Violences d'Etat
13/03/10 10:00
* Violences rectorales, toujours.
La violence n’est pas qu’une affaire d’élèves et de professeurs. Elle vient aussi d’en haut, il s’agit alors d’une violence d’Etat. Après la reconduite (à la frontière de sa mission) d’un enseignant qui se présentait aux élections régionales « pour opinions politiques opposées à celles du ministère » (voir plus bas), voici un nouveau cas d’enseignant mis à pied pendant 15 jours, pour une gifle.
Source. Les faits remontent au mois de février 2009. Thérèse-Marie Cardon, enseignante d'arts plastiques dans le Nord de la France, a giflé un collégien alors qu'il tambourinait à la porte de sa classe avec des camarades pendant une récréation. " Un geste réflexe " selon l'enseignante qui précise s'être expliquée et " réconciliée " avec l'enfant et sa mère une semaine après l'incident.
Plus d'un an après les faits, la sanction est tombée : mise à pied de deux semaines par le rectorat de Lille avec retenue de salaire. " Répression antisyndicale " ? " Il y a eu double sanction, pour moi et pour les élèves, puisque je devais emmener une classe de 4e voir des expositions à Lille ", a regretté l'enseignante de 56 ans.
Adhérente à la CGT, Thérèse-Marie Cardon, affirme avoir été victime de " répression antisyndicale " et a formé un recours auprès du ministère. Du côté du rectorat, on précise que cette exclusion temporaire est " une procédure disciplinaire comme cela arrive parfois ". C.H. Le 10/03/2010
* Enfin un candidat qui n’est pas viré de ses fonctions pour ses opinions :
De source politique - En choisissant de se présenter en dixième et dernière position, c'est-à-dire en position inéligible, sur la liste de la majorité en Haute-Marne, Luc Chatel a voulu faire une campagne discrète...
Il faut dire que localement, en Haute-Marne, les critiques de ses opposants se faisaient de plus en plus vives:
non seulement de mauvais esprits trouvaient ses émoluements au conseil régional disproportionnés eu égard à ses rares présences sur place, mais en plus certains suggèrent que le ministre aurait, pour ses précédentes campagnes, bénéficié d'un financement illégal du groupe l'Oréal : dont ceux là.
* Violences sociales, cette fois :
De source syndicale : 7000 sur 12000 contractuels ne seraient pas rembauchés à la rentrée 2010 [annonce faite au ministère lors d'une réunion avec les syndicats le 24/02]
Serait-ce l’illustration de la demande formulée par Chatel aux rectorats d'élargir leur vivier de "contractuels associés"...
On suppose que l'explication est toujours de pouvoir virer les contractuels au bout de 200 heures afin qu'il n'aient pas droit aux indemnités de chômage.
* Education prioritaire : le Sénat relève l'incohérence d'un système
Actualité. com - La commission des finances du Sénat vient d’épingler de nombreuses incohérences dans un rapport rendu sur l'articulation entre les dispositifs de la politique de la ville et de l'éducation prioritaire dans les quartiers sensibles. Alors qu’on pourrait penser que les établissements appartenant au système dit d’éducation prioritaire ont véritablement les moyens de mener une politique éducative volontariste, on remarque dans les faits que c’est loin d’être le cas sur le terrain.
Mieux, si les effectifs par classe dans les zones d’éducation prioritaire sont soumis à des plafonds inférieurs aux maxima autorisés, on se rend compte que cela n’assure pas un mieux par rapport à l’ensemble des établissements du territoire. En faisant la moyenne du nombre d’élèves par classe dans les écoles primaires ne bénéficiant pas de cette barrière, on se rend compte que cette dernière reste plus faible que les effectifs moyens dans les zones d’éducation prioritaire…"
Le rapport est là.
Du plus pour faire du moins donc...
* Grève : guerre des chiffres, toujours. Oui mais là...
Le Monde - Selon le ministère de l'éducation nationale, 12,9 % des enseignants sont en grève. A la mi-journée, la proportion d'enseignants grévistes était de 15,14 % dans les collèges, de 8,03 % dans les lycées professionnels, et de 11,70 % dans les lycées d'enseignement général et technologique, précise le ministère dans un communiqué. A Paris, entre 1 100 et 10 000 ont défilé entre Luxembourg et le ministère de l'éducation nationale, selon les sources.
De son côté, le SNES-FSU, le principal syndicat pour le second degré, a annoncé une participation de 50 %. "Un peu plus d'un [enseignant] sur deux dans les collèges" est en grève et "environ 40 % dans les lycées", a assuré la cosecrétaire générale du syndicat, Frédérique Rolet.
* Lundi : grève des trousses. Par les lycéens cette fois. C’est là.
* Le Vidberg de la fin :

Visitez son site.
