Et Dieu dans tout cela ?
La Tribune.fr - L'orientation scolaire prépare sa mue
Le système actuel d'orientation scolaire est très critiqué autant par les élèves que les parents. Du coup, le ministre de l'Education nationale, Xavier Darcos, réfléchit à une amélioration du système.
Après la formation professionnelle, l'orientation scolaire et professionnelle sera-t-elle réformée ? Certains le souhaitent. Pour l'heure, l'orientation fait l'objet de travaux du Conseil d'orientation pour l'emploi (COE) qui devrait rendre un avis sur le sujet lors d'une séance plénière le 20 janvier.
Le COE, qui s'était autosaisi sur la question, a finalement piloté la réflexion que Laurent Wauquiez, secrétaire d'État à l'Emploi, souhaitait au départ confier à un groupe de travail, en parallèle de la négociation sur la formation professionnelle. Pour alimenter ses réflexions, le COE avait lancé pour la première fois une consultation nationale Internet dont les résultats viennent tout juste d'être connus. Le constat n'est pas très flatteur.
Désemparés, les parents doutent des informations ; démunis, collégiens et lycéens estiment l'orientation trop dépendante des résultats scolaires et vivent mal le « tri » qui en découle entre filières générale et professionnelle. Les conseillers d'orientation en prennent pour leur grade, les « copsys » (conseillers d'orientation-psyschologues) étant soupçonnés de ménager les intérêts locaux aux dépens des élèves.
« L'information n'est pas toujours distribuée au bon moment, convient Philippe Daubignard, directeur de projets Onisep (dont le salon Infosup sur l'enseignement supérieur ouvre ses portes vendredi 16 jusqu'au dimanche 18 janvier à Paris). Les acteurs se renvoient la balle mais c'est une question de responsabilité collective. » Liée à la réforme du lycée, l'orientation est d'ailleurs l'un des prochains chantiers de Xavier Darcos, qui a engagé une réflexion pour améliorer le système tout au long de la scolarité. Le nouveau directeur de l'Onisep, Pascal Charvet, a aussi pour mission de rénover l'office national.
* Les cathos regrettent-ils l'école sous contrat ? Certains commencent déjà à remettre en cause ce qu'ils jugent être un carcan. C'est le cas de l'évêque d'Avignon par exemple qui manie le paradoxe avec une habileté diabolique... Voyez plutôt :
Mgr Cattenoz, archevêque d'Avignon, déclare dans Monde & Vie:
« Au collège Saint-Gabriel de Valréas, par exemple, j’ai demandé qu’il y ait, une fois par semaine, une heure de transmission de la foi par classe. La première année, nous avons commencé avec les sixièmes cette première évangélisation, dont j’ai moi-même établi le programme avec un professeur. Au terme de cette première année, plusieurs professeurs sont venus me dire «Nous sommes prêts à y participer». Nous avons donc lancé un programme identique en cinquième.
Quelles ont été les réactions ?
En interne, excellentes. Les professeurs m’ont dit : « L’ambiance dans le collège a changé. Les élèves se sentent écoutés et accueillis». [...] À l’extérieur, cela n’a pas toujours été compris. Je me suis fait taxer de communautariste, notamment par le Figaro… Accuser Jésus de communautarisme, c’est une aberration ! Car la bonne nouvelle est proposée à tout le monde. L’évangélisation, ça ne veut pas dire convertir tout le monde à coups de sabre et de goupillon, mais proposer à tout le monde le trésor que j’ai reçu. [...] Les familles musulmanes qui mettent leurs enfants dans nos écoles savent qu’elles ont un caractère propre, qui est catholique. A Saint-Gabriel, il n’y a eu aucune plainte de parents. Et les jeunes, quand “l’heure de première” annonce prend fin, disent : « C’est déjà fini, dommage, ça nous intéresse ». [...] Ce que je sais, c’est qu’autrefois, l’aumônerie de Saint-Gabriel était déserte, et qu’aujourd’hui elle se remplit à vue d’oeil [...] J’ai dit dans ma charte: ce n’est pas l’enfant qui doit être au centre de nos écoles, mais le Christ. [...]
Moins de subventions, plus de libertés ?
« Comme c’est l’État qui paie, nous n’avons plus le choix des professeurs. Le jour où nous l’avons accepté, nous avons vendu notre âme ! En revanche, je crois que nous devons avoir l’audace de renégocier d’autres types de contrat, qui permettraient de recevoir moins d’argent qu’aujourd’hui, mais en retrouvant la liberté de choix de nos professeurs. Si ça coûte moins cher, l’État ne devrait pas y être insensible ! Mais le secrétariat général de l’enseignement catholique ne veut pas en entendre parler. »
Le secrétariat général de l'enseignement catholique est nommé par la Conférence des évêques de France. Il est un des « services » nationaux de la Conférence des évêques de France.
ouf, heureusement qu'il y a encore des évêques laïcs dans ce pays...
* Bon c'est vrai les curés, ce n'est plus que ce c'était. Allez, une fois n'est pas coutume, une page de pub.