Facultés de blocage [MAJ]
06/11/07 17:23
... où l'inverse plutôt. Ce mardi, plusieurs
universités ont été bloquées (d'après AFP). Il
s''agit de :
[MAJ de 17 h en fin de post]
Tours
Une centaine d'étudiants ont bloqué mardi matin l'entrée des bâtiments de la Faculté de Lettres de Tours, les Tanneurs, pour protester contre la loi Pécresse sur l'autonomie des universités, a-t-on appris de source policière.
Les étudiants, qui revendiquent "une action collective sans étiquette", avaient décidé de bloquer la Faculté des Tanneurs au cours d'une assemblée générale lundi soir, pour exprimer leur inquiétude face au vote cet été de la loi sur les universités.
Des chaises et des tables interdisaient mardi matin l'accès aux salles de cours et les étudiants attendaient la tenue d'une assemblée générale en début d'après-midi pour décider de la poursuite ou non du mouvement.
Toulouse
Des étudiants de l'université Toulouse-Le Mirail ont bloqué mardi matin l'entrée des bâtiments de la faculté pour protester notamment contre la loi Pécresse sur l'autonomie des universités, a constaté un journaliste de l'AFP.
Des chaises et des tables interdisaient l'accès aux salles de cours et des étudiants attendaient la tenue d'une assemblée générale dans la matinée pour décider de la poursuite ou non du mouvement.
Le mouvement, lancé par l'Aget-étudiants, Sud-étudiants et les Jeunesses communistes révolutionnaires, est "devenu un mouvement étudiant qui marche en assemblée générale", a-t-il précisé. Le blocage de la fac avait été voté mardi 30 octobre.
Dans un tract distribué aux étudiants, la présidence de l'université a jugé que "cette situation est en contradiction avec les principes de liberté de circulation et d'expression qui plaident pour une université ouverte garante du débat démocratique".
Rouen
A Rouen, les étudiants bloquent depuis le 30 octobre les facultés de lettres et de psycho-socio. Une assemblée générale a réuni 1.200 étudiants qui ont voté la reconduction du mouvement et appelé à une manifestation dans les rues de Rouen jeudi soir. Cette initiative doit s'inscrire dans le cadre de la journée nationale d'action appelée par une coordination nationale qui s'est réunie le 28 octobre à Toulouse.
Paris Tolbiac
Entre 100 et 200 personnes ont occupé lundi pendant quelques heures le site de Tolbiac de l'université Paris I avant de le quitter en fin de journée, alors que celui-ci est fermé administrativement, pour réclamer notamment l'abrogation de la loi sur l'autonomie des universités, a-t-on appris de sources concordantes.
Pour la ministre c'est bien sûr totalement injustifé :
(AFP, toujours) - Les déctracteurs de la loi estimant notamment que ce texte va se traduire par un désengagement financier de l'Etat, la ministre dit :
"C'est tout le contraire", a répondu Mme Pécresse, qui a ajouté: "c'est un investissement, car on va mettre cinq milliards d'euros en cinq ans dans l'université".
"C'est paradoxal qu'au moment où l'Etat se réengage, au moment où l'Etat décide d'accompagner les universités pour qu'elles soient plus puissantes, plus fortes, pour qu'elles assurent une meilleure insertion professionnelle des étudiants (...), qu'à ce moment-là, il y ait un mécontentement qui ne me paraît pas justifié", a-t-elle dit.
"Il faut un peu de patience pour que la loi puisse porter ses fruits", a-t-elle ajouté.
A la question de savoir si elle était prête à négocier avec ces étudiants, elle a répondu que "la concertation" avait été "intense depuis (son) arrivée au ministère". "Aujourd'hui, on est en permanence en concertation sur les décrets d'application de la loi", a-t-elle dit.
La ministre a par ailleurs affirmé qu'allait "sortir cette semaine" un décret d'application de la loi "qui permet le travail des étudiants dans les universités".
Ca veut dire quoi cette dernière phrase ? Un décret anti grève d'étudiant ?
[MAJ] A 17 heures s'ajoutent les universités suivantes :
Aix-Marseille I
Les étudiants de l'Université Aix-Marseille I ont voté "le principe de la grève" pour protester contre la loi Pécresse, mardi au cours d'une assemblée générale qui a réuni environ 450 personnes, a constaté un journaliste de l'AFP.
