Pluie fine...
Les infos pleuvent. Revenez souvent. Mises à jour (presque) quotidiennes.
*Que des méchants désinformateurs (ou alors des imbéciles). Notez que les deux sont possibles dans la bouche du ministre. Voici ce que disait donc Darcos sur RMC mercredi matin.
Darcos-RMC
Et il rajoute que la réforme est "faite dans l'intérêt des élèves avec accord des organisations syndicales à l'origine et sur les conseils des représentants des lycéens". Si ça ce n'est pas de la désinformation... c'est au moins de la manipulation. (citation prise là)
"Il y en a qui désinforment bien". Ca, ça ne peut pas être nous, on fait que des copiés-collés de ce que dit Darcos.
* Les gardiens de la paix entretiennent la violence ? Lisez cet article de Rue 89 (sur cette page) qui montre comment les forces de l'ordre sont aussi à l'origine de la radicalisation du mouvement lycéen.
Il est un peu moins de huit heures, jeudi matin, lorsque la proviseur du lycée professionnel Dupuy-de-Lôme, à Brest, téléphone à la police: une cinquantaine de jeunes, "des casseurs d'ailleurs et quelques élèves" d'après les profs, met le feu à des containers devant le bahut. Débarquement en force des hommes en bleu -c'est dans cette ville bretonne qu'on a enregistré les plus gros affrontements et pas mal de casse, ces derniers jours, en marge des manifestations lycéennes contre les réformes Darcos.
Deux camps se font devant près de six cents élèves scrutant la scène à travers la grille de ce lycée professionnel. Un internaute brestois de Rue89, Jacques Pagnoux, qui y enseigne depuis vingt-six ans, raconte la scène, également relayée par les médias locaux. Si l'ambiance est "tranquille au début" dans l'établissement "plutôt peu concerné par la mobilisation", le prof d'anglais assiste à une suite autrement plus spectaculaire:
"Les casseurs ont commencé à reculer, la police a tiré deux ou trois grenades dans leur direction, avant de se retourner vers le lycée. Elle s'est mise à tirer des grenades lacrymogènes à trois ou quatre reprises. Six ou sept ont même atérri sur le toit du centre de documentation, qui est en plastique et aurait pu prendre feu."
"Panique générale, cris, bousculade"
D'après l'enseignant, qui nous a envoyé des photos d'une quarantaine de débris de grenades, "elles ont plu dans le ciel du lycée durant une bonne heure". A l'intérieur, "panique générale, cris, bousculade". Et mobilisation:
"Environ sept cents élèves sur les 1030 inscrits sont partis manifester en ville alors qu'ils n'étaient pas vraiment concernés par la protestation contre Darcos. Voilà le résultat de cet excès de force policière. Qu'est ce qu'ils cherchaient? Quel était leur but?"
Quel était leur but, oui, voilà la question ...
* A Lille, le rectorat interdit les réunions syndicales ?
De sources syndicale - Le rectorat aurait envoyé un mail aux établissements demandant de refuser les réunions syndicales la semaine prochaine. Le rectorat dit ne pas interdire les réunions mais les rencontres parents profs. Le cas de conscience serait renvoyé aux chefs d’établissement qui prennent la décision, façon de dire qu'il n’y aurait donc pas d’ordre impératif. Il s’agirait selon le cabinet du recteur « d’éviter des réunions où se diraient des choses inexactes, car le projet n’est pas sorti et le ministre ne s’est pas exprimé ».
* LE SNDPEN : réveillons-le. Voici sa déclaration suite à diverses mobilisation de la semaine prochaine...
AFP -Réveillons revendicatifs" en lycées: "mot d'ordre dangereux"
Les occupations de lycées annoncées pour lundi soir sous le nom de "réveillons revendicatifs" constituent "un mot d'ordre dangereux", a estimé vendredi dans un communiqué le secrétaire général du principal syndicat des chefs d'établissements (SNPDEN-Unsa), Philippe Guittet.
> Ces "réveillons revendicatifs" réunissant enseignants et parents sont prévus lundi soir dans les lycées, à l'appel du syndicat Snes-FSU, afin d'exprimer leur "vigilance sur la réforme du lycée", alors que le ministre Xavier Darcos présente le lendemain le schéma définitif de la réforme de la seconde.
