En attendant mai (ou juin, ou juillet ...)
19/03/08 12:00
* Lendemain de grève, c'est encore la grève. Saluons cette initiative parisienne. Voici une partie de la déclaration de l'AG des bahuts parisiens (au passage, il n'y avait pas beaucoup de syndicats présents...)
L’Assemblée Générale d’Ile de France du 18 mars (83 établissements, en présence des syndicats CGT, CNT, SUD Education), propose aux AG d’établissements et de villes (aux personnels, aux parents et aux élèves) ainsi qu’aux syndicats
d’amplifier et de coordonner les mobilisations et les blocages qui se développent en vue de reconduire la grève. D’envoyer des déléguéEs mandatéEs sur les suites de l’action, à l’AG IdF du 20 mars à 17 h 30h à la Bourse du Travail de Paris, 3 rue du Château d’Eau,
de faire converger les initiatives en direction des rectorats : mercredi 19, le matin à Paris, l’après midi 14 h à Créteil, vendredi 21, Rectorat Créteil (10 h), et premier degré IA de Bobigny (11 h).
de faire grève et de manifester au ministère de l’éducation,
le jeudi 20 mars, 14 heures 30, métro Odéon.
(Plan d’action voté à l’unanimité et soutenu par les syndicats présents)
Nous demandons aux directions des syndicats de rompre avec la tactique inefficace des journées d'action, de fixer l'objectif, de préparer et d'appeler nationalement à la grève jusqu'à satisfaction des revendications, notamment par un appel à la grève nationale, dès la semaine prochaine (Amendement voté majoritairement).
* Dire des conneries, sur le bac c'est facile, et en plus se faire passer pour scientifique c'est mieux. Voici une réaction à ce que nous avons publié il y a quelques jours sur les notes du bac (qui varient d'un correcteur à l'autre). L'auteur de l'étude est aujourd'hui sévèrement mis en cause dans Libé. Mais c'est trop tard, le mal est fait...
Alain Debrabant, inspecteur dans l’académie de Dijon, Françoise Paindavoine-Toulot et Pascal Parmantier, professeurs de SES, accusent Bruno Suchaut de «s’être approprié les données figurant dans son étude» où il montre que les notes d’une même copie peuvent varier de onze points. Et rappellent que ces données ont été obtenues lors d’un stage de formation pour les enseignants de SES justement destiné à améliorer l’évaluation au bac. Les notes et les commentaires avaient été transmis au chercheur pour un travail statistique. Ils lui reprochent en outre d’avoir ignoré les procédures qui existent déjà pour éviter les disparités de notation. «Les formateurs m’ont fourni les données, mais c’est moi qui les ai analysées», a répliqué Bruno Suchaut. Pour lui, la réaction des enseignants s’explique aussi par les critiques dont les SES font l’objet en ce moment
* Allègrement, on ne s'en lasse pas. Vous ne savez pas quoi faire un dimanche pluvieux ? Cherchez les bourdes de Claude Allègre. Allez lire cet article de mediapart, le nouveau journal en ligne. Vous pouvez bien rigoler aussi sur Backchich, c'est pas mal non plus.
Juste un extrait du premier :
Pour Joël Martin, « prise une à une, ces fautes passeraient inaperçues. Mais ce qui est remarquable, c’est la densité d’erreurs par ouvrage, et le refus de les corriger ».
*Les tribulations de Jean-Robert (Pitte, vous vous souvenez ? mais si le gauchiste de Paris IV). Et bien il vient de se faire virer, grâce à la LRU. Comme quoi, il n'y a pas que du mauvais la dedans...
C'est dans l'Express et aussi sur Fabula.org.
L'express : "Georges Molinié a été élu en emportant 11 vois contre 8 pour vous.Comment expliquez-vous ce vote ?