Ils ont reporté leur vote en revanche sur un éventuel blocage des locaux, jugeant qu'il était "trop tôt" pour en décider.
Un "barrage filtrant" sera organisé mercredi matin à l'entrée de la Faculté de lettres et de sciences humaines, avant la tenue d'une nouvelle assemblée générale destinée à préciser la suite du mouvement.
Lille III
Des étudiants de l'université Lille III (Lettres et sciences humaines) ont voté mardi après-midi le blocage de l'établissement pour protester contre la loi Pécresse, lors d'une assemblée générale qui a rassemblé jusqu'à 1.200 personnes, a constaté une journaliste de l'AFP.
Rennes II
Quelque 800 des 18.000 étudiants de Rennes ont participé à cette AG selon l'Unef. Des militants de ce syndicat, de Sud, de LO, la LCR, ou la CNT ont dénoncé cette loi sur l'autonomie qu'ils considèrent comme une "privatisation" de l'université.Des barrages ont été montés à l'aide de tables et de chaises à l'entrée des bâtiments juste après l'AG. Quelques altercations isolées se sont produites à cette occasion entre partisans et opposants au blocage voté jusqu'à la prochaine AG prévue mercredi midi. L'accès aux bibliothèques est resté libre.
Les étudiants de Rennes 1 (droit et sciences) ont de leur côté voté l'organisation mercredi et jeudi de "barrages filtrants", ralentissant l'accès des étudiants aux cours pour leur distribuer des tracts. Leur AG a rassemblé 150 personnes selon Sud.
et Toulouse annonce être bloquée jusqu'à jeudi.
Contre ces mouvements les présidents d'université ont la parade : fermer les locaux afin de rendre plus difficile les rassemblements.
AFP -Le collectif contre l'autonomie des universités (CCAU, [extrème gauche]) a protesté mardi contre les fermetures administratives décidées par les présidents des universités où "la grève et le blocage sont votés", limitant ainsi fait "la massification du mouvement".
"Pendant le CPE, il y a eu quelques fermetures mais pas en début de mouvement. Là, on a l'impression que les présidents d'université se sont consultés et que, quand une AG vote la grève ou le blocage, ils décident la fermeture administrative", a déclaré à l'AFP, en marge d'une conférence de presse, Igor Zamichiei, de l'UEC.
[MAJ de 17 h en fin de post]
Tours
Une centaine d'étudiants ont bloqué mardi matin l'entrée des bâtiments de la Faculté de Lettres de Tours, les Tanneurs, pour protester contre la loi Pécresse sur l'autonomie des universités, a-t-on appris de source policière.
Les étudiants, qui revendiquent "une action collective sans étiquette", avaient décidé de bloquer la Faculté des Tanneurs au cours d'une assemblée générale lundi soir, pour exprimer leur inquiétude face au vote cet été de la loi sur les universités.
Des chaises et des tables interdisaient mardi matin l'accès aux salles de cours et les étudiants attendaient la tenue d'une assemblée générale en début d'après-midi pour décider de la poursuite ou non du mouvement.
Toulouse
Des étudiants de l'université Toulouse-Le Mirail ont bloqué mardi matin l'entrée des bâtiments de la faculté pour protester notamment contre la loi Pécresse sur l'autonomie des universités, a constaté un journaliste de l'AFP.
Des chaises et des tables interdisaient l'accès aux salles de cours et des étudiants attendaient la tenue d'une assemblée générale dans la matinée pour décider de la poursuite ou non du mouvement.
Le mouvement, lancé par l'Aget-étudiants, Sud-étudiants et les Jeunesses communistes révolutionnaires, est "devenu un mouvement étudiant qui marche en assemblée générale", a-t-il précisé. Le blocage de la fac avait été voté mardi 30 octobre.
Dans un tract distribué aux étudiants, la présidence de l'université a jugé que "cette situation est en contradiction avec les principes de liberté de circulation et d'expression qui plaident pour une université ouverte garante du débat démocratique".
Rouen
A Rouen, les étudiants bloquent depuis le 30 octobre les facultés de lettres et de psycho-socio. Une assemblée générale a réuni 1.200 étudiants qui ont voté la reconduction du mouvement et appelé à une manifestation dans les rues de Rouen jeudi soir. Cette initiative doit s'inscrire dans le cadre de la journée nationale d'action appelée par une coordination nationale qui s'est réunie le 28 octobre à Toulouse.
