Devoirs de vacances

* Un site de préparatifs pour la grève du 19 mars. Comme elle est loin, autant ne pas la louper.


http://www.19mars2009.fr/

* Un autre pour la non-reconduction immédiate et de façon illimitée de la grève générale.


Idée plus qu'originale et décalée (et au Mammouth on aime le décalé) c'est le Syndicat-Pouet-Pouet (SPP), l’original.

http://syndicatpouetpouet.wordpress.com/

Vous n’y comprenez pas grand chose ? Nous non plus. Par exemple, saurez-vous nous expliquer quel est l’intérêt pour des syndicats, de déclencher des grèves sans lendemain ? Au moins au SPP nous sommes francs, la grève non-reconductible (de façon illimitée) est la solution pour ne pas avoir satisfaction sur nos revendications. Regardez les universitaires, ils risquent de mettre très en difficulté le gouverne-ment avec leur grève illimitée ! Regardez les citoyens d’Outre-mer, notamment en Guadeloupe, Martinique, bientôt Réunion et Guyane, certains griefs sont désormais satisfaits mais ils gardent de la détermination pour aller plus loin !
Pour pousser les syndicats et les travailleurs à la reconduction de la grève, prenons le parti d’en rire ! Le
19 mars prochain, lors de la nouvelle journée de grève générale, défilons sous les bannières du “Syndicat Pouet-Pouet”, pour demander avec ironie la non-reconduction immédiate de la grève. Peut-être que l’humour sera plus efficace que le sérieux, auprès des manifestants comme des médias. Nous n’avons rien à perdre et tout à y gagner, faisons-le dans la bonne humeur, montrons que nous ne sommes pas abattus mais debout dans la rue !





* Déjà dans l'EN : la Prime de fonctions et de résultats


 

À l’automne 2008, le gouvernement a annoncé la création d’une nouvelle indemnité, la prime de fonction et de résultats (PFR). Remplaçant les dispositifs indemnitaires existants, la prime se décompose en deux parts. La part liée à la fonction est modulée de 1 à 6 en relation avec les responsabilités, le niveau d’expertise et les sujétions de l’emploi occupé. Cela suppose que chaque emploi fasse l’objet d’une cotation communiquée à la publication de sa vacance. La partie « résultats « comporte 7 tranches (de 0 à 6 fois une valeur de référence). Le niveau de versement est révisable chaque année en fonction de la manière de servir de l’agent et de son atteinte des objectifs individuels qui lui sont fixés lors de l’entretien annuel avec son supérieur hiérarchique.
La PFR devra s’appliquer à tous les cadres administratifs d’ici à 2012, mais les ministères annoncent déjà sa généralisation aux autres catégories administratives. Par exemple, au ministère de l’éducation nationale, la PFR s’applique depuis janvier 2009 aux cadres, l’extension aux agents de catégorie B est prévue dès 2010.


* Jean-Robert, vous vous souvenez ?
Les lecteurs les plus fidèles auront placé dans leur favoris les pages de notre blog ou l'on a déjà parlé de Jean Robert (Pitte) ex-president de ParisIV (dit Jean-Robert le Pieux). Cette semain a marqué son retour dans les pages du figaro. Réaction immédiate de ses ex-collègues.

Lettre ouverte à Jean-Robert Pitte, ancien Président de l’Université Paris-Sorbonne

Vous avez tenu à plusieurs reprises, ces dernières semaines, des propos désastreux sur l’état de la recherche dans les universités en sciences humaines. Dans le journal Challenges du 3 février, vous soutenez qu’« en lettres par exemple, la moitié des maîtres de conférences et le tiers des professeurs ne publient plus rien et ne font qu’assurer leurs 192 heures d’enseignement sur l’année ». Le Figaro du 13 février confirme ces propos et rappelle qu’en sciences humaines et sociales, vous « estimez à 40 % le nombre d’enseignants du supérieur qui ne publient pas ». Et le journal de citer vos dires : « C’est l’omerta, car personne ne veut l’avouer ! Aucune sanction n’est possible. Personne ne peut les obliger à faire de la recherche et certains s’en donnent à coeur joie. »

Si vos propos sont bien rapportés – on peut encore espérer que ce ne soit pas le cas –, ils sont insultants pour l’ensemble de l’Université française, et en particulier pour ceux qui travaillent à vos côtés à l’Université Paris-Sorbonne. Le lecteur peut supposer en effet que les chiffres que vous évoquez sans en donner les sources et que vous seriez donc le seul à posséder seraient le fruit de votre longue expérience à Paris IV et de la fréquentation quotidienne de vos collègues, géographes et historiens, linguistes ou littéraires. Il suffit pourtant de consulter les rapports remis récemment à l’Agence d’Evaluation de la Recherche et de l’Enseignement Supérieur (AERES) pour prouver le contraire. En substituant aux réalités et aux faits que vous connaissez parfaitement des pseudo-statistiques qui ne reposent sur aucune étude, vous accréditez et cautionnez, du fait de vos qualités éminentes d’ancien Président de l’Université Paris IV et de Membre de l’Institut, un discours idéologique anti-intellectualiste qui rejoint la pire tradition populiste. Vous n’honorez assurément pas ainsi les sciences humaines et leurs méthodes. Vous jetez surtout un grave discrédit sur une université que vous disiez pourtant, il n’y a pas si longtemps, vouloir faire rayonner.

Nous ne voulons pas nous interroger sur les raisons qui vous poussent à de telles allégations, mais nous vous demandons de prendre toute la mesure de l’insulte que vos propos font à l’ensemble de la communauté universitaire, et tout spécialement à l’établissement auquel vous appartenez. Dans votre article paru dans Le Monde du 5 février, vous concluez que les universités devraient se réjouir de ce que les nouveaux projets de réforme leur permettent « de se gérer elles-mêmes sous la houlette de leur président ». L’image est saisissante. A lire vos accusations, on frémit d’imaginer le sort d’une université tombée « sous la houlette » d’un président qui n’aurait pas la moindre considération pour ses pairs et qui refuserait de les évaluer sur la réalité de leur recherche et de leur engagement.

Denis Labouret (Vice-président du Conseil d’administration)
Barthélémy Jobert (Vice-président du Conseil scientifique)
Michel Fichant (Président du Comité stratégique)
Jean-François Courtine (Professeur délégué à la Recherche)

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