Bénédiction scolaire
Objectif disciplinaire : mieux connaître les grands hommes.
Objectif civique : travailler au respect.
Objectif professionnel : préparer aux métiers du journalisme.
C’est incontestablement ce que l’on trouve dans Les échos. Luc Chatel, le bon élève de la classe Sarkozy
Chatel l’homme qui « mène les enseignants où il veut »
* Le ministère sort ses spécialistes de littérature pour faire le programme du bac : le secrétaire d’Etat aux anciens combattants
AFP - Chatel : le débat sur "Mémoires de guerre" au bac "n'a pas lieu d'être"
PARIS, 15 juin 2010 (AFP) - 15/06/2010 10h40 - Le ministre de l'Education nationale, Luc Chatel, a estimé mardi que le débat à propos de l'inscription des "Mémoires de guerre" du général de Gaulle au programme du bac L (littéraire) n'avait "pas lieu d'être".
"Ce débat n'a pas lieu d'être", a déclaré le ministre, en marge d'une visite au collège Jean-Moulin à Paris (XIVe), où il inaugurait, avec le secrétaire d'Etat aux anciens combattants Hubert Falco, un "kit pédagogique" pour enseignants et élèves sur l'Appel du 18 juin 1940.
"Je ne comprends pas cette polémique qui existe, assez minoritaire, je dois le dire. J'étais ravi d'entendre de grands auteurs membres de l'Académie française s'exprimer sur ce sujet, en disant que de Gaulle avait toute sa place dans le travail de nos élèves dans les disciplines littéraires", a-t-il affirmé.
"De Gaulle est un auteur qui est édité à La Pléiade, reconnu parmi les grands écrivains, il a marqué cette époque. Et donc ce débat n'a pas lieu d'être".
"Les +Mémoires de guerre+, c'est une véritable oeuvre littéraire", a renchéri M. Falco.
* Saint Matthieu, priez pour nous.
Une offensive sans précédent de l'enseignement catholique appuyée par le gouvernement
par Eddy Khaldi
Sous la houlette de Luc Châtel, le ministère de l’Education nationale transforme l’éducation publique, en catimini. 60 000 postes d’enseignants supprimés en cinq ans n’auront pas suffit. Dans un document confidentiel, le ministère promet d’en sabrer de 15 000 à 17 000 supplémentaires en 2011.
Pas touche par contre à l’enseignement privé, qui au contraire, a l’heur de lui plaire. Ainsi, février 2010 a vu naître la très catholique fondation Saint-Matthieu. Son objet ? Réunir des fonds – un milliard d’euros d’investissements prévus sur les dix années à venir – afin de financer la construction et la rénovation d’établissements privés catholiques.
Ce n’est pas tout. Grâce à l’association sur laquelle elle a été fondée (l’Association d’Entraide des Etablissements d’enseignement privé d’Ile-de-France), Saint-Matthieu est reconnue d’utilité publique. Une gageure, qui lui permet d’offrir à ses donateurs la possibilité de déduire de leurs impôts un pourcentage de la somme versée. Une gentille niche fiscale en quelques sortes, pour qui en manquerait.
Ces aides publiques font le bonheur de la fondation Saint-Matthieu, qui ne manque pourtant pas de “recettes”. Rêvée par le journal d’extrême droite Minute dans les années 1980, la fondation est co-présidée par Claude Bébéar, l’ancien patron d’AXA, dont le catholicisme fervent, presque traditionaliste, le pousse à accepter des invitations du centre Garmelle, tenu par l’Opus Dei.
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* Censure chez un éditeur.
Il est interdit de dire des choses méchantes sur un ancien ministre.
toute l’affaire ici. - Insolite, voire ahurissant ! La collection Perspectives comparatistes des éditions Classiques Garnier a escamoté l’un de ses titres un mois seulement après parution. L’ouvrage, qui figurait encore sur le site des éditions Garnier vendredi 28 mai 2010, n’apparaît plus que sur le site des « caches » de Google. En fait, après coup et publication, puis diffusion on ne peut plus restreinte, l’ouvrage de l’universitaire Anne Larue, Fiction, féminisme et postmodernité a été estimé en substance « mal pensant » et nuisible à l’image de la collection !
Anne Larue estime que « un homme ambitieux, qui se verra promu au rang de ministre, Luc Ferry, publie en 1985, avec Alain Renaut, La Pensée 68, haineux réquisitoire contre les philosophes des seventies. Par la même occasion, il lance contre le mouvement de Mai un type d’attaque qui sera souvent repris par la suite : à lire cela, il apparaît que les révolutionnaires de Mai 68 étaient en réalité des conservateurs rétrogrades et antihumanistes, individualistes forcenés, purs produits de la société de consommation. Ce genre d’attaque paradoxale, tissée de contre-vérités flagrantes, fera florès. Ce n’est donc pas un hasard si Jean Clair attaque en 2003 les surréalistes pour les désigner comme totalitaristes, tandis que Michel Lacroix s’est acharné à montrer que le New Age, loin d’être, comme on le croit, le fruit d’une pensée hippie, était en réalité tissé de noirs desseins nazis. »