Expérimentationisme
28/02/08 22:00
* A la hussarde, les nouvelles expérimentations de Cohn-Bendit. Celui-ci a lancé l'idée de collèges pilotes avec une pédagogie dite moderne et performante. Voilà ce que nous apprend SUD-éduc au sujet de leur implantation :
"Par voie de communiqué de presse, 5 établissements (collège Jules Vallès de la Ricamarie - 42, collège Les explorateurs à Cergy Pontoise - 95, collège Beaumarchais à Meaux - 77, Collège Chevreul à L’Haÿ les Roses - 94 et collège Jean Jaurès et lycée Lumière à La Ciotat –13) ont appris le lundi 5 février qu’ils étaient désignés « sur proposition des recteurs concernés pour accueillir des équipes d’enseignants portant des projets innovants /…/ formées à l’initiative de Gabriel Cohn-Bendit. Ces équipes proposeront des projets innovants qui s’inscriront dans le cadre de l’article 34 de la loi de programme et d’orientation pour l’avenir de l’école (article L. 401 du code de l’éducation)… » Hormis les établissements de la Ciotat, porteurs d’un projet construit de pédagogie Freinet, les autres l’ont découvert via le site du cafepedagogique. A aucun moment, les communautés scolaires n'ont été contactées, et encore moins concertées, sur ces propositions. Ce sont donc des projets extérieurs qu’on essaiera de leur imposer. Ces établissements ont été choisis car subissant un fort « turn over » des enseignants - « turn over » sensé faciliter l’arrivée de nouvelles équipes. La référence à l’article 34 montre bien que ce qui est en jeu n’est pas l’expérimentation proprement dite - l’application de cet article permettant de déroger à la loi commune. Ce qui est en jeu c’est la dérogation aux règles de mutation des enseignants, la labellisation « collège expérimental » permettant de définir des postes à profil – les enseignants volontaires signant en quelque sorte un engagement à respecter le « cahier des charges » rédigé par le Collectif d’Initiatives Educatives initiateur avec Gabriel Cohn Bendit du projet. L’expérience étant appelée à s’étendre (dixit M. Héron IPR chargé de mission à l’innovation de l’académie de Créteil) nous allons nous retrouver dans la situation de France Télécom avec une double gestion des personnels. Derrière l’extension des postes à profil d’abord gérés par les rectorats se dessine le caractère propre des établissements et le recrutement des enseignants par les chefs d’établissement en adéquation avec les projets des établissements. Les enseignants de ces établissements ne sont pas prêts à céder leur place et leur liberté pédagogique."
* Faute de sondage, on invente les chiffres. C'est mieux, et puis aux moins on est sûr qu'ils disent ce que l'on veut.
«Alors que nous nous sommes tant battus pour que l’on en parle, nous nous sommes sentis remis en cause», explique Hubert Tisson, de l’Association des professeurs d’histoire et de géographie (APHG), qui a demandé d’où venaient ces chiffres : «Il ne s’agit pas d’un sondage, a admis l’entourage de Darcos, mais de remontées de terrain des recteurs. Le ministre les a interrogés après un sondage de 2000 indiquant que plus de 50 % des jeunes de 16 à 24 ans s’estimaient insuffisamment informés.» Pour l’APHG, c’est une«dérive dans la communication». Lu dans Libé.
C'est vrai que les recteurs ils sont vraiment sur le terrain de l'élève de troisième ou de première ... D'ailleurs j'en ai encore croisé un il y a dix ans.
* Allègre le retour annoncé. On ne résistera pas à diffuser ce petit mot d'Hollande :
"Par voie de communiqué de presse, 5 établissements (collège Jules Vallès de la Ricamarie - 42, collège Les explorateurs à Cergy Pontoise - 95, collège Beaumarchais à Meaux - 77, Collège Chevreul à L’Haÿ les Roses - 94 et collège Jean Jaurès et lycée Lumière à La Ciotat –13) ont appris le lundi 5 février qu’ils étaient désignés « sur proposition des recteurs concernés pour accueillir des équipes d’enseignants portant des projets innovants /…/ formées à l’initiative de Gabriel Cohn-Bendit. Ces équipes proposeront des projets innovants qui s’inscriront dans le cadre de l’article 34 de la loi de programme et d’orientation pour l’avenir de l’école (article L. 401 du code de l’éducation)… » Hormis les établissements de la Ciotat, porteurs d’un projet construit de pédagogie Freinet, les autres l’ont découvert via le site du cafepedagogique. A aucun moment, les communautés scolaires n'ont été contactées, et encore moins concertées, sur ces propositions. Ce sont donc des projets extérieurs qu’on essaiera de leur imposer. Ces établissements ont été choisis car subissant un fort « turn over » des enseignants - « turn over » sensé faciliter l’arrivée de nouvelles équipes. La référence à l’article 34 montre bien que ce qui est en jeu n’est pas l’expérimentation proprement dite - l’application de cet article permettant de déroger à la loi commune. Ce qui est en jeu c’est la dérogation aux règles de mutation des enseignants, la labellisation « collège expérimental » permettant de définir des postes à profil – les enseignants volontaires signant en quelque sorte un engagement à respecter le « cahier des charges » rédigé par le Collectif d’Initiatives Educatives initiateur avec Gabriel Cohn Bendit du projet. L’expérience étant appelée à s’étendre (dixit M. Héron IPR chargé de mission à l’innovation de l’académie de Créteil) nous allons nous retrouver dans la situation de France Télécom avec une double gestion des personnels. Derrière l’extension des postes à profil d’abord gérés par les rectorats se dessine le caractère propre des établissements et le recrutement des enseignants par les chefs d’établissement en adéquation avec les projets des établissements. Les enseignants de ces établissements ne sont pas prêts à céder leur place et leur liberté pédagogique."
* Faute de sondage, on invente les chiffres. C'est mieux, et puis aux moins on est sûr qu'ils disent ce que l'on veut.
«Alors que nous nous sommes tant battus pour que l’on en parle, nous nous sommes sentis remis en cause», explique Hubert Tisson, de l’Association des professeurs d’histoire et de géographie (APHG), qui a demandé d’où venaient ces chiffres : «Il ne s’agit pas d’un sondage, a admis l’entourage de Darcos, mais de remontées de terrain des recteurs. Le ministre les a interrogés après un sondage de 2000 indiquant que plus de 50 % des jeunes de 16 à 24 ans s’estimaient insuffisamment informés.» Pour l’APHG, c’est une«dérive dans la communication». Lu dans Libé.
C'est vrai que les recteurs ils sont vraiment sur le terrain de l'élève de troisième ou de première ... D'ailleurs j'en ai encore croisé un il y a dix ans.
* Allègre le retour annoncé. On ne résistera pas à diffuser ce petit mot d'Hollande :
A propos de la possible nomination de Claude Allègre au gouvernement, M. Hollande a affirmé que "si l'objectif de Nicolas Sarkozy est de mettre des milliers de Français dans la rue, je ne saurais trop lui recommander la nomination de Claude Allègre". "Il a du talent, et notamment celui-là", a-t-il souligné.
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