Les cons, ils osent tout ...
* Après la manif du dimanche Darcos annonce aux syndicats une lettre.
C'est bien, mais on préférerait des mots, voire des phrases.
* "Manuel pour bien préparer son entrée dans un gouvernement de droite quand on s'est dit un jour de gauche", par Claude Allègre, sortie imminente. Chapitre 278 : sachez être d'accord avec votre futur maître. Exemple (sur le site d'Europe 1, bien sûr) :
Allègre veut dégraisser les syndicats d’enseignants
Créé le 17/05/08
L’ancien ministre de l’Education a affirmé sur Europe 1 samedi matin qu’il était en faveur du projet de loi sur le service minimum d’accueil dans les écoles proposé par Nicolas Sarkozy jeudi après une journée de mobilisation des enseignants. "Il ne faut pas espérer des propositions des syndicats, il n’en ont pas", a assuré Claude Allègre.
Je pense qu’à terme, ça arrêtera les grèves parce qu’à partir du moment où on verra qu’on ne gêne pas d’une manière terrible les citoyens, on verra l’inefficacité de la grève qui est à mon avis un moyen archaïque de négociations" : Claude Allègre, invité d’Europe 1 samedi matin, a salué la proposition faite par Nicolas Sarkozy jeudi soir d’imposer un service minimum d’accueil dans les écoles les jours de grève. "Moi je suis pour le service maximum", a expliqué l’ancien ministre de l’Education nationale.
Claude Allègre a attaqué au passage les syndicats
d’enseignants dans leur
ensemble. "Il ne faut pas espérer des propositions
des syndicats, ils n’en ont pas", a jugé l’ancien
ministre.
Celui
qui en son temps avait créé une vaste
polémique en
affirmant qu’il voulait "dégraisser le mammouth" a
par ailleurs à nouveau réaffirmé son opposition à
tout maintien ou augmentation des effectifs dans
l’Education nationale. "Depuis 20 ans, depuis 30 ans,
pas un projet, de n’importe quel ministre de droite
ou de gauche, a recueilli l’accord des syndicats
d’enseignants. La seule chose qui recueille un accord
c’est l’augmentation des postes", a lancé Claude
Allègre.
*
Grève et complot médiatique ? C'est ce que
croit ce
grand site ou l'objectivité règne en maître, S.O.S.
Education. La preuve.
La
grève du 15 mai a échoué
La majorité des grands médias se félicite à sons de
trompe du succès qu’aurait prétendument connu le
mouvement de protestation du 15 mai au sein de
l’Education nationale. Les chiffres montrent qu'il a
au contraire essuyé un échec.
• La manifestation nationale organisée à Paris
n’a pas rassemblé plus de 18 000 personnes selon la préfecture
de police, dont les chiffres sont généralement
fiables. Encore ce cortège ne réunissait-il
pas seulement les lycéens en goguette et les
enseignants en grève, mais surtout des fonctionnaires n’ayant rien à
voir avec l’Education nationale. Pour
mémoire, on recense en France 884 000 enseignants
(dont 739 000 dans le public) et près de 5,5
millions de collégiens et lycéens (filières générales
et professionnelles confondues). Moins de 2
% d'entre eux participaient au défilé.
• Selon le ministère, le pourcentage
d’enseignants grévistes a atteint en moyenne 46,16 %
pour les professeurs des écoles et 33,55 % pour les
enseignants des collèges et lycées : « près d’un
instit sur deux étaient (sic !) en grève, un tiers
des profs des collèges et lycées », triomphe dans un
français approximatif le quotidien Le Parisien, qui
parle d’ « un mouvement de grève particulièrement
suivi dans l’Education nationale ». Inversons le
rapport : plus d’un instituteur sur deux et près des
deux tiers des enseignants des collèges et lycées
n’ont pas jugé nécessaire de suivre le mouvement. On
peut en conclure que la majorité du corps enseignant
s’accommode du projet de réforme de Xavier Darcos.
Les réactions de certains médias qui jugent
nécessaire de travestir la réalité, soulignent
l’enjeu de la bataille qui se livre. En prétendant notamment réformer les
programmes, Xavier Darcos porte atteinte à
l’idéologie égalitariste dominant à la fois au sein
de l’Education nationale et de la petite classe
médiatique.
Un article publié dans le Monde le 14 mai, veille de
la journée de débrayage, est particulièrement
révélateur de cette collusion idéologique. Revenant
sur le faible taux de grévistes enregistré parmi les
enseignants lors de la précédente « journée d’action
», les journalistes Luc Cédelle et Catherine Rollot
tentent de l’expliquer en reprenant à leur compte les
arguments des syndicats.
Selon eux, certains enseignants seraient
favorables au mouvement sans y participer
formellement : « Dans le secondaire, écrivent-ils,
les professeurs qui ne sont pas de service le jour de
la grève évitent, sauf zèle militant, de perdre une
journée de salaire. » L’argument ne tenant pas pour
le primaire, où les instituteurs travaillent tous les
jours, d’autres raisons sont avancées : « Même le
plus militant des syndiqués ne fera pas grève s’il
accompagne une classe de neige. » Au mois de mai ???
La mauvaise foi
médiatique ne parvient pas à masquer l’échec global
des syndicats opposés aux réformes de Xavier
Darcos. Le ministre est en passe de gagner le bras de
fer parce qu’il a
jusqu'à présent tenu bon, avec notre soutien.
Il doit continuer.
Un seul truc
à retenir : mauvaise foi, en effet...
*
Vive la réforme. Retour de la vidéo de la fin.
Merci encore à la
Chanson du Dimanche.