Georges Molinié a gagné grâce à une alliance des conservatismes. Sa liste, Avenir de la Sorbonne, rassemblait aussi bien des gens de gauche que de droite, mais uniquement des opposants à la loi Pécresse. L’université n’est pas prête pour le changement. Pour beaucoup, l’idée d’une professionnalisation des diplômes est encore un cauchemar. Ils veulent une université qui soit uniquement un lieu
d’acquisition du savoir et de la pensée critique."
Si déjà l'université pouvait avoir 100 % de réussite sur ces points là ...
* L'angoisse du géranium. Ah, l'Alsace, toujours à la pointe. On en avait déjà parlé de ces ordres de mission, ils refont surface aujourd'hui (du moins à l'AFP)
L'Alsace teste un programme pilote de lettres de mission pour professeurs
La région Alsace teste un programme pilote de "lettres de mission" encadrant le travail d'enseignants du second degré en leur fixant un contrat d'objectifs à atteindre, a-t-on appris mardi de sources concordantes.
L'existence de ces lettres de missions, révélée mardi à l'AFP par Sud-Education (minoritaire), a été confirmée par le rectorat de Strasbourg.
Selon le syndicat, qui réclame la suppression de cette pratique mise en place à la rentrée 2007-2008, des professeurs principaux pour la plupart, notamment de ZEP, ont signé un contrat d'objectifs avec le chef d'établissement sur la base du volontariat.
Ces contrats, définis au cas par cas par les conseils pédagogiques d'établissement, fixent par exemple des objectifs à atteindre en terme d'élèves redoublants, a expliqué Gilles Hargous, secrétaire académique du syndicat.
"Ils introduisent des salaires au mérite et des possibilités d'avancement dans la carrière", a-t-il indiqué.
M. Hargous dénonce des lettres qui "contractualisent" le métier de l'enseignant en "cassant" son statut de fonctionnaire d'Etat. Il dit redouter de voir se créer des "superprofs" dans les établissements ainsi qu'une "concurrence entre professeurs pour atteindre les objectifs".
"On est vraiment dans une volonté de transformer l'école dans une perspective libérale", a-t-il commenté.
Le rectorat n'était pas en mesure de fournir dans l'immédiat des précisions sur le nombre d'établissements et le nombre professeurs concernés.
L’Assemblée Générale d’Ile de France du 18 mars (83 établissements, en présence des syndicats CGT, CNT, SUD Education), propose aux AG d’établissements et de villes (aux personnels, aux parents et aux élèves) ainsi qu’aux syndicats
d’amplifier et de coordonner les mobilisations et les blocages qui se développent en vue de reconduire la grève. D’envoyer des déléguéEs mandatéEs sur les suites de l’action, à l’AG IdF du 20 mars à 17 h 30h à la Bourse du Travail de Paris, 3 rue du Château d’Eau,
de faire converger les initiatives en direction des rectorats : mercredi 19, le matin à Paris, l’après midi 14 h à Créteil, vendredi 21, Rectorat Créteil (10 h), et premier degré IA de Bobigny (11 h).
de faire grève et de manifester au ministère de l’éducation,
le jeudi 20 mars, 14 heures 30, métro Odéon.
(Plan d’action voté à l’unanimité et soutenu par les syndicats présents)
Nous demandons aux directions des syndicats de rompre avec la tactique inefficace des journées d'action, de fixer l'objectif, de préparer et d'appeler nationalement à la grève jusqu'à satisfaction des revendications, notamment par un appel à la grève nationale, dès la semaine prochaine (Amendement voté majoritairement).
* Dire des conneries, sur le bac c'est facile, et en plus se faire passer pour scientifique c'est mieux. Voici une réaction à ce que nous avons publié il y a quelques jours sur les notes du bac (qui varient d'un correcteur à l'autre). L'auteur de l'étude est aujourd'hui sévèrement mis en cause dans Libé. Mais c'est trop tard, le mal est fait...