> Cette "occupation nocturne n'est ni à autoriser, ni à négocier", il s'agit d'un "mot d'ordre dangereux" et "elle doit être qualifiée pour ce qu'elle est: une violence, même symbolique", selon M. Guittet.
> "Les personnels de direction, pas plus que les personnels logés, n'ont à veiller à ce que les conditions de sécurité de l'occupation soient assurées: les occupants assument seuls et entièrement les conséquences possibles de leur occupation. Dans ce cadre, il n'y a pas lieu de se plier à leurs demandes", ajoute-t-il
> "En revanche, les autorités académiques et les représentants de l'ordre doivent être informés, notamment si un internat se trouve dans les mêmes locaux", et informer "une deuxième fois, dans l'hypothèse où les conditions normales de sécurité ne seraient pas rétablies le lendemain", poursuit-il.
> "Le SNPDEN apporte tout son soutien aux collègues qui seraient confrontés à des situations difficiles et rappelle la nécessité de procéder à la fermeture des établissements si les cours ne peuvent pas être assurés dans des conditions de sécurité normales", conclut M. Guittet.
Guittet, encore un qui a légèrement oublié d'où il vient... mais qui soigne son plan de carrière.
* SMA : mairies sanctionnées: c'est parti. Voyez ces infos de Ouest-France (ici). C'est dans la Sarthe.
Difficultés d'organisation, timing...
« Comment peut-on envisager sérieusement un accueil sécurisé pour ces enfants ? », s'était interrogé Me Tourniquet, avocat de la commune d’Allonnes, qui dispose de 38 agents territoriaux pour l’accueil de 1 098 élèves. « En tant que maire, si je veux imposer à mes agents un travail qui sort de leur cadre statutaire, qu'en est-il de leur responsabilité ? Rien n'a été prévu ».
Le délai imparti pour mettre en place ce service a été mis en avant par le maire de Vibraye. « Le fax de l'inspection académique est arrivé à 15 h 49, mardi 18 novembre, pour une grève le jeudi 20. On n'avait matériellement pas le temps de l'appliquer ».
À chacun de ces arguments, le représentant du préfet du Maine-et-Loire répond (il n'y avait pas de représentant du préfet de la Sarthe) : « Rien n'empêche le maire d'embaucher du personnel. L'État a prévu de compenser les frais financiers. »
A contre-courant des propos de Sarkozy
Cette décison de justice peut toutefois surprendre, quelques jours après les déclarations de Nicolas Sarkozy, qui laissait entendre qu’il pourrait assouplir la loi pour les maires des petites communes. « Je comprends parfaitement le sentiment d’injustice que peut avoir un maire traîné devant le tribunal administratif par son préfet parce qu’il a peu de moyens, qu’il a fait son possible et qu’il n’y est pas arrivé. Je suis tout à fait prêt à revoir ça », avait-il affirmé.
* Résumé des attaques contre l'E.N., par un maire conseiller général et ancien enseignant.
C'est là .
Voici la fin de son texte et son appel :
[nous] "Demandons la mise en place d’un Conseil national de l’évaluation à l’école comprenant des praticiens, des formateurs et des chercheurs pour mettre au point une politique de l’évaluation et élaborer des outils pour les équipes d’écoles et de cycle, au service des apprentissages des élèves définis par le Socle commun de connaissances et de compétences.
Appelons les conseils des maîtres et les conseils d’école à prendre, dès à présent, des mesures fortes pour protéger les enfants et les écoles des méfaits éventuels des épreuves nationales CE1 et CM2, que ce soit en raison du contenu des épreuves ou de leur utilisation.Nous les appelons en particulier à refuser fermement toute publication des résultats des écoles.
Nous ne pouvons plus continuer à subir cette politique scolaire fondée sur la concurrence entre, les collectivités, entre les élèves, entre les familles, entre les écoles et entre les maîtres. Elle est contraire à l’idéal de citoyens responsables et solidaires qui fonde notre école laïque et républicaine.
Tous les maires républicains doivent en avoir conscience et dénoncer cette avalanche de coups bas contre le corps enseignant abandonné le plus souvent dans la tourmente de réformes qui visent à le mettre à genoux.
Jean Marie DARMIAN Maire de Créon Conseiller général de la Gironde"
* Universités en lutte (en temps réel). Une bonne initiative cette carte pour savoir ce qui se passe et où. là voici au 12/12. Pour voir la carte actualisée suivre ce lien. 