Ca va brader

*Des nouvelles du front syndical : ça va chauffer oulala...

La dépêche de l’AFP est terrible. Ce sera tolérance zéro : Luc Chatel doit mettre "ses actes en conformité avec ses paroles". "Oui, monsieur le ministre: un pays qui croît en son avenir est un pays qui investit dans l'éducation". « Les affirmations sur la nécessité d'investir dans l'Education et de réduire les inégalités doivent se traduire par des décisions en rupture avec les politiques menées ces dernières années". Attention il va y avoir du sang.

Ce sont les déclarations du collectif
« un pays, une école, notre avenir", qui a tenu réunion, le 3 septembre. Collectif constitué des jusqu’auboutistes suivants : CEMEA - CRAP-Cahiers pédagogiques - FAEN - FCPE - FEP-CFDT - FERC-CGT - FOEVEN - FSU - GFEN - ICEM-Pédagogie Freinet - La JPA - La Ligue de l’enseignement - SGEN-CFDT - UNEF - UNL - UNSA Education

Curieuse réunion à vrai dire d’un
collectif qui parfois s'auto-intitule modestement "G25", et dont les ténors, en cette rentrée, ont refusé de se réunir en intersyndicale la semaine dernière (pourquoi ? allez leur demander, ou mieux demandez à leurs représentants sur le terrain). On comprend mieux pourquoi quand on sait qu’ils se roulent dans l’autosatisfaction générale suite aux résultats des luttes de l’an dernier (ne me dites pas lesquelles s’il vous plaît). La perspective de se revoir en cette belle rentrée leur a donné véritablement la patate.

La CGT et SUD, venus pour voir, n’ont pas été déçus du voyage. Lorsqu’a été évoquée la question des luttes, il y a eu comme qui dirait un raidissement, le
SE en tête, le SGEN dans le pas et la FSU dans le silence. Pas question de dire des gros mots de la sorte. Pas question non plus de parler des désobéisseurs et en particulier de ceux qui s’opposent à Base-Elève et des différentes formes de répression. Le SE, bien incontournable, a déclaré qu’il ne fallait pas se crisper sur des points de désaccords, faut-il donc croire qu’ils sont pour base-élève, pour les sanctions et s’accommodent du bel ordre moral qu’on a.

En gros donc,
il faut commencer l’année cool, donner à Chatel, petit nouveau qui n’y connaît rien (tombé de la dernière pluie il faut croire), le temps de changer sa politique.

Des couillus tous ceux là... Ca va chauffer ... Des brutaux on vous dit. D’ailleurs la preuve, ils vont se revoir à la fin du mois pour évaluer la situation et les réponses du ministre.


* Braderie : FCPE 94

VILLENEUVE-LE-ROI (Val-de-Marne), 4 sept 2009 (AFP) - La Fédération des parents d’élèves (FCPE) du Val-de-Marne a dénoncé vendredi une "grande braderie" de l’éducation, lors d’un point de presse organisé devant le magasin Intermarché où le ministre de l’Education Luc Chatel s’était rendu en août.

M. Chatel "assume la continuité et l’héritage des réformes (de l’ancien ministre Xavier) Darcos", a déclaré Alain Buch, président de la FCPE-94, avant de dresser le bilan d’une rentrée selon lui "très difficile". Evoquant la situation des emplois vie scolaire (EVS) dont les contrats se sont achevés en juin, les suppressions de postes d’enseignants, la réduction des effectifs des enseignants Rased (spécialistes de la grande difficulté scolaire dans les écoles), les jeunes n’ayant pas encore d’affectation ou les problèmes de scolarisation des enfants de 2-3 ans, M. Buch a estimé que "la logique de toutes ces réformes, (c’est que) ce sont les familles les plus défavorisées qui trinquent".

C’est une "grande braderie" de l’éducation, a ajouté le responsable de la FCPE-94 devant les portes du magasin Intermarché de Villeneuve-le-Roi (Val-de-Marne) où M. Chatel a fait en août la promotion de l’opération des "essentiels de la rentrée", des fournitures scolaires à bas prix.

Ce jour-là, des salariés d’Intermarché avaient été invités à faire de la figuration, une initiative dont l’enseigne avait assumé l’entière responsabilité. Interpellés par un responsable du magasin sur leur présence à cet endroit sans demande d’autorisation, les militants de la FCPE ont rétorqué qu’ils étaient venus eux aussi présenter "(leurs) essentiels".

C’est à ce demander si la FCPE finalement...


*En effet tout va bien. Dormez !

AFP - La CGT craint une chute brutale du nombre de fonctionnaires d'Etat par habitant en France

« Le nombre de fonctionnaires d'Etat par habitant pourrait être ramené en France d'ici 2012 à un niveau inférieur d'environ 18% à ce qu'il était en 1980, affirme la CGT Fonctionnaires dans sa revue interne Fonction publique.
"Le rythme actuel des suppressions d'emplois, couplé aux projections démographiques, indique qu'il pourrait ne plus y avoir que 3,5 fonctionnaires d'Etat pour 100 habitants en 2012", contre 4,13 en 1980 et 4,20 en 1990, affirme le mensuel CGT dans un dossier thématique.
"L'affrontement avec les tenants du +toujours moins+" de fonctionnaires "n'a peut être jamais été aussi âpre que maintenant",
ajoute le syndicat qui appelle à une "rentrée offensive", et qui a convié vendredi les cinq autres fédérations de fonctionnaires à son siège pour un "premier contact de rentrée".
"La CGT vient d'actualiser son estimation
des emplois qui auront été perdus en 2012 dans la fonction publique d'Etat depuis 2003: on devrait être plus proche de 250.000 à 270.000 que de 200.000 à 210.000", a précisé à l'AFP Jean-Marc Canon, secrétaire général des fonctionnaires CGT.
Le syndicat estime que la baisse ignore deux grandes tendances démographiques: le dynamisme de la natalité suscite des besoins en enseignants, tandis que la population française augmente aussi car elle vieillit.
Le transfert aux collectivités locales d'environ 35.000 personnels de l'Education nationale a nourri la baisse du nombre de fonctionnaires d'Etat, reconnaît la CGT qui dit s'en tenir aux "chiffres officiels" pour établir ses propres projections. »

Bon, on attend la rentrée offensive.