Discours gouvernemental
Aujourd'hui, spécial discours gouvernemental (+ un cadeau à la fin). Du plus underground au plus officiel et au moins crédible. Une communication bien gérée (et encore on ne parlera pas de la déclaration faite avec Rachida).
*Dernières rumeurs sur la réforme des lycées : aux dernières nouvelles, elle serait mise en place dès la rentrée 2008 pour les classes de seconde. Il s'agirait de réduire le nombre d'options. Donc en plus de la première langue vivante, une autre seulement ? Plus de LV3 de grec ou de latin, et un tri sérieux entre IGC, ISP, ISI, MPI, ...
Viendrait l'accompagner une réforme a minima de la série STI, une à trois spécialités au lieu des 12 actuelles.
Pour le bac Pro en 3 ans, c'est dès la rentrée 2008 et ce n'est pas une rumeur (voir dernière déclaration de Darcos, ci-dessous). Darcos vient cependant de déclarer que ce ne sera pas simple ni pour tous aussi brutal.
*Quant à la grosse commission Pochard, qui a rendu lundi un premier rapport d'étape, elle annonce déjà proposer quelques pistes au ministre (curieusement les agences de presses et les syndicats ne les ont pas fait connaître). A Savoir :
- Annualisation à 1607 heures (avec de nouvelles obligations de services).
- Ouverture des carrières pour pouvoir plus facilement rejoindre l'EN.
- Et sans surprise, une rémunération en lien avec l’évaluation / notation des établissements et des enseignants.
Merci à Sud éducation d'en faire rapport, ici.
*Financer le service minimum : c'est possible ! Vous le savez tous désormais, Darcos l'a dit : on ira prendre sur les économies générées par les jours de grève. Voir cet article du Figaro.
*"Reconquête du mois de juin". C'est sans doute en hommage au Général, que Darcos lance cette entreprise. Donc en lycées, vous allez travaillez un peu plus (bandes de fainéants). Huit jours dans la vue pour le début des épreuves (mais on nous dit que tout le monde finira comme d'habitude). Mais les correcteurs vont gagner plus !
AFP qui reprend une partie du discours de Darcos en ligne ce matin sur le site du ministère, plus précisément là —
Les épreuves du baccalauréat auront lieu un peu plus tard en juin 2008 qu'en 2007
Les épreuves du baccalauréat de juin prochain auront lieu un peu plus tard qu'en 2007 afin que les élèves de seconde, première, ou les collégiens, puissent avoir cours le plus longtemps possible jusqu'à début juillet, a annoncé mardi le ministère de l'Education.
Le début de la session, pour les élèves de Terminale, se tiendra le lundi 16 juin 2008 (11 juin en 2007) et les épreuves de français pour les 1ères auront lieu le 20 juin 2008 (12 juin en 2007), selon le ministère.
Ce report de quelques jours entre dans le chantier de "reconquête du mois de juin" du ministre de l'Education Xavier Darcos qui a déploré mardi devant la presse que "chaque année plus d'un mois de scolarité (soit) perdu" pour les élèves en raison de l'organisation des examens.
Le ministère a précisé que cette démarche était sans conséquence sur la date des résultats (à compter du 4 juillet pour le premier groupe d'épreuves, 11 juillet pour les résultats définitifs).
Le ministre a aussi annoncé une "organisation différente" du bac en juin dans 13 départements pilotes: ceux des académies de Rouen, Amiens, Dijon, Besançon ainsi que le département du Vaucluse.
Les élèves de seconde et première, voire les collégiens dans le cadre d'un établissement regroupant collège et lycée, auront cours en même temps que se dérouleront les examens. De plus, la surveillance des épreuves "sera confiée à des personnels non-enseignants ou des vacataires pour que les enseignants puissent assurer leurs cours jusqu'à la fin de l'année".
"En outre, la rémunération afférente à la correction de copies sera substantiellement revalorisée", a-t-il ajouté, sans précision sur le montant de cette revalorisation. Actuellement, la correction d'une copie est rémunérée 1,30 euros.
Ces expérimentations seront généralisées l'année suivante.
*Mauvaise foi. Si encore la déclaration précédente de Darcos pouvait passer, la suivante est vraiment ébouriffante. Voyez plutôt, on aurait bien tort de ne voir que du mal dans ce ministre.
AFP, toujours, mais qui ne dit pas où et quand Darcos a tenu ces propos —
Bac pro en 3 ans: Darcos dément toute volonté de vouloir faire des économies
Le ministre de l'Education nationale, Xavier Darcos, a affirmé mardi qu'il ne "reculerait pas" sur la réforme du bac professionnel en trois ans (contre quatre actuellement), assurant qu'elle n'était en rien inspirée par une volonté de "faire des économies".
"Dans tous les cas, nous ne reculerons pas sur ce projet", a déclaré M. Darcos lors d'une conférence de presse.
Dans une note adressée le 29 octobre aux recteurs, il a demandé que 45.000 élèves soient accueillis en bac pro en trois ans, dès la rentrée 2008, soit dix fois plus qu'actuellement, et que la généralisation du cursus en trois ans soit prête pour la rentrée suivante.
Une intersyndicale mêlant toutes les tendances (Sgen-CFDT, SE-Unsa, Snalc-CSEN (droite), SNFOLC, Snuep-FSU et Unsen-CGT), qui s'inquiète d'une volonté "motivée par les économies budgétaires", était reçue au ministère mardi en milieu d'après-midi. Le Snetaa-eil (majoritaire dans les lycées professionnels) devait être reçu en fin d'après-midi.
"Contrairement à ce que tout le monde dit, cette mesure de progression d'un baccalauréat en trois ans n'a aucun caractère d'économies (...), bien au contraire, ce dispositif va augmenter le nombre d'élèves qui va dans ces filières".
"Il n'y a ni volonté de mépriser le bac professionnel, ni volonté à tout prix de faire des économies sur leur dos. Ce n'est pas du tout ce qui nous dicte", a-t-il ajouté.
S'agit-il de "supprimer le BEP?", a-t-il demandé, faisant allusion aux craintes des syndicats. "Pas du tout, on ne le supprime pas du tout. Personne n'a jamais parlé de ça", a-t-il assuré.
"Nous voulons que les élèves des lycées professionnels puissent (...) faire partie des objectifs des 80% d'une classe d'âge au baccalauréat et qu'ils puissent aller plus vite vers le baccalauréat", a déclaré M. Darcos.
Si ce n'est pas du tout ce qui nous dicte, bien alors pourquoi tant de changements ? Pourquoi tant de discours ?
*CADEAU : Et oui, ça existe bien ! On aurait pu penser que cela n'existait pas , c'était lourdement se tromper . Déjà que les représentants du MEDEF avaient lancer l'attaque, maintenant c'est la secte catholique qui prend le relais. Les profs de S.E.S - et les autres- n'ont qu'à bien se tenir. Voyez plutôt :

Heureusement qu'il y a de vrais sites d'éducation pour diffuser de vraies informations aux familles de France (document trouvé sur S.O.S. éducation)