Alain Debrabant, inspecteur dans l’académie de Dijon, Françoise Paindavoine-Toulot et Pascal Parmantier, professeurs de SES, accusent Bruno Suchaut de «s’être approprié les données figurant dans son étude» où il montre que les notes d’une même copie peuvent varier de onze points. Et rappellent que ces données ont été obtenues lors d’un stage de formation pour les enseignants de SES justement destiné à améliorer l’évaluation au bac. Les notes et les commentaires avaient été transmis au chercheur pour un travail statistique. Ils lui reprochent en outre d’avoir ignoré les procédures qui existent déjà pour éviter les disparités de notation. «Les formateurs m’ont fourni les données, mais c’est moi qui les ai analysées», a répliqué Bruno Suchaut. Pour lui, la réaction des enseignants s’explique aussi par les critiques dont les SES font l’objet en ce moment
* Allègrement, on ne s'en lasse pas. Vous ne savez pas quoi faire un dimanche pluvieux ? Cherchez les bourdes de Claude Allègre. Allez lire cet article de mediapart, le nouveau journal en ligne. Vous pouvez bien rigoler aussi sur Backchich, c'est pas mal non plus.
Juste un extrait du premier :
Pour Joël Martin, « prise une à une, ces fautes passeraient inaperçues. Mais ce qui est remarquable, c’est la densité d’erreurs par ouvrage, et le refus de les corriger ».
*Les tribulations de Jean-Robert (Pitte, vous vous souvenez ? mais si le gauchiste de Paris IV). Et bien il vient de se faire virer, grâce à la LRU. Comme quoi, il n'y a pas que du mauvais la dedans...
C'est dans l'Express et aussi sur Fabula.org.
L'express : "Georges Molinié a été élu en emportant 11 vois contre 8 pour vous.Comment expliquez-vous ce vote ?
Georges Molinié a gagné grâce à une alliance des conservatismes. Sa liste, Avenir de la Sorbonne, rassemblait aussi bien des gens de gauche que de droite, mais uniquement des opposants à la loi Pécresse. L’université n’est pas prête pour le changement. Pour beaucoup, l’idée d’une professionnalisation des diplômes est encore un cauchemar. Ils veulent une université qui soit uniquement un lieu
d’acquisition du savoir et de la pensée critique."
Si déjà l'université pouvait avoir 100 % de réussite sur ces points là ...
* L'angoisse du géranium. Ah, l'Alsace, toujours à la pointe. On en avait déjà parlé de ces ordres de mission, ils refont surface aujourd'hui (du moins à l'AFP)
L'Alsace teste un programme pilote de lettres de mission pour professeurs
La région Alsace teste un programme pilote de "lettres de mission" encadrant le travail d'enseignants du second degré en leur fixant un contrat d'objectifs à atteindre, a-t-on appris mardi de sources concordantes.
L'existence de ces lettres de missions, révélée mardi à l'AFP par Sud-Education (minoritaire), a été confirmée par le rectorat de Strasbourg.
Selon le syndicat, qui réclame la suppression de cette pratique mise en place à la rentrée 2007-2008, des professeurs principaux pour la plupart, notamment de ZEP, ont signé un contrat d'objectifs avec le chef d'établissement sur la base du volontariat.
Ces contrats, définis au cas par cas par les conseils pédagogiques d'établissement, fixent par exemple des objectifs à atteindre en terme d'élèves redoublants, a expliqué Gilles Hargous, secrétaire académique du syndicat.
"Ils introduisent des salaires au mérite et des possibilités d'avancement dans la carrière", a-t-il indiqué.
M. Hargous dénonce des lettres qui "contractualisent" le métier de l'enseignant en "cassant" son statut de fonctionnaire d'Etat. Il dit redouter de voir se créer des "superprofs" dans les établissements ainsi qu'une "concurrence entre professeurs pour atteindre les objectifs".
"On est vraiment dans une volonté de transformer l'école dans une perspective libérale", a-t-il commenté.
Le rectorat n'était pas en mesure de fournir dans l'immédiat des précisions sur le nombre d'établissements et le nombre professeurs concernés.
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