Lycée de demain : 35 h, TTC

* L’Assemblée nationale n’est pas en reste pour aider Descoings sur la réforme du lycée.

Voici les grandes lignes d’un rapport de l’assemblée à paraître ce jour. Mais les députés n’ont pas réussi à se mettre d’accord et les socialistes proposent une autre vision de la réforme (on y reviendra). Pour l’instant on voit que le projet UMP varie peu. Il s’approfondit...

Le monde.fr - En lieu et place du découpage école primaire, collège, lycée et supérieur, il défend "une architecture en trois blocs : le premier est celui de l'acquisition du socle commun, de la maternelle à la fin du collège. Le deuxième regroupe le lycée et la licence, et a pour objectif d'amener 50 % d'une classe d'âge au niveau bac+3. Le troisième commence au master".
De cette philosophie nouvelle découle, à ses yeux, une organisation différente du lycée. M. Apparu propose une classe de seconde générale et indifférenciée, "où l'élève approfondit les matières du collège et s'initie à
deux disciplines nouvelles : la technologie et l'économie".
Nouveauté, il défend l'idée
de deux classes de première, une générale et une technologique. Pour s'ouvrir ensuite sur les terminales que l'on connaît. Bref, une "spécialisation progressive pour éviter l'actuelle hiérarchie des filières", plaide-t-il. En outre, le caractère scientifique du bac S serait renforcé.
C'est une approche qui séduit aussi Richard Descoings. Chargé par Nicolas Sarkozy de mener une concertation sur le lycée, le directeur de Sciences-Po Paris doit aussi remettre son rapport fin mai.

"SAS D'ÉTÉ"

Ce n'est d'ailleurs pas la seule idée qu'ils partagent. Tous deux souhaitent que le travail personnel trouve sa place au lycée, ce qui figurait aussi dans le projet Darcos.
M. Apparu parle de "35 heures TTC", pour "tous travaux compris". L'emploi du temps du lycéen se décomposerait en un tronc commun, des modules de spécialisation, un accompagnement, et cinq heures hebdomadaires de devoirs en présence d'enseignants.
"Un moyen de corriger les inégalités sociales", estime le député. Mais aussi de lutter contre le redoublement de plus de 13 % des élèves de seconde. M. Apparu souligne que cela coûte 1 milliard d'euros tous les ans à la collectivité.
Contre ce fléau,
il propose de mettre en place des "sas d'été". Plutôt que refaire une année, les élèves au niveau un peu juste suivraient un stage d'un mois de remise à niveau.
D'autres sas seraient prévus, pour garantir le passage entre les voies générale et technologique.
Afin d'assurer à cette dernière un débouché dans le supérieur, les instituts universitaires technologiques (IUT), filières sélectives friandes de bacheliers généraux, pourraient être contraints d'accueillir au moins 50 % de bacheliers technologiques.

Darcos l’a rêvé, Apparu l’a fait.

* La sortie du jour : la médaille du BAC. Vous ne vous souveniez plus de cette proposition de Darcos ? Ben c’est fait, la voilà :



Le tout pour 17 €, produite et vendue par Arthus-Bertrand.
Dispo sur leur site,
plus particulièrement ici .
Disponible aussi en pins et en presse papier. Pour 5 euros et 25 €.



* insécurité gouvernementale... au portique

nouvelobs.com —L
e ministre de l'Education nationale Xavier Darcos n'a pas exclu mardi d'installer des portiques de sécurité à l'entrée des collèges et des lycées pour contrôler l'entrée des armes.
"Il faut en effet vérifier comment, dans les établissements, entrent et sortent aujourd'hui des armes puisque c'est le cas", a déclaré le ministre lors de la séance des questions d'actualité à l'Assemblée nationale. "On a parlé de portiques... Pourquoi pas? On n'a aucune raison de se l'interdire", a-t-il dit, observant que "ça se fait dans beaucoup de pays". Xavier Darcos a ajouté que ce n'était "pas la seule solution".
Mais le ministre a écarté une augmentation du nombre de fonctionnaires dans l'Education nationale pour répondre aux problèmes de sécurité à l'école. AP
Ah bon, on a eu peur.

* Sarko démago. Ce n’est pas nouveau :

AFP - Pourquoi nous voulons les meilleures universités pour nos étudiants? Parce qu'une partie de leur avenir en dépend", a lancé M. Sarkozy, dans un discours devant les personnalités politiques et économiques de la région.
Selon lui, "ce n'est pas en bloquant des universités pendant des mois et en demandant qu'on valide des diplômes sans avoir suivi les cours qu'on rend service aux étudiants. On les prive d'avenir".
Le gouvernement recherche des solutions pour les 60.000 étudiants dont les examens sont menacés, après plusieurs semaines de grève contre l'autonomie des universités.
Le chef de l'Etat a plusieurs fois affirmé qu'il ne reviendrait pas sur cette réforme.

Pour les étudiants pris en otage, un site privedavenir.com.


*
"Enseignement, Recherche, Santé Le futur d'une restructuration annoncée"

Journée d'informations et de débats le mardi 12 mai 2009 à Lyon 1

Les conférences ont été filmées et sont disponibles à http://math.univ-lyon1.fr/ univanzero
Les titres des conférences :

  • Stratégie Nationale de Recherche et d'Innovation
  • La réforme des hôpitaux I, II et III
  • La mastérisation de la formation des enseignants
  • Les Biatoss dans la nouvelle université
  • Le futur de la recherche
  • Les non-dits de l'autonomie : droits d'inscription et cie
  • La réforme des Crous
  • La réforme des écoles


*Rare : des collégiens en grève.

MANIFESTATION.
A Gonfreville, les collégiens de Gustave-Courbet dénoncent la violence dans leur établissement.

Accrochées aux grilles, des pages de cahiers appellent à la mobilisation. Ce lundi matin, quelque 200 élèves du collège Gustave-Courbet à Gonfreville-l'Orcher (une cinquantaine selon la police), se sont retrouvés devant les portes de l'établissement pour y manifester. Depuis l'arrivée d'un nouveau responsable d'établissement en septembre 2008, la vie au collège s'est selon eux dégradée en termes de sécurité : incivilités, violence, « agressions à l'arme blanche », des faits que les victimes auraient dénoncés, mais qui n'auraient pas eu de suite. « Manque d'écoute » ? « Manque de réaction » ? Ces collégiens, issus des différentes classes, veulent « des solutions e t des réponses ». Ils disent avoir convié ce lundi matin la principale à engager le dialogue sur le sujet. En son absence, une délégation d'une quinzaine d'élèves a été reçue par Véronique Lizy, la principale adjointe. « Des solutions vont être mises en place dès le 25 mai »,affirment les collégiens, qui souhaitent toutefois pouvoir discuter avec la principale, sans écarter l'hypothèse d'une nouvelle mobilisation. Encore selon les adolescents, des parents d'élèves avaient déjà contacté et rencontré l'inspection d'académie au sujet de cette affaire. La principale, elle, serait en arrêt maladie.

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