Les guignols ne sont peut-être pas que au gouvernement...
Beaucoup d'infos cette semaine - MAJ quotidiennes
* Darcos met le feu ? Propos de Darcos sur la masterisation (notamment). A écouter en podcast (RMC). première partie du podcast.
20090212_ggjour_rmc
"Donc moi je n’ai pas absolument besoin d’entrer dans des discussions sibyllines avec les préparateurs à mes concours. Je suis recruteur. Je définis les concours dont j’ai besoin. Je garantie la formation professionnelle des personnels que je recruterais. Après, chacun nous suit, ou pas."
* Le SNES (-FSU) ne s'oppose pas à la réforme des concours (donc à la masterisation).
Voici les propos de Daniel Robin au nom du secrétariat général dudit syndicat, à ce sujet, devant le bureau national du SNES du 10 février :
« Notre position est claire. Nous sommes pour une élévation du niveau de recrutement des enseignants. Le projet est inacceptable en supprimant l’année de stage, sur les 108 heures de remplacement et l’absence de pré recrutement. Mais on ne dira pas non à cette reforme. Parmi ceux qui sont pour le retrait il y en a certains qui sont contre l’élévation du niveau de recrutement, des forces réactionnaires ».
no comment.
* Et si les chercheurs étaient génétiquement nuls (et biodégradables) ?
C'est en gros l'argument (sympa, au passage) qui pousse à dire qu'ils feraient mieux de faire des cours au lieu de chercher, qui en gros ressort de la lecture de la presse (comme dans cet article du Figaro). C'est pourquoi Pierre Jourde s'insurge.
C'est sur son blog Confitures de culture, ou il démonte le parti pris des journalistes (qu'on appellera désormais répétiteurs de dépêches).
Extraits :
Une poignée de mandarins nantis qui ne fichent rien de leurs journées et refusent d'être évalués sur leur travail, manifeste contre la réforme Pécresse pour défendre des privilèges corporatistes et une conception rétrograde de l'université. Au travail, fainéants!
L'ignorance et les préjugés sont tels que c'est à peu près l'image que certains journalistes donnent du mouvement des chercheurs, des universitaires et des étudiants qui se développe dans toute la France. Au Monde, Catherine Rollot se contente de faire du décalque de la communication ministérielle, en toute méconnaissance de cause. Le lundi 9 février, Sylvie Pierre-Brossolette, sur l'antenne de France Info, défendait l'idée brillante selon laquelle, comme un chercheur ne produit plus grand-chose d'intéressant après quarante ans («c'est génétique»!), on pourrait lui coller beaucoup plus d'heures d'enseignement, histoire qu'il se rende utile.
Il aurait fallu mettre Pasteur un peu plus souvent devant les étudiants, ça lui aurait évité de nous casser les pieds, à 63 ans, avec sa découverte du virus de la rage. Planck, les quantas à 41 ans, un peu juste, mon garçon! Darwin a publié L'Evolution des espèces à 50 ans, et Foucault La Volonté de savoir au même âge. Ce sont des livres génétiquement nuls. Aujourd'hui, on enverrait leurs auteurs alphabétiser les étudiants de première année, avec de grosses potées d'heures de cours, pour cause de rythme de publication insuffisant. Au charbon, papy Einstein! Et puis comme ça, on économise sur les heures supplémentaires, il n'y a pas de petits profits.
Lire la suite sur le blog dudit Jourde.
Des chercheurs qui cherchent on en trouve, mais des chercheurs qui trouvent ... on en cherche.
* Soutenance de Thèse de V. Pécresse.
Marrant. Bon maintenant les gars faut passer à des choses plus sérieuses...