Au pas

Beaucoup d’actualité en ce moment, revenez souvent.


* Un pas de plus vers Big Brother : la gestion informatisée des retenues sur salaire (ou sale air).


Gestion automatisée des absences avec retenue sur le traitement. AGART de rein.

Ils ont de la chance en Poitou-Charentes. Voici qu’on informe les enseignants du premier degré qu’à compter de janvier 2011, une application automatisée complémentaire au logiciel Mosart ((air de rien celui-ci) sera mise en service par le biais de l’intranet académique.
Cette application académique dénommée
AGART (Aide à la Gestion Automatisée de Retenue sur Traitement) est destinée aux enseignants du 1er degré des quatre départements de l’académie. Chaque enseignant devra saisir via l’intranet et le module « Mes Applications » sa position administrative correspondant au jour de la grève soit : présent, absent autorisé ou gréviste.
Il a pour ce faire , un délai de quatre jours (jour de grève + trois jours ouvrés)
. Si un enseignant omet de se connecter à l’application AGART durant ce délai, il prendra contact avec la secrétaire de la circonscription. Cette dernière à la possibilté de renseigner sa position administrative pendant un délai supplémentaire de huit jours ouvrés.

Même si cette application a été déclarée à la CNIL et que les fichiers renseignés sont sensés être automatiquement effacés après un délai de six mois, voici encore une manière de
garder des traces de l’activité syndicale d’un enseignants, voire de la croiser avec d’autres informations.
Alors que des postes à profil se profilent (justement), encore un truc qui est bien sûr totalement anodin, alors que selon la loi,
c’est à l’employeur de déterminer qui est gréviste.



* De plus en plus loin dans l’évaluation (des professeurs).

Si certains item de cette fiche d’évaluation trouvée dans un collège sont très conventionnels, d’autres le sont moins, mais traduisent bien l’ambiance générale de la gestion du personnel dans l’EN.

du genre :
Respecter la hiérarchie
Collaborer aux actions de partenariat engagées entre l’établissement et son environnement économique
Travailler en adéquation avec l’équipe de direction


No comment



* Surveiller, punir, acheter : l’indemnité pour Fonctions d’intérêt collectif : de 400 à 2400 €


Une paille.

La circulaire précisant les modalités d'attribution d'une indemnité "pour fonctions d'intérêt collectif", ou IFIC, d'un montant de 400 euros à 2 400 euros, modulable, est publiée au BO de l'Education nationale. 
Sont concernés (et peuvent la toucher) les « préfets de études » et autres « référents culturels » des établissements, prévus dans la réforme du lycée.

Encore un moyen pour faire passer les réformes : acheter les petits fonctionnaires. C’est de l’auto-corruption...

* Acte héroïque d’un proviseur qui...

...renvoie ses palmes académiques à Luc chatel en guise de protestation.
Le point.fr/ SOURCE AFP
Un proviseur du Nord à la retraite a renvoyé ses palmes académiques à Luc Chatel pour protester contre les suppressions de postes dans l'Éducation nationale et l'attribution d'une prime aux recteurs ayant atteint les objectifs en la matière, a annoncé jeudi l'intéressé. Il a expliqué avoir renvoyé ses palmes académiques le 22 décembre au ministre de l'Éducation nationale, Luc Chatel, par courrier recommandé avec accusé de réception, lors d'une conférence de presse au siège régional du PCF à Lille, en présence de la sénatrice communiste Michelle Demessine.
Michel Ascher se dit "scandalisé" par un
décret du 12 novembre 2010 qui institue une part variable dans les primes versées aux recteurs "en fonction des objectifs atteints", parmi lesquels figurent les suppressions de postes. À la faveur d'un décret et d'un arrêté publiés en novembre, leur prime comporte, à partir de cette année scolaire, deux volets : une part fixe de 15.200 euros et une "part variable" dont le montant pourra aller jusqu'à 45 % de la part fixe, soit de 0 à 6.840 euros. Au total, un recteur pourra avoir jusqu'à 22.000 euros de prime.
"
Qu'est-ce que ça veut dire d'agiter 7.500 euros au nez des recteurs s'ils arrivent à supprimer un maximum de postes dans les académies ?" s'est interrogé Michel Ascher. "Ceci m'a paru tellement scandaleux que la coupe est pleine, il fallait que, symboliquement, je fasse un geste fort", a ajouté Michel Ascher, selon qui "le ministre semble considérer de manière particulièrement méprisante ses recteurs".
... comme une bonne partie de la fonction publique.
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