La violence n’est pas qu’une affaire d’élèves et de professeurs. Elle vient aussi d’en haut, il s’agit alors d’une violence d’Etat. Après la reconduite (à la frontière de sa mission) d’un enseignant qui se présentait aux élections régionales « pour opinions politiques opposées à celles du ministère » (voir plus bas), voici un nouveau cas d’enseignant mis à pied pendant 15 jours, pour une gifle.
Source. Les faits remontent au mois de février 2009. Thérèse-Marie Cardon, enseignante d'arts plastiques dans le Nord de la France, a giflé un collégien alors qu'il tambourinait à la porte de sa classe avec des camarades pendant une récréation. " Un geste réflexe " selon l'enseignante qui précise s'être expliquée et " réconciliée " avec l'enfant et sa mère une semaine après l'incident.
Plus d'un an après les faits, la sanction est tombée : mise à pied de deux semaines par le rectorat de Lille avec retenue de salaire. " Répression antisyndicale " ? " Il y a eu double sanction, pour moi et pour les élèves, puisque je devais emmener une classe de 4e voir des expositions à Lille ", a regretté l'enseignante de 56 ans.
Adhérente à la CGT, Thérèse-Marie Cardon, affirme avoir été victime de " répression antisyndicale " et a formé un recours auprès du ministère. Du côté du rectorat, on précise que cette exclusion temporaire est " une procédure disciplinaire comme cela arrive parfois ". C.H. Le 10/03/2010
* Enfin un candidat qui n’est pas viré de ses fonctions pour ses opinions :
De source politique - En choisissant de se présenter en dixième et dernière position, c'est-à-dire en position inéligible, sur la liste de la majorité en Haute-Marne, Luc Chatel a voulu faire une campagne discrète...
Il faut dire que localement, en Haute-Marne, les critiques de ses opposants se faisaient de plus en plus vives:
non seulement de mauvais esprits trouvaient ses émoluements au conseil régional disproportionnés eu égard à ses rares présences sur place, mais en plus certains suggèrent que le ministre aurait, pour ses précédentes campagnes, bénéficié d'un financement illégal du groupe l'Oréal : dont ceux là.
* Violences sociales, cette fois :
De source syndicale : 7000 sur 12000 contractuels ne seraient pas rembauchés à la rentrée 2010 [annonce faite au ministère lors d'une réunion avec les syndicats le 24/02]
Serait-ce l’illustration de la demande formulée par Chatel aux rectorats d'élargir leur vivier de "contractuels associés"...
On suppose que l'explication est toujours de pouvoir virer les contractuels au bout de 200 heures afin qu'il n'aient pas droit aux indemnités de chômage.
* Education prioritaire : le Sénat relève l'incohérence d'un système
Actualité. com - La commission des finances du Sénat vient d’épingler de nombreuses incohérences dans un rapport rendu sur l'articulation entre les dispositifs de la politique de la ville et de l'éducation prioritaire dans les quartiers sensibles. Alors qu’on pourrait penser que les établissements appartenant au système dit d’éducation prioritaire ont véritablement les moyens de mener une politique éducative volontariste, on remarque dans les faits que c’est loin d’être le cas sur le terrain.
Mieux, si les effectifs par classe dans les zones d’éducation prioritaire sont soumis à des plafonds inférieurs aux maxima autorisés, on se rend compte que cela n’assure pas un mieux par rapport à l’ensemble des établissements du territoire. En faisant la moyenne du nombre d’élèves par classe dans les écoles primaires ne bénéficiant pas de cette barrière, on se rend compte que cette dernière reste plus faible que les effectifs moyens dans les zones d’éducation prioritaire…"
Le rapport est là.
Du plus pour faire du moins donc...
* Grève : guerre des chiffres, toujours. Oui mais là...
Le Monde - Selon le ministère de l'éducation nationale, 12,9 % des enseignants sont en grève. A la mi-journée, la proportion d'enseignants grévistes était de 15,14 % dans les collèges, de 8,03 % dans les lycées professionnels, et de 11,70 % dans les lycées d'enseignement général et technologique, précise le ministère dans un communiqué. A Paris, entre 1 100 et 10 000 ont défilé entre Luxembourg et le ministère de l'éducation nationale, selon les sources.
De son côté, le SNES-FSU, le principal syndicat pour le second degré, a annoncé une participation de 50 %. "Un peu plus d'un [enseignant] sur deux dans les collèges" est en grève et "environ 40 % dans les lycées", a assuré la cosecrétaire générale du syndicat, Frédérique Rolet.
* Lundi : grève des trousses. Par les lycéens cette fois. C’est là.
* Le Vidberg de la fin :

Visitez son site.
blog comments powered by Disqus