Paris Tolbiac
Entre 100 et 200 personnes ont occupé lundi pendant quelques heures le site de Tolbiac de l'université Paris I avant de le quitter en fin de journée, alors que celui-ci est fermé administrativement, pour réclamer notamment l'abrogation de la loi sur l'autonomie des universités, a-t-on appris de sources concordantes.
Pour la ministre c'est bien sûr totalement injustifé :
(AFP, toujours) - Les déctracteurs de la loi estimant notamment que ce texte va se traduire par un désengagement financier de l'Etat, la ministre dit :
"C'est tout le contraire", a répondu Mme Pécresse, qui a ajouté: "c'est un investissement, car on va mettre cinq milliards d'euros en cinq ans dans l'université".
"C'est paradoxal qu'au moment où l'Etat se réengage, au moment où l'Etat décide d'accompagner les universités pour qu'elles soient plus puissantes, plus fortes, pour qu'elles assurent une meilleure insertion professionnelle des étudiants (...), qu'à ce moment-là, il y ait un mécontentement qui ne me paraît pas justifié", a-t-elle dit.
"Il faut un peu de patience pour que la loi puisse porter ses fruits", a-t-elle ajouté.
A la question de savoir si elle était prête à négocier avec ces étudiants, elle a répondu que "la concertation" avait été "intense depuis (son) arrivée au ministère". "Aujourd'hui, on est en permanence en concertation sur les décrets d'application de la loi", a-t-elle dit.
La ministre a par ailleurs affirmé qu'allait "sortir cette semaine" un décret d'application de la loi "qui permet le travail des étudiants dans les universités".
Ca veut dire quoi cette dernière phrase ? Un décret anti grève d'étudiant ?
[MAJ] A 17 heures s'ajoutent les universités suivantes :
Aix-Marseille I
Les étudiants de l'Université Aix-Marseille I ont voté "le principe de la grève" pour protester contre la loi Pécresse, mardi au cours d'une assemblée générale qui a réuni environ 450 personnes, a constaté un journaliste de l'AFP.
Ils ont reporté leur vote en revanche sur un éventuel blocage des locaux, jugeant qu'il était "trop tôt" pour en décider.
Un "barrage filtrant" sera organisé mercredi matin à l'entrée de la Faculté de lettres et de sciences humaines, avant la tenue d'une nouvelle assemblée générale destinée à préciser la suite du mouvement.
Lille III
Des étudiants de l'université Lille III (Lettres et sciences humaines) ont voté mardi après-midi le blocage de l'établissement pour protester contre la loi Pécresse, lors d'une assemblée générale qui a rassemblé jusqu'à 1.200 personnes, a constaté une journaliste de l'AFP.
Rennes II
Quelque 800 des 18.000 étudiants de Rennes ont participé à cette AG selon l'Unef. Des militants de ce syndicat, de Sud, de LO, la LCR, ou la CNT ont dénoncé cette loi sur l'autonomie qu'ils considèrent comme une "privatisation" de l'université.Des barrages ont été montés à l'aide de tables et de chaises à l'entrée des bâtiments juste après l'AG. Quelques altercations isolées se sont produites à cette occasion entre partisans et opposants au blocage voté jusqu'à la prochaine AG prévue mercredi midi. L'accès aux bibliothèques est resté libre.
Les étudiants de Rennes 1 (droit et sciences) ont de leur côté voté l'organisation mercredi et jeudi de "barrages filtrants", ralentissant l'accès des étudiants aux cours pour leur distribuer des tracts. Leur AG a rassemblé 150 personnes selon Sud.
et Toulouse annonce être bloquée jusqu'à jeudi.
Contre ces mouvements les présidents d'université ont la parade : fermer les locaux afin de rendre plus difficile les rassemblements.
AFP -Le collectif contre l'autonomie des universités (CCAU, [extrème gauche]) a protesté mardi contre les fermetures administratives décidées par les présidents des universités où "la grève et le blocage sont votés", limitant ainsi fait "la massification du mouvement".
"Pendant le CPE, il y a eu quelques fermetures mais pas en début de mouvement. Là, on a l'impression que les présidents d'université se sont consultés et que, quand une AG vote la grève ou le blocage, ils décident la fermeture administrative", a déclaré à l'AFP, en marge d'une conférence de presse, Igor Zamichiei, de l'UEC.