choix doit être réversible", a affirmé M. Sarkozy.
Interpellé par un professeur d'anglais, Marie-Laure Aboulker, sur la situation des enseignants dont "beaucoup sont malheureux", le président a déploré "la dégradation sociale du métier d'enseignant.
Il faut mettre un terme à la paupérisation des enseignants", a-t-il ajouté, en estimant que "la mastérisation" (niveau bac + 5 pour enseigner) allait "tirer vers le haut" la profession.



* Bac à l'eau ?

SUDOUEST- Bac : partie de poker menteur ?

"« Nous ne sommes pas en train de saboter le bac. » Cette enseignante à l'université de Rouen fait bien de le préciser, tant l'interprétation de la lettre-pétition qu'une partie de ses collègues, pour l'instant 250, a envoyée au président de l'université est susceptible d'inquiéter lycéens et parents d'élèves. Il s'agit, en fait, d'une des actions envisagées par les enseignants-chercheurs dans le bras de fer qui les oppose à la ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche. Dans cette lettre, les enseignants universitaires refusent de donner leur nom pour présider un jury du baccalauréat. Il ne s'agit pas de jurys qui font passer les épreuves du bac, tâche réservée aux enseignants du secondaire, mais du refus d'exercer une tâche administrative.
Chaque année, aux mois de mars et d'avril, les présidents d'université transmettent aux recteurs les noms des maîtres de conférences ou professeurs d'université qui devront présider les jurys de contrôle. Ces présidents, qui ne sont ni rémunérés ni indemnisés pour cette tâche, sont chargés d'arbitrer à la fin des oraux de contrôles les cas litigieux.
Le bac étant considéré comme le premier grade universitaire, il est obligatoirement décerné par un jury présidé par un universitaire. Lequel peut néanmoins être remplacé, en cas d'empêchement, par le vice-président du jury qui, lui, est un professeur du secondaire. « Reste, précise l'universitaire rouennaise, que les recteurs peuvent nous réquisitionner. »
Ce moyen de pression que d'autres universités envisagent d'utiliser (Paris 1, Amiens, Aix-Marseille) est néanmoins pris au sérieux par les pouvoirs publics. Ainsi, le recteur de Rouen aurait demandé à Xavier Darcos quelles dispositions adopter pour constituer les jurys du bac. De la même façon, les déclarations de Valérie Pécresse assurant qu'il était « impensable que l'on puisse boycotter le bac » traduisent, selon le professeur de l'université de Rouen, « soit une véritable inquiétude, soit une opération de communication ». On mesure à quel point le bac reste pour les Français une vache sacrée..."

Oui, ou une sacrée vacherie...
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