Clarifications
"Dans l'école que j'appelle de mes vœux, où la priorité sera accordée à la qualité sur la quantité, où il y aura moins d'heures de cours (…), les enseignants, les professeurs, seront moins nombreux."
Et on peut faire ainsi beaucoup d'économies (extrait de l'article du Monde de ce jour) :
"Les syndicats enseignants ont fait leurs calculs. "La suppression d'une heure de cours dans l'ensemble du primaire public permettrait de récupérer 9 400 équivalents temps plein", estime Guy Barbier, chargé des questions de budget au SE-UNSA" [et] "plus de 7 400 équivalents temps plein au collège et 4 034 au lycée qui pourraient disparaître, selon Frédérique Rolet, cosecrétaire du Syndicat national des enseignants du second degré (SNES), là aussi par la suppression d'une heure de cours."
* Suite logique (qui a en fait précédé le discours de notre Président) :
"Les élèves ont besoin d'une autre forme de présence",
estime le ministre de l'Education.
(c) Reuters
il faut "que les enseignants travaillent différemment", a déclaré le ministre de l'Education nationale Xavier Darcos, vendredi 31 août sur France-2, estimant que "les élèves ont besoin d'une autre forme de présence".
Interrogé sur l'éventualité d'une hausse du temps de travail des enseignants, Xavier Darcos a assuré: "il faut qu'ils travaillent différemment". "Leurs obligations de service aujourd'hui, ça consiste à dire: 'vous devez tant d'heures de cours d'une discipline'", or, estime le ministre, "les élèves ont besoin d'une autre forme de présence et de soutien".
"Ce que nous devons faire, c'est non pas rajouter encore des heures, rajouter encore des options, rajouter encore des enseignements mais nous occuper de manière plus personnelle, plus individuelle des élèves en difficulté".
Pour cela, a-t-il certifié, il ne faut "pas considérer qu'il suffit de mettre des grandes masses, de rajouter des cubes dans un grand système". Il a privilégié "la souplesse", "la réactivité", des établissements "plus autonomes".
Xavier Darcos souhaite "mettre de l'autonomie, de l'initiative partout plutôt que de croire qu'il faut injecter massivement des moyens, aveuglément".
Quelqu'un pourrait m'expliquer en quoi des établissements "plus autonomes" mais sans davantage de moyens que maintenant vont pouvoir privilégier "la souplesse" et la "réactivité" (à par celle de leur personnel pressé par l'augmentation du temps de travail) ? A moins que ce soit souplesse et réactivité dans la gestion de la pénurie, bien sûr.